Nos soirées étudiantes

Nos soirées sont des événements importants pour chacun d’entre nous. Cela permet de nous rassembler, de danser, de parler entre nous, de se retrouver, de rigoler donc de passer du bon temps ensemble sans forcément abuser de substances illicites et autres. J’ai étudié ces soirées et je me suis posée la question : « Dans quelle mesure les soirées étudiantes contribuent-elles au bonheur des jeunes ? »

Les différents comportements

On est tous déjà aller en soirées, on a tous plus ou moins aidé des copains dans le mal, on a tous vu des jeunes boire plusieurs verres et ensuite s’attaquer à la bouteille et d’autres jeunes qui n’acceptent pas les verres qu’on leur propose, je me suis penchée sur ces différents cas. Il y a des personnes qui sont appelées des buveurs excessifs (qui ne savent pas leurs limites et qui veulent toujours aller plus loin) et d’autres qui vont boire deux trois verres (histoire de faire comme tout le monde mais elles connaissent leurs limites et savent s’arrêter) ce sont des buveurs occasionnels.

Il y a plusieurs cas de figures pour les personnes qui ne boivent pas comme l’a écrit Micheline Claudon alcoologue spécialisée. En effet, les jeunes peuvent ne pas boire à cause de leur génétique comme les asiatiques qui ne métabolisent pas l’alcool. D’autres n’ont médicalement plus le droit de boire de l’alcool car ils ont trop bu depuis le plus jeune âge et sont dégoûtés ou interdits d’alcool. Enfin, d’autres personnes n’ont tout simplement pas envie de boire de l’alcool à cause de l’effet que cela peut produire, de peur de leur réaction physique. D’autres encore ne ressentent pas le besoin de boire de l’alcool pour s’amuser et n’en voient pas l’utilité.

Les personnes buveurs d’alcool peuvent être classées en deux catégories. En effet, il y a des personnes qui boivent qu’en soirées car elles en ressentent le besoin, pour justement mieux s’amuser (ce qui peut amener aux trous noirs s’ils en abusent de trop). Et d’autres qui boivent souvent pour oublier leurs problèmes, qui se noient dans leur malheur car ils ont la sensation de bonheur en sortant la tête du trou, même si ce n’est pas vraiment le cas mais juste une illusion. L’alcool n’est pas le seul moyen pour arriver à un monde merveilleux, il y a aussi la drogue. C’est illégal mais si nous cherchons bien, on arrive tous à s’en procurer facilement. On sait tous que c’est dangereux et pourtant beaucoup d’entre nous en consomment.

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Depuis les années 2000, beaucoup de jeunes boivent de l’alcool. « A 17 ans, 82 % des garçons et 75 % des filles consomment de l’alcool au moins une fois par mois, selon François Beck, docteur en sociologie, statisticien, responsable du département « Observation et analyse des comportements de santé » à l’Inpes. 12 % boivent de l’alcool régulièrement, c’est-à-dire au moins dix fois par mois. La moitié des jeunes déclarent avoir été ivre au moins une fois au cours de l’année et 10 % déclarent avoir été ivres au moins dix fois au cours de l’année. Enfin, 46 % des jeunes de 17 ans disent avoir bu au moins cinq verres d’alcool au cours d’une même occasion au moins une fois dans l’année, ce qui donne une approximation du phénomène de binge drinking en France. Dans tous les cas, les garçons sont toujours plus consommateurs que les filles. » En résumé, trop de personnes consomment encore soit de l’alcool soit de la drogue et malheureusement trop de personnes finissent à l’hôpital. Trop de risques sont encore présents.

Les risques

Si l’on boit trop d’alcool, ou si l’on consomment trop de produits illicites, plusieurs dangers nous menacent tels que les accidents de la route, les trous noirs, les ivresses. Tout le monde sait qu’il ne faut pas boire et prendre le volant, tout le monde sait qu’il faut désigner un SAM mais ce n’est pas toujours facile de garder ce fameux SAM. Il peut être entraîné lors de la soirée à boire ne serait-ce qu’un verre et pourtant il ne sera plus dans la limite autorisée. Mais quand les personnes sont en discothèque, il faut bien ramener la voiture donc ce sera celui qui a le moins bu qui ramènera les autres ou celui qui a le plus souvent conduit avec de l’alcool et c’est dangereux. Les accidents de la route sont encore trop fréquents aujourd’hui c’est la raison pour laquelle les jeunes organisent des fêtes chez les uns ou les autres, pour pouvoir boire et rester sur place. Mais même en restant sur place, il y a toujours les trous noirs et les ivresses. Des jeunes ayant trop bu ou trop fumé peuvent être amenés à subir des abus sexuels car ils ne se souviendront pas de leurs soirées et des personnes peuvent justement en profiter.

Il y a différents types d’alcool:

  • l’alcool triste
  • l’alcool violent
  • l’alcool joyeux

Chaque personne est différente et réagira d’une manière ou d’une autre en consommant de l’alcool. Par exemple, des personnes peuvent pleurer en ayant consommé de l’alcool car ils repensent à quelque chose de triste ou au contraire se bagarrer car il y a une personne qui va le regarder de travers. Le dernier cas est l’alcool joyeux où la personne va rigoler, va s’amuser et va profiter.

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Les défis:

Le binge drinking est un terme anglo-saxon qui se traduit par « conduite d’alcoolisation massive ». C’est une consommation d’alcool très importante qui amène directement à l’ivresse. Beaucoup de personnes prennent ce défi à la légère et postent les vidéos sur les réseaux sociaux pour défier ses copains alors qu’il y a un risque important: le coma éthylique. 

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La neknomination est également un défi réalisé avec de l’alcool. En effet, ce « jeu » consiste à boire son verre cul sec et à poster la vidéo sur les réseaux sociaux pour également défier ses amis. Mais il a été devancé par un autre jeu plus intelligent: la smartnomination. 

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Ce dernier défi consiste à aider une personne en difficulté. Par exemple: donner à manger à un SDF ou apporter du soutien à une personne qui en a le plus besoin puis poster la vidéo sur le NET et demander à d’autres personnes de le réaliser. 

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Les défis mettant en jeu l’alcool ne sont pas bons à réaliser cependant, la bonté de chacun reprend le dessus et invente des défis utiles et respectables.

Pour conclure :

Les soirées étudiantes c’est bien mais elles comportent des risques et il faut éviter les défis. Il faut retenir que chaque personne est différente, chaque organisme ne réagit pas pareil et les réactions peuvent être inattendues et surprenantes. Il faut connaître ses limites pour éviter toutes catastrophes. L’alcool n’est pas source de bonheur lors de soirées car il apporte plus de mal que de bien (les accidents de la route, les trous noirs etc) et il ne faut pas en abuser. Je ne pense pas qu’il faut boire pour être heureux mais le plus important lors de soirées c’est de s’éclater, de profiter de ses amis, de rigoler, de danser, de pouvoir retrouver des amies qu’on avait pas vus depuis un certain temps.

Fany

Bibliographie: 

 « Affinités et effervescence, une manière d’être ensemble  »,  de Béatrice Mabilon-Bonfils, La fête techno, Autrement « Mutations », 2004 (), p. 59-61. Consulté le 17 novembre 2016.Disponible sur: http://www.cairn.info/la-fete-techno–9782746705043-page-59.htm

Dagnaud Monique, « La teuf : ethnographie de soirées débridées », Psychotropes, 4/2009 (Vol. 15), p. 41-62. Consulté le 17 novembre 2016. Disponible sur : http://www.cairn.info/revue-psychotropes-2009-4-page-41.htm

Vidéo-la-Smartnomination-le-phénomène-qui-concurrence-la-Neknomination-, Par Direct Matin, Publié le 17 Février 2014 à 17:29,Mis à jour le 17 Février 2014 à 17:29,Consulté le 17 novembre 2016. Disponible sur : http://www.directmatin.fr/technologie/2014-02-17/video-la-smartnomination-le-phenomene-qui-concurrence-la-neknomination-658543

Une drogue légale: l’alcool voir grand 3: consommation et phénomène de mode (avec binge-drinking). Consulté le 17 novembre 2016. Disponible sur : bpjeps8.emonsite.com/medias/files/doc-alcool-final.doc

Smartnomination-l’alternative-intelligente-au-jeu-d’alcool-neknomination, francetv info, Publié et mis à jour le 17/02/2014 à 13:44, Smartnomination, l’alternative intelligente au jeu d’alcool Neknomination.Consulté le 17 novembre 2016. Disponible sur: http://www.francetvinfo.fr/societe/smartnomination-l-alternative-intelligente-au-jeu-d-alcool-neknomination_531965.html

Neknomination le nouveau jeu d’alcool qui se répand sur les réseaux sociaux, Le figaro étudiant, Publié le 06/02/2014 à 12:16, Mis à jour le 06/02/2014 à 18:48, Neknomination: le nouveau jeu d’alcool qui se répand sur les réseaux sociaux.Consulté le 17 novembre 2016. Disponible sur:  http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/neknomination-le-nouveau-jeu-d-alcool-qui-se-repand-sur-les-reseaux-sociaux-4258/

Ces-jeunes-qui-ne-boivent-jamais-d’alcool, le huffington post, publié le  01/02/2014 08:56 et mis à jour le 05/10/2016 03:29, Ces jeunes qui ne boivent jamais d’alcool.Consulté le 30 novembre 2016.Disponible sur : http://www.huffingtonpost.fr/2014/02/01/ces-jeunes-qui-ne-boivent-jamais-dalcool/

 C-est-pas-du-jeu, le monde (economie),  par Marlène Duretz, publié le 18.02.2014 à 10h42  et mis à jour le 18.02.2014 à 16h54,La neknomination, c’est pas du jeu. Consulté le 30 novembre 2016. Disponible sur : http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/02/18/c-est-pas-du-jeu_4368502_3234.html

 le-binge-drinking-touche-toutes-les-generations, le monde (les décodeurs), Par Bastien Vachon, publié le 10.07.2015 à 10h37 • Mis à jour le 10.07.2015 à 11h48, Le « binge drinking » touche toutes les générations. Consulté le 30 novembre 2016. Disponible sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/07/10/le-binge-drinking-touche-toutes-les-generations_4678240_4355770.html

sur-les-reseaux-sociaux-ils-ripostent-au-jeu-d-alcool-neknomination, le parisien, Julie Corre, 15 février 2014 à 21h54, Sur les réseaux sociaux, ils ripostent au jeu d’alcool Neknomination.Consulté le 30 novembre 2016.Disponible sur: http://www.leparisien.fr/societe/sur-les-reseaux-sociaux-ils-ripostent-au-jeu-d-alcool-neknomination-15-02-2014-3594183.php

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4 Responses to Nos soirées étudiantes

  1. btsenil says:

    Ton article me permet de comprendre un peu mieux les idées de ceux qui ont une attitude différente de la mienne, merci.
    Tu ne parle des risques de dépendances à l’alcool et aux drogues, c’est dommage car ça ne tue pas seulement la personne mais tous ce qui l’entourent, du moins psychologiquement, c’est plus long qu’un décès, et ça coûte plus cher.
    Tu n’as pas non plus parler du coût d’alcool et de drogues pour un jeune, certains jeunes ne boivent pas d’alcool car ils n’ont peut être pas les sous non plus.
    Aurore

  2. btsenil says:

    le sujet que tu as choisis est intéressant, il nous concerne tous car nous sommes tous dans l’age ou nous faisons ce type de soirée. Pour moi tu a abordé tous les point essentiel sauf un, le budget, bien que ton graphique en parle…
    WITTMANN Emilien

  3. btsenil says:

    Le sujet évoqué ici est trés interessant car nous en faisons l’experience car nous en sommes en âge d’en faire. Je pense que tu as parlé de tout sauf le budget qu’un étudiant va mettre pour ces soirées, c’est dommage.. Mais sinon ce blog est bien construit, bien écrit et propre.
    PASTOR Mélanie

  4. btsenil says:

    Ton sujet évoqué ici est passionnant. tu as bien résumé la problématique des soirée
    Effectivement nous sommes tous concernés par rapport a cela.
    En effet il faudrai plus se responsabiliser et se donner des limites pour ceux qui consomment de l’alcool. Il faudrait également que les autres se comportent raisonnablement vis a vis de ces personnes la, les freine dans leur consommation et les accompagne pour éviter les dérives et les problèmes.
    MORIZOT Chloé