Les ONG et leur illusion de solidarité

Nous avons déjà tous entendu parler des ONG, ne serait-ce que par le biais d’une publicité télévisée où on nous montre un enfant Africain mourant de faim, ou dans la rue lors d’un démarchage pour nous faire devenir donateur. Les ONG sont partout et connaissent un véritable boom depuis plusieurs années. Ce terme voit le jour en 1945 avec la création de l’Organisation des Nations Unies. Elles désignent des organisations qui ont pour vocation l’aide et les affaires internationales et qui sont indépendantes des Etats et des gouvernements, c’est pour cela qu’on les appelle organisations non-gouvernementales. Elles agissent partout dans le monde, nous nous intéresserons cependant seulement à celles qui œuvrent en Afrique.
Bien souvent leurs actions sont louées et nous accordons beaucoup d’estime à ces personnes qui dédient leur vie à la solidarité. Néanmoins nous pouvons nous demander si ce mérite est justifié et si leurs actions ne sont que bénéfiques pour les populations locales. C’est pourquoi nous allons nous demander dans quelle mesure l’aide apportée par les ONG en Afrique peut être contestée.
Tout d’abord nous verrons que les enjeux et objectifs des ONG ont évolué depuis leur création et ensuite les conséquences que cela apporte au développement des pays d’Afrique.

La mutation des ONG

La plupart des ONG sont nées de l’idée de changer les choses, d’améliorer le monde dans lequel on vit, de lutter contre les inégalités, … Seulement elles se sont retrouvées confronté à un problème de taille : où trouver les fonds nécessaires ? Les dons sont une chose, et ils sont importants, mais ils ne peuvent malheureusement pas couvrir à eux seuls les coûts d’une mission, d’un projet… Les ONG se sont donc retrouvées obligé, au fil du temps, à devoir faire des partenariats avec de grandes multinationales : Nike, McDonald’s, Apple, et bien d’autres. Ces grandes marques n’apportent pas de contribution gratuitement, elles ont besoin de retour. Petit à petit, les ONG ont subi beaucoup de pressions pour arriver à des résultats à court terme, la condition pour pouvoir encore lever des fonds pour leur projet. C’est comme cela, qu’au fil du temps, le capitalisme s’est emparé des ONG. Nées pour faire le bien et lutter contre ce système, elles sont devenues des clés pour les plus grandes multinationales. Ceci s’inscrit dans le climat politique actuel : pour faire simple, les ONG sont la Gauche. Elles cherchent à lutter contre la pauvreté et les disparités économiques, elles cherchent à éliminer les conséquences du capitalisme. Les grandes multinationales sont la base du capitalisme, elles sont la Droite. Or la gauche est de plus en plus vulnérable et la droite à trouver le moyen de réduire au silence son rival : elle l’achète de la même façon que les grandes marques ont « acheté » les ONG. En faisant cela, elles ont maintenant le pouvoir sur elles et sont les dirigeants de ces opérations. Désormais, les ONG cherchent simplement à masquer les conséquences flagrantes et néfastes du capitalisme, alors qu’elles souhaitaient au départ les éliminer.
Désormais, le capitalisme ne tient pas seulement les rênes des ONG mais a modifié leur structure et leur organisation. A la tête de ces organisations « à but non-lucratif » se trouvent en général des personnes à la carrière lucrative, qui veulent gravir les échelons et accumuler du capital.
Au début des années 2000, par exemple, le salaire des cadres supérieurs dépassaient en général les 4500€ par mois. Ce n’est, dans l’absolu, pas un chiffre exorbitant. Cependant, peut-on vraiment clamer que l’on travaille dans l’humanitaire, pour la solidarité, le don et la répartition équitable des richesses ? Un représentant d’ONG gagne 3 à 4 fois plus que le donateur moyen, comment peuvent-ils se permettre alors de nous demander d’augmenter encore nos dons, avec comme justificatif une photo d’un enfant Noir mourant de faim ?

Les ONG ont connu un grand virage, , elles se sont détournées de leurs objectifs initiaux et accentuent le système contre lequel elles se battaient auparavant. A présent, les ONG se servent de la souffrance d’autrui pour développer et augmenter leur part de marché et créer de la plus-value. Un exemple manifeste : les budgets de promotion d’une mission chez la plupart des ONG peut parfois équivaloir le PNB (produit national brut) d’un petit pays.

On retrouve aujourd’hui tout du fonctionnement des grandes entreprises au sein des ONG. Leurs méthodes de démarchage sont ce que l’on peut qualifier de méthodes d’extorsion. Elles font maintenant appel aux sciences comportementales pour connaître les moyens de nous inciter à donner plus. Des équipes de chercheurs se demandent « comment générer la générosité » pour que les gens soient plus enclins aux dons. Il y a d’une part des petites choses au quotidien, des choses auxquelles nous ne prêtons guère attention. Il y a aussi, et surtout, leurs méthodes de démarchage qui sont dignes de démarchage commercial. Dans la rue lorsqu’on vous interpelle pour devenir donateur auprès d’une association, avez-vous vraiment l’impression d’avoir le choix ? Quand nous nous permettons de dire que nous ne sommes pas intéressés, on vient nous culpabiliser parce que nous vivons dans « un pays riche » alors que ces « pauvres enfants n’ont rien eux » et bien sûr, pour appuyer leur discours ils ont quelques photos de « ce qu’est la vraie misère ». On retrouve vraiment ici ce qui a été évoqué plus haut : se servir des souffrances des autres pour parvenir à ses fins, à savoir augmenter son capital.
Par ailleurs, ces personnes qui viennent démarcher, ne sont pas nécessairement des membres (bénévoles ou salariés) de l’ONG pour laquelle ils nous incitent à faire des dons. Ce sont des entreprises prestataires qui envoient leurs employés et selon une étude, il faudrait 9 mois pour que nos dons cessent de payer l’entreprise de démarchage et puissent vraiment servir sur le terrain.

Un dernier point important mettant en avant la place du capitalisme dans le fonctionnement des ONG : les critères d’ouverture et de fermeture des missions. Afin de décider où intervenir, dans quel pays, à quel moment et pour quel motif, ce n’est ni l’urgence de la situation ni la gravité du contexte qui est pris en compte, c’est tout simplement la rentabilité de la mission. Ce sont les riches et les médias qui décident où est « l’urgence » à traiter selon leur propre intérêt économique. Les « riches » sont tous les bailleurs de fonds qui attendent un retour sur leur argent et qui n’ont qu’un critère : le bénéfice que la mission va créer.
L’engagement dans une mission est d’autant plus sélectif qu’il tient aussi compte des préférences politiques qui orientent le choix et le financement des missions. Les ONG se définissent comme politiquement neutres mais il n’en est rien et nous allons voir que leur implication est néfaste au bon fonctionnement des pays d’Afrique.

Les véritables conséquences des actions des ONG sur le continent Africain

Les Etats membre des Nations Unies établissent régulièrement des « programmes des Nations unies pour le développement » qui visent à fixer des objectifs pour « aider les pays Africain à se développer ». Ces programmes, non-adaptés et présentant des objectifs inatteignables, ont comme réel dessein de faire perdurer l’image d’une Afrique pauvre et mourante ; d’une part car, comme nous l’avons précédemment, les ONG représentent des enjeux économiques importants et d’autre part car ces nations, à travers ces programmes, incarnent une force dominatrice. Ils font perdurer l’idée obsolète et infondée que « l’Homme Noir ne peut se débrouiller sans l’aide de l’Homme Blanc ».

Une Afrique pauvre ?

On nous donne sans cesse l’image d’une Afrique terrible qui n’est le lieu que de misère et de pauvreté, seulement cette idée, véhiculée par les grandes nations et les ONG, est totalement faussée. Depuis la fin du XXème siècle, la pauvreté n’a pas cessé de reculer. On pense souvent qu’en Afrique subsaharienne on ne trouve que des petits villages où il faut parcourir des kilomètres pour avoir accès à de l’eau potable mais la réalité est tout autre dans de nombreuses villes des pays d’Afrique. On retrouve beaucoup de villes très « occidentales » avec des grands centres commerciaux, des boutiques haut-de-gamme, etc.

https://www.flickr.com/photos/kartaba/24327071687/in/photostream/

Paul Saad – Johannesburg From Carlton Centre https://www.flickr.com/photos/kartaba/24327071687/in/photostream/ (Vue sur Johannesburg, la plus grande ville d’Afrique du Sud)

On crée une image d’Afrique mourante, on crée la misère et on attire ainsi la pitié et l’empathie. Cette façon de créer des victimes pathologiques et dépendantes (« encore un Soudanais mutilé, encore un Ethiopien qui meurt de faim, … ») renforcent les stéréotypes racistes et dramatise la situation de l’Afrique. On n’entend jamais de bonnes nouvelles car si on en entendait, les ONG perdraient leur nécessité et les dons s’essouffleraient, plongeant alors l’économie que représente l’humanitaire.

Pire encore, les ONG ne font pas que dramatiser l’état de l’Afrique, non, elles sont aussi un frein à son développement. Sylvie Brunel, ancienne présidente d’Action Contre la Faim, explique que face à la malnutrition et la mortalité infantile, l’association avait créé des biscuits nutritionnels permettant de pallier à ce problème. Or il s’est avéré que ces produits étaient très souvent mal tolérés, cela n’a pas empêché ACF de les distribuer. De ce fait, leur action et leur présence étaient toujours nécessaires car la malnutrition n’a pas pu être réglée dans sa totalité.
De manière plus générale, les ONG maintiennent la pauvreté et les inégalités à l’échelle mondiale.
Cette volonté des ONG de freiner les pays d’Afrique dans leur développement constitue aussi une arme de domination impérialiste

Le néocolonialisme

Les ONG peuvent être perçues comme un soutien précieux mais malheureusement elles sont également très souvent perçues comme une force de domination culturelle. Elles incarnent un certain paternalisme, souhaitant rappeler une fois de plus la soi-disant nécessité de l’Homme Blanc sur le continent Africain. Cette domination s’exprime à travers les OMD (objectifs du millénaire pour le développement, ce sont les programmes fixés par l’ONU) qui font croire que les « occidentaux des pays riches » ont les solutions et vont pouvoir aider « les pauvres Africains » à régler leur problème. Ce faisant, ils leur imposent des modes de fonctionnement qui leur sont propres et qui sont inadaptés à leur mode de vie. Inéluctablement ils n’arrivent pas à respecter et donc se développer correctement. De ce fait, ils « nécessitent » encore l’aide des occidentaux. Il est aisé de comprendre à quel point la prétendue aide apportée par les pays tels que la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, sont la principale raison de la difficulté pour ces pays à se développer.
On retrouve une certaine forme de domination à l’échelle individuelle : les occidentaux qui cherchent à réaliser un « voyage qui a du sens » ou à vouloir prendre part aux ONG pour réaliser des voyages humanitaires. Ceci ne relève non pas de la solidarité mais de l’arrogance et l’égocentrisme. C’est ce que Teju Cole définit comme « Le complexe du sauveur Blanc ».
Cette emprise réalisée par les occidentaux, notamment à grande échelle par les ONG et les gouvernements, est simplement une forme nouvelle de colonialisme. Elle s’exprime également par une méthode qui rappelle l’époque colonialiste : le pillage. Les grandes puissances ne le seraient pas sans celui-ci. Jacques Chirac l’a d’ailleurs déjà souligné par le passé :

« Il nous faut être honnête et reconnaitre qu’une grande partie de l’argent de nos banques est précisément issue de l’exploitation du continent Africain […] Sans l’Afrique, la France serait reléguée au rang de puissance du tiers-monde. ».

 Ceci est vrai aujourd’hui encore. Les ONG et les gouvernements pillent le continent Africain qui contient les ressources naturelles rares.
Les gouvernements viennent voler l’or et les diamants et les ONG arrivent pour leur donner des biscuits… Ce genre de contradiction se retrouve à travers de nombreux exemples. La société Areva (multinationale française pour le nucléaire) extrait et pille les ressources d’Uranium présentes dans le pays, privant ainsi toutes les populations de cette source d’énergie. Elle crée ensuite en parallèle une association pour « pallier le manque d’éducation et de culture » en construisant des écoles au Niger : « c’est le remède qui aggrave le mal ». Arundhati Roy souligne également cette hypocrisie à travers un autre exemple : « Rien n’illustre cela de manière plus poignante que les Etats-Unis s’apprêtant à envahir un pays et préparant simultanément les ONG à s’y rendre pour nettoyer les dégâts.»
En outre ces aspects qui montrent que les ONG font volontairement du mal aux pays d’Afrique dans leur propre intérêt, il existe d’autres conséquences néfastes qui se font bien souvent à leur insu.

L’impuissance face à des contextes inconnus

Les ONG agissent bien souvent dans des contextes géopolitiques très tendus : des cas de guerre, de dictature, etc. Elles créent alors sur place des camps de secours qui sont des camps d’aide à la population persécutée. Premier fait important : cette population n’est pas toujours démunie face à ces crises. Généralement ce sont des citoyens qui s’affirment politiquement et n’ont pas nécessairement besoin qu’on leur vienne en aide. Les ONG se retrouvent alors au cœur des conflits et ont, sans le vouloir, choisi leur camp.
L’aide apportée par les ONG est aussi souvent utilisée comme ressource et permet d’alimenter les conflits. De plus, ces camps de secours prennent généralement place pendant les périodes de pénurie ou d’enclavement, les ONG subissent alors les mêmes formes de prédation que les civils et les populations locales. L’aide se fait souvent détournée par les différentes forces armées et malheureusement les systèmes de contrôle de détournement sont généralement eux-mêmes corrompus et agissent au coude-à-coude avec les réseaux politico-militaires.
Ces camps de secours contribuent à la pérennité des conflits car ils constituent une véritable ressource économique et servent même parfois de base de mobilisation politique ou encore de recrutement de combattants. Rony Brauman (fondateur et ancien président de Médecins Sans Frontière) raconte un de ces cas, dans les années 80 en Ethiopie qui traversait une grave crise de la famine. Peu de temps après l’installation des camps de secours, il s’est rendu compte que l’Etat Ethiopien organisait un déplacement de population forcé et se servait de l’aide humanitaire pour parvenir à ses fins.
Les membres de MSF ne se doutaient pas que la situation allait prendre cette tournure et heureusement que R. Brauman s’en est rendu compte. On comprend bien à travers cet exemple, que malgré leurs attentions louables, les ONG sont totalement impuissantes quand elles se retrouvent dans des contextes méconnus. Comme dit l’adage « l’Enfer est pavé des bonnes attentions » ce qui fût le cas de MSF qui aurait pu devenir le principal allié d’une crise de masse sans s’en rendre compte.

Pour conclure

Les ONG agissent de moins en moins en faveur de la solidarité : en plus d’être ancré dans un système capitaliste qui va à l’encontre des combats initiaux des ONG, ces dernières sont sous le joug des gouvernements qui nuisent gravement au développement des pays d’Afrique. Etant des acteurs économiques majeurs, leurs actions sont primordiales à l’économie occidentale, de ce fait les médias et les ONG elles-mêmes créent de la souffrance et du « pathos ».
Evidemment les bénévoles, les donateurs et la plupart des salariés ne sont pas au fait de tous ces problèmes et bien sûr certains pays d’Afrique connaissent encore de véritables crises et souffrent réellement. Cependant il existe toujours des formes d’associations locales qui agissent en faveur de la solidarité et il serait sûrement préférable de les laisser agir car ces personnes savent mieux comment gérer les crises de leur pays que nous, étrangers. Tout n’est pas noir dans le monde des ONG mais il faudrait laisser un peu plus de liberté à ces pays afin qu’ils se développent à leur façon et à leur rythme.

BERNARD Charlène
BRULEY Romane

 

Bibliographie

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5 Responses to Les ONG et leur illusion de solidarité

  1. btsenil says:

    Votre écrit est considérablement porteur de réflexion et de sens. De plus, il s’inscrit parfaitement dans l’actualité du monde. Il nous amène donc à s’interroger sur le véritable rôle des ONG en Afrique. De part ce fait, votre écrit nous apporte la possibilité de développer notre sens critique et véhicule une image du continent Africain ainsi que des ONG intentionnellement inhiber par les médias, les politiques pour le profit de notre mode économique, et par sous entendu, pour les multinationales.
    RUEFF Maverick.

  2. btsenil says:

    Votre article est fort intéressant car il se place dans un contexte de crise sociale qui aujourd’hui est mondial et que ces ONG veulent régler. Cependant je trouve que donner une classe politique à ces ONG est osé. Elles ont pour fin de jouer sur la situation politique mais n’ont pas d’intérêt politique à proprement dit. Les ONG c’est de l’humanitaire avant tout. Mis à part cela, le fait d’avoir axé votre blog sur la situation en Afrique est intéressante. C’est un sujet que vous maitrisez mais qui reste perfectible quant à la place politique de ces ONG.
    GIGON Théo

  3. btsenil says:

    Bravo Charlène et Romane !
    Vous avez écrit ici un blog des plus intéressant qui m’a donné matière à réflexion. Il nous ouvre les yeux sur certaines pratiques des ONG, très peu connues du grand public.

    J’ai toutefois buté sur quelques points.
    Vous voulez rattacher les ONG à des courants politique comme le droite et la gauche. Bien qu’ayant une certaine influence sur l’opinion publique, elles n’en restent pas moins des organisations ne possédant aucun pouvoir de décision politique, il me semble donc dénué de sens de les rattacher à des partis.

    Dans votre première partie vous donnez une image très négative des ONG qui se seraient transformées en véritables machines capitalistes.
    On ne peut pas vraiment leur reprocher de suivre ce modèle. C’est en effet le système économique dominant le marché aujourd’hui . Passé une certaine taille, les ONG sont sûrement obligées de suivre les préceptes capitalistes pour survivre et continuer à aider les personnes dans le besoin. Il devient alors logique qu’elle fassent appel à des techniques comme le marketing pour « vendre » une bonne image d’elle même.

    Marc CLERGEOT

  4. btsenil says:

    Votre blog est une réelle prise de conscience, il éclair un autre aspect des ONG et de leurs actions en Afrique. D’autre part il traite un sujet d’actualité mais qui persiste depuis des année et apporte une autre vision de la situation du continent africain .
    Votre article suit un plan structuré, clair, il transmet des informations complètes et réfléchies ce qui en fait un document de qualité.

    MASSON Lilou

  5. btsenil says:

    Votre article est très intéressant, et porte à réflexion sur les ONG et leur but réel.
    Il est vrai que les pays d’Afrique sont les principaux lieux visés par les ONG, pour des raisons de pauvreté mais aussi de mal nutrition, pour cela on nous montre des familles vivants dans la pauvreté mais surtout des enfants souffrants de mal nutrition.
    Bien souvent on oublie que l’Afrique c’est développée depuis quelques années, qu’elle comporte des villes comme nous pourrions en voir chez nous, et le fait que vous en ayez parlé nous pousse à nous remettre en question sur l’image que nous avons de ces endroits. Bien sur il reste des lieux où la pauvreté reste présente comme dans les villages isolés.
    Mais aujourd’hui il devient tellement difficile de se débrouiller avec les ressources auxquelles nous avons accès, c’est pour cela que je ne serait pas totalement d’accord avec vous sur la façon dont vous dénoncez ces ONG d’avoir trouver des actionnaires chez de grosses entreprises, car ils ont le pouvoir de donner vie à leurs projets.
    Je ne dis pas qu’il est bien de décider quelle cause est la plus importante à traiter selon le gain que l’on peut se faire en exploitant ces causes.
    Toute fois votre article est très pertinent et rentre bien dans le thème imposé.
    Maud Cuenot-Cheval