L’avenir des villes dans les quartiers défavorisés.

L’avenir urbain dans les quartiers défavorisés est un réel problème de société. En effet, les quartiers HLM, amas de constructions verticales, furent un succès à l’après guerre (1945). En 2005, la France compte près de 4,5 millions de logements sociaux. Les HLM hébergent plus de 12 millions de personnes. Actuellement, les attentes des sociétés sont en plein changements. De ce fait, les immeubles HLM sont particulièrement dédaignés. Malgré la mauvaise opinion qu’on les personnes ont des banlieues et des quartiers populaires, on peut se demander si l’avenir des villes ce conçoit dans les quartiers pauvres ?

D’abord, nous vous présenterons la pauvreté dans les villes et ses conséquences. Par la suite, nous vous exposerons les impactes de la pauvreté sur les familles vivant dans les quartiers populaires. Enfin, nous vous parlerons des solutions proposés et l’avenir possible pour les habitants des quartiers pauvres.

Malgré des difficultés … 

Un des gros problèmes de la société est le chômage. En effet, depuis la crise économique de 2008, le taux de chômage n’a fait qu’augmenter ; passant de 7.5% à 11% en 6 ans. Ce phénomène touche essentiellement les jeunes de moins de 25 ans (2008 : 17% ; 2013 : 26%). Nous remarquons que le taux de chômage, dans les ZUS (Zones Urbaines Sensibles), est deux fois plus élevé que la moyenne nationale. On note que le taux de chômage  s’établit à 23,1 % en ZUS alors qu’il est de 11 % dans l’ensemble de la France métropolitaine.

taux de chômage

Le chômage est donc un facteur de pauvreté, il joue un rôle dans le niveau de vie. On remarque que des inégalités sont visibles entre les quartiers populaires et le reste du territoire urbain ; mais également dans l’enceinte des quartiers défavorisés. En effet, comme l’illustre ‘’ 20 quartiers franciliens en difficulté choisis pour une expérimentation de la politique de la ville’’, certains ménages ont des bas revenus, d’autres sont composés de plus de six personnes et d’autres encore touchent une allocation chômage. Les pourcentages de ces facteurs de pauvreté varient selon les quartiers abordés.

Après avoir identifié les facteurs de pauvreté, nous pouvons désormais aborder les impacts et les conséquences de ceux-ci.

… et un manque de ressources …

Des études ont prouvés que les jeunes ont tendances à suivre les exemples de leurs parents en matière d’études et d’emploi. En effet, si les parents manquent de qualifications alors leurs enfants n’auront pas l’ambition d’une poursuite d’étude valorisante. Comme le prouve l’article Banlieues : les réponses anti-galères, d’Alternatives Economiques , ‘’un tiers des jeunes des ZUS ont arrêtés l’école sans avoir obtenu de diplôme’’.

Comme nous l’avons expliqué précédemment, des inégalités règnent également au niveau scolaire : ‘’seuls 23% des jeunes des ZUS avaient quitté le système scolaire en ayant obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 46% pour les jeunes résidant dans d’autres quartiers des mêmes agglomérations’’, soit le double. Ces inégalités s’expliquent par les grandes diversités des origines modestes des personnes vivant dans ces quartiers. De là proviennent des ressources financières insuffisantes. Comme le dit B.HUGONNIER, l’éducation française laisse à désirer. De plus, l’entrée dans les grandes écoles est très sélective et filtrée par des critères financiers. C’est pourquoi notre système éducatif exclut inconsciemment les plus démunis.

Malgré des impacts importants sur les familles, des solutions sont à leurs portés pour améliorer leur situation et leur avenir.

… un avenir est envisageable.

Il existe différents types d’aides disponibles : les plans de réussite scolaire, les aides aux insertions dans la vie active et les aides du gouvernement. En effet, la réussite scolaire n’est pas à la portée de tous. Pour atténuer les inégalités, des programmes comme « Une grande école pourquoi pas moi ? » de l’ESSEC, et les « Conventions éducation prioritaires » de Sciences Po Paris sont mis en place. Ils permettent aux jeunes des quartiers populaires d’accéder à des filières d’excellence. Sans ces aides, très peu d’entre eux parviennent à ce niveau d’études. Les personnes bénéficiant de ces programmes ont une facilité d’intégration sur le marché du travail.

En plus des aides scolaires, les entreprises comme Alstom, Air France et L’oréal s’engagent à développer l’emploi dans les quartiers défavorisés ; ce plan d’aide se nomme « engagement national des entreprises pour l’emploi dans les quartiers populaires« . Des fondations telles que Job Academy promettent de favoriser l’insertion professionnelle dans les ZUS. Le gouvernement agit également au profit des quartiers populaires. En effet, il met en place une nouvelle politique de la ville : François LAMY, ministre délégué de la ville, souhaite « recentrer son action sur les quartiers les plus défavorisés pour éviter le saupoudrage des quelque 500 millions d’euros de son budget », réaliser « une simplification des dispositifs dans une logique de cohérence et d’efficacité ». Le ministère met à l’honneur le sport pour favoriser une cohésion dans les quartiers défavorisés.

 

Pour conclure,

Malgré la pauvreté et le chômage massifs dans les quartiers démunis, de nombreuses solutions sont disponibles pour un avenir prospère. Le gouvernement, des écoles et des entreprises concentrent leurs ressources pour assurer un avenir aux jeunes étudiants et futurs travailleurs des quartiers les plus pauvres. Grâce à tous ces plans d’aides mis à leur disposition, ces personnes en difficultés ont toutes les chances de pouvoir se construire un avenir meilleur, voire plus prometteur que celui du reste de la ville.

FAIVRE-RAMPANT Alice et GARCIA Célie

Bibliographie

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3 Responses to L’avenir des villes dans les quartiers défavorisés.

  1. Gasser Ludovic says:

    Sujet qui m’a appris beaucoup de choses et qu’on a tendance à oublier dans notre société actuelle

  2. GILLET Anais says:

    Il faut trouver des solutions à ce problème qui concerne de plus en plus de monde aujourd’hui.

  3. Dartevelle Lucas says:

    Les quartiers défavorisés est un gros problème de notre société. En effet les jeunes venant de ses quartiers n’ont pas les même chances d’obtenir un diplômes par rapport à des jeunes qui ont une situations plus aisées. Ce qui remet en cause l’égalité qui est un des mots fondamental de l’État Français.