LES NANOTECHNOLOGIES, DE GRANDES CONTROVERSES POUR DE SI PETITES CHOSES

Les nanotechnologies (venant du grec νανος = nain) ont commencé à être développées à partir du début des années 2000. De nombreux laboratoires étudient ces technologies très spéciales. Mais dans notre société moderne, celles-ci sont soumises à de nombreuses controverses. Dès lors, en quoi les nanotechnologies créent-elles des controverses quant à leurs effets sur la santé ? Les nanotechnologies : ces outils formidables permettant d’interagir à n’importe quelle échelle : nanoscopique comme humaine. A leur échelle il y un nombre incalculable de champs explorables et de possibilité pour créer et développer. Elles pourraient permettre d’incroyables avancées médicales de par leur action à une échelle microscopique. Cependant de nombreux effets indésirables sur la santé ont été répertoriés ainsi que des morts et des maladies graves déclenchées par l’exposition à des nanoparticules. Aussi, c’est pour cela que les nanotechnologies sont autant soumises à controverse. Enfin, il existe une probabilité non négligeable qu’une intelligence artificielle supérieure fasse son apparition : celle-ci pourra donc potentiellement contrôler les nanorobots et créer un danger réel pour les humains ; on appelle cela la Singularité.

Engrenages de la santé. https://pixabay.com/fr/illustrations/la-sant%C3%A9-soins-m%C3%A9decine-2082630/

Engrenages de la santé.
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Les nanotechnologies peuvent permettre des avancées médicales immenses : les innovations dans ce domaine sont ou seront du moins très importantes pour l’espèce humaine. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que les maladies jusqu’à maintenant incurables soient soignables telles que Parkinson, Alzheimer ou les cancers : des études récentes montrées dans Les nanotechnologies, la nouvelle arme contre le cancer du cerveau, ont prouvé que ces dernières pourraient en théorie éliminer les cellules cancéreuses du cerveau, ainsi, le cancer pourrait disparaître presque entièrement grâce à l’usage des nanotechnologies. Elles permettraient également de maintenir l’état du cancer pour que le porteur soit en état de rémission permanente. Ce qui donnerai l’occasion aux personnes atteintes de vivre une vie plus longue qu’elle n’aurait dû l’être. Ces possibilités sur le cancer du cerveau peuvent également être étendues à toutes les formes de cancer ou eux maladies neurologiques : les nanorobots agiraient ainsi sur la transmission nerveuse et empêcheraient les fonctions défectueuses de provoquer ces maladies.

Grâce aux nanotechnologies, beaucoup de domaines médicaux pourront se développer ou même naître : la régénération moléculaire et cellulaire, et même le pharmaceutique ; la voie d’administration des molécules médicamenteuses pourra être changée complètement grâce à la maîtrise de cette technologie. Ainsi Pierre Thouverez décrit certaines possibilités de développements de filières en médecine dans son article Vers une approche de la santé complètement nouvelle, il nous explique aussi que des robots pourraient être introduits pour une courte durée et ainsi pourraient réguler les différents taux présents dans le sang. La culture in vitro d’organes pourrait être possible, le développement d’un nanorobot universel rendrait possible une imagerie médicale d’une précision jusqu’alors inégalée.

L’article de Science : Nanosystems and Nanotechnologies in biomedical engineering, nous explique que chaque cellule de notre corps utilise de la nanotechnologie entre les échanges de molécules et la création de matière. En utiliser davantage pour améliorer des performances ou remplacer certains tissus, ou encore réguler des taux de molécules précisément est possible et réalisable.

De l’autre côté, il y a beaucoup d’arguments contre les nanotechnologies pour des raisons médicales et environnementales.

 

Les nanotechnologies, ces très fines particules de divers matériaux pouvant être dangereuses, peuvent polluer au même titre que les pesticides de par leur utilisation très intensive. L’idée est abordée dans Vous aimez les pesticides, vous adorerez les nanotechnologies. Celles-ci dégradent considérablement l’environnement de par leur forte concentration libérée dans la nature. Les nanotechnologies sont partout : des produits de beauté aux ordinateurs en passant par l’activité cellulaire. Mais, et c’est un problème, elles sont également présentes dans nos aliments notamment les nanoparticules de dioxyde de titane servant d’additif alimentaire. Dans Bataille sur les nanoparticules de dioxyde de titane, on nous explique que de nombreux procès ont eu lieu en France pour y interdire l’usage de ces particules car elles sont très nocives pour les humains, et, depuis 2016, leur utilisation est interdite sur le territoire français. Si les nanotechnologies sont un danger pour la santé, les risques pour l’environnement sont également bien réels, et, indirectement pour le bien-être corporel humain. Nanomatériaux et micropolluants des risques… pour la santé et l’environnement, un débat a eu lieu et ce document en est le compte rendu : ils ont notamment évoqué le problème soulevé par les filtres de niveau nanoscopique qui rejettent beaucoup de nanoparticules dans les cours d’eau et polluant ainsi les écosystèmes de manière non réversible pour l’instant. Au niveau précisément des nanoparticules, ce qui pose problème est la taille ainsi que la surface de chaque nanoparticule : la place occupée par un « essaim » dans le corps humain par exemple pourra poser problème si quelques nanorobots sont en excès, cela pourrait avoir de graves conséquences sur la santé de l’hôte comme nous l’explique Philippe Houdy dans son article Risques et dangers des nanotechnologies. Toutes ces technologies microscopiques soulèvent donc de nombreux problèmes éthiques tant par rapport à leurs effets sur la santé que pour les moyens de les utiliser. Comment garantir la liberté individuelle de chacun est entouré de nanorobots invisibles à l’œil nu ? ou peut-on décemment commercialiser des produits qui détériore la santé, et c’est avéré. Ces questions sont abordées dans LES NANOTECHNOLOGIES, AVIS ET RAPPORTS DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. Les nanomatériaux sont donc présents partout sans que tout le monde ne se soucie vraiment d’eux dans l’environnement et dans les produits que nous utilisons. Ils sont une menace invisible : une menace fantôme comme dans Star Wars ; où le seigneur Sith est présent dans l’univers et pouvant trouver et toucher quiconque sans que personne ne sache qui il est. Cette analogie est utilisée dans le titre de cet article : Nanomatériaux : la menace fantôme.

Singularité https://pixabay.com/fr/illustrations/voyage-dans-le-temps-trou-noir-1777767/

Singularité    Pixabay

 

 

Les robots peuvent-il faire le mal ? Cette question essentielle que se pose chacun ou beaucoup de personnes, la réponse est probabiliste pour la plupart. La Singularité : une théorie et une éventualité où une Intelligence Artificielle supérieure et possédant une conscience rebellerait contre la race humaine pour l’exterminer. On trouve cette singularité dans les scénarios de films de science-fiction célèbre tels que Terminator, Matrix, ou des jeux récents comme Detroit : Become Human de David Cage. Il existe donc une probabilité que les robots puissent faire le mal. Cependant la notion de bien et de mal est confuse, ce qui sera bien pour l’un pourra être mal pour un autre. Or un robot sait de par son code source ce qui fait le bien pour les hommes. Pour les nanotechnologies, une autre théorie existe selon laquelle une entité numérique pourrait prendre le contrôle de tous les nanorobots ou nanotechnologies et les doter d’une conscience collective, ce qui les uniraient, des milliards, contre l’espèce humaine. Cela mettrait donc en danger la race entière des hommes. Cela est abordé dans le film transcendance par exemple ou un personnage mort transfère sa conscience dans un ordinateur puis dans des nanorobots capables de tout faire jusqu’au jour où il perd le contrôle et commence à ravager le monde.

Voilà donc les différentes controverses liées aux nanotechnologies. Elles sont apparues de par les grandes différences en matière d’apport de la santé : d’un côté de grandes possibilités et de l’autre de grands problèmes

 

 

BACKHOUSE Chris, Nanosystems and Nanotechnologies in biomedical engineering, Science [en ligne], 02/11/2001, 02/11/2001 , disponible sur https://www.sciencemag.org/careers/2001/11/microsystems-and-nanotechnologies-biomedical-engineering

B. Lamidel, Vous aimez les pesticides, vous adorerez les nanoparticules, Abeilles de France et apiculteurs, 2015, n°1029 [11/2015], disponible sur http://renadocagri.fr/index.php?lvl=notice_display&id=76235

Conférence-Débat « Nanomatériaux et micropolluants : des risques… pour la santé et l’environnement ? », In secrétaire Dreal Grand EST, 2016, mis à jour le 13/09/2016 [13/09/2016],disponible sur http://www.grand-est.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/cr_spppi_conference_nanomateriaux_13_septebmre_2016_version_definitive.pdf

CLAEYS Sébastien, TROCQUENET-LOPEZ Florent, FLOC’H Erwan, Les robots peuvent-ils faire le mal ? Socialter, 034, 04/2019, pp 74-77

FOUCARD Stéphane, Bataille sur les nanoparticules de dioxyde de titane, Le Monde [en ligne], 28/06/2018, n°22848 [consulté le 10/12/2019], disponible sur http://0251202w.esidoc.fr/search.php?pid=&action=Record&id=MF_MF1808281231119_2018&num=1&total=11

HOUDY Philippe, Risques et dangers des nanotechnologies, Futura Sciences, 08/11/2016, disponible sur :

https://www.futura-sciences.com/tech/dossiers/technologie-revolution-nanotechnologies-790/page/5/

OBADIA Alain, LES NANOTECHNOLOGIES, AVIS ET RAPPORTS DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL, 2008, disponible sur https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/084000408.pdf

LEBRUN Anne-Laure, Les nanotechnologies : la nouvelle arme contre le cancer du cerveau, Le Figaro, 04/02/2018, disponible sur : http://sante.lefigaro.fr/article/les-nanotechnologies-la-nouvelle-arme-contre-le-cancer-du-cerveau/

DE RAVIGNAN Antoine, Nanomatériaux : la menace fantôme, Alternatives économiques, 04/2016, n°356 [consulté le 28/12/2019], disponible sur http://0251202w.esidoc.fr/search.php?pid=&action=Record&id=MF_MF1604281147727_2016&num=1&total=3#

THOUVEREZ Pierre, Vers une approche de la santé complètement nouvelle, Techniques Ingénieures, 23/05/2019, disponible sur : https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/nanotechnologies-sante-66276/

 

En quoi les nouvelles technologies influencent-elles la créativité artistique aujourd’hui, dans les pays développés ?

De nos jours les nouvelles technologies sont omniprésentes, elles influencent notre quotidien. Elles sont les technologies survenues à partir de la révolution numérique au début des années 90, excluant la création de film avec paroles, de voiture… Il existe différents types de nouvelles technologies comme les techniques de pointes (high tech) et les TIC (Technique de l’Information et de la Communication).

Elles ne cessent de se développer dans tous les domaines tel que la médecine, l’agriculture ou encore la robotique. Nous allons nous concentré sur le domaine de la créativité artistique et ainsi voir si elles ont une influence sur l’art.

Dans un premier temps, nous allons voir que différents types d’arts sont influencés grâce aux nouvelles technologies, les musées deviennent des musées connectés, le simple cinéma est maintenant en 4 dimensions et les spectacles entièrement numérisés. Par la suite nous allons voir que les nouvelles technologies n’ont pas uniquement aidé l’évolution de l’art mais en ont créé de nouvelles. Enfin nous allons parler de l’art maintenant accessible et démocratisé aux artistes et spectateurs grâce aux nouvelles technologies.

Cinéma:

Que se soit dans la réalisation de film ou bien en tant que spectateur, les nouvelles technologies ont contribuées à améliorer le rendu final. Là où à l’époque il y avait eu une véritable avancée technologique qui avait révolutionné l’industrie cinématographique lors de l’arrivé de la parole dans les films, de nos jours il y a eu l’arrivé de la 3d et plus récemment de la 4dX. La 3d (trois dimensions) est le fait de pouvoir voir un film en largeur, profondeur et hauteur. La 4d va en plus faire ressentir des sensations tel que le vent, le froid, la pluie… grâce notamment à des chaises rotatives. Pour créer des films en 3d, il faut utiliser la motion capture. C’est une technique qui enregistre les positions et rotations d’objets ou d’humains permettant la modélisation numérique. Grâce aux nouvelles technologies, de simples films sont devenus des blockbusters truffés d’effets spéciaux. Les effets spéciaux sont des techniques utilisées pour créer l’illusion d’humain, d’objet et d’environnement qui n’existent pas dans la réalité ou qui ne pourraient pas être filmées au moment du tournage. Ces trucages ont permis les films Avatar, Jurassic Park et Terminator 2, ou encore le dessin animé La Reine des neiges.

Musée connecté

Les musées évoluent de jour en jour. Finit les queux de trois heures pour apercevoir la Joconde, maintenant il vous suffit d’un smartphone et d’un casque virtuelle pour la voir instantanément. Google Art et Culture (anciennement appelé Google Art Project) est un service de Google proposant de visiter virtuellement tous les musées. Les œuvres de Street Art peuvent aussi être visualisées. Cela permet la conservation du patrimoine car comme les œuvres sont numérisées, nous pourrons toujours les voir tel quel même si les originaux seront dégradés par le temps. Les nouvelles technologies sont aussi utilisées à l’intérieur de musée en proposant des visites guidées numériques et interactives. Grâce à des tablettes, nous pouvons avoir pleins d’informations sur l’histoire du tableau ou du peintre. Cette technique est aussi utilisée dans les châteaux ou les patrimoines. Cela permet une plus value informative et rend les musées plus ludiques.

Numérisation de spectacle

hatsune miku

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Une des avancées majeurs des opéras est la création de Hatsune Miku, une diva internationale très spéciale: elle n’existe pas! Il s’agit en réalité d’une avatar ayant une voix 100% fictive puisqu’une application de synthèse vocal appelé Vocaloid lui permet de chanter. Sa célébrité lui a permis de faire des concerts et plus récemment un Opéra. Cet Opéra, the end de Keiichiro Shibuya, à la particularité de proposer uniquement un spectacle visuel immersif sans aucune personne humaine. Les théâtres et les cirques sont maintenant équipés de nouvelles technologies. Les cirques abandonnent les vrais animaux pour mettre des hologrammes de ceux-ci, limitant la souffrance animal.

L’art grâce aux TIC

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Les smartphones ne sont plus simplement utilisés pour téléphoner mais peuvent maintenant permettre la création d’œuvres d’art. De véritables nouveaux mouvements artistiques sont nées: le Mobile Art et le Net Art. Le Mobile Art utilise toutes formes d’expression artistique utilisant un smartphone. Le Net Art quant-à lui utilise les réseaux sociaux. Prendre des photos ou se filmer, enregistrer sa voix, et le poster sur les réseaux est maintenant de l’art. L’exemple le plus répandu est Youtube qui permet à des amateurs de créer des clips vidéos. Cette innovation à eux d’énormes influences sur notre quotidien, tout le monde connaît Youtube!

La réalité virtuelle est une technologie servant à se plonger dans un monde artificiel créé numériquement grâce à un casque de réalité virtuel. Se promener dans une oeuvre de Van Gogh ou aller aux Bahamas? La réalité virtuel vous permet maintenant de voyager sans même bouger de votre canapé!

Accessibilité à tous

Les nouvelles technologies ont permis de démocratiser l’art et ainsi la rendre accessible à tous. Pour cela l’Etat a mis sur pied deux dispositifs: le DICRéAM (DIspositif d’aide à la CRéation Artistique Multimédia) et le RIAM (Réseau Innovation Audiovisuel Multimédia) permettant de faciliter l’accessibilité aux amateurs à l’art. L’interdisciplinarité mélange l’Opéra , la danse, le théâtre, la musique…  avec le multimédia.

N’importe quelle personne peut prendre des photos, créer des films, faire de la musique… grâce aux nouvelles technologies, l’art se démocratise! Les agoraphobes et les personnes n’ayant pas les moyens peuvent maintenant admirer des œuvres ou lire des livres grâce à la numérisation. Les nouvelles technologies permettent au plus jeunes de s’intéresser davantage à l’art.

Conclusion

Quant-à l’influence des nouvelles technologies sur la créativité artistique, différents points de vue se confronte. Nous noterons notamment le philosophe Paul Virilio qui affirme que les nouvelles technologies détruisent l’art. Elles ont donc une influence bien que négative sur la créativité artistique. Ainsi que Pierre Francastel, historien et critique d’art, qui pense que l’art et les nouvelles technologies peuvent se confronter pour créer de nouvelles choses. D’après lui elles influencent et contribuent à la créativité artistique.

Les nouvelles technologies ont eux une forte influence sur notre vie, notre conception et notre vision de l’art. Elles influencent donc la créativité artistique aujourd’hui, dans les pays développés, puisque grâce à ces techniques, l’art est omniprésent dans nos vies: les musées connectés, les cinémas 4d, la i-photographie, le mobile art…

angela grimler

sarah hans

Bibliographie

Pas d’auteur, publié le 9 mai 2019, consulté le 6 novembre 2019 https://www.alwihdainfo.com/Les-nouvelles-technologies-au-service-de-l-Art_a72882.html

Pas d’auteur, publié le 18 octobre 2017, consulté le 6 novembre 2019  https://www.disko.fr/reflexions/brand-content-blog/lart-de-demain-exposition-creation-nouvelles-technologies/

Margauxb, publié le 30 mars, consulté le 6 novembre 2019  https://ecs-digital.com/culture/limpact-des-nouvelles-technologies-sur-l-art-et-la-culture/

Larissa Caudwell , publié le 7 juillet 2014, consulté le 6 novembre 2019 https://www.echosciences-grenoble.fr/articles/art-et-technologie-un-melange-creatif

Anne-Caroline Jambaud, publié le 30 septembre 2009, consulté 13 novembre 2019 https://www.millenaire3.com/Interview/2009/les-nouvelles-technologies-et-le-cinema-de-demain

Jean-Paul Fourmentraux, publié en 2014 , consulté le 27 novembre 2019 https://journals.openedition.org/volume/3999

Marie-Laure Desjardins, publié le 14 mars 2019, consulté le 6 novembre 2019 https://fr.wikipedia.org/wiki/Mobile_art

Marc  Jimenez, publié le 14 mars 2005, consulté le 27 novembre 2019 https://journals.openedition.org/leportique/293

Pas d’auteur, publié en 2019, consulté le 3 janvier 2019  https://fr.esperantotv.net/4dx-3d-ou-imax-3d-quelle-technologie-est-la-meilleure

Art Media Agency, publié le 13 mars 2014, consulté le 3 janvier  https://www.latribune.fr/blogs/le-blog-sur-le-marche-de-l-art/20140313trib000819757/comment-le-numer

Le clonage : innovation dangereuse ou progrès humain ?

Le clonage humain, fantasme des auteurs, des cinéastes et des scientifiques. En 2019 nous avons réussi pour la première fois à cloné des singes, cette prouesse ouvre des vois pour le clonage humain. Cependant ce clonage relance les débats moraux, éthiques et légaux. Alors la question se pose le clonage est-il une innovation dangereuse ou un progrès humain ?

Le clonage reproductif :

Le clonage reproductif fait naître des êtres génétiquement identiques.

Le premier animal ayant était cloné s’appelle Dolly c’est une brebis elle a était créé en 1996, ayant le même génotype que sa mère à révolutionné la perspective de cloner l’Homme. Depuis plusieurs autres animaux on était créé, en France par exemple Marguerite a était créé, le veau de 48 kilos mourra au bout de six semaines d’une septicémie. En 2001, il y a eu la naissance de Copycat, la 1 ère copie d’un chat domestique, En Italie le premier cheval cloné au monde a vu le jour en 2003, c’était une jument elle a même pu avoir un poulain. Cependant, dès l’annonce du clone « Dolly » ce sujet a donné naissance à des débats. En 2019, la police de Beijing a recruté six chiens issus du clonage, ils ont présentés à 4 mois les aptitudes d’un chien non cloné qui en avait six. Le clonage reproductif peut aussi être utilisé à des fins médicales, en effet en clonant par exemple une vache ont peut lui implanter un gène afin qu’elle produise des molécules que nous ne pouvons pas recréer en laboratoire. C’est ainsi que certain médicaments sont créés comme le médicament pour les personnes souffrant hémophilie. En France en 1997, le président de la République, à l’époque Jaque Chirac, a été l’un des premier à vouloir encadrer le clonage reproductif. Même avant cela en 1992 une politicienne c’était, inquiétée sur le sujet et avait présentée un amendement visant à interdire le clonage. Le parlement a rejeté son amendement en le qualifiant comme de la science fiction. D’après elle le clonage c’est choisir la simplicité, de la sélections de la race ce qui entraîne l’eugénisme. L’eugénisme serait pour elle du totalitarisme et mettrait donc en danger la démocratie.

Cette peur est légitime, le clonage reproductif représente des risques, outre le fait que cette technique est très coûteuse (15000€ par animal cloné) et que seulement 1 à 2% des tentatives de clonage réussissent à donner naissance à un animal,  mais parmi les 1 à 2% des clones qui naissent il y a 1 à 2% des animaux naissent avec des problèmes de santé tel que des maladies cardiaque, respiratoire, défaillance immunitaire, malformation rénale et cérébrale. De plus, imaginons que nous arrivons à créer un clone humain, il pourrait ne pas ce sentir réellement légitime par le fait qu’il est le clone de quelqu’un d’autre. Le clonage humain pourrait avoir des répercussions négatives sur la relation humaine entre autre le clonage dégraderait la relation humaine. Il faut aussi rappeler le fait que le clonage est une technique plutôt récente et que nous n’avons pas beaucoup de recule sur ses effets. Malgré les aspects négatifs du clonage reproductif, il existe un clonage qui serait intéressant à étudier : le clonage thérapeutique.

Le clonage thérapeutique

Le clonage thérapeutique lui consiste à recréer de la peau et des tissus génétiquement identiques aux donneurs qui en seront bénéficiaires.

Il est vrai que des chercheurs en génétiques, embryologie et cancérologie, travaillent dans le but de produire des organes et des tissus qui serait capable de soigner les maladies neurodégénératives tel que l’Alzheimer ou Parkinson, la leucémie, le diabète et aussi fournir de la peau pour les grand brûlés. Des chercheurs réussi à produire. Cependant les embryons ne semblent pas viables, le but de cette étude est thérapeutique.

Des cellules souches embryonnaires humaine, ce projet a était mit en place aux états unies. Ils ont utilisée la même technique que pour cloner Dolly.  Cependant, les embryons ne semblent pas viables, le but de cette étude est strictement thérapeutique. Le clonage thérapeutique n’envisage à aucun moment l’implantation dans un utérus  ce qui exclut toute possibilité de grossesse et donc de naissance d’un enfant. C’est un moyen de fabriquer des lignées de cellules ou des tissus génétiquement identiques à l’individu chez qui a été prélevée la cellule adulte d’où provient le noyau utilisé. Cette technique est encore très problématique du fait de l’extrême rareté de ces cellules souches dans les organismes adultes et des difficultés qui s’ensuivent pour les isoler et les cultiver. Les expériences animales de traitements par cellules souches embryonnaires provoquent dans un nombre de cas non négligeable des cancers. Ces pratiques, si elles étaient entreprises sur l’Homme, ou plutôt sur la femme, seraient très différentes tant par leur technique que par les règles d’éthique médicale qui seraient ainsi transgressées. Cependant, pour réalisés cette techniques il nous faut des embryons, or il ce pourrait qu’un marché aux embryons ce créer autour de femmes en situation de pauvreté.

Mais qu’en disent les lois ?

En France une loi a été rédigé afin de limiter le clonage, l’article 16-4 de la loi sur la bioéthique mise en place en 2004 concernant le clonage stipule :

« Nul ne peut porter atteinte à l’intégrité de l’espèce humaine.

Toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite.

Est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée.

Sans préjudice des recherches tendant à la prévention et au traitement des maladies génétiques, aucune transformation ne peut être apportée aux caractères génétiques dans le but de modifier la descendance de la personne.»

Cela signifie que toute technique manipulant les gènes qui ont pour but de choisir les caractéristiques d’une personne est interdite. Cependant l’utilisation de cette technique est autorisée pour la recherche visant à étudier et traiter des maladies.

Que peut-on en retenir ?

Le clonage reproductif semble contraire aux mentalités de la société en effet,  le clonage reproductif atteint la dignité et la dynamique de l’existence humaine. Le clonage reproductif semble sur le plan biologique, symbolique et philosophique être une rupture qui atteint gravement à la dignité de la personne.

Cependant, le clonage reproductif chez les animaux semble pouvoir apporter des éléments intéressant à la société, il faudrait cependant que ces animaux là ne souffrent pas du clonage reproductif. Il est vrais que le clonage des animaux semble aujourd’hui poser soucis de part l’état de santé des animaux dès leurs naissances. Le clonage reproductif des êtres humains est donc interdit par la loi.

Enfin, le clonage thérapeutique semble être un bon moyen de palier à des problèmes de sociétés pouvant arriver à tous. Il vise à étudier et trouver des solutions contre des maladies souvent dites incurables. Il pourrait surtout servir à révolutionner les greffes, cloner des cellules de peaux d’une personne ou même d’organes viendrais à palier contre le problème de rejets des greffes. Le clonage thérapeutique lui est autorisé pour la recherche médicale.

Le clonage est donc une innovation, qui peut s’avérer dangereuse lors qu’on parle de clonage reproductif, cependant lorsque l’on parle de clonage thérapeutique celui-ci peut s’avérer devenir un progrès humain. Il est encore en stade de recherche mais il pourrait un jour devenir l’innovation qui sauvera la vie de vos proches.

Léna Gagnot.

Bibliographie :
Corinne Bensimon “ Le père de Dolly dénonce les danger du clonage humain” libération [en ligne] 29 mars 2001 [consulté 02/01/2020]
https://www.liberation.fr/societe/2001/03/29/le-pere-de-dolly-denonce-les-dangers-du-clonage-humain_359519

Dr ANNE TEYSSÉDOU-MAIRÉ “Le premier clonage humain passe presque inaperçu…” Le quotidien du médecin [en ligne] 17/05/2013 [consulté 18/10/2019]
https://www.lequotidiendumedecin.fr/archives/le-premier-clonage-humaio.htmln-passe-presque-inapercu

Edouard Boné “Perplexité éthique devant le clonage” Persée [en ligne] 1999 [consulté 18/11/2019]
https://www.persee.fr/doc/thlou_0080-2654_1999_num_30_4_3041

France 3 “Le clonage – C’est pas sorcier” Youtube 7 septembre 2015 [consulté 05/01/2020]
https://www.youtube.com/watch?v=wlwCj0UMuIk

Henri Atlan “le “clonage” thérapeutique” Médecine/science [en ligne] 15 mai 2002 [consulté 15/11/2019]
https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2002/05/medsci2002185p635/medsci2002185p635.html

Président de la République “Code civil – Article 16-4” Legifrance.gouvfr 7 août 2004 [consulté 05/01/2020]
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=1AEEE8BA5451CA17B77761F64CC8FD51.tplgfr29s_3?cidTexte=LEGITEXT000006070721&idArticle=LEGIARTI000006419299&dateTexte=20200104&categorieLien=id#LEGIARTI000006419299

Thierry Carpentier “Clonage humain après le clonage animal ?” Paris match [Youtube] 12 juin 2016 [consulté 19/10/2019]
https://www.youtube.com/watch?v=ZqU8sYcnLLE

Valérie Fourniou “Clonage et éthique” INA FRANCE Le 2 journal de 20h 27 février 1997 [consulté 18/12/2019]
https://www.ina.fr/video/CAB97023147/clonage-et-ethique-video.html

Victor Garcia “Après le clonage réussi de deux singes, au tour de l’Homme?” L’express [en ligne] 25/01/2018 [consulté le 10/10/2019]
https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/apres-le-clonage-reussi-de-deux-singes-au-tour-de-l-homme_1979343.html

Yishuang Liu “Six chiensclonés rejoignent la police à Beijing” French people daily 22/11/2019 [consulté le 01/12/2019]
http://french.peopledaily.com.cn/VieSociale/n3/2019/1122/c31360-9634566.html

Les jeunes français ont-ils un besoin de se différencier par leur propre langage ?

Le langage est une capacité d’exprimer une pensée et de communiquer à l’aide de parole ou de gestes avec les personnes qui nous entourent. Le langage est important dans la société mais il contribue à unir ou à diviser la population. L’union est importante pour pouvoir vivre ensemble, communiquer et transmettre ses traditions. La division de la société permet de renforcer la diversité des langages pour définir un facteur culturel. Les hommes sont donc à la fois unis et divisés. Cette division est visible principalement entre les jeunes (pré-adolescent, adolescent, « jeune adulte ») et les adultes dans leur langage.

Un langage spécifique aux jeunes ?

Le langage chez jeunes,  est une manière de communiquer pour que ces derniers puissent construire leurs identités et leurs appartenances. A l’heure des études actuelles, il n’est pas possible de se prononcer sur l’existence de ce langage, puisque ce langage est trop récent. En effet, ce ne serait qu’un ensemble de rituels, de pratiques et de symboles par lequel passe tous les jeunes. Cependant, ce langage dépend en grande partie des lieux où il est mis en œuvre et de la situation dans lequel il est utilisé, il est donc différent d’un lieu à un autre et d’une situation à une autre.

Un ancien langage qui évolue

Les jeunes ont toujours parlé un langage qui leur est propre. Seulement ce langage évolue dans le temps, ce changement a lieu dans tous les types de langage. Les facteurs d’évolution sont :

  • les études plus poussées que par le passé,
  • les difficultés sociales,
  • les enjeux du moment,
  • l’état d’esprit des jeunes,
  • l’influence d’autres cultures, en particulier de la culture anglicisme,
  • l’arrivée des nouvelles technologies: l’arrivée d’internet et du téléphone portable a obligé les adolescents à les utiliser pour ce faire une place dans le monde juvénile,
  • l’arrivée précoce de la maturité et de l’arrivée tardive des responsabilités.

Types de langage principalement utilisés

Le langage SMS est né avec l’arrivée des téléphones portables « classique » (téléphone possédant le mode de saisie ABC). Ce langage possède beaucoup de variables : âge de l’émetteur et du récepteur, degré de scolarité, milieu socioculturel… Le langage SMS utilise principalement 3 typologies : la phonétique, les abréviations et les émoticons.

Le verlan est un jeu pratiqué principalement par les enfants et les adolescents de tous générations qui consiste à inverser les syllabes. Le verlan posséderait 4 distinctes possibles : un argot de la cour d’école, un procédé formel qui est inscrit dans une tradition des jeunes, une subversion ou une affirmation. (pour plus d’information consulté cette page : https://www.persee.fr/doc/mots_0243-6450_1984_num_8_1_1145)

Un langage empreinté et modifié

Le langage des jeunes est un langage qui possède beaucoup d’emprunt à la société auquel il vit. Les expressions utilisées dans ce langage sont lancées souvent par des publicités ou des films, il aurait aussi une influence des aînés qui intervient pour corriger le langage et ainsi permettre son évolution. Dans le vocabulaire utilisé par les jeunes, il y a beaucoup de verlan.

Un langage compris par quelques autres générations mais rejeté par d’autre

Les jeunes actuelles peuvent être compris dans leur propre langage, s’il parle avec des générations qui leur sont proches et auquel il y a des emprunts directs de vocabulaire.

De nos jours, le langage des jeunes est considéré comme un folklore linguistique qui est impure et « condamnable » d’un point de vue linguistique car ce langage est trop différent du langage perçu pur et parfait, le langage académique. Cette condamnation n’a pas toujours existé, dans les années 1980, le langage des jeunes était perçu comme très « convenable ». Les jeunes doivent souvent « traduire » ce qu’ils disent s’il parle avec des générations différentes pour qu’il puissent les comprendre.

Conclusion

Les jeunes n’ont pas ce « besoin » de se différencier on l’a vu à travers tous ces exemples, c’est juste que le temps passe la société évolue, et de nouvelles technologies apparaissent. Les jeunes vivent avec leur temps ont leur demande de plus en plus de choses dans un temps moindres. Ils ont donc dû s’adapter créer de nouvelles langues pour communiquer rapidement tout en étant compris par leurs interlocuteurs. Malgré tout, une partie de la population reste convaincue que ces jeunes déforment et abîment la langue de Molières or celle-ci reste inchangée. Cette jeunesse est totalement capable de s’adresser correctement à des personnes adultes, comme lors des cours. Une fois ceci fait, lors qu’ils retrouvent leurs amis, ils reprennent leur jargon, car c’est comme-cela qu’ils s’identifient et qu’ils créent des liens. Est-ce que nous aussi dans quelques années nous seront totalement dépassés par la langue de nos enfants ? Car nous savons que la technologie va rapidement se développer, les téléphones vont devenir des objets de communication toujours plus puissants et de nouveaux langages vont apparaître.

DE FRANCESCHI Elsa

DECOL Laurine

Bibliographie :

  1. Bachmann Christian, Basier Luc. Le verlan : argot d’école ou langue des Keums ?. In: Mots, n°8, mars 1984. Numéro spécial. L’Autre, l’Etranger, présence et exclusion dans le discours. pp. 169-187
  2. Boyer Henri – Le français des jeunes vécu/vu par les étudiants – Cairn – Cairn – 01.06.2008 – mise à jour 20.12.2019 – [consulté le 28.12.2019]  – https://www.cairn.info/
  3. Devedjian Patrick – Vidéo : Patrick Devedjian sur le langage des jeunes – INA – Les trois vérités – publié le 25.07.1973 – mise à jour 28.12.2019 – [consulté le 28.12.2019]  – https://www.ina.fr/
  4. Fairon Cédrick et Klein Jean René – Les écritures et graphies inventives des SMS face aux graphies normées – Cairn – Cairn – 09.11.2010 – mise à jour 20.12.2019 – [consulté le 28.12.2019]  – https://www.cairn.info/ 
  5. Hérold Marion –  Petites manies lexicales dans l’air du temps – Le Monde – Le Monde – 09.08.2019 – mise à jour 20.12.2019 – [consulté le 28.12.2019]  – https://www.lemonde.fr/ 
  6. Lamizet Bernard – Y a-t-il un “parler jeune” ? – Cairn – Cairn – 08.12.2013 – mise à jour 20.12.2019 – [consulté le 28.12.2019]  – https://www.cairn.info/
  7. Longeart Maryvonne – Le langage contribue-t-il à unir ou à diviser les hommes ? – PhiloSophie – Académie de Grenoble – mise à jour :  10.12.19 – [consulté le 28.12.2019] – http://www.ac-grenoble.fr/
  8. Metton-Gayon Céline. Les adolescents, leur téléphone et Internet. Tu viens sur MSN ? Paris : L’Harmattan, 2009. pp. 5- 202. (Débats Jeunesses, 24)
  9. Nadeau Jean-Benoît – A tous les déclinistes de la langue française – L’actualité – L’actualité – 6.12.2019 – mise à jour 28.12.2019  – [consulté le 28.12.2019] – https://lactualite.com/
  10. Vidéo : 1983 : Comment parlent les lycéens – Youtube – INA – publié le 27/10/1983 – mise à jour 28.12.2019 – [consulté le 28.12.2019] – https://www.youtube.com/

Arrivée de l’Intelligence Artificielle et emplois, nouvelle source de débat

La première révolution industrielle a utilisé le charbon et la vapeur pour mécaniser la production, la seconde s’est servie de l’énergie électrique pour créer la production de masse et la troisième a mis à profit l’électronique et la technologie de l’information pour en automatiser les processus. Mais la quatrième révolution et est en cours avec l’arrivée de l’Intelligence Artificielle (IA), cet outil qui consiste à mettre en oeuvre un certain nombre de technologie visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle, suscite un véritable débat entre risques et opportunités qu’elle engendre sur le marché de travail.

 

Plusieurs scénarios sont aujourd’hui discutés, si pour beaucoup de spécialistes l’arrivée de l’Intelligence Artificielle va impacter le marché du travail en détruisant des emplois, pour d’autre, elle va justement en créer et va être notre future assistante de travail.
Des répercussions auront lieu, mais influera-t-elle positivement ou négativement sur la marché du travail, le débat est ouvert.
Alors, en quoi l’arrivée de l’Intelligence Artificielle influe-t-elle sur le marché du travail dans le monde, depuis quelques années ?

Des métiers menacés, l’homme remplacé ?

Des professions amenées à disparaître ?
D’une part, selon des chercheurs, les titulaires d’un baccalauréat, d’un diplôme d’étude supérieur ou professionnelles seront exposés plus de 5 fois plus à l’IA que les travailleurs ayant « juste » un diplôme d’études secondaires. En effet, puisque l’Intelligence Artificielle est douée pour accomplir des tâches qui exigent la planification, de l’apprentissage, du raisonnement, de la résolution de problème, les emplois « col blanc » seraient menacés.
Or cette étude est en opposition face à une autre, mis en avant pas le CIDJ (Centre de Documentation et d’Information Jeunesse) qui souligne par le biais du célèbre mathématicien et gérant de stratégie de l’IA au gouvernement Cédric Villani, que les professions les plus en danger sont au contraire celles qui comportent des tâches répétitives, facilement automatisables : monde ouvrier en usine, transport (voiture Tesla conduite par une IA), manutention…, lorsqu’une autre étude annonce que le transport, la santé, la banque seront les trois secteurs sur la sellette face à l’arrivée de l’IA.

Alors on constate que la question n’est plus de savoir quel métiers pourront disparaître, les réponses sont partagées, varient selon les personnes et les études, toujours est-il que cette dernière va modifier de manière considérable le marché du travail, et pour cause, c’est la tendance qui est soutenue par les expert aujourd’hui…

Qu’en est-il de cette tendance ?
Premièrement, pour beaucoup de spécialiste, l’Intelligence Artificielle nous est supérieur, des études le prouve :  L’Université de Stanford a démontré avec l’IA de Google, que cette dernière était capable d’analyser notre peau et de diagnostiquer un cancer de la peau mieux que les 12 meilleurs dermatologues de Californie. Le constat est sans appel, et Laurent Alexandre, grand spécialiste du sujet en France et dans le Monde, pense que nous allons voir cela dans tous les métiers, dans tous les secteurs d’activité, l’IA nous sera supérieur. Il faudra changer de métier, aller dans des secteurs ou elle n’est pas (encore) présente ou supérieur à l’humain.
Si l’Intelligence Artificielle va chambouler le marché du travail et inéluctablement, faire disparaître des métiers, il ne faut en revanche pas penser qu’elle va tous les effacer.
Un rapport de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique), 50% des métiers seront touchés par l’IA mais les suppressions pures se limiteraient à 10%, de nombreux métiers vont subir une transformation et non une suppression.

Bien que l’essor d’une machine capable d’imiter le comportement intelligent menace d’influencer négativement le marché du travail, certaines de ses facettes sont plus que louable… 

Vers une création d’emploi plus qu’une abolition de l’emploi ?
Tout d’abord, il est indéniable qu’avec l’arrivée de l’IA, certaines entreprises, grandes organisations, start-ups vont se tourner vers l’embauche de nouveaux profils, des étudiants hautement diplômés, puisque beaucoup de secteurs auront besoin de spécialistes pour faire fonctionner l’IA (programmations, mathématiciens pour des algorithmes…)
De plus, comme expose Laurent Alexandre, dans une interview sur le sujet : « Ce ne sont pas les métiers qui vont disparaître, mais la forme sous laquelle on la pratique, la totalité des métiers sous la forme sous laquelle on la pratique aujourd’hui vont disparaître […] nous allons inventer un tas de nouveaux métiers, les métiers vont changer, évoluer. » Ce dernier poursuit avec l’exemple de la voiture autonome en disant que cette invention va créer de milliers d’emplois, pour lui la fin du travail n’est qu’une dystopie, un autre exemple très concret est raconté : « nous allons remplacer des chauffeurs routiers par des gens qui vont concevoir ce que nous ferons dans la voiture une fois que nous ne tiendrons plus le volant« .
Certaines statistiques viennent confirmer ce que relate de Laurent Alexandre : selon une étude du fabricant informatique Dell et du think tank « Institut du Futur », 85% des métiers de 2050 n’existe pas encore. A chaque Révolution Industrielle, ou innovations, de nouveaux métiers font surface, lorsqu’un téléphone est lancé, des emplois comme développeur d’application sur des technologies naissent, il est juste compliqué de prédire quel seront les professions de demain.

L’Intelligence Artificielle, une assistante de travail ?

 

Difficile de penser à une Intelligence Artificielle qui aurait mauvaise influence sur le marché du travail si on en croit certains rapports.
Selon Cyril Le Mat, responsable IA dans une entreprise de ressources humaines, l’IA sera bénéfique aux salariés, une aide, elle n’est pas tant la succession de machines spécialisées substituant l’activité humaine mais est surtout une opportunité technologique qui permet de dégager du temps aux salariés et de les aider à prendre des décisions. Par exemple,  on peut penser à l’imagerie médicale, où un algorithme va analyser pour un cancer précis des centaines d’images afin de proposer au médecin un diagnostic.
Une autre étude dévoilée par France Stratégie (institution rattachée au Premier Ministre), explique que 44% des salariés se disent prêts à travailler avec une Intelligence Artificielle.
Dans ce cas, il n’en demeure pas moins qu’elle n’agira pas sur le marché du travail…
Non seulement l’IA peut être vu comme une collaboratrice au travail, mais encore, celle-ci peut, paradoxalement à ce qu’il a déjà été dit auparavant, aider au recrutement pour l’emploi :  on peut penser au réseau sociaux (qui sont de l’IA) comme LinkedIn qui permet le recrutement en ligne. Ce dernier se digitalise de plus en plus, ce qui est tout bonus pour le marché du travail.

Que retenir de cette arrivée de l’Intelligence Artificielle sur le marché du travail ?
Si avec l’élan de l’IA, des suppressions d’emplois auront lieu, ce nouvel outil va plus transformer le travail qu’il ne va le supprimer. Pour Cyril Le Mat, « Les humains sont loin d’avoir perdu leur place en entreprise« . Ils se tourneront vers d’autres missions plus épanouissantes ou enrichissantes.
Laurent Alexandre souligne aussi le fait que l’IA va remplacer des métiers mais il faudra être complémentaire de celle-ci, c’est pourquoi elle ne va pas tout « détruire ». Par exemple, puisque l’IA est supérieur à l’humain, faisons en sorte que l’humain plus l’IA soit supérieur à l’IA seule, c’est ce qu’il défend, et puisqu’elle lira mieux un scanner qu’un radiologue par exemple, les radiologues pourront se concentrer sur des pathologies complexes, on est donc sur une sur-spécialisation, une transformation du travail.
De plus, si il est trop dure de prédire aujourd’hui quels métiers disparaîtront demain, nous savons qu’une suppression aura lieu, reste à savoir lesquels et quand ?
A l’aube d’une Révolution Industrielle, difficile de deviner si l’influence de l’IA est plutôt positive ou négative quant au marché du travail, cependant ce qui est certain, c’est qu’elle prépare le développement de nouveaux métiers, et se prépare surtout à être notre acolyte du futur au travail.

Enfin, ouvrons notre sujet à une cause que beaucoup de spécialistes et chercheurs défendent, ils estiment qu’il faut radicalement changer l’éducation proposée à nos enfants qui seront sur le marché du travail en 2050, 2060, 2070 ou encore 2080, envoyons-les vers un système éducatif ou ces futurs employés seront additionnels de l’Intelligence Artificielle et non pas laminés par l’Intelligence Artificielle. Pour eux aujourd’hui, ce n’est pas le cas…

BOISSIER ESTEBAN
BIGUENET THOMAS

Bibliographie :

 

  • Benhamou, Salima. Quels impact de l’Intelligence Artificielle sur l’avenir du travail ? In Fondateur François Hollande. France Stratégie [en ligne]. France Stratégie, 18 septembre 2018 [consulté le 6 décembre 2019].            Disponible sur : https://www.strategie.gouv.fr/point-de-vue/impacts-de-lintelligence-artificielle-lavenir-travail
    Idée principale : L’intelligence Artificielle engendre fantasmes et craintes, notamment parce qu’elle permet d’automatiser certaines tâches jouant ainsi un rôle majeur dans les mutations du travail. On parle d’une technologie qui va se substituer au travail humain et faire disparaître le travail ou, à tout le moins, le raréfier.
  • C à dire. Interview du docteur Laurent Alexandre : l’IA va-t-elle révolutionner le travail ? [vidéo en ligne]. In YouTube.com [en ligne]. C à Dire, 23 mars 2017 [consulté le 31 décembre 2019]. 1 vidéo 9’36”.
    Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=lbxb4jkdcjI&t=73s&ab_channel=C%C3%A0dire
    Idée principale : Pour Laurent Alexandre, la totalité des métiers vont disparaître, l’IA fait mieux que l’humain et va bouleverser l’emploi.

 

 

 

 

  • Fagotat, Isabelle. Intelligence Artificielle : quels impacts sur l’emploi ? In Quintrie, Alain. CIDJ.com [en ligne]. CIDJ, 20 août 2018, mis à jour le 27 mars 2019 [consulté le 23 décembre 2019].
    Disponible sur : https://www.cidj.com/emploi-jobs-stages/intelligence-artificielle-quel-impact-sur-l-emploi
    Idée principale : Si l’IA facilite certaines tâches, les machines intelligentes impactent en profondeur le marché du travail, les compétences et les métiers. Des métiers sont menacés et il faudra en réinventer.