Internet met-il en danger notre environnement ?

Alors que la société pousse toujours plus vers la consommation, la transition énergétique vise à réduire l’impact de notre activité sur l’environnement. La technologie, le comportement humain, les besoins sont les principales raisons de notre consommation souvent excessive et souligne la quantité importante de nos rejets de gaz à effet de serre. En effet, consommer plus ou mal notre énergie signifie produire plus pour rejeter plus de déchets dans notre atmosphère. Internet met-il en danger notre environnement ? Alors que ce sujet regroupe plusieurs thématiques (environnement social, environnement juridique…), seule la dimension écologique sera traitée. L’impact d’internet sur l’environnement est un sujet large est intéressant puisqu‘il permet d’identifier une multitude de facteurs ayant un impact significatif sur notre écosystème, tels que notre manière de nous comporter, la dimension énergivore de cette technologie… Cependant, nous aborderons également les points positifs concernant l’impact de l’outil internet sur l’environnement ainsi que les différentes solutions mises en œuvre pour respecter notre globe terrestre.

Internet une aide pour notre environnement?

Internet et le transport

Internet a bouleversé le comportement des internautes, beaucoup l’utilisent et voient Internet comme un moyen pratique pour effectuer des achats via les ventes en ligne tel que la réservation de billet de train, covoiturage…

Selon le rapport publié sur le site du ministère de l’économie de l’industrie et du numérique, le graphique ci-dessous représente le pourcentage des achats en ligne effectués par les ménages en 2011. Le principal achat concerne les produits touristiques et les moyens de transport, les internautes profitent des avantages d’internet pour acheter leurs billets de train, avion, autre transports mais également pour la réservation d’hôtel et location de vacances.

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Ainsi, ce côté pratique qu’offre les services d’Internet permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre. En effet, les déplacements ne sont plus indispensables, d’autant plus que ce type d’achat est généralement effectué individuellement, c’est à dire qu’une voiture par individu est sollicitée. Certes la réception des colis nécessite de l’énergie pour le transport, mais les émissions de gaz à effet de serre par personne sont réduites.

Cependant, il est vrai que l’accroissement de la consommation de l’être humain par le biais d’internet a augmenté, engendrant une demande d’énergie plus forte.

Les mails, un moyen d’économie de papier

Internet peut être utile pour faire des économies d’énergie, à petite échelle, mais permet également d’effectuer des économies de papier par l’intermédiaire des mails.

En 2009, 247 milliards de courriers électroniques ont été envoyés chaque jour dans le monde selon l’Ademe, contre 133 milliard d’e-mails envoyés en 2013 d’après l’article de Florence Guernalec.

En moyenne dans une grande entreprise, un employé reçoit 58 e-mails et en envoie 33 par jour. D’où une réduction de papier traduit en courriers électroniques.

Avec la création des livres électroniques mais aussi avec le développement de la communication et de l’information comme l’explique Jasmin Schmidt dans son article sur la consommation du papier en baisse, ceci a aussi eu des conséquences sur l’économie. En effet, d’après Jasmin Schmidt, environ 150 kilos de papiers sont consommés par an et par habitants ce qui place la France au 22 ème rang du classement mondial des consommateurs de papier. La diminution de la consommation de papier a provoqué également la suppression de centaines d’emplois ainsi qu’une diminution de l’importation du papier. D’ici quelques années nous verrons le prix du papier augmenter. Selon l’article du WWF, le recours au papier recyclé ainsi qu’une sensibilisation aux impacts dus aux impressions contribuent à lutter contre la déforestation, à économiser l’eau et préserver notre planète.

L’arrivé des e-mails a fortement contribué à cette diminution. Le graphique ci-dessous représente l’évolution d’e-mails envoyés de 2005 à 2013. Nous pouvons constater la progression de cette nouvelle communication informatique d’année en année.

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Les campagnes de sensibilisation

Internet est également un outil de diffusion de campagnes de prévention concernant les impacts sur l’environnement. Leur but est de sensibiliser les internautes et les faire réfléchir sur les problèmes environnementaux. Voici deux photos tirées de campagnes de sensibilisation menées par Alexis Chavetnoir dénonçant l’impact du comportement humain sur notre environnement.

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Une sources d’études énergétiques publiques

Internet est également une source d’études diverses et variées afin de réduire notre impact énergétique sur l’environnement. Ces études peuvent être consultées par tous les usagers, gratuitement, dans le but de s’inspirer et conserver les idées pour notre quotidien. Par exemple, l’ADEME dénonce un comportement humain énergivore et donne des astuces pour savoir comment consommer moins d’énergie.

Un environnement emprisonné dans les mailles d’internet

Une consommation de papier croissante

Avec l’arrivée de l’imprimante, l’augmentation de la consommation de papier est plus que croissante. Nous sommes de plus en plus à imprimer des documents, e-mails, selon l’Ademe réduire de 10% le taux d’impression des e-mails permettrais un gain de 5 tonnes de CO2 soit l’équivalent de 5 aller-retour Paris New-York.

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Une clientèle imposante

Selon les rapports de l’INSEE les utilisateurs d’internet, sont passés à de 3.1 millions en 2000 et 13.1 millions en 2005 soit un nombre d’abonnés qui a quadruplé durant ces 5 ans. L’accès à haut débit est en forte hausse également car il est passé de 50 000 à 9.5 millions d’abonnés sur cette période. En 2014 ont compte 2.5 million d’abonnés à très haut débit entrainant alors une consommation énergétique drastique.

Le coût de fonctionnement énergétique d’Internet représente déjà 1,5% de la consommation globale d’électricité, ce qui représente 8,5 milliards de dollars chaque année. Et pour une analogie plus parlante, cette consommation équivaut à la production de 30 centrales nucléaires. Un problème qui devrait devenir plus présent à mesure que la masse de données produites augmente: en 2016, on estime que cette quantité de données sera quatre fois plus importante…

Une technologie énergivore et polluante

Internet nécessite plusieurs équipements pour le transfert d’information, pour la mise en œuvre lors d’un envoi d’emails ou lors d’une requête sur un moteur de recherche. A chaque étape de ses actions se sont des équipements qui consomment de l’énergie. Cette consommation et les matériaux que nécessite ces équipements ont des conséquences négatives sur l’environnement.

Pour être connecté, un ordinateur ou un disque de stockage externe une box est nécessaire. Pour la transmission les équipements nécessaires sont, des routeurs (qui permettent de faire transiter des paquets de données), de câbles en cuivres et des matériels électriques et électroniques. Puis pour le traitement il faut, des équipements de communications, des centres de stockage ainsi que des serveurs. Autant de matériaux pour le bon fonctionnement d’internet donc une consommation plus qu’importante. Selon l’Ademe la consommation électrique augmente considérablement et les connexions ADSL sont souvent allumées 24 heures sur 24. Voici un schéma tirer du rapport de l’Ademe qui représente « le trajet » d’un courriel envoyez et d’une requête sur un moteur de recherche, donc qui nécessite le fonctionnement des appareils cités ci-dessus ainsi qu’une consommation énergivore.message

Comme dit précédemment en 2009, 247 milliards de courriers électroniques ont été envoyés chaque jour, contre 133 milliards en 2013. L’envoi d’e-mails incluant des pièces jointes augmente de jours en jours et a des répercussions importantes sur l’impact climatique. En moyenne nous envoyons 33 mails par jours ce qui génère 180 kg de CO2 équivalent à plus de 1000 km parcourus en voiture et équivaut à 7.5g de fer soit le poids d’une pièce de 1 euro d’après l’Ademe. Lors d’une requête web l’impact est estimé à 10 g de CO2 sachant que nous sommes un peu plus de 29 millions d’internautes français et qui effectue environ 2.6 selon l’article de Julien.L de recherches par jours sur internet ce qui représente en moyenne 950 recherches, ces émissions représentent 287 600 tonnes équivalent CO2. Ce qui représente 2 trajets Paris New-York par an et par français d’après l’article d’une journaliste pour écolo info. Cette empreinte énergétique augmente de plus de 10% chaque année et c’est sans compter sur les data centers et leurs consommations énergivores.

Les data centers, une technologie énergivore

Les data center sont des centres de donnés, qui à l’intérieur sont sollicités des milliers de serveurs lors de courriels envoyés, à chaque vidéo visionné sur le web, à chaque requête web et qui également permettent le stockage d’informations. Les data center consomment 9 % de notre électricité et leurs consommations augmentent de 10 % chaque année et c’est sans compter sur les systèmes de refroidissement nécessaire pour leur bon fonctionnement. Il représente 30% selon le rapport de ABB de la consommation totale d’énergie dans les data centers. Ce sont des systèmes de climatisation extrêmement gourmand en énergie car il faut autant d’électricité pour les data centers que pour les refroidir. Il faut savoir qu’un data center équivaut à la consommation électrique de 40 000 foyers, ils sont responsable de 2% des émissions de carbone dans le monde et utilisent 80 millions de mégawatt par heures d’énergie chaque année.

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Les moyens pour lutter contre cet impact énergétique

Comme nous l’avons vu précédemment, Internet représente un réel impact pour l’environnement. Or des solutions existent afin de réduire cet impact. Celles-ci visent à la fois le comportement des utilisateurs et la création de nouvelles technologies moins polluantes.

D’après l’ADEME, (Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Énergie) les utilisateurs peuvent avoir un comportement dit : écoresponsable dans lequel ils mettent en œuvre l’application de petits gestes du quotidien ayant un effet positif sur l’environnement, tel que le fait d’éteindre sa connexion internet durant la nuit, d’acheter un produit économe et adapté (moins de consommation énergétique) ou même de recycler son ordinateur en l’apportant tout simplement dans une déchèterie.

De plus les avancées technologique voient apparaitre de nouveaux produits tel que des ordinateurs labellisés par les logos écolabel et energy star, qui représentent d’une part la minimisation des impacts à toutes les étapes de son cycle de vie, et d’autre part une bonne performance en matière de rendement énergétique.

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Conclusion

Internet a apporté un profond changement dans notre manière de vivre. En effet, des économies sont possibles à petite échelle telles que la réduction de papier, mais de part l’augmentation du nombre d’abonnés ainsi qu’un comportement humain inapproprié pour notre planète, les consommations énergétiques ainsi que les émissions de gaz à effet de serre ne cessent d’augmenter. En y regardant de plus près, la toile n’est pas dans les nuages, mais se matérialise par les datas center, possédant une consommation d’énergie titanesque. L’avantage est que les normes écologiques progressent rapidement et sont rapidement appliquées et suivies. L’impact sur l’environnement est une notion clé dans l’actualité et les consommateurs portes de plus en plus d’importance à l’énergie qu’ils consomment et aux moyens qu’ils ont à leur disposition pour la diminuer.

L’utilisation d’énergies renouvelables ainsi qu’un comportement humain adapté sont les meilleures solutions permettant de réduire l’impact énergétique d’Internet sur notre planète.

Phylicia SAINTON ; Juliette BRANGET

Bibliographie

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One Response to Internet met-il en danger notre environnement ?

  1. LEPOLARD Héloïse says:

    Je trouve votre article très intéressant, et bien construit.

    J’ apprécie le fait que vous énoncé, dans un premier temps, les avantages comme l’accès plus facile aux services, se qui permet donc la réduction des émissions de gaz à effet de serre par individus pour ses déplacements. Concernant les mails, votre graphique m’a fortement intriguée car je ne pensais pas qu’il y avait eu une augmentation aussi significative.

    Et dans un deuxième temps, plus les inconvénients, par rapport à la consommation de papier dût à l’imprimante, vos chiffres énoncés sont très intéressant et nous portent à réfléchir sur notre utilisation de celle-ci.

    Pour finir, j’apprécie le fait que vous exposés des moyens pour lutter contre l’impact environnementale d’internet, car celle-ci n’est pas moindre.