Solidarité, Bio, circuits courts et bien d’autres de notre quotidien, mais pourquoi ?

De nos jours, nous parlons beaucoup d’aliments Bio, de circuits courts, de produits, de bonnes qualités, de l’économie rurale, de solidarité, … Ces phénomènes ce sont développés suite à l’envie et à la volonté de manger mieux et de meilleur qualité. Une étude réalisée par l’Inra, montre que les Français sont de plus en plus nombreux à s’approvisionner en circuits courts. Cependant, les acheteurs manques de connaissances sur ce fonctionnement. C’est pourquoi nous verrons, en quoi être consommateurs chez un producteur agricole local est-il un acte de solidarité à part entière ?

Cet acte de solidarité passe tout d’abord par les associations comme Uniterres, Zeybou solidaire, les AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et bien d’autres encore. Cette dernière créée en 2003, met en marche un mouvement d’essaimage afin de promouvoir une agriculture «socialement équitable et économiquement saine». Uniterres tante «d’améliorer la qualité nutritionnelle pour les plus démunis tout en soutenant les agriculteurs en situation de précarité». Cette association a alors un double enjeux. Zeybou solidaire est un système de distribution alimentaire en circuits courts. Leur fonctionnement est de faire passer commande aux consommateurs et de verser ainsi des dons solidaires qui «retournent dans le porte-monnaie des producteurs » explique Jean Jacques Pierre (Fondateur des amis du Zeybou). Cet acte passe également par des réseaux d’achats solidaires qui permettent de «sauver plusieurs producteurs de la faillite».

Uniterres : Un réseau pour le bien de tous

Uniterres : Un réseau pour le bien de tous

Uniterres : un réseau pour le bien de tous.

De plus, certains mouvements ce développent comme aux USA avec le «cash mobs» qui est un shopping solidaire. Il a pour objectif de soutenir les petits commerces et l’économie locale. Le principe est de dépenser une certaine somme d’argent par des personnes dans un commerce indépendant, chez des petits producteurs, des agriculteurs, …

En outre, il apparaît de nouveaux thermes comme «cosom’acteurs» ou encore locavorisme. Les consom’acteurs sont des personnes voulant donner du sens à leurs achats par des comportements plus réfléchis. Le locavorisme est un mouvement favorisant la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres autour du domicile.

Relation entre producteurs et consommateurs

Relation entre producteurs et consommateurs

« Derrière chaque produit, un producteur ».

Selon Jean Michel Salacroup (producteur de melons et de raisons) «la vente au magasin c’est le prolongement de nos exploitations. La relation direct avec le consommateur nous renforce chaque jours dans nos choix ».

C’est également le cas des trente fermes de Cant’Avey’Lot une coopérative laitière dont le but est de rééquilibrer le rapport entre producteurs et redistributeurs.

Ensuite, selon ecosocioconso, consommer local a pour bonne raison le soutien de l’économie local. En effet, elle permet de soutenir les agriculteurs, les producteurs et l’emplois au niveau régional. Ces phénomènes ont pour avantage de ne cesser de développer de la solidarité. C’est le cas des paniers Bio du Val de Loire (association fondée en 2000 et certifié AB). Des bons produits pour tous, publié dans le magazine «âge de faire» traite de la valorisation et de l’eissaimage. Le but est d’allier «proximité et solidarité, par l’insertion ou l’accessibilité des produits» comme l’association Zeybou solidaire. La solidarité passe également par Biolait, «le lait solidaire et écologique». Le but de ce groupement d’éleveurs est d’assurer leur indépendance par rapport aux laiteries traditionnelles. Les producteurs ont tous une part sociale et participent chaque année à l’assemblée général de la société afin de décider la politique et d’échanger. D’autres pays s’organisent également comme l’Allemagne. Ce pays s’appuie «sur la demande des consommateurs pour des produits d’origines locales». De plus, les consommateurs peuvent devenir actionnaires de la structure.

Enfin, certains témoignages d’agriculteurs comme celui de Patrice concernent tout le monde, petits et grands producteurs, consommateurs, amateurs, producteurs, …

Cette vidéo nous fais réfléchir sur certains comportements que nous pouvons avoir aux quotidiens mais aussi sur la situation de nos vie et du monde qui nous entoure.

Ainsi, comme nous le dis l’association des paniers bio du Val de Loire «Devenir consommateur de nos productions est un acte de solidarité». «C’est aussi s’inscrire dans une dynamique collective et institutionnel, pour répondre localement aux problèmes de précarité et d’exclusion». Cependant, L’Inra constate que «les acheteurs sont avant tous sensibles à la fraîcheur, au goût, et à la qualité des produits proposés». Mais de nouvelles préoccupations apparaissent telles que le soutien à l’agriculture et à l’économie locale. «L’enquête démontre que 50 % des consommateurs interrogés associent circuit court et production biologique».

Serait-il possible de mieux concilier l’agriculture et l’économie rural ?

Bibliographie :

C.Saiseau et F. Bruidant. Un agriculteur de Haute Saône témoigne après avoir tenté de se suicidé [en ligne]. France 3, Youtube, 28/09/2018 [consulté le 20/12/2018] Disponible que : https://www.youtube.com/watch?v=VcSeUqyPFJc.

Direction de communication de la ville de Cahors. Les filières courtes [en ligne]. Cahors mag, novembre 2016 n°76  [consulté le 04/01/2019]. Disponible sur : http://www.mairie-cahors.fr/cahors/publication/PDF/Cmag2016/CAHORSMAG-76-web-final.pdf.  

Dominique Coquart et Valérie Olivier. Les AMAP : une alternative socio-économique pour des petits producteurs locaux [en ligne]. OpenEdition, juillet-octobre 2010 [consulté le 3/01/2019]. Disponible sur : https://journals.openedition.org/economierurale/2793.

Lisa Giachino, Nicolas Bertard et Nicole Gelot. Des bons produits pour tous valoriser et essaimer. L’âge de faire n°087, juin 2004, 4 p.

Louise Couvelaire. Shopping solidaire. Le Monde, 14 janvier 2012, 1 p.

Marine Cachot. Qu’est ce que le consommer local [en ligne]. Ecoconsosocio, blog E.Leclerc, 21/04/2015 [consulté le 19/12/2018]. Disponible sur : http://www.ecosocioconso.com/2015/04/21/quest-ce-que-le-consommer-local/.

Marion Perrier. Biolait, le lait solidaire et écologique. Alternative Économique n°364, janvier 2017, 3 p.

Philippe Fontaine. Qui sont les consommateurs qui achètent en circuits courts ? [en ligne]. Inra, 30/11/2016, mis à jour 21/12/2016 [consulté le 10/12/2018] . Disponible sur : http://www.inra.fr/Grand-public/Economie-et-societe/Tous-les-dossiers/Circuits-courts-du-producteur-au-consommateur/Profil-des-consommateurs-acheteurs/(key)/3.

Les paniers Bio du Val de Loire [en ligne]. Disponible sur : https://www.lespaniersbioduvaldeloire.fr/page.aspx?idssr=11&idr=1.

Participer à un réseau d’achats solidaire [en ligne]. Que faire concrètement, À plusieurs, Une consommation responsable et solidaire. Disponible sur : http://www.associations-citoyennes.net/ecologie/category/que-faire-concretement/a-plusieurs/une-consommation-responsable-et-solidaire/.

HENRY Elia

ANTOINE Solène

 

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L’armée pour aider

Intervention humanitaire

Intervention humanitaire

 

Introduction

Au cours de ces dernières années, nous avons pu voir que l’armée ne sert plus seulement à défendre et à surveiller un pays mais qu’elle s’engage également dans l’intervention humanitaire. L’armée française contribue beaucoup à cette aide humanitaire, aussi bien sur son territoire que sur les territoires étrangers, les plus souvent ces actions se déroulent dans le cadre des résolutions du conseil de sécurité de l’ONU. Les actions menées par l’armée sont surtout axées sur le maintien de la paix, le secours aux populations en cas de catastrophes naturelles ou de guerre. Nous allons étudier ce phénomène. En quoi l’armée française a-t-elle une place importante dans la solidarité internationale ? Dans un premier temps nous allons voir qu’est que l’intervention humanitaire dans un second temps nous allons voir pourquoi l’armée française intervient et enfin les problèmes éthiques que cela peut engendrer.

 

L’humanitaire c’est quoi ? 

Une intervention humanitaire armée est un recours à la force armée afin d’arrêter ou d’empêcher des violations des droits humains. Il y a une intervention humanitaire lorsqu’un Etat, un groupe d’Etats ou une coalition intervient avec des forces armées dans un territoire étranger afin de protéger les droits humains de la population de cet Etat. Ce genre d’actions pour défendre les droits humains existent depuis la fin de la guerre froide.

Une intervention humanitaire armée est basé sur les principes d’une guerre juste. Elle se caractérise par trois éléments :

  • L’envoi de troupes sur un territoire étranger
  • L’autorité du conseil de sécurité des Nations Unies pour la légitimation des opérations armées
  • Les raisons d’une intervention doivent être légitime « juste cause »

La France intervient beaucoup dans l’humanitaire, grâce à cela elle a pu améliorer la coopération entre les civils et les militaires. L’humanitaire fait partie des valeurs de l’armée mais ce n’est pas sa principale action.

L’armée intervient afin de restaurer la paix et la sécurité afin de permettre aux associations humanitaires d’agir et de relancer le développement du pays. Toutes ces interventions sont réglementées par le Chap. VII de la Charte des Nations Unies, elle permet une intervention armée en cas de menace ou de rupture de la paix internationale. Les interventions humanitaire armées sont réglementés par le conseil de sécurité des Nations Unis.

De plus l’armée est très présente dans le monde, elle possède des bases dans les territoires d’outre-mer et dans les pays étrangers comme au Sénégal ou en Afghanistan rend faisables les interventions humanitaires non seulement dans ces territoires, mais aussi dans les pays qui sont concernés par des crises humanitaires

Intervention militaire

Intervention militaire

Pourquoi l’armée française intervient-elle ?

Dans cette deuxième partie nous pouvons nous demandez, pourquoi l’armée française est solidaire avec le reste du monde ? En effet aujourd’hui l’armée protège, surveille et intervient dans notre pays mais également dans des pays étrangers dans le cadre de l’ONU.

Ces interventions sont effectuées, en cas de conflit ou post-conflit, pour le maintien de la paix et éviter les grandes crises humanitaires mondiale. En effet en mars 2011 l’armée française est intervenue en Lybie, avec les forces de l’OTAN, pour une protection des civils lors de la guerre civil dans le pays. Face aux défis présents et futurs, l’armée est également intervenue dans le conflit en Bosnie-Herzégovine en avril 1992. Pour secourir la population de Sarajevo, un pont aérien est mis en place sous l’égide des Nations unies. Le lendemain de la visite du président de la République François Mitterrand, le premier avion-cargo, se pose à Sarajevo. Pendant toute la durée du conflit, le pont aérien reste le seul lien vers l’extérieur, livrant plus de 90 % de l’aide humanitaire destinée à nourrir, à vêtir et à soigner les 440 000 habitants de la ville assiégée.

Pourquoi intervenir ? Ce n’est pas simple d’intervenir surtout dans un pays étranger c’est pour cela que de nombreux critères existent. Tout d’abord, dans le cas d’une catastrophe naturelle, le pays touchés doit être consentant pour une aide humanitaire et il doit avoir un dommage important en termes de vies humaines. Si le pays touché n’agit pas ou ne peux pas agir, il sera porté responsable même s’il n’est pas à l’origine de la catastrophe et là l’armée pourra faire preuve de solidarité. En effet en 2010 l’armée française a accompagné les américains dans l’intervention humanitaire à HaÏti. Ses actions consistaient en la participation au déblaiement, la fourniture d’équipements et le maintien de la sécurité dans les zones réservées aux sans-abris suite au séisme. Cette tendance accrue à recourir aux forces armées pour faire face à des crises civiles s’illustre y compris en France, où il est désormais courant que les militaires soient réquisitionnés pour parer aux intempéries, aux pollutions ou même aux épidémies. Egalement sur notre territoire nationale l’armée est présente, par exemple, après le passage d’une tempête dans les Landes, elle a participé au déblaiement des terrains privés et des voies de communication. Dans le cas de famine l’armée a également agie en 2011. En effet l’armée est venue en aide à l’Afrique en acheminant un bateau de près de 400 tonnes de denrées alimentaires, de riz, de sucre, de farine et d’huile. Puis plus tard un avion A340 est affrété par le ministère de la Défense contenant 17,5 tonnes de suppléments nutritionnels.

Intervenir est donc un devoir mais également un droit à obtenir.

Humanitaire

Humanitaire

Quelques problèmes éthiques

Malgré la volonté d’aider de plusieurs pays il y a certains pays qui n’interviennent que dans leurs propres intérêts. Il peut s’agir d’une motivation politique ou la motivation de l’accès à une ressource naturelle importante.

On peut prendre comme exemple l’intervention de l’OTAN au Kosovo. Il s’agissait d’attaquer la Serbie et le Kosovo afin d’arrêter la répression que subissait les Kosovars albanais. Des camps de réfugiés ont été établi afin d’accueillir la population suite aux bombardements. Mais ces camps n’ont pas vraiment été créé par les aides humanitaires pour aider les réfugiés mais pour contrôler les départs afin que ce flux de réfugiés ne se déverse pas en Europe. D’après certains c’est de l’humanitaire instrumentalisé. D’autre pensent aussi que c’est une catastrophe humanitaire et que les purges ethniques n’ont fait que s’accélérer suite aux bombardements.

On part faire la guerre mais comme l’idée de la guerre est de moins en moins supportable, on parle donc d’aide humanitaire armée. Les actions humanitaires sont de plus en plus médiatisées, de plus les associations humanitaires sont de plus aidé par les militaires ce qui engendre une confusion au niveau de la définition de l’humanitaire. On peut aussi voir de plus en plus d’associations qui choisissent le pays où ils interviennent en fonction de la situation politique et des relations qu’entretiennent les l’état intervenant et l’état cible.  Mais l’aide humanitaire ne devrait pas choisir ses victimes en fonction des considérations politiques. Cela montre que les états sont égoïstes, il se servent de la détresse des autres afin de subvenir à leurs propres besoins.

Cela pose des problèmes dans ces pays, mais aussi dans les pays qui interviennent. Il y a deux groupes, les anti-interventionniste et les interventionnistes. Les interventionnistes, eux, ont tendance soit à ignorer, soit à sous-estimer l’interférence en question quant aux antis interventionnistes, ils dressent eux-mêmes un tableau qui les dissuade de soutenir l’intervention.

 

Conclusion

Nous avons pu voir que l’armée française réalise diverses actions humanitaires dans le monde. L’armée française a donc une place importante dans l’intervention humanitaire car elle aide beaucoup les pays touchés par des catastrophes qu’elles soient naturelles ou civil. Elle possède divers moyens pour intervenir et défendre les populations dans le besoin, même si cela pose de nombreux problèmes éthiques. On peut donc se demander s’il serait possible que l’armée reste solidaire sans profit pour l’état qui intervient.

 

Bibliographie

Armée de l’air“1992 Opérations humanitaires”.Ministère des Armée [en ligne], mise à jour 8 août 2013 [consulté le 14/12/18]. Disponible sur :https://www.defense.gouv.fr/espanol/air/histoire/face-aux-defis-presents-et-futurs/face-aux-defis-presents-et-futurs   

L’Eclaireur humanitaire “MISSIONS HUMANITAIRES DE L’ARMÉE FRANÇAISE”. Aide humanitaire [en ligne], 22 novembre 2014, mise à jour 2014 [consulté le 26/11/18]. Disponible sur :http://www.aidehumanitaire.org/missions-humanitaires-de-larmee-francaise/

Eric Steinmyller “L’aide humanitaire et les armées”. Persée [en ligne] publié en 2006. Consulté le [29/12/18]. Disponible sur https://www.persee.fr/docAsPDF/reden_1283-8446_2006_num_10_4_1901.pdf

Délégation à l’information et à la communication de la défense (DICoD)“Famine dans la Corne de l’Afrique : un navire affrété par l’armée française participe au transport de l’aide humanitaire”.Ministère des Armée [en ligne], mise à jour 7 septembre 2011 [consulté le 14/12/18]. Disponible sur :https://www.defense.gouv.fr/espanol/actualites/operations/famine-dans-la-corne-de-l-afrique-un-navire-affrete-par-l-armee-francaise-participe-au-transport-de-l-aide-humanitaire

Jean Baptiste Jeangène Vilmer “Du kosovo à la Syrie: l’intervention humanitaire armée” Résumé du livre [en ligne] publié en 2009. Consulté le [14/12/2018] Disponible sur http://www.jbjv.com/L-intervention-humanitaire-armee,552.html

Jean Baptiste Jeangène Vilmer “Éthique et politique de l’intervention humanitaire armée”. Cairn info [en ligne] publié en mai-juin 2008. Consulté le [14/12/2019] Disponible sur file:///C:/Users/laura/Downloads/CRII_039_0161.pdf

Jean-Baptiste Jeangène Vilmer“POURQUOI INTERVENIR ? LE CRITÈRE DE LA CAUSE JUSTE DANS LA THÉORIE DE L’INTERVENTION HUMANITAIRE ARMÉE”.Carn.info [en ligne], janvier 2012, mise à jour 2012 [consulté le 26/12/18]. Disponible sur: https://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2012-1-page-145.htm

Plateforme d’information humanrights.ch [en ligne] publié le [21/09/2015]. Consulté le [29/12/2015]. Disponible sur https://www.humanrights.ch/fr/droits-humains-internationaux/onu/conseil-de-securite/interventions/
Nicolas Frisse“HAÏTI : LA NOUVELLE VOCATION HUMANITAIRE DES FORCES ARMÉES”. Cairn.info [en ligne], mars 2010, mise à jour 2010 [consulté le 14/12/18]. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2010-3-page-57.htm

Stéphanie Dupont “Historique de l’action humanitaire, des associations et de la médiatisation de leurs actions”. PDF free [en ligne] Consulté le [03/10/2018] Disponible sur http://stephanie.dupont3.free.fr/preambule.pdf

Skeeze Pixabay[en ligne] Pixabay consulté le [06/01/2019] Disponible sur https://pixabay.com/fr/soldat-militaire-uniformes-708711/

Mali actu flickr [en ligne] flickr pise le [10/09/2003] consulté le [06/01/2019] Disponiblle sur https://www.flickr.com/photos/86599116@N03/7933020566/in/photolist-d61NCE-2aNit3o-aWbjPv-2bMr8ph-7W9oEd-2dDLdjb-28m5ReU-8ZMJG4-HxL5kL-2aFAtYh-qr147M-aCZmRy-NzJYjS-8ERBau-9Ffv2P-AGRWep-2dDLdsC-aK1q9X-Bhq3aR-fFPERo-ai8A4J-9bJuLm-fFQmrU-hYxDTL-7NohRC-ajnW2v-ajr5nf-mGZrT4-8EAqWi-o6dZWb-cizvVC-2aU4aUj-mH2nFb-ZF4ckW-9BUMWR-ai8j4y-8H9Vnv-ajtQhy-ajqx3s-pE1WQh-ajr5UL-ajtQC9-i33kBX-2ct453F-RKvNzL-6LMPhn-218mDP7-jqJGHC-fFwSaT-HUsynt/

Skeeze Pixabay[en ligne] Pixabay consulté le [06/01/2019]  Disponible sur https://pixabay.com/fr/famille-l-amour-p%C3%A8re-fille-729454/

Brand Elena, Chevaux Laura

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Place des association caritatives dans la société

Les associations caritatives sont présentes en France et dans le monde dès que des personnes ont eu besoins d’aides. Il y a de plus en plus d’association en France pour aider les personnes les plus démunies.

Il y a de plus en plus d’écart entre les personnes. Du coup il y a de plus en plus de personnes qui ont besoins de ces associations pour survivre. Du coup :

En quoi l’intervention des associations caritatives est-elle moins forte aujourd’hui qu’en période d’après-guerre ?

On va commencer par étudier les aides qui était proposé avant. Ensuite les aides qui sont proposées maintenant et enfin les difficultés que ces organismes rencontrent pour pouvoir aider les gens.

L’aide fournit auparavant

Au lendemain de la guerre, la France est détruite et les aides qui sont les plus nécessaires sont les logements. C’est pourquoi une « cité de castors » est sortit de terre. Un groupe de personne se sont réunit et ils ont construit eux-mêmes leurs maisons d’où le nom. On peut voir cela dans le texte de Bonnet Dominique. Cela a permis de faire habiter un grand nombre de personne pour un prix nettement moins important que la normale.

Plus tard il y a la création du téléthon qui est présent chaque année depuis 1987 qui permet de récolter de l’argent pour faire avancer la recherche afin de sauver de nombreuse vie.

Image provenant de Flickr

Image provenant de Flickr

 

 

 

 

 

 

 

L’aide fournit aujourd’hui

Aujourd’hui, les personnes ont besoins de plus en plus d’aides en particulier dans l’alimentaire car les personnes les plus démunies ont besoins de survivre. On peut voir dans le document de COEURU Aurore où elle nous explique qu’il y a plus de dons alimentaires qui sont fait par les personnes pour ceux qui en ont besoins.

Il y a aussi une association ADN ( Agence de don en nature) crée en 2008. Cette association récupère les produits invendus par les entreprises et les distribues dans les différentes associations qui les redistribue par la suite à des personnes dans le besoin.

Cependant aujourd’hui, il existe d’innombrable moyen d’aider les personnes. On le voit très bien avec le réseau solidaire mis en place en Maine et Loire dans le document de MABIRE Anne. Ce réseau organise des trajets pour permettre aux personnes âgées et à toutes autres le nécessitant d’être transporté à l’endroit où ils veulent dans les environs. Voici un autre moyen d’aider les personnes sans rien en retour.

De plus certains vignerons utilisent leurs vins pour les vendre afin de reverser un bénéfice envers des associations. Cela semblerait partir d’une bonne intention or le but premier de certains de ces vignerons est de se donner des bons points pour attirer plus de clients. On peut donc un peu remettre en cause la bonne volonté des personnes et plus vouloir la recherche d’un profit.

Les difficultés des associations

Les lois sont en perpétuellement mouvement. Du coup les associations doivent s’habituer à celle là ce qui n’est pas forcément une chose aisé. Dans le document de LAFORE Robert, il nous explique que les actions sociales ne sont plus comme avant et qu’elles ne permettent de tous compenser ce que les gens ont besoins.

De plus grâce au texte de NAHAPETIAN Naïri, il nous explique que 52% des ressources associatives proviennent des secteurs privées contre seulement 49% il y a 6 ans. Cela veut dire que l’Etat n’est plus autant impliqué qu’avant et qu’il faut compter que sur les particuliers pour faire bouger les choses dans les associations. De plus, si il y a un financement privée, les associations vont devoir payer des impôts alors qu’elles sont non-lucratives ce qui pose un problème.

Dans le texte de TCHERNONOG Viviane, il nous montre qu’une personne sur 2 appartiennent à une association. Hors les gros financements ont lieu que dans certains domaines comme le médicale, alors que d’autre domaine sont plus ou moins délaissés comme l’éducation. Cela pose un problème au niveau de la répartition des budgets et donc des aides que les associations peuvent pas produira à ceux qui en ont besoins.

Conclusion

On peut donc dire que l’intervention des associations caritatives n’est pas forcément plus faible maintenant mais plutôt différente car après la guerre, l’aide la plus nécessaire était  financière. Alors que maintenant toutes les aides sont le bienvenue et forcément qu’un jour ou un autre, quelqu’un aura besoin de cette aide. Cependant avec le changement des lois et des financements par forcément également répartie, certaines associations ont de plus en plus de mal à rester importante et avoir la capacité d’aider les personnes.

 

DOURIAUD Clément

Bibliographie :

BONNET, Dominique. des castors solidaires. Pays comtois. mars 2012. N°101. p 28-29.

CHOPINET, Valérie. téléthon 08[photo]. In Flickr[en ligne], 06/12/2008[30/01/2018]

Disponible sur :https://www.flickr.com/photos

COEURU, Aurore. Générosité: les dons alimentaire se réorganisent. France agricole, 14 mars 2014. N°3530. p 14-15

LAFORE, Robert. Le rôle des associations dans la protection sociale. Cahiers français. 01/07/2017. N°399. p 35-41

LUMINEAU, Léonor. Changer le gaspillage en partage. La croix,  3 juillet 2012, (n°28) . p 1

MABIRE, Anne. Elle anime un réseau de transport solidaire. France agricole. 6 février 2015, N°3576. p 81

NAHAPETIAN, Naïri. Les associations à  la peine. Alternatives économiques, 01-05-2013.(N°324) [Périodique].p 30

disponible sur: cairn

POISSONNET, Raphaëlle. Caritatif : Quand le vin sert à une bonne chose. Viti. mars 2014, N°396, p 56-58

QUENTIN, Christine. L’agence du don en nature fait le lien entre les entreprises et les associations. La croix, 25-02-2013,

TCHERNONOG, Viviane. Le secteur associatif et son financement. Informations sociales, 4/2012, (n°172). p 11

 

 

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L’Union Européenne, premier obstacle à l’immigration en Europe ?

 Solidarité en mer

Avant tout, il est important de redéfinir certains termes que nous allons utiliser.                     Un migrant est une personne qui s’expatrie pour des raisons économiques ou politiques.     Une immigration est l’entrée dans un pays, continent ou une région de personnes qui   vivaient à l’extérieur et qui viennent s’y établir.                                                                             La solidarité est un sentiment qui pousse des personnes à s’accorder une aide mutuelle,   soit par devoir moral, soit parce qu’une communauté d’intérêts existe entre elles.           Une législation est l’ensemble des lois dans un pays ou un domaine déterminé.

 L’origine de cette solidarité

Francis Vallat, le président de SOS Méditerranée, voit dans la mer un système de valeurs   dont devraient s’inspirer nos sociétés. Les valeurs des “hommes de mer” sont la   responsabilité, la solidarité, la générosité et le respect.

La solidarité en mer a toujours existé pour les « gens de mer ». Cette solidarité peut   prendre plusieurs formes :

-La solidarité « pure » qui est un acte gratuit et qui n’a pas de fondement juridique.             -L’assistance aux biens qui est facultative, c’est un acte volontaire qui peut donner droit à    rémunération.                                                                                                                                           -L’assistance aux personnes, le sauvetage, qui est obligatoire et gratuit.

C’est ce troisième cas qui concerne principalement les migrants en Europe.                           C’est ce cas qui est effectué par les associations humanitaires comme SOS Méditerranée qui se démènent pour sauver des vies.

 Photographie de l’Aquarius dans le port de CuxHaven, en Allemagne Ra Boe / Wikipedia https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Aquarius_(alt_Meerkatze)_(Ship)_04_by-RaBoe_2012.jpg

Photographie de l’Aquarius dans le port de Cuxhaven, en Allemagne
Ra Boe / Wikipedia
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Aquarius_(alt_Meerkatze)_(Ship)_04_by-RaBoe_2012.jpg

Cette solidarité est nécessaire

Au cours de l’année 2017, il y a eu près de 3150 décès recensés en mer Méditerranée. L’espace maritime qui sépare la Libye et l’Italie est la route migratoire la plus mortelle au monde. L’action des associations humanitaires tel que SOS Méditerranée ont permis de secourir plus de 15000 personnes.

Le nombre de migrants augmente sans cesse à cause des guerres ou autre situation dangereuse, notamment en Libye.

Pour les états, la priorité est la protection des frontières et la gestion des flux migratoires donc le sauvetage des migrants passe au deuxième plan. C’est pour cela que l’Aquarius écume la mer afin d’aider des individus qui ne reçoivent d’assistance de personne. Cette situation dure depuis novembre 2014, lorsque la marine italienne a laissé tomber l’opération de secours Mare Nostrum.

L’Union Européenne est sans cesse interpellé pour mettre en place un dispositif de sauvetage en Méditerranée afin de gérer efficacement l’afflux de bateaux de migrants en détresse.

L’Europe

Les actions en Europe

Depuis 2013, l’Union Européenne en plus de la Suisse, l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein ont signé le règlement de Dublin. Ce traité délègue la responsabilité de l’examen de la demande d’asile d’un réfugié au premier pays qui l’a accueilli. Cependant ce règlement est remis en cause à cause des inégalités qu’il provoque depuis la crise migratoire de 2015 qui a été mal gérée par les états européens. Des pays comme la France n’ont pas accueilli le quota de migrants prévu, ce qui accentue la colère d’autres états sollicités tel que l’Italie ou la Grèce. Le problème est que même avec un accord convenable sur l’asile fourni aux migrants, ceux-ci ne cesseront pas d’affluer. Le mini-sommet de Bruxelles le 24 juin a mis la lumière sur des solutions qui pourraient permettre de gérer l’afflux de migrants dans le respect des droits de l’Homme et de l’individu.

Les états doivent mettre de côtés les aspects politiques et économiques liés à ce sujet pour agir comme les associations tel que SOS Méditerranée qui œuvrent pour sauver des vies. Ce que les états font, à savoir mettre en accusations pour trafic d’êtres humains les navires qui sauvent des vies humaines, décourage les associations humanitaires. On ne peut se permettre de sanctionner des personnes qui portent assistance à ceux qui en ont besoin. L’assistance à personne en danger n’est pas un crime, c’est le devoir de chacun, quel que soient les conséquences politiques qui en découlent.

Ce qu’il faudrait mettre en place

Ce qui a été dégagé du sommet de Bruxelles ne doit pas être pris à la légère. Il est primordial de s’occuper des migrants qui risquent leurs vies pour atteindre les frontières européennes. Ce qui serait utile c’est la création de centres de protection internationaux dans les pays concernés par l’afflux de migrants. Le sommet a aussi laissé entendre qu’il serait intéressant d’aider financièrement les pays d’Afrique concernés par cette immigration illégale.

Le premier ministre belge, Charles Michel, a évoqué la création de plateforme de débarquement des migrants secourus en dehors de l’Union Européenne et des centres d’accueil des migrants en transit. Cela permettrait de différencier les migrants qui en sont venus là à cause de problèmes économiques de ceux qui sont là à cause de problèmes politique tel que les guerres.

Les états doivent mettre au point le règlement de Dublin qui est au point mort et qui n’est pas égalitaire entre les pays d’Europe du Nord et ceux du Sud. Mais pour cela il doit y avoir une implication de tous les états et un désengagement d’intérêts politiques ou économiques.

Conclusion

Malgré les meilleures intentions d’associations humanitaires ou de personnes qui viennent simplement porter assistance aux migrants qui risquent leurs vies, l’incapacité de l’Europe à mettre en place des dispositifs permettant l’accueil et le transit de ces migrants réduit à néant les efforts humains de ces sauveteurs qui vont même jusqu’à être poursuivi pour trafic d’être humain alors qu’ils accomplissent le devoir de chaque individu en assistant une personne en danger.

Bibliographie

Gellot, Nicole. Sauvetages en Méditerranée : les atermoiements de l’Europe.Âge de faire (L’) (N°134) [Périodique]. 01-10-2018. p. 14.

Le Monde.Sommet sur les migrants à Bruxelles : des dirigeants européens « satisfaits » mais sans conclusion commune. Le Monde [en ligne], 24 juin 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/24/crise-des-migrants-macron-et-merkel-prets-a-reduire-leurs-exigences_5320478_3214.html

Malibeaux, Sophie,Ayad, Christophe,Joly, Françoise.Le président de SOS-Méditerranée : « Notre seule exigence, c’est l’humanité et la dignité ».Le Monde [en ligne],25 juin 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/25/le-president-de-sos-mediterranee-notre-seule-exigence-c-est-l-humanite-et-la-dignite_5321104_3214.html?xtmc=migrants_europe_politique_d_immigration&xtcr=71

Miron, Alina. Migrants : « Il existe une politique de criminalisation des sauvetages en mer ». Le Monde [en ligne], 24 novembre 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/11/24/migrants-il-existe-une-politique-de-criminalisation-des-sauvetages-en-mer_5387914_3232.html?xtmc=migrants&xtcr=1

Miron, Alina,Trevisanut, Seline,Taxil, Bérangère,Gattini, Andrea. « Aquarius » : « Le droit européen prévoit une obligation de coopération loyale dans l’organisation du sauvetage en mer, mais aussi du débarquement ». Le Monde [en ligne], 15 juin 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/06/15/aquarius-le-droit-europeen-prevoit-une-obligation-de-cooperation-loyale-dans-l-organisation-du-sauvetage-en-mer-mais-aussi-du-debarquement_5315874_3232.html?xtmc=migrants&xtcr=2

Pascual, Julia. « Notre défi, c’est que les demandes d’asile soient traitées de la même façon en Europe ». Le Monde [en ligne], 18 octobre 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/10/18/notre-defi-c-est-que-les-demandes-d-asile-soient-traitees-de-la-meme-facon-en-europe_5371396_3214.html?xtmc=migrants_europe&xtcr=5

Pécoud, Antoine. Des bateaux pour les migrants. Sciences humaines [en ligne]. Décembre 2017. Disponible sur https://www.scienceshumaines.com/des-bateaux-pour-les-migrants_fr_38919.html

SOS Méditerranée. Rapport d’activité 2017. 2017. Disponible sur http://www.sosmediterranee.fr/medias/sosmedrapportactivites.pdf

Stroobants, Jean-Pierre. Sur l’immigration, le grand désaccord entre les Européens s’approfondit.Le Monde [en ligne],06 juin 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/06/sur-l-immigration-le-grand-desaccord-entre-les-europeens-s-approfondit_5310216_3214.html?xtmc=migrants_europe_politique_d_immigration&xtcr=83

Vinet, Caroline. Immigration : comprendre le règlement de Dublin en 3 questions. Le Monde [en ligne], 07 juin 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/07/comprendre-le-reglement-dublin-en-3-questions_5311223_3214.html

SALOMON Etienne, ROUSSÉ Adrien

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Les ONG et leur illusion de solidarité

Nous avons déjà tous entendu parler des ONG, ne serait-ce que par le biais d’une publicité télévisée où on nous montre un enfant Africain mourant de faim, ou dans la rue lors d’un démarchage pour nous faire devenir donateur. Les ONG sont partout et connaissent un véritable boom depuis plusieurs années. Ce terme voit le jour en 1945 avec la création de l’Organisation des Nations Unies. Elles désignent des organisations qui ont pour vocation l’aide et les affaires internationales et qui sont indépendantes des Etats et des gouvernements, c’est pour cela qu’on les appelle organisations non-gouvernementales. Elles agissent partout dans le monde, nous nous intéresserons cependant seulement à celles qui œuvrent en Afrique.
Bien souvent leurs actions sont louées et nous accordons beaucoup d’estime à ces personnes qui dédient leur vie à la solidarité. Néanmoins nous pouvons nous demander si ce mérite est justifié et si leurs actions ne sont que bénéfiques pour les populations locales. C’est pourquoi nous allons nous demander dans quelle mesure l’aide apportée par les ONG en Afrique peut être contestée.
Tout d’abord nous verrons que les enjeux et objectifs des ONG ont évolué depuis leur création et ensuite les conséquences que cela apporte au développement des pays d’Afrique.

La mutation des ONG

La plupart des ONG sont nées de l’idée de changer les choses, d’améliorer le monde dans lequel on vit, de lutter contre les inégalités, … Seulement elles se sont retrouvées confronté à un problème de taille : où trouver les fonds nécessaires ? Les dons sont une chose, et ils sont importants, mais ils ne peuvent malheureusement pas couvrir à eux seuls les coûts d’une mission, d’un projet… Les ONG se sont donc retrouvées obligé, au fil du temps, à devoir faire des partenariats avec de grandes multinationales : Nike, McDonald’s, Apple, et bien d’autres. Ces grandes marques n’apportent pas de contribution gratuitement, elles ont besoin de retour. Petit à petit, les ONG ont subi beaucoup de pressions pour arriver à des résultats à court terme, la condition pour pouvoir encore lever des fonds pour leur projet. C’est comme cela, qu’au fil du temps, le capitalisme s’est emparé des ONG. Nées pour faire le bien et lutter contre ce système, elles sont devenues des clés pour les plus grandes multinationales. Ceci s’inscrit dans le climat politique actuel : pour faire simple, les ONG sont la Gauche. Elles cherchent à lutter contre la pauvreté et les disparités économiques, elles cherchent à éliminer les conséquences du capitalisme. Les grandes multinationales sont la base du capitalisme, elles sont la Droite. Or la gauche est de plus en plus vulnérable et la droite à trouver le moyen de réduire au silence son rival : elle l’achète de la même façon que les grandes marques ont « acheté » les ONG. En faisant cela, elles ont maintenant le pouvoir sur elles et sont les dirigeants de ces opérations. Désormais, les ONG cherchent simplement à masquer les conséquences flagrantes et néfastes du capitalisme, alors qu’elles souhaitaient au départ les éliminer.
Désormais, le capitalisme ne tient pas seulement les rênes des ONG mais a modifié leur structure et leur organisation. A la tête de ces organisations « à but non-lucratif » se trouvent en général des personnes à la carrière lucrative, qui veulent gravir les échelons et accumuler du capital.
Au début des années 2000, par exemple, le salaire des cadres supérieurs dépassaient en général les 4500€ par mois. Ce n’est, dans l’absolu, pas un chiffre exorbitant. Cependant, peut-on vraiment clamer que l’on travaille dans l’humanitaire, pour la solidarité, le don et la répartition équitable des richesses ? Un représentant d’ONG gagne 3 à 4 fois plus que le donateur moyen, comment peuvent-ils se permettre alors de nous demander d’augmenter encore nos dons, avec comme justificatif une photo d’un enfant Noir mourant de faim ?

Les ONG ont connu un grand virage, , elles se sont détournées de leurs objectifs initiaux et accentuent le système contre lequel elles se battaient auparavant. A présent, les ONG se servent de la souffrance d’autrui pour développer et augmenter leur part de marché et créer de la plus-value. Un exemple manifeste : les budgets de promotion d’une mission chez la plupart des ONG peut parfois équivaloir le PNB (produit national brut) d’un petit pays.

On retrouve aujourd’hui tout du fonctionnement des grandes entreprises au sein des ONG. Leurs méthodes de démarchage sont ce que l’on peut qualifier de méthodes d’extorsion. Elles font maintenant appel aux sciences comportementales pour connaître les moyens de nous inciter à donner plus. Des équipes de chercheurs se demandent « comment générer la générosité » pour que les gens soient plus enclins aux dons. Il y a d’une part des petites choses au quotidien, des choses auxquelles nous ne prêtons guère attention. Il y a aussi, et surtout, leurs méthodes de démarchage qui sont dignes de démarchage commercial. Dans la rue lorsqu’on vous interpelle pour devenir donateur auprès d’une association, avez-vous vraiment l’impression d’avoir le choix ? Quand nous nous permettons de dire que nous ne sommes pas intéressés, on vient nous culpabiliser parce que nous vivons dans « un pays riche » alors que ces « pauvres enfants n’ont rien eux » et bien sûr, pour appuyer leur discours ils ont quelques photos de « ce qu’est la vraie misère ». On retrouve vraiment ici ce qui a été évoqué plus haut : se servir des souffrances des autres pour parvenir à ses fins, à savoir augmenter son capital.
Par ailleurs, ces personnes qui viennent démarcher, ne sont pas nécessairement des membres (bénévoles ou salariés) de l’ONG pour laquelle ils nous incitent à faire des dons. Ce sont des entreprises prestataires qui envoient leurs employés et selon une étude, il faudrait 9 mois pour que nos dons cessent de payer l’entreprise de démarchage et puissent vraiment servir sur le terrain.

Un dernier point important mettant en avant la place du capitalisme dans le fonctionnement des ONG : les critères d’ouverture et de fermeture des missions. Afin de décider où intervenir, dans quel pays, à quel moment et pour quel motif, ce n’est ni l’urgence de la situation ni la gravité du contexte qui est pris en compte, c’est tout simplement la rentabilité de la mission. Ce sont les riches et les médias qui décident où est « l’urgence » à traiter selon leur propre intérêt économique. Les « riches » sont tous les bailleurs de fonds qui attendent un retour sur leur argent et qui n’ont qu’un critère : le bénéfice que la mission va créer.
L’engagement dans une mission est d’autant plus sélectif qu’il tient aussi compte des préférences politiques qui orientent le choix et le financement des missions. Les ONG se définissent comme politiquement neutres mais il n’en est rien et nous allons voir que leur implication est néfaste au bon fonctionnement des pays d’Afrique.

Les véritables conséquences des actions des ONG sur le continent Africain

Les Etats membre des Nations Unies établissent régulièrement des « programmes des Nations unies pour le développement » qui visent à fixer des objectifs pour « aider les pays Africain à se développer ». Ces programmes, non-adaptés et présentant des objectifs inatteignables, ont comme réel dessein de faire perdurer l’image d’une Afrique pauvre et mourante ; d’une part car, comme nous l’avons précédemment, les ONG représentent des enjeux économiques importants et d’autre part car ces nations, à travers ces programmes, incarnent une force dominatrice. Ils font perdurer l’idée obsolète et infondée que « l’Homme Noir ne peut se débrouiller sans l’aide de l’Homme Blanc ».

Une Afrique pauvre ?

On nous donne sans cesse l’image d’une Afrique terrible qui n’est le lieu que de misère et de pauvreté, seulement cette idée, véhiculée par les grandes nations et les ONG, est totalement faussée. Depuis la fin du XXème siècle, la pauvreté n’a pas cessé de reculer. On pense souvent qu’en Afrique subsaharienne on ne trouve que des petits villages où il faut parcourir des kilomètres pour avoir accès à de l’eau potable mais la réalité est tout autre dans de nombreuses villes des pays d’Afrique. On retrouve beaucoup de villes très « occidentales » avec des grands centres commerciaux, des boutiques haut-de-gamme, etc.

https://www.flickr.com/photos/kartaba/24327071687/in/photostream/

Paul Saad – Johannesburg From Carlton Centre https://www.flickr.com/photos/kartaba/24327071687/in/photostream/ (Vue sur Johannesburg, la plus grande ville d’Afrique du Sud)

On crée une image d’Afrique mourante, on crée la misère et on attire ainsi la pitié et l’empathie. Cette façon de créer des victimes pathologiques et dépendantes (« encore un Soudanais mutilé, encore un Ethiopien qui meurt de faim, … ») renforcent les stéréotypes racistes et dramatise la situation de l’Afrique. On n’entend jamais de bonnes nouvelles car si on en entendait, les ONG perdraient leur nécessité et les dons s’essouffleraient, plongeant alors l’économie que représente l’humanitaire.

Pire encore, les ONG ne font pas que dramatiser l’état de l’Afrique, non, elles sont aussi un frein à son développement. Sylvie Brunel, ancienne présidente d’Action Contre la Faim, explique que face à la malnutrition et la mortalité infantile, l’association avait créé des biscuits nutritionnels permettant de pallier à ce problème. Or il s’est avéré que ces produits étaient très souvent mal tolérés, cela n’a pas empêché ACF de les distribuer. De ce fait, leur action et leur présence étaient toujours nécessaires car la malnutrition n’a pas pu être réglée dans sa totalité.
De manière plus générale, les ONG maintiennent la pauvreté et les inégalités à l’échelle mondiale.
Cette volonté des ONG de freiner les pays d’Afrique dans leur développement constitue aussi une arme de domination impérialiste

Le néocolonialisme

Les ONG peuvent être perçues comme un soutien précieux mais malheureusement elles sont également très souvent perçues comme une force de domination culturelle. Elles incarnent un certain paternalisme, souhaitant rappeler une fois de plus la soi-disant nécessité de l’Homme Blanc sur le continent Africain. Cette domination s’exprime à travers les OMD (objectifs du millénaire pour le développement, ce sont les programmes fixés par l’ONU) qui font croire que les « occidentaux des pays riches » ont les solutions et vont pouvoir aider « les pauvres Africains » à régler leur problème. Ce faisant, ils leur imposent des modes de fonctionnement qui leur sont propres et qui sont inadaptés à leur mode de vie. Inéluctablement ils n’arrivent pas à respecter et donc se développer correctement. De ce fait, ils « nécessitent » encore l’aide des occidentaux. Il est aisé de comprendre à quel point la prétendue aide apportée par les pays tels que la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, sont la principale raison de la difficulté pour ces pays à se développer.
On retrouve une certaine forme de domination à l’échelle individuelle : les occidentaux qui cherchent à réaliser un « voyage qui a du sens » ou à vouloir prendre part aux ONG pour réaliser des voyages humanitaires. Ceci ne relève non pas de la solidarité mais de l’arrogance et l’égocentrisme. C’est ce que Teju Cole définit comme « Le complexe du sauveur Blanc ».
Cette emprise réalisée par les occidentaux, notamment à grande échelle par les ONG et les gouvernements, est simplement une forme nouvelle de colonialisme. Elle s’exprime également par une méthode qui rappelle l’époque colonialiste : le pillage. Les grandes puissances ne le seraient pas sans celui-ci. Jacques Chirac l’a d’ailleurs déjà souligné par le passé :

« Il nous faut être honnête et reconnaitre qu’une grande partie de l’argent de nos banques est précisément issue de l’exploitation du continent Africain […] Sans l’Afrique, la France serait reléguée au rang de puissance du tiers-monde. ».

 Ceci est vrai aujourd’hui encore. Les ONG et les gouvernements pillent le continent Africain qui contient les ressources naturelles rares.
Les gouvernements viennent voler l’or et les diamants et les ONG arrivent pour leur donner des biscuits… Ce genre de contradiction se retrouve à travers de nombreux exemples. La société Areva (multinationale française pour le nucléaire) extrait et pille les ressources d’Uranium présentes dans le pays, privant ainsi toutes les populations de cette source d’énergie. Elle crée ensuite en parallèle une association pour « pallier le manque d’éducation et de culture » en construisant des écoles au Niger : « c’est le remède qui aggrave le mal ». Arundhati Roy souligne également cette hypocrisie à travers un autre exemple : « Rien n’illustre cela de manière plus poignante que les Etats-Unis s’apprêtant à envahir un pays et préparant simultanément les ONG à s’y rendre pour nettoyer les dégâts.»
En outre ces aspects qui montrent que les ONG font volontairement du mal aux pays d’Afrique dans leur propre intérêt, il existe d’autres conséquences néfastes qui se font bien souvent à leur insu.

L’impuissance face à des contextes inconnus

Les ONG agissent bien souvent dans des contextes géopolitiques très tendus : des cas de guerre, de dictature, etc. Elles créent alors sur place des camps de secours qui sont des camps d’aide à la population persécutée. Premier fait important : cette population n’est pas toujours démunie face à ces crises. Généralement ce sont des citoyens qui s’affirment politiquement et n’ont pas nécessairement besoin qu’on leur vienne en aide. Les ONG se retrouvent alors au cœur des conflits et ont, sans le vouloir, choisi leur camp.
L’aide apportée par les ONG est aussi souvent utilisée comme ressource et permet d’alimenter les conflits. De plus, ces camps de secours prennent généralement place pendant les périodes de pénurie ou d’enclavement, les ONG subissent alors les mêmes formes de prédation que les civils et les populations locales. L’aide se fait souvent détournée par les différentes forces armées et malheureusement les systèmes de contrôle de détournement sont généralement eux-mêmes corrompus et agissent au coude-à-coude avec les réseaux politico-militaires.
Ces camps de secours contribuent à la pérennité des conflits car ils constituent une véritable ressource économique et servent même parfois de base de mobilisation politique ou encore de recrutement de combattants. Rony Brauman (fondateur et ancien président de Médecins Sans Frontière) raconte un de ces cas, dans les années 80 en Ethiopie qui traversait une grave crise de la famine. Peu de temps après l’installation des camps de secours, il s’est rendu compte que l’Etat Ethiopien organisait un déplacement de population forcé et se servait de l’aide humanitaire pour parvenir à ses fins.
Les membres de MSF ne se doutaient pas que la situation allait prendre cette tournure et heureusement que R. Brauman s’en est rendu compte. On comprend bien à travers cet exemple, que malgré leurs attentions louables, les ONG sont totalement impuissantes quand elles se retrouvent dans des contextes méconnus. Comme dit l’adage « l’Enfer est pavé des bonnes attentions » ce qui fût le cas de MSF qui aurait pu devenir le principal allié d’une crise de masse sans s’en rendre compte.

Pour conclure

Les ONG agissent de moins en moins en faveur de la solidarité : en plus d’être ancré dans un système capitaliste qui va à l’encontre des combats initiaux des ONG, ces dernières sont sous le joug des gouvernements qui nuisent gravement au développement des pays d’Afrique. Etant des acteurs économiques majeurs, leurs actions sont primordiales à l’économie occidentale, de ce fait les médias et les ONG elles-mêmes créent de la souffrance et du « pathos ».
Evidemment les bénévoles, les donateurs et la plupart des salariés ne sont pas au fait de tous ces problèmes et bien sûr certains pays d’Afrique connaissent encore de véritables crises et souffrent réellement. Cependant il existe toujours des formes d’associations locales qui agissent en faveur de la solidarité et il serait sûrement préférable de les laisser agir car ces personnes savent mieux comment gérer les crises de leur pays que nous, étrangers. Tout n’est pas noir dans le monde des ONG mais il faudrait laisser un peu plus de liberté à ces pays afin qu’ils se développent à leur façon et à leur rythme.

BERNARD Charlène
BRULEY Romane

 

Bibliographie

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