L’insertion des jeunes sur le marché du travail

Ces dernières années, le taux de chômage a fortement augmenté pour l’ensemble de la population. Il est actuellement de 9,4%, soit 2,88 millions de chômeurs en France entière. Celui-ci ne cesse de s’accroître, notamment pour les jeunes diplômés qui ont du mal a trouvé un emploi stable à leur sortie de l’école.

Nous allons voir comment les jeunes diplômés intègrent le marché du travail avec une difficulté bien présente.

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Les diplômes

Il existe différents cursus scolaires, qui s’adaptent aux différents profils d’élèves.

En effet, les jeunes ne sont pas tous égaux face aux études, certains ont la « capacité » et l’envie de faire de longues études, tandis que d’autres sont plus intéressés par les études courtes. Ainsi, pour répondre à ces demandes, l’éducation nationale a mis en place plusieurs cursus.

Tout d’abord, la voie de l’apprentissage, autrement dit les études courtes sont principalement axées sur l’insertion professionnelle. Il s’agit d’une formation en alternance, qui associe formation chez un employeur et des enseignements dispensés dans un centre de formation d’apprentis. Mais les études courtes peuvent également se faire par voie initiale, c’est-à-dire uniquement à l’école tout en formant à un métier en particulier, comme pour les BTS. Les jeunes sortant d’apprentissage, sont plus qualifiés professionnellement étant donné qu’ils ont été formés à un métier en particulier par un maitre d’apprentissage pendant des semaines en entreprises.

Néanmoins, intégrer un cycle court n’exclut pas de poursuivre ses études, tout ceci en permettant d’acquérir un diplôme à visée professionnelle.

Les études longues, c’est-à-dire les études de minimum 5 ans après l’obtention du baccalauréat sont des filières dites « nobles » puisqu’elles permettent d’accéder a des postes plus qualifiés et ainsi mieux rémunérés. Toutefois, le fait d’effectuer des études plus longues n’assure pas aux diplômés l’obtention d’un emploi à la sortie. Ils ont certes plus de chance mais ce n’est pas pour autant qu’un emploi leur soit assuré.

Les gens sans diplôme ou ayant arrêté leurs études après le bac, n’ont aucune qualification professionnellement parlant. Ce sont sans doute, la catégorie de jeunes la plus touchés par le chômage. Et sont contraints de faire des « petits boulots » autrement dit des emplois précaires tel que l’intérim.

A l’heure actuelle lorsque nous ne possédons pas de diplôme l’accès à l’emploi est difficile voire impossible.

Les moins diplômés

On peut voir que les jeunes possédant un diplôme supérieur s’insèrent mieux dans le monde professionnel en effet leur taux de chômage est d’environ 6% contre 18% pour les jeunes sans diplômes et 10% pour ceux possédant uniquement le bac.

Toutefois, les apprentis s’insèrent mieux que les jeunes issus d’un cursus scolaire, leur taux de chômage n’étant que de 11% contre 24% pour ceux ayant suivis un parcours scolaire normal. Même si ce taux reste tout de même supérieur au taux des diplômés Bac+3 et Bac+5.

Les critères de recrutements

En entreprise, les recruteurs ont un niveau d’exigence à l’égard de leurs candidats. En effet, ils recherchent des personnes avec de l’expérience professionnelle et une adaptation rapide à toutes situations. Si une entreprise décide d’être flexible, il faut que les employés puissent s’adapter afin de garder leur emploi : Le niveau d’étude est aussi un facteur important dans la procédure puisqu’un recruteur est davantage intéressé par un diplômé Bac+5 que par un diplômé Bac+3.

Si les jeunes diplômés veulent s’insérer sur le marché du travail, il faut qu’ils puissent remplir les critères de recrutements.

Pour les recruteurs, Au-delà des compétences théoriques et des diplômes il faut que le jeune candidat ait effectué des stages et que celui-ci ait de l’expérience du travail en équipe. Ainsi 30,5% des recruteurs privilégient l’expérience professionnel comme domaine dans lequel les jeunes doivent s’améliorer, étant donné qu’ils ne peuvent pas posséder autant d’expérience que leurs collègues plus âgés.

La précarité

Les entreprises limitent leurs embauches pour des CDI qui ne leurs sont plus profitables en raison de la valeur d’un employé, c’est-à-dire au niveau du salaire et des charges que cela leur impose. C’est pour cette raison que ces entreprises qui cherchent à produire davantage à moindre frais, décident d’embaucher des employés en CDD ou en contrats intérimaire. Ce qui permet en cas de baisse d’activité de se séparer du personnel en surplus.

Même avec un certain niveau d’études que ce soit court ou à long terme si l’entreprise visée est dans cette perspective de toujours produire plus tout en limitant les dépenses (flexibilité) cela n’assure pas d’avoir une situation stable d’un point de vue professionnel peu importe le niveau d’études.

En période de précarité, les jeunes diplômés à la recherche de travail n’ont pas pour priorité leurs besoins secondaire, comme se divertir, faire du shopping… car leur situation financière est instable et incertaine, dû aux débouchés uniquement sur les CDD et l’Intérim.

Le salaire des CDD est bas, juste pour permette au salarié de « survivre ».  En période de précarité, les jeunes diplômés ont du mal à se satisfaire d’un point de vue financier. Mais n’ont d’autres choix que d’accepter ses emplois dits précaires.

Lorsque l’on termine nos études en étant jeunes diplômés, il est difficile de vivre au quotidien quand notre avenir professionnel est incertain, à cause de la précarité des emplois tels que les CDD, l’intérim ou encore les emplois d’avenir (contrats aidés). En effet, il faut pouvoir subvenir à ses besoins quotidiens. La valeur donnée au travail des jeunes diplômés ne leur permet pas de vivre décemment. En période de précarité, les CDD et l’intérim sont en majorités les deux choix qui s’offrent en cette période, surtout chez les jeunes diplômés.Capture d’écran 2018-01-05 à 11.18.59

Comme nous le montre le schéma ci-dessus, les emplois de types CDI ont amorcé une baisse significative. Alors que les emplois dits « précaires » ont quant à eux augmenté.

En conclusion..

En réalité, la plupart des catégories de diplômes quel qu’en soit le niveau, sont désormais touchés par la crise. Mais il existe désormais de multiples parcours qui permettent de mieux réussir son insertion. Néanmoins, les jeunes diplômés sortant des bancs de l’école sont soit surqualifiés, ou ne possèdent pas assez d’expérience donc sur le marché du travail les étudiants n’ont pas le droit d’être débutant.

« Wawrzyniak Julien et Tagliaferro Florine »

Bibliographie

  1. Chiffres sur les jeunes en Franche-Comté (En ligne), Efigip Novembre 2015
  2. Un marché de l’emploi déprimé pour les jeunes diplômés à bac + 5 (En ligne) L’Etudiant 
  3. Anne-Ael Durand Temps de travail, chômage, précarité, ce qui a changé en une génération (En ligne) Le Monde 
  4. Théa Olivier  Les apprentis s’en sortent mieux sur le marché du travail (En ligne) Les Echos Start 
  5. Laure-Emmanuelle HUSSON  Les jeunes diplômés voient l’avenir en rose… en France ! (En ligne) Challenges
  6. Le taux de chômage selon le diplôme et l’âge (En ligne ) Observatoire des inégalités 30/01/2015
  7. L’évolution de la précarité de l’emploi selon l’âge (En ligne) Observatoire des inégalités 7/10/2016 
  8. Marie Théobald  Les jeunes et les moins diplômés fortement touchés (En ligne) Le Figaro 
  9. Guirec Gombert La situation des jeunes sur le marché du travail s’est dégradée (En ligne) Modes d’emploi régions job 
  10. Nicolas César Etude : La situation paradoxale des jeunes diplômés sur le marché du travail (En ligne) Sud-Ouest 
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8 Responses to L’insertion des jeunes sur le marché du travail

  1. btsenil says:

    Votre sujet est d’actualité et intéressant et votre article est clair et bien construit. En effet, on entend de plus en plus dire qu’il est difficile d’accéder à un travail en sortant tout juste de l’école. Pour ma part je trouve cela assez effrayant pour les jeunes mais comme vous l’avez dit dans votre article, c’est la vérité, il y a de moins en moins d’embauche et le fait de ne pas être qualifié est un frein pour les patrons. Vous avez abordés les principaux points de ce sujet.
    Aurélie OVISTE

  2. Ce sujet nous concerne tous, actuellement les postes proposés aux jeunes sont essentiellement des contrats précaires qui se présentent sous la forme de CDD, intérim, temps partiel,… Il est désormais très complexe d’obtenir un emploi en CDI au début de son parcours professionnel. Cette difficulté d’insertion d’accès au monde professionnel pose de plus en plus problèmes aux jeunes et renforce l’insécurité pesant sur eux. Votre blog montre bien la situation alarmante du marché du travail pour les jeunes générations. Comme vous l’énoncez, le diplôme ne protège plus de la pauvreté. Ce n’est effectivement plus le niveau d’études qui est vu comme un atout mais bien l’expérience. L’avenir est désormais incertain… votre sujet n’est pas très rassurant mais décrit bien la réalité!

  3. btsenil says:

    L’insertion sur le marché du travail est un problème majeur pour les jeunes. Il est vrai que les jeunes sont souvent perdus dans la poursuite de leurs études après le lycée et ne savent pas forcément vers quel métier se diriger. Pourtant comme vous l’avez écrit dans votre article, il y a une discrimination à l’embauche par le diplôme. Les plus diplômés s’inséreront facilement sur le marché du travail alors que les moins diplômés auront des difficultés. La plupart de mes amis ont terminé leurs études et ils enchaînent CDD sur CDD en espérant tomber sur une entreprise qui les engagera en CDI.
    Coralie Leclerc

  4. btsenil says:

    Un des nombreux points forts de votre sujet est sa pertinence, vous évoquez là une thématique majeure dans les débats de société qui nous concernent tous, ce qui rend d’ailleurs difficile l’actualisation de vos données. Pourtant, vous avez réussi à faire part de toutes les difficultés qu’éprouvent les jeunes à s’insérer dans le marché du travail, et ce de façon très complète et objective.
    Audran Perrin

  5. btsenil says:

    Votre article sur l’insertion des jeunes dans le marché du travail est bien rédigé et soigné. La forme de l’article est captivante, il attire le regard et pousse à d’avantage de réflexion sur le monde du travail. Vous avez également su vous appropriez le sujet, l’article mélange des données chiffrées ainsi que du texte d’une très belle façon. L’article est d’actualité car c’est un problème majeur de notre société. Il est vrai que de nos jours réussir à obtenir un CDI est très compliquer.
    Flavie ROGER

  6. btsenil says:

    Votre blog est très bien rédigé, il est lisible, claire donc très facile à comprendre. Votre paragraphe sur les diplôme est très juste et bien justifié. Il est bien illustré par des graphiques donc captivant, dommage qu’il n’y ait pas de photos toutes simples. Malheureusement pour nous, jeunes, la précarité est de plus en plus présente et vous avez su le démontrer, c’est une triste réalité… Ce problème sociétale doit être résolu. Vous avez fournis un bon travail.
    Loïse Cucherousset

  7. btsenil says:

    C’est un sujet très pertinent, car il fait beaucoup débat actuellement et inquiète de plus en plus.
    L’insertion des jeunes dans le marché du travail s’est dégradée. On qualifie la jeunesse d’aujourd’hui de « sacrifiée », elle doit faire face à un taux de chômage au plus haut, des crises financières, une rigidité du marché du travail… Comme vous le dites, les critères de qualification sont de plus en plus exigeants, le nombre de jeunes victimes de précarité ne cessent de croitre, car la création de CDD augmente au détriment des CDI.
    L’inégalité de trouver un emploi entre les jeunes diplômés et les non diplômés se creuse.
    HUSY Julia

  8. btsenil says:

    Il s’agit d’un sujet très intéressant car il concerne beaucoup les jeunes et fait beaucoup débat ces dernières années. Il s’agit d’un article très bien structurés. Il explique et met en avant le déséquilibre présent entre les jeunes. Il est nous informe sur beaucoup d’aspect. J’ai pu apprendre beaucoup de chose grâce à cette article.
    Bourre Clémence