La migration israélienne et ses aléas

Au sein du thème : PARTIR – VENIR : Voyage, mobilité, migration, les sujets liés aux migrations semblent abordés des questions cruciales idéologiques, économiques, sociales et politiques. Un cas intéressant abordant ce sujet utilise la problématique : La migration israélienne et ses aléas. Ce sujet est toujours d’actualité au vue de la place qu’il occupe médiatiquement. On se référera aux chiffres fournis par le Bureau Central des Statistiques  israélien pour montrer de quelles importances est l’immigration vers Israël. Le sujet pose également la question quelle place pour un peuple dispersé dans le monde, pour traiter cette question, on s’appuiera sur les auteurs André Chouraqui, Claude Franck et Michel Herszlikowicz. On étudiera également quelles difficultés rencontre la migration israélienne, on citera alors David Jortner. On élaborera notre argumentation de la façon suivante : On précisera d’abord les chiffres actuels de l’immigration vers l’Etat d’Israël, ainsi que de sa population, en comparaison au passé, par quels moyens l’immigration se fait-elle, quelles en sont les différentes causes et enfin qu’elles en sont les difficultés.

 

Constat

          L’immigration vers Israël est très importante pour un pays qui compte environ 7 797 400 d’habitants. Elle est cependant plus faible aujourd’hui que par le passé. En effet, selon les statistiques fournies par le Bureau Central des Statistiques (équivalent de l’INSEE en France), 16 892 migrants sont arrivés en Israël en 2011, contre 43 580 il y a seulement 10 ans. Depuis la dernière grande vague d’immigration issue de la chute de l’URSS (375 616 personnes pour 1990  et 1991), les effectifs de l’immigration n’ont fait que diminuer jusqu’à aujourd’hui. Ils se sont toutefois stabilisés8 depuis quelques années.

Les migrants vers Israël, appelés Olim, proviennent du monde entier. D’après les statistiques fournies par le Bureau Central des Statistiques, le nombre d’immigrés provenant d’Asie est faible : moins de 5% des effectifs en 2011 ce qui représente 871 migrants. Il en est de même pour l’Océanie avec 4,7% des effectifs. Pour l’année 2011, un nombre important d’immigrés proviennent d’Afrique (17,4% des effectifs), notamment d’Ethiopie avec 15,8 % des effectifs soit 2 666 personnes. C’est l’Europe qui représente la plus grande source d’immigration vers Israël avec 55% des effectifs soit 9 286 personnes, les principaux Etats étant la France avec 1 619, L’Ukraine avec 2 051 et enfin la Russie avec 3 678 de personnes. Egalement 2 363 personnes arrivent des Etats-Unis et 212 du Canada, en 2011, ce qui représente 15.3% des effectifs. Plus de 102 pays du monde sont représentés en Israël. Il y a donc une très grande diversité culturelle dans ce pays.

Aujourd’hui l’Etat Israélien compte 7 797 400 d’habitants, 5 874 300 d’entre eux sont de religion juive soit 76 % de la population. Les musulmans sont 1 600 100, soit 16,2 % de la population, auxquels s’ajoutent une minorité de chrétiens (2,1%) et druzes (1,6 %). Les musulmans sont une minorité du fait qu’entre 500 à 700 mille arabes ont fuient la partie Israélienne de la Palestine pendant la guerre d’indépendance de 1948. La croissance de la population israélienne est stable avec le taux de 1,8% qui n’a pas évolué depuis 2003. 10% de cette croissance sont dus à l’immigration. Au début des années 90 la croissance du pays était de 3%, l’immigration constituait alors 56% de la croissance. Depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948, la population a été multipliée par plus de 8,5. L’Etat israélien comptait alors 806 000 habitants. (D’après  le Bureau Central des Statistiques)

Les facteurs d’unité sont donc essentiels pour cet Etat qui a une des plus grandes diversités culturelles dans le monde. Les immigrés sont pris en charge : « Les instances du Gouvernement et de l’Agence Juive ont investi des efforts et des sommes considérables pour les recevoir, les loger, les former, leur enseigner la langue, leur procurer des emplois dans l’agriculture et dans l’industrie, pour construire de nouvelles villes et de nouveaux villages, pour créer et développer des services publics, sociaux, scolaires, universitaires et fondre cette diversité dans l’harmonie d’un peuple nouveau » (André Chouraqui, L’Etat d’Israël. Que sais-je ? Presse universitaire de France, 1992, page 71). Précédemment, au XIX siècle Théodore Herzl, théoricien de l’Etat d’Israël et Eliezer Ben Yehouda qui en ressuscita la langue hébraïque, avaient posé les fondements de l’Etat d’Israël.

L’intégration des migrants est facilitée par des lois comme la Loi du retour qui stipule que tout Juif désirant immigrer en Israël, reçoit automatiquement la nationalité israélienne. La langue hébraïque y contribue également : chaque immigré doit l’apprendre. André Chouraqui affirme que « L’école et l’armée sont, dans la nation, les instruments privilégiés de l’intégration et de la fusion des communautés »

L’immigration est un phénomène qui joue un rôle majeur sur la démographie de l’Etat d’Israël : elle est source d’une grande diversité culturelle, mais également moteur de la croissance du pays. Quelles sont donc les causes de l’immigration vers Israël ?

 

Causes

          Il existe plusieurs causes à l’immigration vers l’Etat d’Israël. La plus évidente est l’immigration religieuse, appelée Alyah et qui signifie la montée ou l’ascension. Elle s’explique par le fait que depuis les temps bibliques, il existe un fort attachement du peuple juif à la terre de Canaan (appelée Judée, qui signifie pays des juive, lors de l’occupation romaine, et  Palestine depuis 135 ap JC).

La dispersion du peuple juif s’est produite en trois étapes, une première en 722 av JC, une deuxième en 597 av JC et une troisième lors de la répression romaine en 135, moment où Jérusalem fut détruite, après l’échec de la révolte juive, puis remplacée par une ville romaine. Un temple romain fut bâti à l’emplacement du second temple juif, détruit quelques décennies plus tôt, en 70. Il était alors interdit aux juifs de s’approcher de Jérusalem sous peine de mort. Durant cette période de nombreux juifs furent contraints à l’exil. Cependant plusieurs communautés juives restèrent en Terre d’Israël jusqu’à aujourd’hui.

En tout temps, les juifs de la diaspora gardèrent un lien étroit avec la Terre d’Israël et les communautés juives qui y sont présentent. Selon le Ministère des Affaires Etrangères de Jérusalem la nostalgie du retour est un thème principal de la vie juive ; le jour de la destruction du temple est un jour de deuil.

L’attractivité religieuse d’Israël s’explique également par le fait que Jérusalem est la capitale spirituelle de trois religions monothéistes : le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. L’inviolabilité des Lieux Saints de toutes les religions est garantie par la loi.

Ainsi l’Alyah, pendant 1800 ans, n’a jamais cessé.  A la fin du XIX siècle, il restait environ 24 000 Juifs en Terre d’Israël et l’Alyah devint un fondement du sionisme qui apparait à cette époque. En effet, le mot sionisme a pour origine étymologique le Mont Sion qui surplombe Jérusalem et symbolise, depuis trois millénaires, les liens qui unissent le peuple juif et la Terre d’Israël. A la fin du XIX siècle les migrations juives vers la terre d’Israël augmentèrent. En effet, la recrudescence de l’antisémitisme en Russie et les pogroms qui l’accompagnaient poussent l’espérance messianique à s’affirmer sur un plan politique (soutenue en cela par des penseurs chrétiens tels qu’Henri Dunant qui apporta son soutien à Theodor Herzl). En Russie, les étudiants du groupe Bilu (syndicat d’étudiants), décidèrent d’aller fonder des colonies agricoles en Palestine qui était alors peu peuplée, en partie désertique et marécageuse (Selon André Chouraqui, L’Etat d’Israël. Que sais-je ? Presse universitaire de France, 1992, page 14). Lorsque l’immigration devint plus importante, l’Agence Juive consacra la majeure partie de ses activités à organiser l’Alyah : entre 1924 et 1931 l’Agence Juive prit en charge 82 000 immigrants, elle joua également un rôle important en matière d’éducation et de culture, en effet le nombre d’écoles permettant l’enseignement de l’hébreu quadrupla de 1929 à 1948. Claude Franck et Michel Herszlikowicz précisent qu’à côté de l’Agence juive, l’organisation Keren Kayemeth Le Israël (Fonds national juif) œuvra au rachat de terres et à leur mise en valeur.

Si l’Alyah est un choix lié à la motivation idéologique pour beaucoup d’immigrés venant de pays occidentaux, ceux qui arrivent d’Asie, d’Afrique ou d’Europe orientale fuient les conditions hostiles qu’ils subissent dans leur pays.  La pauvreté  et l’antisémitisme entrainent le fait qu’ils occupent le bas de l’échelle sociale, notamment dans certains pays arabes où ils ont un statut particulier (dhimmitude). Un grand nombre de juifs en sont partis depuis longtemps. Les persécutions sont une cause récurrente de l’immigration vers Israël depuis l’affaire Dreyfus jusqu’à la tuerie de Toulouse, en passant par les pogromes russes et la Shoa. L’immigration due aux persécutions ne concerne pas uniquement le peuple juif mais également d’autres minorités, par exemple, les réfugiés du Darfour qui ont fui le Soudan.

On a vu que le gouvernement israélien, avec l’aide de l’Agence Juive, se donne les moyens d’accueillir un grand nombre d’immigrés, qui représentent à l’heure actuelle 10% de la croissance du pays (et plus dans le passé). Cela constitue une partie de l’attractivité de l’Etat d’Israël.

Pour être attractif, l’Etat d’Israël doit également avoir une économie moderne. Et il est nécessaire que ce pays soit doté de technologie.L‘industrie israélienne est récente et s’est développée rapidement. Elle est devenue concurrentielle sur les marchés d’Europe et d’Amérique. L’industrie israélienne est moderne, notamment l’industrie électrique et électronique, ainsi que celle de l’aéronautique qui répond à la nécessité de défense du pays, en produisant des avions de combat et exportant des avions civils. (André Chouraqui, L’Etat d’Israël. Que sais-je ? Presse universitaire de France, 1992).

L’essentiel du commerce extérieur d’Israël se fait avec l’Union européenne, suivie des Etats-Unis et du Royaume-Unis. Les principaux secteurs qui rapportent de l’argent au pays, sont par ordre d’importance : les diamants, le tourisme, l’armement et l’aéronautique, l’agro-alimentaire, les télécommunications, l’électronique, les produits pharmaceutiques, la chimie et la pétrochimie, et enfin les industries de haute technologie. (D’après le Site www.terredisrael.com).

L’Etat d’Israël est également un grand exportateur en ingénierie de l’eau (le dessalement, l’irrigation, ainsi que le recyclage des eaux usées). L’agriculture israélienne est l’une des plus performantes au monde, cela s’explique en grande partie par l’application de technologies de pointes : le goutte à goutte et les plantes génétiquement modifiées pour lutter contre la salinité et la chaleur. Le pays est à 50% désertique, l’autosuffisance alimentaire est donc un impératif. (Selon Arielle Delest, La France Agricole 3445-33-27 Juillet 2012).

Il est important de préciser que l’Etat d’Israël est un pays démocratique et, étant tourné vers l’éducation et la recherche, l’IDH y est élevé : 0,9. En matière de développement, l’Etat d’Israël est donc placé dans la catégorie des pays du nord.

En somme, les causes de l’immigration vers Israël sont la motivation religieuse et sa vocation d’Etat refuge. Mais son économie moderne et sa démocratie contribue également  à son attractivité. Cependant l’émigration est présente en Israël et l’arrivée massive d’immigrés clandestins sont un frein pour l’immigration israélienne.

 

Difficultés

          Une des difficultés majeures de la démographie d’Israël est l’émigration. En effet beaucoup d’israéliens quittent Israël : on les appelle les « Yordim ». Le profil des personnes qui quittent Israël est différent de celui des personnes qui arrivent. La plus grande partie de ces émigrants sont d’origine juive même si des Israéliens non juifs quittent le pays également.  On comptait récemment environ 25 000 « Yordim » par an, selon le quotidien Yediot Aharonoth, depuis la création de l’Etat, 641 950 Israéliens ont quitté le pays ce qui représente un chiffre assez important pour le pays. En revanche on ne distingue pas de vagues d’émigration comparables à celle de la chute de l’URSS pour l’immigration. Il n’y a donc pas eu de crise majeure qui a fait partir les habitants d’Israël. Le taux d’émigration est d’environ de 3 à 5 pour 1000 habitants par an.

La deuxième difficulté est l’immigration illégale. Certains immigrés ne sont pas les bienvenus en Israël comme par exemple les immigrés illégaux sud-soudanais, érythréens ou ivoiriens. Israël a mis en place une politique de « retour à la maison » pour lutter contre cette immigration illégale. Cette politique vise principalement les immigrés africains arrivés illégalement. Le gouvernement a mis en place une  aide qui permettait aux immigrés, qui quittaient Israël avant une date, de toucher de l’argent (500 dollars par adulte et 100 dollars par enfant). Cette mesure encourageait donc les immigrés clandestins à rentrer dans leur pays. Les personnes qui sont trouvées sans papier sont renvoyées le plus souvent par avions dans leur pays d’origine. La politique du « retour à la maison » d’après Benyamin Nétanyahou le premier ministre israélien vise principalement les sud soudanais et les ivoiriens car leur pays n’est plus en guerre. Certaines personnes arrêtées sont envoyées en prison. Les immigrés illégaux africains posent donc un problème à l’Etat d’Israël. Mais celui-ci essaye de mettre en place des aménagements pour ces immigrés comme des parcs ou des écoles mais cela coûte cher à Israël ; L’Etat essaye donc de renvoyer ces immigrés dans leur pays d’origine, toutefois quelques familles, notamment avec des enfants, sont parfois régularisées.

Un autre problème à l’immigration vers Israël est que le nombre de personnes susceptibles de rejoindre Israël est de plus en plus bas. Depuis la « grande Alyah » d’URSS et son million de juifs arrivés vers Israël il n’y a plus eu de grande période d’immigration. On se demande donc si l’Etat est toujours aussi attractif pour les juifs. Israël cherche donc à attirer les juifs du monde entier. Pour cela l’Etat propose des aides au logement, prêts préférentiels, éducation et santé prises en charge, privilèges fiscaux. Israël encourage également le « retour au pays »  des personnes qui ont quitté Israël depuis plus de cinq ans. Enfin, L’Etat met en place des programmes permettant aux juifs étrangers de découvrir Israël.

Les « réservoirs d’immigration » ne sont pas totalement vides : selon le quotidien La Croix on compte par exemple 900 000 immigrants potentiels en Ex-URSS, la communauté juive de France s’élève à 500 000 et celle des Etats-Unis serait proche de 5 millions. Les « réservoirs » ne sont donc pas totalement vides, il suffit qu’Israël trouve comment attirer cette communauté juive.

 

Ainsi ce dossier documentaire répond à  la problématique : La migration israélienne et ses aléas. L’immigration vers Israël joue un rôle important sur la démographie du pays, comme le montre les données fournies par le Bureau Central des Statistiques. En effet, elle est la base de la diversité culturelle du pays et un moteur de sa croissance. L’immigration est permise par des organisations telles que l’Agence juive mais également par la politique du gouvernement israélien. L’attractivité de l’Etat d’Israël  est d’abord idéologique, mais surtout religieuse : le ministère des affaires étrangères de Jérusalem explique les liens qui existent entre le peuple juif et la terre d’Israël, liens qui n’ont pas disparu. André Chouraqui explique cette attractivité par le fait qu’Israël est tourné vers l’éducation et la culture, mais également par le fait qu’Israël est un pays démocratique, qui possède une économie moderne. La pauvreté et les persécutions sont également des causes de l’immigration. Toutefois l’émigration est présente dans l’Etat d’Israël, mais la principale difficulté est l’immigration illégale. Bien que depuis la chute de l’URSS il n’y a plus eu de grandes vagues migratoires vers Israël, David Jortner affirment que l’Etat d’Israël met en œuvre d‘importants moyens pour rester attractif aux yeux de la communauté juive.

Chevalier Jérémie

Simon Alexis

 

 Bibliographie

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  •  Cb. Altermedia France [en ligne]. 13/09/2005, [consulté le 7 décembre 2012]. Les “yordim” quittent le navire. Disponible sur http://fr.altermedia.info/general/les-yordim-quittent-le-navire_7706.html
  •  David, Joël. La-croix.com [en ligne]. 26/1/2010, [consulté le 3 décembre 2012]. Les réservoirs d’immigration vers Israël s’épuisent. Disponible sur http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Les-reservoirs-d-immigration-vers-Israel-s-epuisent-_NG_-2010-01-26-545777
  •  Frank, Claude et Herszlikowicz, Michel. LE SIONISME. Que sais-je ? Presse universitaire de France, 1992 page 11-12 sur 128 III Permanance de la présence juive en Terre d’israël malgré la dispersion
  •  Frank, Claude et Herszlikowicz, Michel. LE SIONISME. Que sais-je ? Presse universitaire de France, 1992 page 54-56 sur 128 2) L’agence juive a)
  •  Jortner, David. Hamodia [en ligne]. 5/01/2011, [consulté le 3 décembre 2012]. Olim et Yordim : Le peuple juif reste en mouvement. http://www.hamodia.fr/article.php?id=1737
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  • Zecchini, Laurent. Le monde International [en ligne].  21/06/2012 [consulté le 5 décembre 2012]. En Israël, les expulsions d’immigrés africains illégaux ont commencé. http://www.lemonde.fr/international/article/2012/06/21/en-israel-les-expulsions-d-immigres-africains-illegaux-ont-commence_1721712_3210.html
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  • Arielle Delest. La science sécurise la performance, La France agricole 3445, 27 Juillet 2012.Ministère des affaires étrangères de Jérusalem. Faits et chiffres Israël. 1973, page 31 sur 204.Central Bureau of Statistics

 

 

 

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2 Responses to La migration israélienne et ses aléas

  1. Colinet Manon says:

    Je ne connaissais pas cette immigration vers l’Israël, mais j’ai trouvé cet article très intéressant et bien écrit. Le dossier est bien argumenté et est illustré par de nombreuses données chiffrés.

  2. Batache Robin says:

    Je ne connaissais pas ce sujet non plus , mais le sujet est très bien traité et répond rapidement aux questions que nous pouvons nous poser en voyant la thématique .