La santé menacée par la vie en milieu urbain

La santé est définit par lOrganisation Mondiale de la Santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

Depuis le début du XXème siècle, la population urbaine n’a fait qu’accroître. Depuis la révolution industrielle, les ruraux ont commencés peu à peu  à quitter la campagne pour rejoindre la ville, plus attrayante par ses services et ses emplois, la population urbaine est aujourd’hui plus importante que la population rural  et ce taux continuera qu’augmenter dans les années à venir car toujours plus de personnes viendront vivre en ville . De plus, la populations mondial ne fait aussi qu’augmenter depuis de nombreuses années, nous sommes déjà 7 Milliards d’habitants et L’Organisation des Nations Unis prévoit de dépasser la barre des 9 Milliards d’habitants d’ici 2030.Dans un monde ou la population globale et la population  urbaine ne fait que de croître, il va falloir trouver des solution afin de loger tout ces nouveaux habitants, dans des villes toujours plus grandes et qui n’arrêtent jamais leur extension, tout en assurant une qualité de vie respectable permettant le bien être physique, mental et social de tout le monde.Comment gérer cette qualité de vie ? Peut-on vivre en milieu urbain et espérer rester en bonne santé ? Doit-on être obligé de sacrifier notre bien-être pour vivre en ville ?

Nous répondrons à la deuxième question et commencerons par démontrer qu’il y a aujourd’hui un mal être des citadins, que la ville a des conséquence importante sur notre bien être et enfin qu’il serait néanmoins possible de vivre en ville tout en restant en bonne santé.

Un Mal de vivre des citadins

En premier lieu, il est important de noter que les citadins vivent dans un milieu atmosphérique pollué. En effet depuis quelques années maintenant, les constats de la pollution atmosphérique sont alarmant dans le monde entier. Principalement du aux émissions des véhicules essences et diesel relâchant de nombreuses particules nocives mais aussi au ménages, se chauffant notamment au fuel et au bois, les taux d’émissions de dioxyde d’azote, d’ozone ou de particules fines en suspension, appelées aussi PM2,5 pour les particules inférieures a 2,5μm et PM10 pour celles inférieures a 10μm, sont tous supérieurs aux normes préconisés par l’Organisation Mondial de la Santé. L’OMS préconise par exemple un taux de PM10 dans l’air inférieur à 20 μg/m3 etun taux de PM2,5 inférieur à 10 μg/m3, or ces taux ne sont jamais respectés, l’article d’environnement et technique démontre que les taux de particules dans les pays de l’union européenne sont en moyenne supérieur au double de la valeur préconisée pour les deux types de particules, mais ces taux peuvent par endroit explosés, comme le relate l’article du monde, ou en chine les taux de particules dans l’air peuvent atteindre 500 μm/m3 soit 25 fois la dose maximal autorisée.

Cependant, la structure même de la ville pause des soucis de bien être chez les citadins. En effet, les grandes villes et mégalopoles accueillent généralement des milliers voir des millions d’habitants ce qui rend la coopération réellement difficile car les personnes ne se connaissent pas et ne font que se croiser, il n’existe que peut de lien social, maisce nombre important de citadins peut avoir aussi des répercutions sanitaires notamment sur la propagations de microorganismes contagieux qui est alors plus rapide et plus important qu’ailleurs. De plus, ces villes sont en général beaucoup trop grandes et les citadins sont donc « emprisonnés » dans les nuisances quotidiennes, tel que le bruits ou la surpopulation.

Enfin, comme le souligne l’article du Centre National de la Recherche et de la Santé, la biodiversité urbaine a un enjeux important pour la qualité de vie urbaine, mais cette biodiversité est trop peut présente pour le moment, les villes ne disposent que de peu d’espaces verts, de jardins ou de potagers indispensable pour assurer une bonne santé moral et nouer un lien social solide.

Comparaison de Pékin sous le « Smog »
Source: Wikipédia.org

 Des conséquences importantes sur le bien-être

Tous ces constats réalisé au fil des années ont bien sur un réel impact sur notre vie et notre bien être.

La pollution urbaine est responsable de très nombreuses maladies, plus ou moins grave et plus ou moins couteuse pour les assurances santé, comme le rapporte document daté d’octobre du ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, qui démontre que la pollution de l’air serait responsable d’au moins 42 000 décès par an en France, et que son cout reviendrait entre 800 millions et 1,7 milliard d’euros pour les assurances santés. Toujours selon se rapport, les maladies les plus fréquentes serait l’asthme  mais aussi les bronchites aigües, on y retrouve des malheureusement des maladies plus grave tel que les cancers du poumons, tutes ses maladies sont d’origine respiratoire et au vue des taux de pollution des villes, il est très certain que celle-ci soit à l’origine des tous ces problèmes, un individu moyen inspirant en moyenne 13 000L d’air par jour.

Comme le montre l’article de Le monde, Les Pékinois ont le mal de l’air, les citadins, dans les cas les plus extrêmes, les citadins sont obligés de se confiner chez eux et de porter des masque filtrant l’air pour éviter de respirer les particules fines, qui, toujours selon un article du monde paru en juin 2013, sont dorénavant considérées comme des éléments nocifs avérés pour le corps humain. L’article sur la population chinoise nous explique ainsi, avec l’interview d’une famille, que les citadins sont alors de plus en plus enclin a quitter leur domicile urbain pour s’installé à la campagne ou en zone périe-urbaine pour s’assurer de garder une santé intact, pour eux comme pour leurs enfants.C’est ce que démontre aussi la photo des habitants pratiquant le Tai-chi-chuan sur une place publique, photo réalisée par Sipa Press, les citadins pratiquant se sport sont obligé de porter un masque pour se protéger des poussières cancérogènes.

Nonobstant, notre santé mental est aussi influencé par la physionomie des villes. D’Après l’étude réalisé par le Docteur en neurologue de renommé mondiale, Andreas Meyer Lindenberg. Ce docteur démontre que l’on retrouve plus fréquemment des maladies mentales grave, tel que la Skyzophrenie, en ville qu’a la campagne, mais que les citadins sont aussi le plus souvent touché par des troubles du comportement, le stress et l’anxiété. Selon Andreas Meyer Lindenberg, « l’environnement urbain augmente les risques de dépression et d’angoisse pathologique », car la surpopulation des villes comme le bruit influent sur des parties ne notre cerveau et le déséquilibre, ainsi, une personne vivant  dans une mégapole ou une grande ville sera beaucoup plus sujet au stress, à l’anxiété, a la dépression voir même à la skyzophrénie, que des personnes habitants dans de plus petites villes ou à la campagne.

Enfin, Andreas-Meyer Lindenberg soulève un dernier point, « c’est surtout le stress social qui joue un rôle de premier ordre dans le stress généralisé »:  Le neurologue explique ici que les citadins peuvent se sentir rejeté ou isolé du fait d’un trop grand nombre d’habitants dans une ville donnée,  le nombre important d’habitants couplé à des infrastructures urbaines n’offrant pas toujours la possibilité de développer le coté social, les personnes isolés pourront potentiellement souffrir de troubles psychologiques grave, alors qu’en campagne l’esprit de solidarité et de coopération étant plus développées, on y retrouve que peu souvent se genre de problèmes.

 

Des solutions Potentielles

Bien que les constats ne jouent pas en la faveur des villes et que ses conséquences sur le santé et le bien-être des citadins posent un réel problème, il existe des alternatives, déjà mises en place à travers le monde, permettant de réduire les effets de la villes sur notre santé.

 L’action principal, menée depuis 1988 par l’organisation mondiale de la santé, est la création du réseau européen de « Ville-santé ».  Le réseau de Ville-Santé, est un réseau ayant pour unique objectif, d’améliorer la santé en ville, et ceci par différents moyens stratégiques, tel qu’offrir une équité en santé au citadins, promouvoir la santé urbaine comme une priorité européenne et mondiale, mais aussi comme une préoccupation sociale et surtout politique.

A l’heure actuelle, le réseau de ville-santé est très vaste dans tous l’Europe, de plus en plus de grandes ville adhère a cette charte car soucieuse de la santé de ses citadins et des effets de la vie quotidienne sur leur bien être.  Le plan de « Ville-santé » travaille essentiellement à instauré un vie plus saine mais aussi retrouver un environnement et un aménagement urbain respectueux de la santé, ainsi nous le montre le reportage réaliser par l’OMS à Stavropol, ville russe de plus de 400 000 habitants,  ou un bilan y est dressé 5 an après que la ville se soit engagé dans le réseau de ville-santé. En 5 ans, les taux de mortalité de la ville ont chuté et l’espérance de vie y a grimper de 12 mois pour atteindre plus de 71 ans.

Bien que promouvoir la santé d’un point de vu physique soit très important, il est néanmoins nécessaire d’améliorer le bien être psychologique des citadins et de les aider a développer les sociabilité et leur détente. C’est ce que tend a nous montrer l’étude de la Convention pour la Diversité Biologique, convention ratifié par l’Organisation des Nations unis et érigée en 1992 lors du traité de Rio et qui affirme que l’aménagement urbain à un fort impact sur la santé de ses habitants mais aussi si l’environnement. Ainsi, l’étude démontre que les espaces verts urbains rendent de nombreux services éco systémiques, tel la filtration des poussières, l’absorption du dioxyde de carbone de l’air, améliorant ainsi la qualité de l’air en réduisant le taux de particules  mais ajoute aussi que la proximité des arbres peut réduire la prévalence de l’asthme et des allergies chez les enfants. Une diversité biologique urbaine mieux géré permettrait alors, toujours selon le CDB, d’éliminer des maladies dues à un environnement peu sain, tel que le Choléra pour les pays les plus pauvres, mais aussi la Grippe dans les pays industrialisés

Ces espaces vert ont de surcoût, un double impact sur la santé urbaine, en effet, Andreas Meyer Lindenberg conclu sont études en précisant qu’il serait possible  » d’éviter ou même de faire disparaître » les problèmes psychiques des individus grâce à un urbanisme plus vert. La création de parcs verts, de potager ou de zones biologique permettrait alors de stimuler positivement notre cerveau, et donc de le libérer du stress et de l’anxiété quotidienne, et en dernier lieu de resserrer les liens sociaux car les zones vertes et les potagers sont des créent du lien social, des solidarités de voisinage et de la convivialité ».

Ci dessous, une photo de Central Park à New-York, preuve vivante de la bonne introduction de Park, et plus généralement, de l’introduction de la biodiversité en milieu urbain, favorisant l’amélioration de la santé des citadins.

Photographie de Central Park sud
Source: Wikipedia.org

Depuis que le phénomène d’urbanisation a pris de l’importance dans les quatre coins du globe, et encore aujourd’hui , les zones urbaines n’ont pas toujours été un lieu propice pour l’épanouissement des citadins et continu, pour la plupart,  de présenter des dangers pour leur santé notamment à cause de la pollution atmosphérique et de l’aménagement urbain ne prenant pas assez en compte l’importance de la biodiversité et du bien-être de ces habitants.

Cependant, au vues des solutions envisageables et des résolutions déjà entreprises, nous ne pouvons être qu’optimiste quand à l’amélioration de cette qualité de vie, et cela sur l’ensemble de la planète. Les pays et les villes fournissent des efforts importants pour améliorer toujours plus les conditions de vie et ainsi garantir une  bonne santé physique, psychologie et moral. Si ces efforts sont accentués et surtout pérennisé dans le temps, il sera possible de vivre en ville et de rester en bonne santé, surtout que, comme le souligne l’étude du Conseil sur la Diversité Biologique,  60% des terres qui seront urbanisés d’ici 2030 n’ont pas été construite, il est donc de notre devoir d’aménager idéalement ces futurs espace de vie.

 

COBIGO Valentin, BERTIN Guillaume 

 BIBLIOGRAPHIE

Benkimoun, Paul. [En ligne] La pollution de l’air est directement impliqué dans les cancers, Le monde, 19 Octobre 2013, [Consulté le 7 Novembre] disponible sur: http://www.lemonde.fr/

– Bonnet, Xavier.  [En Ligne]Pollution de l’air et santé : les maladies respiratoires et le coût pour le Système de soin, Le point sur n°178, Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Octobre 2013, [Consulté le 9 Novembre 2013] disponible sur: http://www.developpement-durable.gouv.fr/

 Convention sur la diversité biologique, [En Ligne] Perspectives des villes et de la diversité Biologique, ISBN 92-9225-439-1 [Consulté le 20 Novembre 2013]

Disponible sur: www.cbd.int/en/subnational/partners-and-initiatives/cbo

 – CNRS, Ville-nature, bien être urbain, [En ligne], Disponible sur : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbioville/contenu/alternative/alter2_textes.html

Meyer-Lindenberg, Andreas. Le stress urbain, Cerveau & Psycho n°58, Juillet 2013, p. 64-69

Pedroletti, Brice. [En ligne] Les Pékinois ont le mal de l’air, Le Monde, 05 Octobre 2013, [Consulté le 07 Novembre 2013] disponible sur: http://www.lemonde.fr/

-Roussel, Florence. Les citadins européens toujours plus exposés a la pollution atmosphérique, Sciences & Techniques, Novembre 2013, p. 14

Organisation Mondiale de la Santé, [En ligne] Les villes russes s’engagent pour un mode de vie plus sain, Juin 2013, [Consulté le 12 novembre 2013], disponible sur :

http://www.who.int/features/2013/russia_healthy_cities/fr/index.html

 

 

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4 Responses to La santé menacée par la vie en milieu urbain

  1. BRETON Marlène says:

    Je trouve votre sujet très interressant car la pollution est effectivement un problème très préoccupant, notamment avec l’augmentation de toutes les maladiesqui y sont liés. Je ne connaissait pas le réseau « Ville-Santé » qui j’espère fera adhérer toutes les villes d’ici quelques années.

  2. Maéva Bulber says:

    Je trouve que le fait de s’intéresser à la santé des citadins en ville est une très bonne idée. En effet, au lieu de s’intéresser uniquement à la « santé » de la planète vous vous êtes penchés sur le fait que l’homme aussi peut subir les conséquences de l’évolution des technologies.
    En lisant ce blog, je me rends plus facilement compte que la pollution est un élément grave qui pourrait non seulement détruire la planète mais également nous causer des problèmes de santé. La reprise de l’idée des espaces verts permet non seulement de donner une solution au problème posé mais aussi d’ouvrir sur un sujet ciblé sur l’aménagement urbain.

  3. MOUROT Léonie says:

    Je trouve votre sujet très intéressant car la pollution est un réel problème aussi bien pour notre santé que pour l’environnement. Je pense également que le développent des espaces verts en ville pourrait être une solution intéressante pour le bien-être et la santé des citadins ainsi que pour l’amélioration de leur cadre de vie.

  4. NOVAK Antoine says:

    Je trouve ce sujet très intéressant et votre façon de l’aborder montre bien que la pollution n’est plus un problème d’écologie mais aussi de santé, ce qui fait qu’on doit d’avantage réfléchir sur l’avenir de l’environnement qui influencera également les conditions de vie en ville.