En quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ?

La médiatisation est une source de conflit mais aussi de bienfait. En effet, depuis quelques années déjà, on peut remarquer qu’avec les attentats ou qu’avec les différentes violences dans le monde, il y a des associations humanitaires qui montrent une certaine puissance et l’investissement des français se fait beaucoup ressentir.

En quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ?

Tout d’abord on parlera de la relation entre les médias et l’humanitaire, on expliquera la relation des médias et des français puis on terminera par le rôle des médias.


Médias et Humanitaire 

 

Les médias et l’humanitaire sont liés. Ils s’aiment autant qu’ils se détestent. Ils ont besoin l’un de l’autre mais parfois se rejettent la faute.  Mais de quelles façons sont-ils liés ? Comment s’utilisent-ils ? Et dans quelle mesure se détestent-ils ?

L’humanitaire utilise les médias dans le but de faire connaître leurs intérêts, leurs causes et une possible demande de dons. Les médias, quant à eux, utilisent l’humanitaire afin d’avoir un maximum d’informations fiables. En effet, les Restos du Cœur utilisent les médias pour faire appel aux dons, dans des pubs ou encore par le concert des enfoirés. Les médias aident donc beaucoup les associations à se développer et à se faire connaître. Les célébrités se mêlent parfois au couple médias/Humanitaire. Ils sont une sorte d’intermédiaire entre les deux et la population. En effet, nous pouvons prendre l’exemple de Coluche qui est l’icône des Restos du cœur. Les célébrités participant aux enfoirés peuvent également pousser les français à s’investir dans cette association (fans…).

Résultat de recherche d'images pour "Concert enfoirés"

Concert des Enfoirés pour les Restos du Cœur de Laurent Zabulon, photoreporter de TF1.

Mais parfois ils deviennent ennemis.

En effet, parfois les médias modifient les messages donnés par les associations humanitaires ou ne font pas correspondre le bon message avec la bonne image. Les médias jouent également sur l’audience. De par ce fait, ils privilégient l’aspect purement visuel quitte à cacher la réflexion sur une crise et donc déformer les informations données. C’est de cette façon qu’apparaissent les fakes news. Les fake news (infox ou fausses nouvelles) sont des informations délibérément fausses, délivrées dans le but de tromper un auditoire. Elles peuvent émaner d’un ou plusieurs individus (par le biais de médias non institutionnels, tels les blogs ou les réseaux sociaux), d’un ou de plusieurs médias, d’un homme d’État ou d’un gouvernement. Nous avons trouvés deux exemples de fake news tel que les routes fermées en Inde à cause des inondations ou encore qu’il pleut des requins aux caraïbes. Ce sont des nouvelles qui auraient pu faire intervenir des associations humanitaires dans le but d’aider les personnes. L’audience est également important pour les médias. Si un trop gros manque d’audience se fait ressentir les chaînes de télévision supprime des programmes. C’est le cas de M6 qui avait lancé des programmes sur des sujets comme La grippe aviaire ou l’Irak. Par manque d’audience le programme à été supprimé. On peut donc en conclure que les médias sont près à « lâcher » l’humanitaire s’il ne remporte pas assez d’argent.

Les français sont-ils nombreux à regarder l’information
données par les médias ?

Médias et Français

 

En 2017, 38% des Français déclarent accéder à l’information via un support en ligne. La télévision, presse régionale et quotidien nationaux sont les supports d’information les plus utilisé en France et sont les plus de crédible d’après l’enquête de 366 et Kantar TNS. Chez les 18-34 ans, la télévision est en tête avec 33%. Les réseaux sociaux sont utilisés par 19% des jeunes pour accéder à l’information.

Les français sont donc sujet à l’information développée par les médias. Nous pouvons donc en déduire que les français connaissent une partie des associations humanitaires, en particulier celle diffusées par les médias. D’après lefigaro.fr, on peut constater, que les français donnent le plus aux associations et fondations qui œuvrent pour la protection de l’enfance, la recherche médicale et la lutte contre l’exclusion. Prenons l’exemple de la Franche-Comté, de la Lorraine et de l’Alsace. 56% des habitants de ces régions participent à l’aide aux personnes handicapés ainsi qu’à l’aide et la protection de l’enfance en faisant des dons. Globalement, 58% des Français déclarent faire des dons aux  associations et fondations. Parmi eux, 46% donnent régulièrement. C’est pendant la période des fêtes de fin d’année qu’ils sont les plus généreux: 41% des dons sont réalisés sur le dernier trimestre de l’année, dont la moitié sur le seul mois de décembre. Lors du concert des enfoirés de 2018, les français étaient 9,7 millions de téléspectateurs. On peut donc dire que les médias aident les Restos du cœur dans ce cas. Car sans eux, le concert n’auraient pas autant d’importance pour l’association.

Nous pensons donc que les médias aident les français à 
donner aux associations et l’humanitaire, mais est-ce vrai ?

Le but des médias est-il d’aider les associations ou 
seulement de se faire de l’argent ?

Rôle des médias

 

La violence des médias est la première chose qui nous vient à l’esprit quand on parle de « Médias ». Encore aujourd’hui des photographies circulent et montrent l’horreur des guerres dans les pays tels que la Libye, l’Afghanistan ou encore l’Irak. Pour les photoreporters, la photographie est une preuve de ce que le monde regorge. En l’espace de quelques instants, les photographies peuvent être mal interprétées, ce qui cause des problèmes pour la société. Mais, selon le témoignage de Moises Saman, photoreporter dans l’agence Magnum, dans le Courrier International, « Je ne me demande jamais si mes photos vont déranger votre petit confort ». On peut donc remarquer qu’il n’y a pas de responsabilité venant de Moises Saman envers la population qui tombe sur les photos (et plus particulièrement les Français.)

Il y a donc un côté sombre mais on peut aussi en déduire un côté clair.

 

Abdulah à Erbil, en Irak, en février 2017. Photo Giles Duley, initialement publié dans Port Magazine. (http://en.emergency.it)

Les bienfaits des médias concernant la photographie sont très réputés. Tout d’abord, les clichés qui ont été pris et qui montrent des violences peuvent aussi correspondre à un message qui a voulu être passé. Comme selon Giles Duley qui publie une photographie d’un enfant : Abdulah, de la guerre en Irak. Le photographe a demandé à la mère de l’enfant : « Ça vous ennuie si je prends une photo de votre fils ? » Celle -ci lui répond « Quand un enfant est blessé comme ça, il faudrait que le monde entier le voie ». Une mère qui demande à prendre en photo l’horreur qu’il y a sur son propre fils exprime de la compassion de la part des habitants étrangers mais surtout une vengeance envers les personnes qui ont fait du mal aux Irakiens qui ne méritaient pas de telles horreurs.

On peut aussi parler des Restos du Cœur qui sont beaucoup médiatisés mais qui explosent les scores de dons. En effet, des célébrités connues sont des bénévoles pour organiser un spectacle diffusé à la télévision et même rediffusé. Cela a même eu un impact sur la politique : La loi Coluche.

Cela montre bien évidemment les bienfaits des médias pour pouvoir faire réagir les populations extérieures aux évènements et même participer en achetant des cds par exemple. Mais on peut voir que tous ces évènements cachent bien évidemment la fake économie.

Des jeunes sont capables de créer des publicités à travers les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou Instagram. Sur ces plateformes, que nous parcourons plusieurs fois par jour, des personnes derrières celles-ci ont pour but de faire passer des annonces sur ce que nous aimons le plus. Mais parmi cela, les guerres peuvent être synonyme de publicité. Alors que des adolescents (plus particulièrement) voit des annonces pour voyager dans des endroits idylliques, on peut y voir, derrière ceci, la guerre. Mais comme le dit Badi Badkoube, chef pub chez Instagram, « chez Instagram, je développe des stratégies pour que cette application gagne de l’argent grâce à la pub ». Le mot stratégie peut indiquer que les chefs pour la pub cachent les mauvaises choses pour y montrer que les plus belles. Peut-on dire qu’ils nous retournent le cerveau pour de l’argent ? On ne peut pas en être sûr. Et tout cela peut, malgré tout, pousser les français à s’investir dans une cause en partant à l’étranger via les annonces publicitaires.

Alors, avec tout ce que cet article nous apprend sur « en quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ? », on peut donc dire que c’est très important de se poser cette question qui reste un mystère.

BIBLIOGRAPHIE :

Ouvrage imprimé: Antonini C. Chef Pub chez INSTAGRAM. L’éco, 2015. 8 p.

Ouvrage imprimé: Duley Giles. Donner à voir l’indicible, en 2018. Courrier International, 2018. 46 p.

Ouvrage en ligne: Gazzane Hayat. Le figaro.fr. 2016. Mise en ligne 03/10/2016.(Consulté le 28 décembre 2018) Disponible sur www.lefigaro.fr

Site web: Huet Elisa. Politiquart. Quand les popularités s’impliquent dans les causes des plus défavorisés, en 2012 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur https://politiquart.wordpress.com

Site web: Kantar TNS. offremédia. 366 explore le rapport des français aux médias avec Kantar TNS, en 2018 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur www.offremédia.fr

Site web: Metz Marie. Communicationsansfrontières. Médias et humanitaire: Je t’aime moi non plus! , en 2006 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur www.communicationsansfrontières.org

Ouvrage imprimé: Propos recueillis de Courrier International. Une photographie est une preuve en 2018. Courrier International, 2018. 46 p.

Ouvrage imprimé: Perrigot, Nathalie. Retour sur les 30 ans des Restos du coeur, en 2015. L’éco, 2015. 8 p.

Ouvrage imprimé: Reinbold Fabian. La vérité sur les fakes News, en 2017. Courrier International, 2017. 74 p.

 

 

AUBERT Eloïse
COGNET Lucie

 

This entry was posted in La solidarité and tagged , , , , , , , , , . Bookmark the permalink.

2 Responses to En quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ?

  1. btsenil says:

    Votre article est très bien structuré et agréable à lire, les différentes parties de votre argumentation sont bien distinctes. Le sujet abordé est d’actualité et très intéressant surtout dans un monde où les informations se diffusent rapidement sans que l’on sache si elles sont véritablement fondées.
    Claire DAVAL

  2. btsenil says:

    Tout d abord je trouve votre sujet très intéressant et très complet .
    Je trouve que avez très bien développé toutes vos parties .Nous apprenons bien le rôle des médias et de l humanitaire.
    Vous avez pensé aux hyperliens ce qui est très judicieux .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *