Le mélange des cultures en ville

Depuis une vingtaine d’années, un débat se fait sur la question du multiculturalisme, projet de reconnaissance « équitable » des identités et des différentes cultures au sein de la ville. La diversité culturelle n’est pas nouvelle : c’est une base de l’Histoire humaine. Précisons d’abord le sens du mot « culture », c’est un ensemble de caractéristiques de la vie sociale, aux façons de vivre et de penser collectives, aux formes de styles d’organisation du temps et de l’espace, qui inclut langue, religion, coutumes, tradition, mode de construction des maisons, manière de manger ou de se vêtir… Grâce à dix documents nous tenterons de savoir si le mélange des cultures permet-il vraiment de vivre ensemble au sein d’une même ville ? Nous nous intéresserons à ce sujet en traitant le bien-fondé du métissage culturel avant de voir les difficultés liées à celui-ci, pour terminer par les solutions possibles afin de résoudre le problème du multiculturalisme au sein d’une même ville.

Le multiculturalisme : un bien-fondé …

Le multiculturalisme, permet à chaque personne de se remettre en question sur les autres populations tristement réputés, la fragmentation culturelle constitue une étape dans la reconstruction de la société civile. La France connaît un vieillissement de la population et l’immigration contribue au rajeunissement nécessaire de la population et ainsi augmente la portion des actifs par rapport aux retraités. De plus, les immigrés acceptent d’exercer des métiers dédaignés par les indigènes ou d’être moins payés qu’eux. De plus le mélange des cultures au sein d’une même ville permet la reconnaissance des minorités religieuses par le biais de construction de lieux cultes, ceci témoigne de la volonté d’intégrer le multiculturalisme dans l’espace urbain. Selon Ahmed Boubeker, sociologue et maître de conférences à l’Université de Metz et auteur de plusieurs ouvrages connaissant parfaitement la question des banlieues, la ville est considérée comme un analogon du monde ; c’est à dire l’élément d’une analogie qui est synonyme d’affinité ou d’association. C’est en ville que les différentes cultures du monde se retrouvent, la ville est alors un lieu de coexistences des cultures. Enfin, toujours selon l’article informatique de Ahmed Boubeker la différence permet de sortir de soi même. Ahmed Boubeker parle de la multiplicité des cultures comme un bienfait. Existe t-il vraiment un juste milieu entre « méfaits » et « point forts » du multiculturalisme » ?

… un obstacle …

Tout d’abord, la politique étant concentrée sur le développement du pays a du mal à gérer le multiculturalisme au sein des villes. L’Etat n’a pas su mettre en place une politique multiculturelle. Selon l’article informatique publié en 2011 par Milena Doyetcheva, maître de conférence en sociologie à l’université de Lille, il est différent du développement social politique. C’est pourquoi le multiculturalisme éloigne les uns des autres, la lutte des associations, tel SOS racisme en est la preuve, comme le montre l’article informatique publié en 2003 dont l’auteur est Robert GIBB professeur à l’université d’Edinburgh, ces associations veulent construire une globalisation contemporaine. Or, le racisme et le rejet de celui qui est différent créent un fossé entre les personnes qui n’ont pas les mêmes cultures. De plus, la différenciation culturelle désorganise l’éducation à l’école. Le mélange des cultures ne sert qu’à la restructuration sur un mode conflictuel par exemple la construction de lieux cultes pose des problèmes à certains, ils s’opposent à la construction de mosquées car ils y voient un signe d’islamisation de la société selon Fréderic Dejean, maître de conférence. L’hétérogénéité crée des tensions permanentes, le culturalisme de la ville ne se confond pas avec le modèle culturel partagé. L’article issue de la revue «  Homme et migrations » écrit par Philippe Dewitte, docteur de 3e cycle en histoire contemporaine et rédacteur en chef de cette revue nous informe que la mixité des pratiques culturelles se métisse plus difficilement que les œuvres d’arts. Après avoir tenté de comprendre les difficultés à vivre ensemble avec des cultures différentes, il semble tout aussi nécessaire de s’intéresser aux biens fondés du mélange culturel. 

… mais quelques solutions.

L’homogénéisation culturelle, c’est à dire l’action d’empêcher la séparation et de crée une unité unique et la différenciation culturelle coexistent mais sont contradictoires. Pascal Combemal nous confirme que le multiculturalisme est une réalité des sociétés modernes. Le mélange de cultures et l’art de vivre ensemble est avant tout une question de point de vue. Les tensions liées au mélange culturel créent une capacité des cultures à sortir d’elles mêmes. Ainsi la diversité des populations réunies dans la ville pose la question de la cohésion sociale d’après l’article issue de cybergo une revue européenne de géographie.  Le multiculturalisme engendre l’intégration mais aussi l’exclusion. Selon l’article informatique publié en 1997 par Michel Wieviorka, sociologue français. Ce document est intéressant car nous y retrouvons des éléments en lien avec le multiculturalisme et la solidarité au sein d’une même ville. Il y est dit que le français républicain voit en général les populations arabo-musulmanes comme des terroristes du communautarisme et de l’intégrisme et le mélange des cultures permet de remettre cette image en question et d’essayer de les regarder autrement, de reconstruire une société civile et la restructurer sur un mode conflictuel, bien que, selon l’auteur, elle est signe de malheurs à suivre.

En résumé …

Au sein d’une même ville, certains rencontrent des difficultés à vivre avec des cultures différentes tandis que d’autre y voient la possibilité d’apprendre encore plus, sur soi même et sur ceux qui nous entoure. Il existe malheureusement peu de solution pour mettre tout le monde d’accord sur le sujet du multiculturalisme. Mais pouvons nous tout de même apprendre à vivre avec l’autre et l’accepter ?

ZMIRLI Ismahène

NOVAK Antoine

BIBLIOGRAPHIE

 

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  • Gibb Robert. Construction de l’antiracisme en France. Journal des anthropologue. [en ligne], 94-95, 2013, mis en ligne le 22 février 2009 [consulté le 10 décembre 2013]. Disponible sur : http://jda.revues.org/1999

 

  • Savidan, Patrick. Le multiculturalisme. Que sais-je ?, 2011, 128 p

 

 

  • Wieviorka, Michel. Une société fragmentée ? Le multiculturalisme en débat. La Découverte, 1997 p 61-82 

L’avenir des villes dans les quartiers défavorisés.

L’avenir urbain dans les quartiers défavorisés est un réel problème de société. En effet, les quartiers HLM, amas de constructions verticales, furent un succès à l’après guerre (1945). En 2005, la France compte près de 4,5 millions de logements sociaux. Les HLM hébergent plus de 12 millions de personnes. Actuellement, les attentes des sociétés sont en plein changements. De ce fait, les immeubles HLM sont particulièrement dédaignés. Malgré la mauvaise opinion qu’on les personnes ont des banlieues et des quartiers populaires, on peut se demander si l’avenir des villes ce conçoit dans les quartiers pauvres ?

D’abord, nous vous présenterons la pauvreté dans les villes et ses conséquences. Par la suite, nous vous exposerons les impactes de la pauvreté sur les familles vivant dans les quartiers populaires. Enfin, nous vous parlerons des solutions proposés et l’avenir possible pour les habitants des quartiers pauvres.

Malgré des difficultés … 

Un des gros problèmes de la société est le chômage. En effet, depuis la crise économique de 2008, le taux de chômage n’a fait qu’augmenter ; passant de 7.5% à 11% en 6 ans. Ce phénomène touche essentiellement les jeunes de moins de 25 ans (2008 : 17% ; 2013 : 26%). Nous remarquons que le taux de chômage, dans les ZUS (Zones Urbaines Sensibles), est deux fois plus élevé que la moyenne nationale. On note que le taux de chômage  s’établit à 23,1 % en ZUS alors qu’il est de 11 % dans l’ensemble de la France métropolitaine.

taux de chômage

Le chômage est donc un facteur de pauvreté, il joue un rôle dans le niveau de vie. On remarque que des inégalités sont visibles entre les quartiers populaires et le reste du territoire urbain ; mais également dans l’enceinte des quartiers défavorisés. En effet, comme l’illustre ‘’ 20 quartiers franciliens en difficulté choisis pour une expérimentation de la politique de la ville’’, certains ménages ont des bas revenus, d’autres sont composés de plus de six personnes et d’autres encore touchent une allocation chômage. Les pourcentages de ces facteurs de pauvreté varient selon les quartiers abordés.

Après avoir identifié les facteurs de pauvreté, nous pouvons désormais aborder les impacts et les conséquences de ceux-ci.

… et un manque de ressources …

Des études ont prouvés que les jeunes ont tendances à suivre les exemples de leurs parents en matière d’études et d’emploi. En effet, si les parents manquent de qualifications alors leurs enfants n’auront pas l’ambition d’une poursuite d’étude valorisante. Comme le prouve l’article Banlieues : les réponses anti-galères, d’Alternatives Economiques , ‘’un tiers des jeunes des ZUS ont arrêtés l’école sans avoir obtenu de diplôme’’.

Comme nous l’avons expliqué précédemment, des inégalités règnent également au niveau scolaire : ‘’seuls 23% des jeunes des ZUS avaient quitté le système scolaire en ayant obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 46% pour les jeunes résidant dans d’autres quartiers des mêmes agglomérations’’, soit le double. Ces inégalités s’expliquent par les grandes diversités des origines modestes des personnes vivant dans ces quartiers. De là proviennent des ressources financières insuffisantes. Comme le dit B.HUGONNIER, l’éducation française laisse à désirer. De plus, l’entrée dans les grandes écoles est très sélective et filtrée par des critères financiers. C’est pourquoi notre système éducatif exclut inconsciemment les plus démunis.

Malgré des impacts importants sur les familles, des solutions sont à leurs portés pour améliorer leur situation et leur avenir.

… un avenir est envisageable.

Il existe différents types d’aides disponibles : les plans de réussite scolaire, les aides aux insertions dans la vie active et les aides du gouvernement. En effet, la réussite scolaire n’est pas à la portée de tous. Pour atténuer les inégalités, des programmes comme « Une grande école pourquoi pas moi ? » de l’ESSEC, et les « Conventions éducation prioritaires » de Sciences Po Paris sont mis en place. Ils permettent aux jeunes des quartiers populaires d’accéder à des filières d’excellence. Sans ces aides, très peu d’entre eux parviennent à ce niveau d’études. Les personnes bénéficiant de ces programmes ont une facilité d’intégration sur le marché du travail.

En plus des aides scolaires, les entreprises comme Alstom, Air France et L’oréal s’engagent à développer l’emploi dans les quartiers défavorisés ; ce plan d’aide se nomme « engagement national des entreprises pour l’emploi dans les quartiers populaires« . Des fondations telles que Job Academy promettent de favoriser l’insertion professionnelle dans les ZUS. Le gouvernement agit également au profit des quartiers populaires. En effet, il met en place une nouvelle politique de la ville : François LAMY, ministre délégué de la ville, souhaite « recentrer son action sur les quartiers les plus défavorisés pour éviter le saupoudrage des quelque 500 millions d’euros de son budget », réaliser « une simplification des dispositifs dans une logique de cohérence et d’efficacité ». Le ministère met à l’honneur le sport pour favoriser une cohésion dans les quartiers défavorisés.

 

Pour conclure,

Malgré la pauvreté et le chômage massifs dans les quartiers démunis, de nombreuses solutions sont disponibles pour un avenir prospère. Le gouvernement, des écoles et des entreprises concentrent leurs ressources pour assurer un avenir aux jeunes étudiants et futurs travailleurs des quartiers les plus pauvres. Grâce à tous ces plans d’aides mis à leur disposition, ces personnes en difficultés ont toutes les chances de pouvoir se construire un avenir meilleur, voire plus prometteur que celui du reste de la ville.

FAIVRE-RAMPANT Alice et GARCIA Célie

Bibliographie

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Dilemme entre confort et environnement !

          Depuis la révolution industrielle, de nombreux problèmes sont à déplorer en ville. Les citadins doivent se déplacer de leur domicile à leur travail avec la voiture ou les transports en communs, ces véhicules sont polluants ; ils émettent des gaz à effet de serre. Il faut également les loger mais la création d’habitations ne respecte pas toujours l’environnement ; les isolations ne sont pas optimales, beaucoup d’eau et beaucoup d’énergies fossiles sont utilisées. Ce qui nous amène à nous demander : le confort du citadin est-il compatible avec le respect de l’environnement ? Dans un premier temps nous verrons l’histoire du confort du citadin en occident,  son évolution, puis nous étudierons différentes solutions pour essayer de concilier le confort et l’environnement avec deux exemples : les éco-quartiers et l’écomobilité.

Vers une ville moderne …

La société urbaine occidentale a évolué au fil des siècles pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Les changements liés à la mondialisation sont arrivés après la révolution industrielle. Ces changements sont dus à la consommation mais aussi à l’augmentation de la population. En effet les ménages cherchent à avoir plus de confort. De ce fait, ils cherchent à satisfaire leurs désirs au détriment de l’écosystème. Avant la révolution industrielle, c’est-à-dire au 19ème siècle, la population vivait simplement. Les Hommes utilisaient les matières premières, telles que le bois ou les pierres, pour construire leurs maisons. Comme les Hommes étaient peu nombreux, comparé à maintenant, les matières premières avaient le temps de se régénérer. Pour se déplacer il n’y avait pas de véhicule consommant du carburant. Les gens utilisaient des voitures tirées par des chevaux ou alors prenaient le train à vapeur (alimenté avec du charbon) ce qui était déjà une grande évolution. La planète n’étant pas surchargée d’habitants à cette époque-là, elle produisait sans engrais plus de nourriture et de meilleure qualité que maintenant. La planète était en « bonne santé ». De nos jours ce n’est plus le cas. Pendant et après la révolution industrielle, le monde a changé. Beaucoup de technologies ont été inventées. Parmi elles le moteur à explosion pour les voitures dont le développement l’utilisation ont été importants. Ces véhicules motorisés consomment des énergies fossiles qui polluent et qui existent en quantité limité. Comme la population commence à s’accroître de manière inquiétante et que les matières premières commencent à faiblir  les énergies fossiles deviennent chères. Ces technologies ne fonctionnant que grâce à ces énergies cela coute de plus en plus cher à la Terre ; les Hommes l’abime pour obtenir ce qu’ils veulent. A cette époque-là, le terme protection de l’environnement n’existait pas. Pour se loger les Hommes veulent du confort. C’est-à-dire qu’il faut avoir l’électricité, l’eau chaude, le chauffage pour l’hiver, etc. Or la population étant importante, les matières premières ne peuvent se régénérer. On parle maintenant par exemple d’«or bleu » pour l’eau. Il est donc important de penser à notre planète si nous voulons continuer à y vivre. De nos jours si nous ne faisons pas attention à l’écosystème les générations suivantes n’auront pas une bonne qualité de vie sur Terre. C’est pour cela qu’il est nécessaire de faire des efforts pour sauver la planète.

 

Les Eco-quartiers : des habitations insolites ?

Un éco-quartier est un quartier créé en ville. Il possède des caractéristiques qui respectent l’environnement. Cette architecture a pour but dans le quartier choisi de maitriser toutes les ressources nécessaires à la population y vivant et de détruire les déchets produis.

Les éco-quartiers ont pour but de réconcilier le milieu urbain avec la nature. Ils présentent de nombreux points positifs car le confort du citadin, qui n’a cessé d’augmenter au fil du temps au dépend de la nature, a créé de nombreux dégâts comme nous le montre le mémoire sur la pertinence de l’éco-quartier : «  Quatre cinquième de la population européenne vit en milieu urbain ou suburbain : soit 10% du territoire de l’union européenne qui rejette 70% des émissions de gaz à effets de serre ». On constate alors que c’est bien l’activité urbaine et ces nombreux déplacements qui sont la première cause de la dégradation de l’environnement.

Les éco-quartiers ont été justement créés pour résoudre ce problème et faire cohabiter les urbains avec le confort associé et l’environnement. C’est pourquoi les éco-quartiers possèdent de nombreux panneaux solaires pour produire l’énergie nécessaire à s’éclairer et à se chauffer et qu’on y récupère également l’eau de pluie pour toutes les fonctionnalités de l’habitat. Pour aller plus loin encore dans le respect de l’écosystème, de nombreux toits de maison sont constitués de petit jardin.

Le confort urbain et l’environnement dans ces logements sont pris en compte. Les éco-quartiers essayent de mobiliser tous les citadins au respect de l’environnement.

Autour des éco-quartiers sont implantés des services et des infrastructures du quotidien pour limiter l’usage de la voiture et privilégier les déplacements en vélo, ou à pied. Ainsi c’est mieux pour l’environnement, mais aussi indirectement pour le citadin car ceci lui permet de pratiquer inconsciemment un minimum de sport, quand ces tâches journalières doivent être réalisées.

Vidéo sur un éco quartier : l’éco quartier de Grenoble

http://www.youtube.com/watch?v=mgdirlX6HFo

Bien que ces nouveaux quartiers représentent une grande avancée et possèdent de nombreux points positifs, quelques points négatifs sont tout de même à déplorer.

Les éco-quartiers, tel que celui de Vauban à Fribourg-en-Brisgau par exemple, posent de sérieux problèmes ; tant au niveau de la mixité sociale, qu’à celui du niveau financier. Comme nous le montre le document sur les limites des éco-quartiers : « La construction de bâtiments peu consommateurs d’énergie engagent des coûts supplémentaires importants supportés par les propriétaires des habitations qui les construisent souvent eux-mêmes », le coût est important pour vivre dans ces habitations écologiques.

De plus, il existe bien souvent dans ces quartiers des inégalités sociales car ce sont la plupart du temps des personnes aisées qui ont l’occasion de vivre dans ce type de logements. Les personnes de classe moyenne ne peuvent en effet pas se le permettre. Les barrières sociales peuvent présenter une grande faille  pour ces éco-quartiers.

Les points positifs et négatifs sont nombreux. Pour les mettre plus facilement en évidence, nous allons présenter un exemple.

Nous allons nous appuyer sur l’exemple de l’éco-quartier de Vauban. Le principal objectif du projet est de mettre en place un  quartier urbain de façon coopérative et participative, en conformité avec un certain nombre d’exigences écologiques, sociales, économiques et culturelles.

 Il y a une exigence sociale. Il doit y avoir un équilibre des groupes sociaux, une intégration des nouveaux propriétaires d’immeubles, des écoles primaires et jardins d’enfants ; les centres de ces quartiers doivent être remplis d’interactions sociales, d’événements culturels.

Il y a une exigence environnementale. La priorité aux piétons, aux cyclistes et aux transports en commun. L’utilisation de la voiture est limitée dans ces quartiers. Il faut utiliser des systèmes de chauffage basse consommation, des matériaux écologiques, des énergies solaires, des sanitaires écologiques, des espaces verts publics dessinés en collaboration avec les habitants, en conservant les vieux arbres et les biotopes le long du ruisseau.

Il y a une exigence économique. Dans ces quartiers doit se trouver un équilibre entre les zones d’habitations et les zones de travail.

On observe dans ces quartiers des améliorations.

  • Au niveau énergétique, tous les nouveaux bâtiments consomment 65 kWh/m2/année; ceci correspond à des standards de bâtiments passifs. Avec une consommation de 15 kWh/m2/an; les bâtiments du quartier Vauban correspondent à des bâtiments passifs améliorés, à savoir des bâtiments « énergie plus » (c’est-à-dire qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment). Ils ont un réseau de chauffage à distance pour l’ensemble du quartier ; fonctionnant soit aux granulés de bois (80%) soit au gaz (20%), un usage actif de l’énergie solaire (2500 m² de panneaux photovoltaïques et 500m² de panneaux solaires thermiques). Cela fait de Vauban l’un des plus grands quartiers solaires européens.
  • Au niveau du trafic et des transports publics, l’utilisation réduite de la voiture dans le quartier a produit une amélioration notable de la qualité de vie. Il n’y a pas de parking devant la porte (sur de larges parts de la zone résidentielle, le plan de quartier interdit la construction de places de parking sur les propriétés privées), les véhicules privés sont garés dans un parking municipal situé à la périphérie de la zone résidentielle, la circulation dans le quartier n’étant autorisée qu’à l’occasion d’opérations de prise en charge ou de livraison. La vitesse est limitée à 30 km/h sur la voie principale ; dans les ruelles, cette limite tombe à la vitesse piétonnière de 5km/h. Les commerces et services sont accessibles à pied ou en vélo. Pour les plus grandes distances, les habitants peuvent avoir recours à l’association d’auto-partage (1500 membres). Deux lignes de bus et un tram relient Vauban au centre ville, à la gare principale et à l’aire de loisirs de Hexental.
  • Au niveau de la gérance de l’eau. Les eaux de pluie s’infiltrent dans le sol. Le système couvre 80% de la zone résidentielle. Un projet pilote fonctionne avec un nouveau système de bio-épuration : les eaux noires sont aspirées par un système sous vide vers un puits de biogaz où les matières solides fermentent en milieu anaérobie avec les déchets organiques ménagers, générant du biogaz qui est utilisé pour les cuisinières. Les eaux grises restantes sont nettoyées par des plantes filtrantes et réinjectées dans le cycle de l’eau.
  • Au niveau social. La participation citoyenne extensive dans le cadre du Forum Vauban avec ses standards de communication, d’interaction et d’intégration est obligatoire. Le travail social fait partie du processus de développement, aide à stabiliser la communauté et à structurer les relations de voisinage. Plusieurs groupes de propriétaires ainsi que la coopérative d’habitation Genova ont développé une vie communautaire finement équilibrée (coopérative d’alimentation, marché fermier, centre maternel, jardins et espaces verts partagés, écoles et jardins d’enfants, etc.)

Finalement la création des ces éco-quartiers est une évolution dans tous les domaines. Ils respectent l’environnement, créent une société où les interactions sociales sont importantes et nécessaires. C’est une toute autre qualité de vie.

Malheureusement il y a des points négatifs importants. Pour pouvoir habiter dans ces quartiers il faut avoir de bons revenus. En effet, habiter dans ces quartiers peut s’avérer dur pour les citadins car les matériaux peu consommateurs d’énergie coûtent chers. Cela créé une barrière sociale. Tout le monde ne peut accéder à ces quartiers. Seules les personnes de classe sociale supérieure peuvent y habiter.

L’Ecomobilité : De la pollution à la respiration !

Au XXIème siècle, on observe un phénomène de mondialisation plus ou moins important selon les pays. On a en occident une mondialisation intense. Cette mondialisation s’accompagne d’une augmentation ; et particulièrement en ville ; de la demande de transports.

Or, d’après le document « l’écomobilité, repenser nos déplacements » les transports utilisés sont extrêmement polluants et l’impact sur l’environnement est grave. En effet, ces transports polluants émettent des gaz à effet de serre, polluent l’air, détruisent les énergies fossiles, réduisent les espaces verts du fait de leurs multiplications : Ils détruisent la biodiversité.

C’est pour cela, que de nos jours un maximum de solutions est recherché pour palier à ces problèmes. D’ici 2020, et d’après l’engagement du Grenelle de l’environnement, nous devons réduire de 20% les émissions de CO2.

Pour respecter cet engagement, une solution a été trouvée : C’est l’écomobilité.

Le concept de l’écomobilité est le fait de laisser le choix aux urbains de satisfaire leurs besoins de déplacements de manière à ce que ce soit compatible avec l’écosystème et que leur confort soit respecté. L’écomobilité est possible grâce à plusieurs acteurs tels que les AOT (autorités organisatrices de transports), le conseil en mobilité (CeM), les professionnels, les associations et les usagers.

L’écomobilité aussi appelée mobilité durable, ou transports propres, est présente en quasi totalité en ville car c’est là qu’il y a un maximum d’habitants.

L’écomobilité est-elle la solution à nos problèmes avec l’environnement, ou respecte t’elle uniquement notre confort ?

L’écomobilité, solution trouvée pour sauver notre environnement a plusieurs points positifs.

Tout d’abord, l’écomobilité respecte l’environnement. En effet, dans certaines grandes villes telles que Paris, Lyon, ou Besançon, les transports en communs sont écologiques. Ils peuvent être électriques : les tramways, les nouveaux bus et voitures électriques ; ou alors utiliser une énergie mécanique : la marche ou le vélo.

Deuxièmement, les transports en commun permettent de nous déplacer dans des zones de loisirs ou industrielles, vers les établissements scolaires plus facilement qu’en voiture : le tramway évite tous les embouteillages ce qui permet de gagner beaucoup de temps. De plus, les transports en commun sont conçus de telle sorte que notre confort soit respecté. En effet, les transports doivent être accessibles aux handicapés, sont prioritaires sur les véhicules personnels. Dans certaines villes, on met à disposition des voitures électriques ou des vélos.

Troisièmement, la marche ou l’utilisation des vélos permet d’améliorer notre état de santé. En effet, une étude a été faite. Celle-ci montre que le fait de prendre le vélo tous les jours pour aller au travail permet de diminuer de 40% le risque d’avoir un accident cardio vasculaire.

L’écomobilité présente beaucoup de points positifs. Mais comme toute solution n’est jamais parfaite quelques points négatifs peuvent apparaître.

Plusieurs points négatifs dans ce système d’écomobilité ont été identifiés qui permettent de penser qu’il n’est pas au point.

Premièrement, la création de ces transports a coûté cher à l’Etat. En effet, il a fallu aménager les villes pour créer les lignes réservées au tramway ; pour cela on détruit presque toute la ville pour la reconstruire. L’Etat a aussi acheté des vélos que l’on trouve dans les grandes villes. Pour le respect de la biodiversité et le confort des citadins et plus particulièrement pour ceux qui marchent ou qui prennent le vélo, on créé des espaces verts.

Deuxièmement, ces transports ne sont toujours pas rentables pour l’Etat et cela pour plusieurs raisons :

  • Prendre le bus ou le tramway coûte cher. En effet, il faut compter en moyenne 1€50 pour un trajet (nous ne payons pourtant qu’une petite partie de ce que devrait être le prix du billet normalement). Les citadins préfèrent donc toujours utiliser leur voiture.
  •  Prendre le bus est pour certains une forme de faiblesse. Effectivement, les personnes qui prennent les transports en communs pour aller au travail subissent une forme de discrimination. Pour certaines personnes elles font partie d’une classe sociale inférieure. Le changement d’état d’esprit des citadins est long.

Troisièmement, l’éco-mobilité en tant que solution pour le respect de l’environnement ne l’est pas vraiment. Le fait d’aménager les villes pour y vivre ou pour se déplacer détruit l’environnement. On veut modeler les paysages pour qu’ils soient plus simples à utiliser.

Le plus simple pour donner un sens au concept de l’éco-mobilité c’est de l’illustrer par un exemple.

Prenons l’exemple de Paris ; capitale française. Il y a eu beaucoup de changement dans cette métropole depuis l’année 2000. En effet, la voiture a perdu 20% de la chaussée, le prix du carburant a augmenté ce qui a fait reculer l’utilisation de la voiture à Paris.

Pour améliorer la circulation au coeur des grandes villes, le tramway réapparaît alors qu’il avait été détruit dans les années 50. Dans la capitale, se trouvent 6 lignes de TRAM traversant toute la métropole.

Après le tramway, beaucoup de moyens de transports écologiques sont mis en place. En 2007, les Velib’  font leur apparition. Ils sont très utilisés par la population citadine car ils permettent de gagner beaucoup de temps pour aller au travail. En 2011 on installe dans Paris et dans 52 communes d’Île-de-France les Autolib’ : des voitures électriques.

L’éco-mobilité est très présente dans cette ville et pour palier à certains points négatifs, il a été trouvé plusieurs solutions :

  • Dans Paris, pour que les citadins utilisent moins leur voiture il a été créé des parkings reliés à toutes sortes de transports en communs qui sont eux-mêmes tous reliés entre eux. Il est donc extrêmement simple de se déplacer sans voiture.
  • De plus pour que les prix des tickets ne soient pas trop chers, des abonnements sont proposés ou alors pour les touristes des forfaits spéciaux sont créés.

Tous les points négatifs ne peuvent pas être totalement effacés, mais il y a quand même une recherche de solutions pour y palier.

En résumé, l’écomobilité est la solution qui a été trouvée pour sauver l’environnement. Cette solution a des points positifs comme le respect plus ou moins réussi de l’environnement, ou l’accessibilité pour tous à la mobilité, ou encore l’amélioration de la santé.

Malheureusement, cette écomobilité a aussi beaucoup de points négatifs. Les Hommes rechignent à utiliser les transports en commun car ce n’est pas dans leur habitude ou parce que le prix du billet est trop élevé. En ce temps de crise, les citadins ne sont pas prêts à faire des sacrifices pour l’environnement. De plus, ces transports en commun dans leurs installations ont défiguré les paysages et donc n’ont pas réellement respecté l’écosystème.

 

 

 

          Le respect de l’environnement en ville pose beaucoup de problèmes aux citadins. Il faut changer ses habitudes pour pouvoir avancer et respecter l’environnement. Avant la révolution industrielle, la population vivait simplement et n’était pas aussi nombreuse qu’aujourd’hui. Elle augmenta de manière exponentielle, et le nombre de voitures aussi. Il y a donc les rejets de gaz à effet de serre, et la planète est de ce fait défigurée. De nos jours, on essaye de changer cela. On créé des habitations plus écologiques par exemple avec les éco-quartiers. Ces habitations écologiques ont pour but de préserver l’environnent tout en respectant le confort des citadins. L’écomobilité est aussi une des solutions pour respecter l’environnement. Elle permet aux citadins de se déplacer partout dans la ville grâce aux transports en commun et de respecter l’environnement en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Pour pouvoir respecter totalement notre environnement il faudrait totalement modifier nos villes et bannir tout ce qui est polluant. Sur les deux concepts étudiés, l’un des deux est quasiment au point. Il est plus dur de respecter l’environnement quand il s’agit de la mobilité car c’est la base de notre société. D’autres idées ont été trouvées pour préserver l’environnement et améliorer la qualité de vie du citadin. Il s’agit de la gestion des déchets qui permet de rendre plus saine notre planète. Nous pouvons dire que nous sommes dès maintenant capable de préserver notre environnement tout en gardant notre confort.

 Maéva Bulber et Marie Gaspari

 

Bibliographie

Pour les écoquartiers

  • Marzloff, Lousise, La pertinence de l’éco quartier dans la construction d’une politique de développement urbain durable, Année universitaire 2009-2010,  34 p.
  •  Brandeleer, Céline, Logement vert, logement durable? Enjeux et perspectives, Asbl Pour la Solidarité, 2011, 212 p.
  •  ENS( école normale supérieur ), Limites et contradictions de l’éco quartier, 2009-2010
  •  Crepon, Etiene, Concevoir un éco quartier, Journal de l’information de PUCA, 2008
  •  Lapize, Jessica (réalisatrice). Les éco quartiers. HL Production, 2011, Vidéo, 6min31

 

Pour l’écomobilité

  •  Boucher/Fontaine, Isabelle/Nicolas, L’aménagement et l’écomobilité, 2011, 234 p.
  •  Ademe, L’écomobilité repenser nos déplacements, 2010, 8 p.
  •  Stokkink, Denis, Mobilité durable enjeux et pratiques en Europe, Asbl pour la Solidarité, 2009, 298 p.
  • Buffier, Dominique, Quand la circulation met la pédale douce, 2013, 2p.
  • Razemon, Olivier, Les transports publics, toujours plus chers, toujours moins rentables,  9 octobre 2013. Disponible sur : http://transports.blog.lemonde.fr/

 

Rendre les territoires durablement attractifs

 Le développement durable est un principe de plus en plus utilisé par les villes pour attirer la population et pour rendre l’image de la ville un peu plus saine par rapport à ce qu’on a l’habitude d’entendre.La mentalité des personnes ont changée ces dernières années, en effet le développement durable a pris en place importante dans toutes les villes du pays. La notion de développement durable est indispensable à connaître pour pouvoir comprendre la suite de l’argumentation.La notion de développement durable est une combinatoire d’exigences entre l’efficacité économique, l’équité sociale et la préservation de l’environnement mais aussi une recherche de cohérence entre l’action locale et les effets globaux l’action à court terme et les conséquences à long terme. Cependant il peut aussi être une gestion plus participative des affaires de la cité, s’appuyant sur des principes de responsabilité, de précaution, de prévention, d’économie et de bonne gestion, de solidarité, de participation.En quoi le développement durable est-il un facteur d’attractivité de la ville? Premièrement nous verrons ce qu’est la notion d’attractivité en ville puis nous verrons la notion de développement durable et ses exemples et pour finir des exemples de villes qui utilisent le développement durable.

La notion d’attractivité

La notion d’attractivité apparaît de plus en plus souvent dans les prises de positions des élus locaux et de leurs services de développement pour expliciter et justifier des choix d’investissements, d’accueil d’activités et de communication qui visent à accentuer le développement d’une ville ou d’une agglomération. Aujourd’hui le territoire est au centre des stratégies d’attractivité pour le développement économique et devient un véritable sujet de l’action politique au point que l’on confond souvent les acteurs territoriaux avec les territoires qu’ils représentent et dont ils défendent les intérêts économiques . A ce propos, il est opportun de rappeler que la notion d’attractivité, largement employée en France, s’est développée parallèlement à celle de compétitivité entre villes. La compétitivité accrue à l’égard des acteurs économiques a conduit, en effet, les collectivités locales et territoriales à une véritable course à l’attractivité, par des biais divers. Même s’il est vrai que la planification doit chercher à atteindre des objectifs aussi différents que le welfare ou le développement durable, l’impératif économique reste toujours prépondérant et le débat sur la mondialisation de l’économie met la compétitivité au sommet de l’agenda politique. Dans la période actuelle, caractérisée par une compétition fondée plus sur la flexibilité, la variété, la qualité et l’innovation que sur les coûts, l’importance des ressources et des événements immobiles et par conséquent des territoires locaux auxquels ils appartiennent a grandi en proportion avec la mobilité mondiale des ressources et des événements mobiles capables de s’intégrer aux spécificités locales en les transformant en avantages compétitifs. La notion d’attractivité fait florès puisqu’elle est devenue un leitmotiv de tous ceux qui s’intéressent aux territoires, à l’économie, au social, à l’évolution des sociétés, du local au mondial. L’un des objectifs majeurs des politiques pour l’attractivité est de pousser à la consommation, notamment par la création d’espaces urbains de l’offre (des loisirs à la culture et aux différentes activités commerciales), capables de concentrer des flux importants de touristes, de visiteurs, d’habitants et d’en attirer de nouveaux. Par de-là les différences de concepts et de démarches, on peut observer partout la même envie d’attirer de plus en plus de flux pour augmenter la consommation. Et partout, le projet comme démarche et comme produit est largement utilisé pour stimuler l’attractivité et relancer ainsi l’économie locale. Territoire, attractivité, compétitivité, mais aussi branding territorial (ou offre territoriale) et consommation sont devenus les maîtres mots du moment. Toutes ces notions, méritent d’être analysées.

 La notion de développement durable

La notion de développement durable est une combinatoire d’exigences entre l’efficacité économique, l’équité sociale et la préservation de l’environnement mais aussi une recherche de cohérence entre l’action locale et les effets globaux l’action à court terme et les conséquences à long terme. Cependant il peut aussi être une gestion plus participative des affaires de la cité, s’appuyant sur des principes de responsabilité, de précaution, de prévention, d’économie et de bonne gestion, de solidarité, de participation. Le développement durable est indissociable de la notion de qualité de vie. Une notion évidemment très subjective, propre à chacun, mais qui dépend en grande partie du contexte dans lequel nous évoluons. La situation économique bien sûr mais aussi la présence de commerces et de services de proximité, les relations de voisinage ou le cadre de vie (naturel et urbain), autant d’éléments qui touchent à l’attractivité du territoire. Le Comité 21 a été créé en 1995 pour mettre en œuvre l’Agenda 21, programme d’actions ratifié par plus de 170 pays au Sommet de la Terre de Rio en 1992. Il facilite la mise en œuvre d’Agenda 21 locaux en France par la réalisation d’outils méthodologiques et l’identification des bonnes pratiques sur les territoires. Actualisée quotidiennement par le Comité 21 et par les acteurs de terrain, cette rubrique est consacrée aux Agenda 21 des collectivités locales françaises : régions, départements, communes et leurs groupements. La création d’éco quartiers a aussi joué un rôle important comme facteur d’attractivité en ville.

Schéma du développement durable

Document tiré de: http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable

Les composantes de l’éco-quartier sont :

  • Eco construction, haute qualité environnementale
  • Gestion des ressources : énergie, eau, déchets
  • Gestion des espaces verts, place du paysage, biodiversité
  • Développement d’une mobilité durable
  • Mixité social dans l’habitat
  • Services à la population : sanitaire et social, éducation, culture
  • Commerces
  • Mixité fonctionnelle, activité économique
  • Développement du lien social et de la vie associative
  • Gouvernance participative et gestion transversale

 

Plusieurs villes utilisent ce modèle comme Alençon, Auxerre :

Grâce à son patrimoine historique, ses parcs et jardins en cœur de ville ou encore sa taille humaine, Alençon demeure une ville attractive. Mais attention, la concurrence des zones commerciales de périphérie ou l’exode des jeunes générations est à surveiller. Il importe donc de soutenir le dynamisme de son centre tout en lui assurant un équilibre économique, social et écologique..Par la mobilisation des habitants qu’ils suscitent, les évènements sont des moments privilégiés de rencontre et d’échanges entre habitants, acteurs culturels, associations, commerçants, ils donnent un nouvel élan à la vie économique locale, valorisent l’image du territoire, améliorent la qualité de vie. C’est en ce sens que les animations stimulent à l’échelle d’une ville la mise en œuvre d’un développement durable. Bien sûr il n’y a ni plage ni montagne. Pour autant la région d’Alençon regorge de trésors : la fameuse dentelle d’Alençon, le Parc Naturel Régional de Normandie-Maine, Saint-Céneri-le-Gérei, « l’un des plus beaux villages de France »,… des trésors à promouvoir dans le cadre d’un tourisme plus proche des attentes actuelles, la quête d’oxygène et de grands espaces. Le tourisme vert, centré sur la découverte de la nature (écosystèmes, ruralité,…) a vocation à devenir un axe de développement important de notre territoire. En 1992, le Sommet de la Terre de Rio instituait la participation des citoyens comme la meilleure manière d’élaborer des programmes de développement durable et comme une des garanties de leur succès. Pourquoi ? Parce que les citoyens ont envie de s’impliquer dans des projets, qu’ils soient associatifs, politiques ou culturels. Parce que leur avis est important et que répondre à leurs attentes rend plus aisé leur mobilisation. Parce qu’enfin les intégrer permet de les responsabiliser. Bien sûr il y a eu la fermeture de Moulinex en 2001 et la perte cruelle de 1 000 emplois. Bien sûr la crise économique et financière est passée par là. Et bien sûr que des entreprises et des activités disparaissent au profit d’autres. Mais notre territoire continue de rebondir grâce à un réseau de petites entreprises dynamiques et ancrées localement, grâce aussi à nos parcs d’activité de qualité et idéalement situés, grâce enfin à des politiques actives en faveur de l’emploi et de l’insertion. Parce que l’économie de demain sera forcément durable, la Ville et la Communauté Urbaine d’Alençon souhaitent poursuivre le développement d’une économie prospère, respectueuse des hommes et de l’environnement. En commençant par donner l’exemple ! L’attractivité du territoire et ses retombées sur le dynamisme économique et social peuvent certes sembler fort éloignées des problèmes environnementaux. Elles ne le sont pas dès lors qu’elles offrent aux pouvoirs publics les moyens financiers pour agir en faveur du développement durable. Cette attractivité qui dépend en grande partie de l’image du territoire doit s’appuyer sur un véritable engagement en faveur de l’environnement. Elle doit permettre un développement économique également durable, favorisant les pratiques, les acteurs et les secteurs de l’environnement. Donner vie à Alençon, faire parler d’Alençon, démontrer son potentiel,sont aujourd’hui une nécessité. 

A Auxerre, le projet urbain est composé autour d’un vaste espace libre, central et structurant. Cet espace, autour du talweg, articule les espaces paysagers déjà présents : les jardins familiaux, le talus arboré de l’ancienne voie ferrée, les chênaies existantes. Le centre du nouveau quartier sera donc constitué de cet espace paysagé. Ce « vide » se construira progressivement en fonction des usages et des relations que les habitants y cultiveront en occupant des espaces différenciés, où le végétal, l’aquatique et le minéral évolueront dans le temps, de saisons en saisons. La présence de l’eau est une des caractéristiques principales du secteur par les fossés, les puits et l’existence d‟une ancienne source. Il existait, en amont des Brichères, une source nommée Sainte-Geneviève, captée par un monastère. Cette source alimenta longtemps, par canalisation, la ville d’Auxerre en eau potable. La construction de 4 petites barres de logements provoqua la démolition de cette canalisation et la source s’épandit sur toutes les pentes entre les couches d’argile. Par drainage, l’eau de cette source sera captée pour reconstituer le ruisseau qui >occupait vraisemblablement le talweg. Ce ruisseau alimentera un grand étang puis repartira vers le terrain en contrebas du talus de l’ancienne voie ferrée qui sera traité en « parc humide » ultérieurement. Toutes les récupérations des eaux pluviales des toitures, des voiries et de tous les espaces imperméabilisés sont réalisées par des noues. La rétention des eaux pluviales de chaque opération est réalisée en aérien grâce à des surfaces végétalisées. Le débit de rejet à la sortie de l’étang n’excède pas 10l/s par hectare. Le grand espace libre autour du talweg est décomposé d‟une succession d‟espaces publics différenciés : prairie, bois, vergers, étang, jardins… qui orientent les usages et génère un paysage public. Ce dispositif important d‟espaces libres tient compte des secteurs qui seront urbanisables dans les décennies futures entre Saint Georges et Auxerre. Les arbres de l’étang constituent un ensemble qui associe des feuillages de couleurs différentes en privilégiant les feuillages rouges en automne pour établir une continuité avec l’alignement des Amélanchiers prévus le long du ruisseau.
5 types d‟arbres :

Quercus

Alnus glutosa imperialis

Salix exigua

Parossia persica

Eleagnus angustifolia

Les Nyssa sylvatica sont des arbres à fort développement pyramidal dont le feuillage devient fortement rouge en automne. Les Aulnes (alnus glutinosa imperialis) sont des arbres de bord d’eau qui poussent rapidement. Utilisés en cépées ils apporteront rapidement un feuillage léger que compléteront à proximité des saules (salix exigua) dont les feuilles ressemblent à celles des bambous. Le long du ponton en bois, faisant ainsi barrière à la voirie, une haie dense de Parossia persica et d’oliviers de Bohème bordera le sud de l’étang. Cette haie dressera un fond de scène colorée de rouge en automne par le feuillage des Parossia persica que les oliviers de bohèmes ponctueront et éclaireront de leurs feuilles presque blanches. Montant vers le nord la prairie s’étage dans la pente naturelle du talweg. Elle est bordée à l’ouest par la rivière et une large circulation piétonne et à l‟est par une noue recevant les eaux pluviales des opérations situées en amont.Des chemins composés de pierres plates la traversent d’est en ouest. Des couvres-sols colonisent les abords de la noue empierrée à l’est. Dans la partie nord de la prairie un terrain de football en herbe est aménagé avec des barbecues en briques disposés à proximité de bosquets de Quercus rubra. Ces arbres aux feuillages très rouges en automne répondent aux feuillages d’un même rouge éclatant de la ligne d’Amélanchier située à l’ouest et aux autres arbres de même essences situés autour de l’Étang. Il ne sera plus appliqué de produit phytosanitaire pour la régulation des herbes ni de désherbant total, ni sélectif arbres ou arbustes ni sélectif gazon. L’ensemble des interventions se fait sans exportation de déchet vert. En contrepartie, le développement de l’herbe est simplement régulé sur les circulations. Dans les gazons, le développement des dicotylédones est soit toléré, soit limité par retrait manuel lors des tontes. L’entretien des gazons est programmée en poussant à son maximum le principe de la gestion différenciée, mais sans arrosage et avec une fertilisation agréée en AB.Dans les plantations arbustives, l’herbe est limitée dans son développement :

  • par des plantations denses,
  • par des interventions manuelles,
  • par des paillages issus du site et non importés.

Régulation des ravageurs : pas d’intervention sauf en cas de péril pour la plante, auquel cas, l’intervention se fait sans pesticide. Des dispositifs de piégeages sexuels sont mis en oeuvre en préventif pour limiter les attaques de processionnaires du pin et de mineuse du marronnier. L’utilisation de bacilles est limitée car jugée non sélective. En complément au dispositif zéro pesticide apparaît un nouveau concept : le zéro CO². Tout doit tendre à limiter la production de gaz à effet de serre sur le site. Les tondeuses sont toutes équipées de plateaux de coupe permettant le recyclage des déchets de tonte, ceci afin d’éviter l’exportation de déchets verts et donc de matière organique. Des recherches sont en cours pour trouver des machines à moteurs électriques. En attendant, tous les moteurs diesel sont équipés de F.A.P. Les engins de transports du personnel sont équipés de moteurs électriques (Gator John Deere). Les tailles d’arbres et d’arbustes sont broyées et recyclées in situ, toujours pour limiter le transport de déchets verts. Les feuilles sont regroupées sur les pelouses et broyées sur site, pour limiter leur exportation, sans que soient constatés de problèmes d’acidification ou de développements de mousses. L’équipement public de proximité du quartier des Brichères développera à partir de septembre un programme de sensibilisation des jeunes et des adultes aux problèmes de l’environnement et de la gestion des espaces naturels et sensibles avec application et mise en œuvre sur l’éco-quartier et sur les jardins familiaux. Les politiques d’attractivité des villes moyennes traduisent ces décalages entre l’offre territoriale et les attentes des populations. Un réel effort est consenti à l’amélioration du cadre de vie, au maintien des équipements et services publics, au développement de certaines fonctions attractives, telle l’animation culturelle. De la même manière, les politiques de communication de ces villes accordent une place centrale à la qualité du cadre de vie, laissant souvent en creux la dimension économique. En première lecture, il apparaît que l’effort est certes investi dans des champs où le potentiel de ces territoires est évident, mais peut être pas dans les plus stratégiques ; une hypothèse qui ne pourrait être validée qu’à l’issue d’une analyse approfondie des facteurs d’attractivité de ces espaces.

Ainsi, la question de l’attractivité territoriale des villes moyennes et de leurs territoires comme catégorie spatiale apparaît comme une piste féconde pour le développement des travaux sur l’attractivité. En effet, il s’agit tout à la fois d’une question insuffisamment explorée par notre communauté scientifique et d’un enjeu pour le développement d’une partie importante des territoires français et européen pour lequel les politiques publiques ont besoin d’éclairage. Enfin, l’objectif Compétitivité régionale et emploi de la programmation 2007-2013 de la politique régionale de l’Union européenne ouvre, avec la suppression du zonage des aides, une fenêtre d’opportunité pour tout territoire qui saura faire preuve d’esprit d’innovation : les travaux engagés pourraient, ici, trouver un champ d’application au service des villes petites et moyennes.

Dartevelle Lucas

Gasser Ludovic

Bibliographie

Jean-Claude Pavis, Adjoint au Maire d’Alençon, délégué au finances, au personnel, au développement durable, à l ‘économie et au tourisme.[En ligne] Agenda 21 2010-2014 [consulté le 1 décembre 2013]. Renforcé l’attractivité du territoire. Document PDF, 7 p.
-Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie.[En ligne]L’approche environnemental de l’urbanisme [ consulté le 1 décembre 2013] Document PDF, 1 décembre 2008 5p.
-[En ligne]Le développement durable, facteur d’attractivité des villes moyennes [ consulté le 1 décembre 2013] Document PDF, 1décembre 2008, 70p.
Pierre Guilbaud, Dir. de l’urbanisme, ville d’Auxerre Yves Clairon, Dir. Sce Habitat&Construction, DRE Centre Jerry Schmidt, Coord pôle éco citoyen DR Centre ADEME Marc Lamoureux, Directeur de l’ADUC[En ligne] Les conditions de réussite d’un éco-quartier [consulté le 1 décembre 2013] Document PDF, 5p.
-[En ligne]Démarches participatives et développement durable[ consulté le 1 décembre 2013] 5eme forum de Salbris Document PDF, 1décembre 2008 14p
 -[En ligne] Le développement durable facteur d’attractivité maîtrisée des villes moyennes [consulté le 1 décembre 2013] 5eme forum de Salbris, Document PDF, 1 décembre 2008, 30p.
 -[En ligne] Agenda 21 de Buxerolles [consulté le 1 décembre 2013] Document PDF, 23p.
 -[En ligne] Le développement durable, facteur d’attractivité maîtrisée des villes moyennes, [consulté le 1 décembre 2013] Document PDF, 22p.
Patrizia Ingallina: Université des Sciences et Technologique de Lille.Ministère de l’Ecologie de l Energie et du développement durable.[En ligne] L’attractivité des territoires [ consulté le 1 décembre 2013] Document PDF, février-juillet 2007, 124p

 

Développement durable dans les villes du Nord et du Sud

Sur le thème « La ville en mutation », nous avons décidé de travailler sur le développement durable dans les villes développées et non développées, en nous demandant si les villes du Nord peuvent se permettre d’imposer un modèle de développement durable aux villes du Sud. Afin de répondre à notre problématique, nous nous sommes appuyées sur des documents rédigés par des écologistes (Nicolas Hulot, Pierre Rahbi)  des économistes (Sylvie Brunel), des experts en développement durable, comme Anne-Marie Ducroux, ou encore au porte parole du plus grand réseau écologiste mondial, « Les amis de la Terre France », Ben Lefetey.

Le développement durable dans les villes du Nord

Les premiers concepts mis en place en faveur du développement durable datent de 1948 avec la création de l’union internationale pour la protection de la nature. Mais la notion de développement durable n’apparait qu’en 1987 lorsque la Commission mondiale sur l’environnement et le développement publie Notre avenir à tous. La citation de Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien, est retenue comme définition du développement durable. Ce sera donc « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». L’homme d’aujourd’hui ne doit pas gaspiller les ressources non renouvelables, il doit se contenter de consommer que ce dont il a besoin, limiter au maximum la pollution, des terres, comme de l’eau ou de l’air. Il se base sur trois piliers : économie, société et environnement.

Pour que le développement soit durable il faut donc prendre en compte tous les piliers. Seulement il n’est pas abordé de la même manière selon les pays, certains ont une logique de soutenabilité faible, ce sont principalement les pays en développement. C’est-à-dire qu’il substitue du capital naturel (environnement) au capital physique (économie), tandis que la majorité des pays occidentaux se base sur une soutenabilité forte.

La population prend conscience qu’il faut agir en faveur d’une soutenabilité forte. Plusieurs associations, qui ont pour but de défendre la nature, ont vu le jour, telles que WWF (1961), Greenpeace (1971), Guerilla Gardening (2004)… Ces associations ont permis de montrer à la population le danger qu’encoure la planète. Dans les villes du Nord des moyens sont mis en œuvre pour purifier l’air que les citadins respirent au quotidien. Pour cela la nature est réintroduite dans les villes. Grace par exemple aux parcs, comme en Espagne, à Valence, où l’ancien lit du fleuve Turia, qui a été détourné, à été réaménagé en parc. Les architectes des pays du Nord, par exemple Vincent créent de nouveaux concepts, tel que les fermes verticales, bien que leur but premier soit de nourrir la ville, elles ont aussi comme avantage de purifier l’air. De plus elles sont plus écologiques qu’une ferme classique puisqu’elles utilisent moins d’eau et moins d’énergie. Au cœur de Singapour, sur 120 tours de 9 mètres de haut poussent des légumes depuis 2013. Une forêt verticale, Bosco Verticale, à été construite à Milan, fin 2013. En effet, cette ville fait partie des 4 villes les plus polluée d’Europe. Le centre commercial parisien Beaugrenelle, possède une toiture végétalisée de 7000 mètres carrés ainsi que des ruches. Pour que cela soit vraiment efficace il faut limiter l’émission de CO2 au niveau des entreprises avec la création de lois. Par exemple la règlementation, la taxation ou la mise en place d’un marché de quotas d’émissions. Mais l’une des plus grande sources de pollution en ville est la voiture, c’est pour quoi les villes mettent en place des moyens de locomotion pour limiter la pollution. Ville desservie par le train, transport en commun tels que le bus, le tramway, les vélos … Les voitures sont aussi de moins en moins polluantes et invention de la voiture électrique. Les villes du Nord mettent en œuvre des moyens pour lutter contre la pollution mais cela suffit-il pour un développement durable ?

La pollution des villes du Sud

Les villes du Sud privilégient leur développement à l’environnement. La santé de la population vivant dans ces villes, ainsi que la destruction de la nature ne préoccupent pas les entreprises installées dans ces villes, car leur seul objectif est d’augmenter leur profit personnel. Ainsi, de nombreuses villes du Sud polluent l’air en émettant des gaz à effets de serre en grande quantité, tel que le CO2. Une telle émission peut alors produire des nuages de pollutions, appelés « SMOG », contraction des mots anglais « smoke » (fumée) et « fog » (brouillard). Ces nuages sont présents dans de nombreuses villes, comme par exemple Pékin, plongée dans un brouillard presque permanent, comme nous pouvons le voir dans l’article du journal « Le Monde » du 17 octobre 2013, ou encore la ville d’Hairbin, située dans le nord de la Chine, recouverte d’un immense nuage de pollution appelé « Airpocalypse » par les chinois, visible depuis l’espace. Il est difficile d’éliminer les polluants des smogs, car la pluie peut donner des pluies acides, et si la ville est située entre deux montagnes, les courants d’air sont réduits, ce qui entraîne l’accumulation de smog et l’incapacité de la réduire.

 Smog en Chine

Source : Flickr

Pourtant, une forte pollution peut entraîner des dommages pour la santé.

En effet, d’après l’article du Monde, paru le 17 octobre 2013, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) ont démontré que l’air pollué est à l’origine de plusieurs cancers, notamment du cancer du poumon, et très certainement de la vessie, mêmes si les effets de cette pollution étaient déjà « connus pour augmenter les risques de contracter des maladies principalement respiratoires et cardiaques ».Nous pouvons lire qu’en 2010, 223 milliers de personnes sont décédées d’un cancer du poumon causé par la pollution atmosphérique. De plus, une étude démontre que cette pollution est néfaste pour le développement d’un fœtus. Ainsi, en voulant privilégier le développement à la santé des habitants, la population se retrouve atteinte de diverses maladies ou problèmes de santé.

Les intentions du Nord : écologiques ou dominatrices ?

Pour un meilleur développement durable il faut une participation au niveau mondial. Les écologistes tirent la sonnette d’alarme, notre planète est en danger. Nous pillons ses ressources, nous détruisons la couche d’ozone… Nous compromettons l’avenir des générations futures en gaspillant les ressources non renouvelables. Par exemple l’empreinte environnementale de Londres est 120 fois supérieure à sa superficie. Il y a une décroissance des terres due à l’urbanisation. Nous mettons en danger notre santé, en ville, l’air que nous respirons est à l’origine d’une grande partie des cancers. Par exemple respirer l’air de Milan équivaut à fumer 15 cigarettes par jour. Les écologistes nous le disent depuis les années 1960 mais les premières grandes réactions des pays furent plus tardives et longues. En effet adopter un comportement en accord avec le développement durable a un certain coût, c’est pourquoi il faut du temps pour trouver un moyen de compenser les pertes. Mais tous ne sont pas prêts à faire ce sacrifice. Les pays du Nord demandent aux villes du Sud de faire du développement durable car des scientifiques ont déclaré que nous foncions dans un mur et qu’il fallait agir au plus vite pour sauver la planète. Et que si les villes des pays en développement ne font pas cet effort alors les pays occidentaux vont eux aussi en subir les conséquences. Mais ceci et le point de vu des écologistes, tout le monde ne pense pas pareil.

En effet les villes occidentales reprochent au Sud de ne pas faire d’effort pour le développement durable mais lorsque c’était elles qui se développaient, elles ne se sont pas inquiétées de l’environnement. Les pays développés n’ont-ils pas une responsabilité historique en qui concerne la pollution actuelle ? Le Nord a aussi été en développement, il sait donc que l’économie est indispensable pour se développer donc s’il demande au Sud de faire du développement durable n’est ce pas pour freiner leur développement afin de monopoliser le marché ? De plus la plus part des pays du Sud ont emprunté au pays du Nord avec des taux d’intérêt élevés, ce qui fait que certains pays ont remboursé près de trois fois ce qu’ils devaient au départ. « Ce sont les pays du Nord qui ont une dette écologique vis-à-vis des pays du sud. […] En quelque sorte, les pays appauvris du Sud subventionnent les pays riches du Nord » Ben Lefetey. Le Nord reproche au Sud de privilégier l’économie au développement durable alors que les entreprises occidentales veulent elles aussi gagner de l’argent pour se développer. En France, par exemple, l’augmentation de la taxe carbone pose problème en effet il y a un risque que les entreprises délocalisent dans des villes où il y a possibilité de polluer plus grâce à une législation plus souple. Le Nord va donc polluer le Sud pour avoir une meilleur compétitivité prix, alors que si le Sud a besoin d’argent c’est pour développer le pays, améliorer la qualité de vie de ces habitants. Le Nord a les moyens de faire du développement durable grâce à son avancé technologique, par exemple, pour fabriquer le même produit, la Chine consomme dix fois plus d’énergie que le Japon. Et pourtant le Nord utilise 60% de l’énergie et 49% du gaz carbonique émis dans l’atmosphère provient d’une cinquantaine de pays du Nord. Les États-Unis n’ont pas fait l’effort de signer le protocole de Kyoto. Le Nord est conscient qu’il faut agir rapidement pour protéger l’environnement mais ne fait pas suffisamment d’effort de peur de sacrifier le pilier économie. De plus il pourrait aider le Sud à faire du développement durable en partageant ces avancées technologique mais ne le fait pas au nom de la propriété intellectuelle.

Nous pouvons donc conclure que le développement durable est encré dans toutes les sociétés, mais pas de la même manière : les villes développées privilégient l’environnement, alors que les villes en développement se basent sur le côté économique. Mais alors que les villes du Nord se rendent compte qu’il faut agir en faveur de l’environnement, les industries situées dans les villes du Sud continuent de se développer afin d’améliorer leur niveau de vie, polluent l’air, et provoquent des smogs, nocifs pour la santé. Les écologistes souhaitent donc un développement durable dans ces villes, en réintroduisant la nature dans les villes et en limitant l’émission de CO2 par exemple. Cependant, certains économistes pensent que le Nord se sert des idées des écologistes pour  dominer le Sud, en les empêchant ainsi de se développer.

 

JACQUIN Emilie

ISABEY Claudia

 Bibliographie

 

–   Brunel, Sylvie. http://ww.scienceshumaines.com/les-ambiguites-du-developpement-durable_fr_13912.htlm

 

–   Cellier, Jean-Luc. http://jeanluc.cellier.pagesperso-orange.fr/La%20pollution%20atmosph%E9rique.htm

 

 –   Ducroux, Anne-Marie. Les biens et les maux. Les nouveaux utopistes du développement durable.    

 

 –   Hulot, Nicolas ; Rahbi, Pierre. Graines de possibles : regards croisés sur l’écologie.