Innovation pour diminuer la pollution agricole

Comme nous le savons la pollution est de plus en plus un problème pour l’environnement depuis des années. Nous sommes à un stade où il est crucial de diminuer cette pollution pour ne pas détruire la planète. Cependant de nombreuses technologies sont en train d’évoluer pour faciliter la vie des agriculteurs mais aussi pour diminuer la pollution due aux pesticides.

Alors en quoi ces innovations peuvent-elles diminuer la pollution en France aujourd’hui ? Continuer la lecture

Prix Nobel de Chimie 2020, une découverte qui crispe

 

La recherche médicale au XXIème siècle ne cesse de donner lieu à des progrès remarquables qui nous font espérer une amélioration de la santé globale de la population. Dernière grande avancée en date : les ciseaux génétiques dont le modèle CRISPR-Cas9. Ces ciseaux qui ont valu à Jennifer Doudna et la française Emmanuelle Charpentier le Prix Nobel de Chimie 2020 sont une véritable révolution dans le monde de la génétique. Il s’agit d’un système simple, rapide et efficace qui permet de couper l’ADN à un endroit précis du génome de n’importe quelle cellule. Il est constitué d’un « ARN guide » qui cible une séquence d’ADN particulière. Cet « ARN guide » est associé à une enzyme qui coupe également l’ADN : l’enzyme Cas9. Une fois la séquence d’ADN coupée, les systèmes de réparation de la cellule vont recoller les extrémités des deux morceaux d’ADN crées par la coupure. Le gène ciblé peut alors devenir aléatoirement inactif, réparé ou même corrigé. Cette technologie permettrait ainsi de guérir de nombreuses pathologiques induites par un gène mais son utilisation pose également de nombreuses questions, notamment éthiques. A travers cet exemple, nous verrons en quoi la recherche médicale, par exemple dans le cadre de la sélection génomique, peut-elle poser des problèmes d’éthique en Occident au XXIème siècle. Continuer la lecture

Les Français face à l’automatisation : doivent-ils craindre pour leur emplois ?

     

          Depuis la première révolution industrielle, l’automatisation* ne cesse de prendre une place de plus en plus importante dans le quotidien et le travail des français. Le but premier de l’automatisation est d’épauler les ouvriers et leur offrir de meilleures conditions de travail et de vie. Cependant beaucoup voient en l’automatisation un danger pouvant être néfaste pour l’emploi et le bien être des hommes. Pour comprendre le point de vue de chaque français nous allons nous demander : dans quelle mesure l’automatisation a changé les conditions de travail des français du début du 20ème siècle à nos jours. Pour répondre à cette problématique, il conviendra dans un premier temps d’illustrer les effets positifs de l’automatisation pour les français puis, dans un second temps nous étudierons les effets négatifs de l’automatisation. Continuer la lecture

Le transhumanisme est-il vraiment notre avenir ?

Le transhumanisme est aujourd’hui une idée international et universel. C’est cette idée de transhumanisme qui a permis l’évolution de l’Homme jusqu’à aujourd’hui. La création de nouvelles technologies destinée à augmenter les performances de l’être humain, mais aussi à améliorer sa longévité voir créer son immortalité. Cependant le transhumanisme soulève de nombreux débats à propos de ces bienfaits ou non. En effet de nombreuses personnalités du monde de la médecine jusqu’au domaine de la philosophie se pose des questions sur l’éthique de cette idée qui prend de plus en plus d’ampleur et sur les limites que celle-ci pourrait avoir.

Nous verrons donc dans un premier temps le point de vue scientifique et celui de la médecine, puis dans un deuxième temps nous verrons un point de vue plus philosophique avec des façons de penser différentes sur ce sujet.

  1. Une vision scientifique du transhumanisme

Aujourd’hui, de nombreuses innovations technologiques aident l’être humain dans sa vie de tous les jours notamment au niveau de la médecine. C’est le cas par exemple des prothèses corporelles qui permettent de retrouver une mobilité normale et donc une vie plus simple. Marie-Amélie Le Fur, championne paralympique, bénéficie aujourd’hui d’une prothèse au niveau de la jambe et elle nous donne son point de vue sur le transhumanisme et surtout son point de vue sur les limites que celui-ci devrait avoir. Il est vrai que cette innovation technologique qu’est la prothèse aide beaucoup à la mobilité et dans un cadre plus sportif elle peut aussi optimiser voire faire évoluer les performances de l’être humain. Marie-Amélie Le Fur est contre cette idée de trop instrumentaliser le corps humain et c’est dans un article du Monde qu’elle développe son point de vue. Selon elle, il faut s’arrêter lorsqu’on sent que l’on a retrouvé 100% de ses capacités de base. Le contraire conduirait vers l’humain augmenté et irait donc à l’encontre de la nature humaine.

De nombreuses innovations technologiques aident aussi le corps humain mais ne sont pas forcement visible. C’est le cas des lentilles de contactes développées par la société Mojo Vision et qui permettent de superposer à la vue des informations en temps réel et surligne les contours grâce à un écran de 0.48 mm placé dans cette lentille. Celle-ci s’apparentent aux Google Glass et ont pour but d’aider. Et notamment d’aider les mal-voyants en augmentant les contours des obstacles se présentant à eux. Cette technologie permet donc d’aider les personnes en situation de handicap à pouvoir retrouver une meilleure vue et donc une vie plus simple.

Des recherches scientifiques mené par Grégoire COURTINE ont permis de trouver qu’en renforçant la connexion entre le cerveau et la moelle osseuse il est possible pour des personnes paralyser de marché de nouveau.

D’autres scientifiques se sont penchés sur la création de cellules et de bactéries artificielles capables de jouer le même rôle que des cellules et des bactéries du corps humains. Ces cellules et bactéries artificielles ont notamment une utilité très importante dans la médecine.

Mais ces avancées scientifiques peuvent aussi jouer un rôle important dans la création de l’humain augmenté. Avec notamment des modifications corporelles qui peuvent augmenter les capacités du corps humain mais ces nouvelles cellules créées  artificiellement peuvent elles aussi mener à cette finalité avec peut-être, dans le futur, du clonage.

Contrairement à Marie-Amélie Le Fur, Neil Harbisson lui est pour l’idée de l’être humain augmenté. Doté d’une antenne dans la tête, celle-ci lui permet de contrer son albinisme absolue grâce à différentes fréquences associées à des couleurs qu’il entend directement grâce à cette antenne. Mais au-delà de lui avoir permis de pouvoir distinguer toutes les couleurs comme n’importe quel humain, cette antenne lui permet également aujourd’hui de pouvoir aussi distinguer les infra rouges et les ultraviolets, ce qui est impossible pour un être humain. Il développe dans une conférence sur le site du TED (lieux de la vidéo : https://www.ted.com/talks/neil_harbisson_i_listen_to_color?language=fr#t-547505 )l’idée selon laquelle l’humain augmenté n’est pas une mauvaise chose et qu’au contraire, améliorer les capacités de l’être humain peut avoir des impacts positifs et utiles sur la vie de tous les jours. Dans cette conférence il dit sur le ton de l’humour qu’il peut voir lorsqu’en été il y a trop d’ultraviolet mauvais pour la peau et il sait donc que ce n’est pas le bon jour pour bronzer, cette capacité est donc réellement utile.

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Transhumanisme: interfaces cerveau-ordinateur directe et téléchargement mental GAGBOTSingularity Flickr
  1. Une vision plus réfléchie du transhumanisme

En dehors du monde scientifique d’autres personnes ont réfléchi au sujet du transhumanisme et ont donné leur avis sur cette idée qui est de plus en plus présente dans nos vies.

Certains scientifiques développent l’idée selon laquelle l’Homme ne fera un jour, plus qu’un avec l’ordinateur, et que grâce aux intelligences artificielles nous accéderons un jour à l’immortalité. C’est l’idée que développe Corine Lesnes dans l’article qu’elle écrit pour Le Monde. Le transhumanisme existe depuis longtemps mais son ampleur est beaucoup plus visible depuis l’apparition des réseaux sociaux. Avant cela le transhumanisme se limitais à la science-fiction et à la simple imagination des Hommes. Mais depuis son émergence l’idée selon laquelle la machine prendra un jour le dessus sur l’Homme ne cesse de grandir dans nos esprits. A force de nous associer à elle, la technologie fera un jour entièrement partie de nous.

Dans son article, Marion Rousset développe la même idée que Corine Lesnes et se pose notamment la question de l’éthique par rapport à toutes ces avancées technologiques et nous met garde sur une possible future société peuplée d’individus génétiquement et cérébralement augmentée.

Dans un article du Monde aussi, Céline Henne relate les paroles de neuroscientifiques. Selon eux le transhumanisme n’est pas la bonne manière de faire évoluer l’être humain. Le transhumanisme utilisé dans le but de créer des humains augmentés irait à l’encontre de la nature humaine et ne serait donc pas éthique.

Bien au contraire certaines personnes vont à l’encontre de cette idée, le transhumanisme est  le devenir de l’Homme. C’est le cas de Kevin Warwick, dont les paroles sont relatées par Nicolas Bérard, qui développe cette idée dans son article qu’il écrit pour l’Age de Faire. Selon lui il est indispensable qu’un jour l’être humain fusionne avec la technologie sinon il se retrouvera en marge de la société et les Hommes deviendront alors les « Chimpanzés du futur ». Le transhumanisme est donc le futur de l’Homme et il est aussi inévitable.

 

En conclusion, le transhumanisme est aujourd’hui une idée qui fait totalement partie de l’évolution de l’Homme et il est impossible d’imaginer un futur proche ou plus éloigné sans que le transhumanisme n’y joue pas un rôle. Il faut cependant, se poser les bonnes questions sur le devenir de l’Homme qui va être et est déjà forcé de vivre avec ce transhumanisme. Et il faut notamment se poser la question de l’éthique. Faut-il se servir du transhumanisme afin de permettre d’aider les personnes dans une situation de handicap à retrouver les capacités de base de l’être humain ou faut -il aller plus loin et se servir de ça pour créer l’Homme augmenté et la possible immortalité ? L’éthique et nos connaissance en matière d’innovation technologique sont donc les seules limites au progrès fait par le transhumanisme.

Bibliographie:

GRINAN Maélyse & MAZENQ Lise-Marie