Fraudes en ligne : Nouvelle forme de délit?

Depuis le début du XXIè siècle, internet est en plein essor. Cette grande toile qui relie le monde entier est vue comme une bénédiction pour la population qui en a accès, car elle permet de communiquer avec des personnes à distance et rapidement, permet de chercher des informations, et surtout, permet de faire des transactions en ligne (e-commerce, gérer son compte en banque…)
Mais avec ces avantages, internet a aussi apporté des inconvénients, soit des nouvelles formes de criminalité. Cette cybercriminalité peut toucher n’importe quel internaute, de tout âge et de tout milieu, pourvu qu’il surfe sur la toile. Elle peut être de différentes formes: atteintes aux personnes, aux biens, attaques financières… En effet, les attaques financières (fraudes en ligne) peuvent causer d’énormes dégâts pour les victimes, qui peuvent-être des particuliers ou encore des entreprises.
Fraudes en ligne : une nouvelle forme de délit ?
Dans cet article, trois points principaux seront présentés : d’abord nous expliquerons quelles sont les différentes fraudes en lignes, ensuite quel est l’impact sur les victimes et enfin les moyens de lutte que cela a engendré.

 

 

           Les différentes formes de fraudes en ligne

 

Les fraudes en ligne se traduisent par l’attaque d’un tiers sur un internaute, entraînant une perte financière (arnaque, vol), et se faisant via internet. Il existe plusieurs techniques de fraudes.

Dans un premier temps, il y a ce que l’on appelle phishing, ou hameçonnage. Cette « technique » est l’une des plus connue à ce jour car elle est très répandue et peut être utilisée par n’importe qui aujourd’hui. Elle consiste à se faire passer pour une entreprise ou pour un organisme financier connu et à subtiliser les informations de la victime par le biais de diverses méthodes (faux mails, fausses pages web, …). Pendant que la personne pense avoir à faire à un site de confiance, les phishers prennent ses informations personnelles (numéro de carte bancaire, adresse, nom, …).

Ensuite il y a ce que l’on appelle une arnaque par mail, qui consiste comme son nom l’indique à escroquer les gens par le biais de mails de toutes sortes (soi-disant héritage, vainqueur d’un jeu auquel on n’a pas participé,…). La victime pense que c’est son jour de chance ou une pure coïncidence et donc consulte le mail et lui répond afin d’obtenir son argent ou son billet gratuit, et c’est là que l’arnaqueur, grâce à des formulaires que l’utilisateur a rempli, retire de l’argent directement du compte de sa victime sans qu’elle le sache.

Toujours dans le même domaine, nous avons ce qui s’appellent des arnaques e-commerce. Cette méthode de fraude à le même but que les arnaques par mails, sauf qu’au lieu d’envoyer des mails aux personnes, les arnaqueurs créent un faux site e-commerce (d’achat sur le net) proposant des objets de luxes la plupart du temps à des prix plus que généreux afin d’attirer la « clientèle » à escroquer.

Et enfin, il y a ce que l’on appelle le Cheval de Troie, qui consiste à s’infiltrer dans l’ordinateur de quelqu’un pour s’en emparer comme dans la mythologie. Le Cheval de Troie à un mode opératoire simple, il est souvent dissimulé dans des pages web, attendant une proie qui viendra sur le soi-disant site, cela permettra au virus de s’infiltrer et de prendre le contrôle de la machine afin de récolter des informations personnelles. Ce virus est devenu rapidement dévastateur car aujourd’hui presque n’importe qui peut l’utiliser de part sa facilité d’utilisation, mais surtout depuis que le cDc (cult of the dead cow) a crée le Back Orifice, qui est à ce jour le Cheval de Troie le plus connu. De plus, il existe maintenant la version 2000 de ce virus qui est disponible sur internet. Le Cheval de Troie est une menace qui ne cesse de grandir dans le monde.

 

            Impact sur les victimes

 

Le nombre de victimes de fraudes est en hausse chaque année. En 2011, le nombre annoncé de victimes était de l’ordre d’au moins 10 millions de français. Soit 1 million de plus qu’en 2010! Et ce n’est pas tout, ce nombre de victime entraîne une facture phénoménale, qui est d’environ 2,5 milliards d’euro. Ces chiffres ont été annoncés par Symantec, qui est une société spécialisée dans la sécurité sur internet.
Si ce nombre est croissant, c’est qu’il existe une faille dans la sécurité informatique des internautes. Déjà il y a un manque de sensibilisation. D’après des sondages de Symantec, beaucoup de personnes ignorent le petit cadenas affiché dans la barre d’adresse lorsqu’elles saisissent des données personnelles sur des sites. Pourtant, si celui-ci n’est pas affiché, transmettre ses données représente un risque important. Il faut aussi se méfier sur les sites de e-commerce et rester vigilant sur les réseaux sociaux. Sans oublier surtout, de supprimer les mails suspects, pour ne pas être victime d’hameçonnage, et aussi d’installer un antivirus. Posséder ces quelques connaissances sur les moyens de se protéger des fraudes, peut aider à éviter une attaque et d’en subir les conséquences.

  Conséquences

Les fraudes touchent les particuliers, et aussi les entreprises. Aussi surprenant que cela puisse paraître, une cyberattaque peut remettre en cause une situation économique locale, et même nationale.
Aussi, les victimes peuvent-être détruites par ces fraudes, la cybercriminalité ressemble à tout autre délit. Elle blesse les personnes en les volant, les manipulant et en divulguant des données personnelles qui sont vendues à des fins marketings. Parfois, des victimes peuvent perdre tous leurs biens dû aux vols de code de carte de crédit par exemple, ou avec les arnaques que l’on reçoit par mail.
Les entreprises peuvent voir leur système informatique piraté, ces vols de données peuvent aussi mener à de la production ou vente de contre-façon. Ces piratages entraînent une infraction à la liberté intellectuelle des entreprises, et des particuliers (auteurs de textes, postulateurs de photos sur les réseaux sociaux,…)

 

          Moyens de lutte

 

Comme toutes sortes de délits, la cybercriminalité entraîne des lois pour la limiter et au terme, l’endiguer.
Ce phénomène étant mondial, on peut observer des associations entre pays pour mettre des règles en commun et lutter plus efficacement. En novembre 2011, des représentants d’une soixantaine de nations se sont réuni à Londres, dans la perspective d’établir une stratégie commune pour contrer les cybercrimes. L’intérêt à été de créer une politique de défense contre le piratage et l’espionnage informatique qui font des ravages dans le monde économique. Il a aussi été décrété lors de cette réunion, que pour lutter efficacement contre ces cybercrimes, les entreprises doivent commencer par renforcer leur sécurité informatique.

 

Moyens de prévention

Pour tenter de lutter contre la cybercriminalité, il faut d’abord sensibiliser les particuliers et les entreprises. La CNIL a été créée dans le but de renseigner sur la protection des données informatiques et d’éviter les vols. De plus, si on constate un fait anormal sur un site web (suspicion de vol d’information, usurpation d’identité), on peut le signaler à cette commission sur leur site web.
Aussi, des programmes sont mis en place pour limiter les contenus illicites, comme le programme pluriannuel Safer Internet Plus (2005-2008) proposé par la Commission Européenne. Pour lutter contre le piratage et la contre-façon, l’OMPI (Organisation Mondiale de la propriété intellectuelle) a mis en place, en 2004, des conférences en partenariat avec Interpol et l’Organisation mondiale des douanes (OMD). Lors de ces rencontres sont réunis dse hauts responsables du secteur public et des dirigeants d’entreprise afin de développer des stratégies concrètes contre cette forme de criminalité qui menace le développement économique et la sécurité des consommateurs. Comme systèmes mis en place, il y a le libre accès, le contrôle d’accès et la licence légale.

 

Législations

En France il existe depuis 2006 la loi DAVDSI (droit d’auteurs et droits voisins dans la société de l’information), qui permet de lutter contre les vols d’œuvre et contre la contre-façon.
Le code Pénal punit l’escroquerie, qu’elle soit dans la vie « réelle » ou sur internet. La condamnation pour escroquerie peut aller jusqu’à un emprisonnement de cinq ans et 375 000 € d’amende.
Si vous êtes victimes d’une escroquerie sur internet, il est possible de porter plainte. Il est important de fournir tous les renseignements possibles sur l’arnaqueur (adresse du site web, mail,…) pour pouvoir l’identifier.

 

          Pour conclure…

 

En conclusion, nous pouvons dire que la cybercriminalité peut être définie comme une menace à prendre au sérieux et cela pour plusieurs raisons : En effet, ce phénomène c’est développé extrêmement vite et a causé un nombre de victimes colossal. Les techniques de fraudes existent sous de multiples facettes comme le phishing ou le Cheval de Troie, qui sont les plus connues dans le domaine économique, mais aussi celles qui ont fait le plus de victimes et se sont étendues le plus rapidement. Et cela, à cause du fait que n’importe qui peut utiliser ces méthodes. Mais ces fraudes ont des conséquences variées sur leurs victimes, pouvant aller d’une simple blessure d’amour propre due à une arnaque en ligne, jusqu’à la destruction complète d’une entreprise, ce qui a donc des conséquences sur le mental des victimes et sur l’économie. La cybercriminalité n’est pas juste une série de délits sur le net, c’est aussi un traumatisme pour les personnes qui ont tout perdu à cause de cela. Heureusement, il existe des moyens de luttes efficaces pour se protéger de ces cyber attaques, comme des logiciels spécialisés ou des fonctions de signalement en cas de suspicion d’une fraude en ligne. Il existe même des associations qui luttent contre la cybercriminalité dans le monde comme le CNIL qui organise des campagnes de prévention. Quoi qu’il en soit, la cybercriminalité est devenue en quelques années un phénomène de grande ampleur qu’il faut gérer au plus vite pour ne pas empirer une situation déjà critique.

 

 

 

PAYET Clément, MONNET Pauline

 

BIBLIOGRAPHIE

 

1- Intérieur.gouv.fr [en ligne]. 1 février 2012, [consulté le 20 novembre 2014]. Les Escroqueries sur Internet. Disponible sur : http://www.interieur.gouv.fr/A-votre-service/Ma-securite/Conseils-pratiques/Sur-internet/Les-escroqueries-sur-Internet
C’est le site officiel du Ministère de l’Intérieur, cet article explique comment repérer les arnaques et comment lutter contre.

 

2- Je me propose [en ligne]. 5 février 2013, [consulté le 13 novembre 2014]. Stop aux arnaques sur internet, 5 exemples pour ne pas se faire avoir. Disponible sur :
http://www.jemepropose.com/actu/2013/02/stop-aux-arnaques-sur-internet-5-exemples-pour-ne-pas-se-faire-avoir
C’est un blog, le post a été mis par un amateur, il indique comment ne pas se faire avoir avec les arnaques en ligne.

 

3-Mondoblog [en ligne]. 19 février 2013, [consulté le 20 novembre 2014]. L’arnaque en ligne un crime transfrontalier bien installé au Bénin. Disponible sur :
http://babylas25.mondoblog.org/2013/02/19/larnaque-en-ligne-un-crime-transfrontalier-bien-installe-au-benin/
Le post de ce blog parle des arnaques sur internet, qui agissent de l’étranger.

 

4-Economie.gouv.fr [en ligne]. 31 mai 2012 ? [consulté le 13 novembre 2014]. Disponible sur : http://www.economie.gouv.fr/dnlf/delegation-nationale-a-lutte-contre-fraude-0
C’est le site officiel du Ministère de l’Economie et des Finances. L’article explique ce que sont et comment lutter contre les fraudes économiques sur internet.

 

5-La Documentation française [en ligne]. 3 novembre 2011, [consulté le 6 novembre 2014]. Le Droit d’Internet. Disponible sur :
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/internet-monde/cybercriminalite.shtml
La Documentation française est l’éditeur de l’Etat. L’article publié parle des problèmes de la cybercriminalité et des moyens de luttes qui ont été mis en place.

 

 

6-L’Expression [en ligne]. 30 octobre 2011, [consulté le 9 décembre 2012]. Cybercriminalité : une soixantaine de nations à Londres pour une stratégie de lutte commune contre un fléau mondial. Disponible sur : http://www.lexpressiondz.com/linformation_en_continue/141884-cybercriminalite-une-soixantaine-de-nations-a-londres-pour-une-strategie-de-lutte-commune-contre-un-fleau-mondial.html
L’article parle d’une rencontre internationale qui a eu lieu à Londres en 2011.

7-Sécurité Informatique [en ligne]. 30 avril 2001, [consulté le 9 décembre 2014]. Les chevaux de Troie. Disponible sur : https://www.securiteinfo.com/attaques/divers/troie.shtml
Cet article de la Sécurité Informatique décrit ce qu’est un Cheval de Troie, ces conséquences et les techniques de lutte.

8-Phishing.fr [en ligne]. [consulté le 9 décembre 2014]. Logiciels de lutte contre le phishing. Disponible sur : http://www.phishing.fr/logiciels-lutte-phishing.php
Ce site parle des moyens de lutte contre le phishing. Notamment les moyens mis en œuvre par les navigateurs internet.

9-Le Portail de l’Économie et des finances [en ligne]. 20 octobre 2014, [consulté le 9 décembre 2014]. Phishing (hameçonnage ou filoutage). Disponible sur : http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Publications/Vie-pratique/Fiches-pratiques/Phishing-hameconnage-ou-filoutage
Le site explique comment lutter contre le phishing, et le définit.

 

 

10-01Net [en ligne]. 5 septembre 2012, [consulté le 9 décembre 2014]. Plus de 10 millions de Français victimes de la cybercriminalité en 2011. Disponible sur : http://www.01net.com/editorial/572035/plus-de-10-millions-de-francais-victimes-de-la-cybercriminalite-en-2011/
L’article de ce périodique, indique le nombre de victime en hausse dans la cybercriminalité en 2011.

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3 Responses to Fraudes en ligne : Nouvelle forme de délit?

  1. Inès DA SILVA says:

    Cet article m’a beaucoup parlé car étant adepte des achats et des ventes en ligne, j’ai failli de nombreuses fois me faire avoir par des sites escrocs ou des acheteurs fantômes.
    La pression de ces fraudes est constante et remplie nos mails indésirables.
    Il est bon de savoir que nous pouvons tout de même nous protéger de ces attaques.

  2. btsenil says:

    Votre article est très pertinent, comme vous l’avez souligné il est indispensable de nous sensibiliser face à ce phénomène qui comprend de nombreuses conséquences.
    Le nombre de victimes des fraudes m’a beaucoup surprise, il est vraiment élevé, les préventions sont donc indispensables pour notre sécurité.
    Lorsque l’on reçoit un mail par exemple où on est incité à l’ouvrir, nous ne pensons pas vraiment aux conséquences, nous sommes influencés par toutes ces personnes qui innovent ces fraudes qui nous prennent notre argent.
    Bailly Laura

  3. MIVELLE Célia says:

    Derrière l’écran, on a beaucoup de mal à se méfier, tous se passe par informatique, nous n’avons aucune représentation matérielle qui nous fait nous alerter. Pour lutter contre cela j’ai bien conscience des moyens que vous avez cités, cependant je reste pessimiste du fait que l’on puisse éliminer toutes fraudes car le net me paraît très vaste. Je suis d’accord avec le fait qu’il faut effectuer de la prévention et cela me paraît le meilleur moyen de lutte.