La ville : une attractivité permanente pour les ruraux ?

Depuis le XXème siècle, nous avons toujours eu besoin de voyager entre la ville et la campagne : cela s’appelle l’exode. Nous allons donc nous demander si la ville est une attraction permanente pour les ruraux.

Pour répondre à cette question, nous parlerons tout d’abord de l’aspect historique. Le deuxième axe qui sera développé abordera l’exode rural, c’est-à-dire les mouvements de la campagne vers la ville. La troisième partie traitera l’exode urbain, ce qui correspond au mouvement inverse.

Francis Godard, grâce à son roman intitulé La ville en mouvement ainsi que le document De l’exode rural à l’exode urbain fait par les membres de l’université de Paris nous permettrons de répondre à cette question. Nous aurons aussi quelques documents annexes écrits par Benoit Floc’h, Jean Jacques Larrochelle, Jacques Lévy, les membres de la DATAR et Sophie Audric.

Ville de Lyon

Tout d’abord, historiquement parlant, l’exode rural est apparu au XVIIIème siècle en Angleterre suite à la première révolution industrielle. Cela a suivi en France au début du XIXème siècle. Au début XXème siècle, la population mondiale qui habitait en ville correspondait à 10%. En parallèle nous pouvons voir l’évolution grâce aux chiffres du début du XXIème siècle qui  s’élevaient  à 50%. Pour 2025, nous avons une estimation de 60% de la population mondiale qui habiterait dans les villes comme nous le montre le roman de Francis Godard. Nous pouvons distinguer deux types d’exode. L’exode rural qui lui est poussé par la révolution industrielle ainsi que d’autres bienfaits de la ville tels que les améliorations technologiques, les nouvelles mobilités, et la mondialisation économique et culturelle. L’autre type d’exode que nous avons pu remarquer au cours du temps et surtout qui est un effet de mode contemporain, c’est l’exode urbain. Il s’agit de toutes les aménités que nous pouvons trouver à la campagne, qu’elles soient économiques, sociales,  ou environnementales qui sont recherché par les citadins.  Durant ces derniers siècles, la France a subit de nombreux mouvements entre les villes et les campagnes. Les personnes recherchent le confort parfait comme le calme, la proximité, les bénéfices économiques, les transports etc…  qu’ils trouvent dans les villes ou dans les campagnes selon chaque cas individuels.

Comme nous l’avons vu précédemment, l’exode existe sous deux formes. Ici nous parlerons exclusivement de l’exode rural.  Comme le montre Benoit Floc’h, avec l’exemple de Grenoble et de Reims. Ces deux villes universitaires permettent l’attractivité grâce à des nouvelles infrastructures ainsi que de nouveaux moyens de mobilité. Cela est bénéfique pour la ville puisque c’est une population jeune qui arrive et donc des bienfaits économiques. Cela aussi favorise l’emploi puisque les étudiants habitants en ville ont plus de chances de trouver un emploi sur place en quittant leurs établissements.   De plus, comme nous l’explique Francis Godard, dans la ville nous avons plein d’avantages comme la proximité des grandes surfaces, le développement des transports en communs, qui sont plus rapides et plus écologiques.  Nous pouvons parler de ville en mutation car à cause de cet exode rural, nous sommes passés d’une ville horizontale à une ville verticale avec le développement des grattes ciel ce qui permet l’augmentation du nombre d’habitants dans les villes sans en augmenter la surface. Le principal facteur recherché par ces futurs habitants est principalement la proximité car il est vrai que la ville est comme un « regroupement » de tout comme les magasins, les banques, l’emploi, les transports, les soins etc …

De nos jours, en France, nous assistons à un exode urbain de la population car les gens recherchent de nouvelles aménités qu’ils n’arrivent pas à trouvé en ville. En effet, comme nous le montre Jacques Lévy dans son article, les populations urbaines aux petits moyens préfèrent habiter dans le péri urbain, qui est la couronne situé autour des villes, car ils décident de vivre « quelque part où l’on retrouve des gens qui ont fait des choix similaires » mais où l’on retrouve, entre autre, les mêmes choses qu’en ville.  Car oui, en campagne aussi nous pouvons trouver des besoins vitaux. Par exemple, certain citadin déménage quand il s’agit de l’heure de la retraite car le calme rural les attire. Mais, il y a aussi une attractivité des prix qui est importante car ils sont beaucoup plus avantageux dans le monde campagnard et rural comme le montre Jacques Lévy. Outre ces nouveaux retraités qui déménagent, il peut aussi y avoir les jeunes, qui peuvent délocalisé en campagne pour limiter la concurrence, ou trouvé du personnel. Nous pouvons aussi assisté à un exode urbain forcé, c’est-à-dire que les personnes concernées sont obligé de partir de la ville car il n’y a pas assez de place. Par exemple pour le logement, ou le travail. Il y a une saturation au niveau du travail et du foncier. De plus, certains facteurs peuvent faire partir les habitants de la ville qui sont principalement, la pollution, le bruit, la vitesse. Les gens sont trop bousculés en ville et vont en campagne pour retrouver ce calme. Ce mouvement peut également être du à un synonyme d’insécurité ou d’inconfort comme le montre le document d’AViTem qui dit que la ville est aujourd’hui « synonyme de mal vie » qui donne lieu à un certain stress pour la population urbaine. Le document De l’exode rural à l’exode urbain nous montre également que la population urbaine s’éloigne de plus en plus pour devenir rurale depuis 1968. Nous constatons que les variations des communes passent de -10% à plus 10% en 38 ans. Ce que montre bien le mouvement ville-campagne.

Evolution de la population rurale de 1968 à 2006

 Document tiré de : http://ed-geographie-paris.univ-paris1.fr/ckfinder/userfiles/files/Pistre2.pdf

En conclusion nous pouvons dire que l’exode est un terme général pour designer l’ensemble des personnes qui naviguent entre l’espace rural et l’espace urbain. Certains facteurs industriels et économiques ont poussé les gens vers la ville au début du XXème siècle, mais de nos jours, nous assistons à un effet inverse du mouvement. La population française veut retrouver le calme et la sérénité qu’on connu leurs grands-parents en France.

Maintenant, nous pouvons nous demander quelles sont les limites de l’espace rural pour accueillir les néo-ruraux ainsi que pour soutenir une agriculture durable et autosuffisante ?

 Kelly PIERROT

Bibliographie :

  •   Benoit Floc’h. Villes étudiantes, une attractivité grandissante. L’Atlas des villes, 2013, édition spéciale, p.140.
  •  Francis Godard. La ville en mouvement. Editions Gallimard, 2001. Introduction, p.13.
  •  Francis Godard. La ville en mouvement. Editions Gallimard, 2001. Chapitre 1, les métamorphoses de la ville, p.25.
  • Francis Godard. La ville en mouvement. Editions Gallimard, 2001. Chapitre 1, les métamorphoses de la ville, p.31.
  • Francis Godard. La ville en mouvement. Editions Gallimard, 2001. Chapitre 3, nouvelles compositions urbaines, p.59.
  • Jean Jacques Larrochelle. Paris un léger parfum de ville-musée. L’Atlas des villes, 2013, édition spéciale, p.64.
  • Jacques Lévy. Périurbain le choix d’habiter entre soi. L’Atlas des villes, 2013, édition spéciale, p.128.
  • Membres de la DATAR. Enjeux territoriaux et urbains. AViTeM, 2005 [consulté le 26 novembre 2013].

Disponible sur : http://www.avitem.org/IMG/pdf/6_2_enjeux_territoriaux_et_urbains_au_sud_explosion_urbaine_et_desequilibres_territoriaux.pdf

  •  Sophie Audric. La campagne et les villes-centres de plus en plus attractives en Languedoc-Roussillon. Janvier 2009 [consulté le 3 décembre].

Disponible sur : http://www.insee.fr/fr/insee_regions/languedoc/themes/synthese/syn0901/syn0901.pdf

  • Université de Paris. De l’exode rural à l’exode urbain [en ligne]. 2010. [Consulté le 26 novembre 2013].

Disponible sur : http://ed-geographie-paris.univ-paris1.fr/ckfinder/userfiles/files/Pistre2.pdf

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4 Responses to La ville : une attractivité permanente pour les ruraux ?

  1. BRETON Marlène says:

    Le sujet est bien choisi. Le mouvement ville-campagne est très flagrant et on le vois très bien avec ton document « Evolution de la population rurale de 1968 à 2006 ». Je ne croyais pas à un exode urbain impliquant une telle variation des communes.

  2. Maéva Bulber says:

    Le sujet que tu as choisi est très bien; c’est un peu la base de notre thème car sans cet exode rural, il n’y aurait jamais eu de villes. La contradiction des exodes (rurale et urbaine) au fil des siècles est plutôt drôle car cela montre que l’Homme n’est jamais content de ce qu’il a. Les chiffres évoqués sont étonnant. Je pense que l’on pourrait s’en sortir au niveau habitations urbaines (villes verticales) si les gens vont vivre dans les campagnes.
    L’ouverture choisi est logique et remet en cause le rééquilibre que je viens d’évoquer car en effet si il n’y a plus d’espaces réservés pour l’agriculture à la campagne l’espèce humaine aura du mal a subsister.

  3. ISABEY Claudia says:

    Le sujet est bien choisi et en lien avec le thème. Je trouve que tu as fait un bon travail d’argumentation. Les étudiants qui partent étudier dans les grandes villes reflètent notre société actuelle. Ton sujet est intéressant.

  4. BARNAULT Florian says:

    Sujet bien choisi puisqu’il est au coeur des débats de la société actuelle avec les mouvements de la population et la mondialisation.
    Nous pouvons remarqué un changement permanent de lieu de vie des francais toute les 3 ou 4 générations, ce qui est assez affolant, car les gens ne se plaisent pas la où ils sont. Nous pouvons nous demander où habiterons nos petits enfants, si il reste encore assez de place pour accueillir la population, que se soit en ville ou en campagne.