L’insertion des jeunes sur le marché du travail

Ces dernières années, le taux de chômage a fortement augmenté pour l’ensemble de la population. Il est actuellement de 9,4%, soit 2,88 millions de chômeurs en France entière. Celui-ci ne cesse de s’accroître, notamment pour les jeunes diplômés qui ont du mal a trouvé un emploi stable à leur sortie de l’école.

Nous allons voir comment les jeunes diplômés intègrent le marché du travail avec une difficulté bien présente.

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Les diplômes

Il existe différents cursus scolaires, qui s’adaptent aux différents profils d’élèves.

En effet, les jeunes ne sont pas tous égaux face aux études, certains ont la « capacité » et l’envie de faire de longues études, tandis que d’autres sont plus intéressés par les études courtes. Ainsi, pour répondre à ces demandes, l’éducation nationale a mis en place plusieurs cursus.

Tout d’abord, la voie de l’apprentissage, autrement dit les études courtes sont principalement axées sur l’insertion professionnelle. Il s’agit d’une formation en alternance, qui associe formation chez un employeur et des enseignements dispensés dans un centre de formation d’apprentis. Mais les études courtes peuvent également se faire par voie initiale, c’est-à-dire uniquement à l’école tout en formant à un métier en particulier, comme pour les BTS. Les jeunes sortant d’apprentissage, sont plus qualifiés professionnellement étant donné qu’ils ont été formés à un métier en particulier par un maitre d’apprentissage pendant des semaines en entreprises.

Néanmoins, intégrer un cycle court n’exclut pas de poursuivre ses études, tout ceci en permettant d’acquérir un diplôme à visée professionnelle.

Les études longues, c’est-à-dire les études de minimum 5 ans après l’obtention du baccalauréat sont des filières dites « nobles » puisqu’elles permettent d’accéder a des postes plus qualifiés et ainsi mieux rémunérés. Toutefois, le fait d’effectuer des études plus longues n’assure pas aux diplômés l’obtention d’un emploi à la sortie. Ils ont certes plus de chance mais ce n’est pas pour autant qu’un emploi leur soit assuré.

Les gens sans diplôme ou ayant arrêté leurs études après le bac, n’ont aucune qualification professionnellement parlant. Ce sont sans doute, la catégorie de jeunes la plus touchés par le chômage. Et sont contraints de faire des « petits boulots » autrement dit des emplois précaires tel que l’intérim.

A l’heure actuelle lorsque nous ne possédons pas de diplôme l’accès à l’emploi est difficile voire impossible.

Les moins diplômés

On peut voir que les jeunes possédant un diplôme supérieur s’insèrent mieux dans le monde professionnel en effet leur taux de chômage est d’environ 6% contre 18% pour les jeunes sans diplômes et 10% pour ceux possédant uniquement le bac.

Toutefois, les apprentis s’insèrent mieux que les jeunes issus d’un cursus scolaire, leur taux de chômage n’étant que de 11% contre 24% pour ceux ayant suivis un parcours scolaire normal. Même si ce taux reste tout de même supérieur au taux des diplômés Bac+3 et Bac+5.

Les critères de recrutements

En entreprise, les recruteurs ont un niveau d’exigence à l’égard de leurs candidats. En effet, ils recherchent des personnes avec de l’expérience professionnelle et une adaptation rapide à toutes situations. Si une entreprise décide d’être flexible, il faut que les employés puissent s’adapter afin de garder leur emploi : Le niveau d’étude est aussi un facteur important dans la procédure puisqu’un recruteur est davantage intéressé par un diplômé Bac+5 que par un diplômé Bac+3.

Si les jeunes diplômés veulent s’insérer sur le marché du travail, il faut qu’ils puissent remplir les critères de recrutements.

Pour les recruteurs, Au-delà des compétences théoriques et des diplômes il faut que le jeune candidat ait effectué des stages et que celui-ci ait de l’expérience du travail en équipe. Ainsi 30,5% des recruteurs privilégient l’expérience professionnel comme domaine dans lequel les jeunes doivent s’améliorer, étant donné qu’ils ne peuvent pas posséder autant d’expérience que leurs collègues plus âgés.

La précarité

Les entreprises limitent leurs embauches pour des CDI qui ne leurs sont plus profitables en raison de la valeur d’un employé, c’est-à-dire au niveau du salaire et des charges que cela leur impose. C’est pour cette raison que ces entreprises qui cherchent à produire davantage à moindre frais, décident d’embaucher des employés en CDD ou en contrats intérimaire. Ce qui permet en cas de baisse d’activité de se séparer du personnel en surplus.

Même avec un certain niveau d’études que ce soit court ou à long terme si l’entreprise visée est dans cette perspective de toujours produire plus tout en limitant les dépenses (flexibilité) cela n’assure pas d’avoir une situation stable d’un point de vue professionnel peu importe le niveau d’études.

En période de précarité, les jeunes diplômés à la recherche de travail n’ont pas pour priorité leurs besoins secondaire, comme se divertir, faire du shopping… car leur situation financière est instable et incertaine, dû aux débouchés uniquement sur les CDD et l’Intérim.

Le salaire des CDD est bas, juste pour permette au salarié de « survivre ».  En période de précarité, les jeunes diplômés ont du mal à se satisfaire d’un point de vue financier. Mais n’ont d’autres choix que d’accepter ses emplois dits précaires.

Lorsque l’on termine nos études en étant jeunes diplômés, il est difficile de vivre au quotidien quand notre avenir professionnel est incertain, à cause de la précarité des emplois tels que les CDD, l’intérim ou encore les emplois d’avenir (contrats aidés). En effet, il faut pouvoir subvenir à ses besoins quotidiens. La valeur donnée au travail des jeunes diplômés ne leur permet pas de vivre décemment. En période de précarité, les CDD et l’intérim sont en majorités les deux choix qui s’offrent en cette période, surtout chez les jeunes diplômés.Capture d’écran 2018-01-05 à 11.18.59

Comme nous le montre le schéma ci-dessus, les emplois de types CDI ont amorcé une baisse significative. Alors que les emplois dits « précaires » ont quant à eux augmenté.

En conclusion..

En réalité, la plupart des catégories de diplômes quel qu’en soit le niveau, sont désormais touchés par la crise. Mais il existe désormais de multiples parcours qui permettent de mieux réussir son insertion. Néanmoins, les jeunes diplômés sortant des bancs de l’école sont soit surqualifiés, ou ne possèdent pas assez d’expérience donc sur le marché du travail les étudiants n’ont pas le droit d’être débutant.

« Wawrzyniak Julien et Tagliaferro Florine »

Bibliographie

  1. Chiffres sur les jeunes en Franche-Comté (En ligne), Efigip Novembre 2015
  2. Un marché de l’emploi déprimé pour les jeunes diplômés à bac + 5 (En ligne) L’Etudiant 
  3. Anne-Ael Durand Temps de travail, chômage, précarité, ce qui a changé en une génération (En ligne) Le Monde 
  4. Théa Olivier  Les apprentis s’en sortent mieux sur le marché du travail (En ligne) Les Echos Start 
  5. Laure-Emmanuelle HUSSON  Les jeunes diplômés voient l’avenir en rose… en France ! (En ligne) Challenges
  6. Le taux de chômage selon le diplôme et l’âge (En ligne ) Observatoire des inégalités 30/01/2015
  7. L’évolution de la précarité de l’emploi selon l’âge (En ligne) Observatoire des inégalités 7/10/2016 
  8. Marie Théobald  Les jeunes et les moins diplômés fortement touchés (En ligne) Le Figaro 
  9. Guirec Gombert La situation des jeunes sur le marché du travail s’est dégradée (En ligne) Modes d’emploi régions job 
  10. Nicolas César Etude : La situation paradoxale des jeunes diplômés sur le marché du travail (En ligne) Sud-Ouest 
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Les nouvelles technologies? Un danger potentiel pour la santé des jeunes

Les adolescents de nos jours sont captivés par les nouvelles technologies : 91.5% des adolescents passent plus de 2 heures devant les écrans. Les nouvelles technologies (ou TIC) ne sont pas source d’isolement mais juste un remplacement des relations amicales directes par des rapports indirects. Nous remarquons aujourd’hui qu’elles sont responsables de nombreux dangers comme une augmentation du stress et d’anxiété, d’apparition de symptômes de dépression, de diminution de la qualité du sommeil ainsi que la capacité d’attention chez les jeunes adultes. Cependant, les TIC ont peu d’impact sur la sexualité mais on remarque que les adolescents consomment de plus en plus tôt d’alcool et du cannabis à cause des réseaux sociaux.

 

Les méfaits des ondes électromagnétiques

Les ondes électromagnétiques sont partout dans notre vie quotidienne. Les enfants sont plus exposés aux radiofréquences que les adultes en raison de leur crâne beaucoup plus fin et donc un cerveau plus fragile (environs ½ mm chez un enfant de 5 ans contre 2 mm chez un adulte), donc les ondes électromagnétiques pénètrent beaucoup plus dans le cerveau d’un enfant que d’un adulte. Elles ont un effet possible sur le bien-être des enfants mais ont aussi des risques considérables sur les fonctions cognitives (effet sur la mémoire, la concentration et l’apprentissage). Les enfants sont beaucoup plus sensibles à ces ondes, il faut donc limiter ou éviter le temps d’exposition auprès de celle-ci.

Il y a 3 sources principales d’exposition aux ondes électromagnétiques : téléphone portable, téléphone sans-fil et four à micro-ondes.

  • Les plus émetteurs d’ondes à distance des utilisateurs: portique anti-vol, aspirateur, ligne haute/basse tension.
  • Les plus émetteurs d’ondes à proximité: rasoir électrique, sèche cheveux
Gandhi, OP.Sources de hautes fréquences [image]. In Le génie des ondes [en ligne]. Le génie des ondes [consulté le 28 décembre 2017]. Disponible sur : https://genie-des-ondes.jimdo.com/

Gandhi, OP.Sources de hautes fréquences [image]. In Le génie des ondes [en ligne]. Le génie des ondes [consulté le 28 décembre 2017]. Disponible sur : https://genie-des-ondes.jimdo.com/

Les fonctions cognitives, l’impact majeur

Les technologies ont de nombreux impacts sur notre cerveau. L’association entre un usage intensif et inadéquat du téléphone mobile par des jeunes peut causer une santé mentale affectée (comportements à risque, dépression, idées suicidaires, etc.). Le syndrome de “Fear of missing out” est la peur de manquer de quelque chose, qui est dû à la connexion constante aux réseaux sociaux. Plus de 89% des étudiants ont le syndrome de la vibration, qui consiste à entendre son téléphone vibrer alors que celui ci n’a pas vibrer. Ces impacts provoquent de nombreux problèmes de mémoire ou d’impulsivité.

 

Gandhi, OP. Degré de pénétration des ondes dans le cerveau [image]. In Le génie des ondes [en ligne]. Le génie des ondes [consulté le 28 décembre 2017]. Disponible sur : https://genie-des-ondes.jimdo.com/

Gandhi, OP. Degré de pénétration des ondes dans le cerveau [image]. In Le génie des ondes [en ligne]. Le génie des ondes [consulté le 28 décembre 2017]. Disponible sur : https://genie-des-ondes.jimdo.com/

Le sommeil en danger

Le sommeil est un facteur important au moment de l’adolescence. Mais de nos jours, les adolescents se couchent trop tard, ils ont perdu 45 minutes de sommeil, ceci est dû aux nouvelles technologies qui sont indispensables à leur quotidien. 30% des 15-19 ans sont en manque de sommeil. 25% des 15 ans dorment moins de 7 heures par nuit, or un adolescent devrait dormir 9 heures par nuit.

Pourquoi un tel manque de sommeil?

La mélatonine est une hormone responsable du sommeil. Les technologies numériques telles que les téléphones portables, les tablettes ou même les ordinateurs émettent de la lumière bleue. Les rayons bleus bloquent la mélatonine, notre cerveau va sécréter 25% de mélatonine en moins, ce qui réduit la vitesse d’endormissement et la qualité du sommeil. Par un manque de sommeil, on va observer du stress, de l’anxiété, de la fatigue, des somnolences, ou va favoriser le risque d’obésité ou même d’accidents de circulation. Pour mieux comprendre, visualiser cette courte vidéo (3 min 42) : L’impact inquiétant des écrans sur votre sommeil

Les adolescents se transforment physiologiquement : la température du corps s’abaisse pour favoriser la venue du sommeil. A cet âge, elle s’effectue plus tardivement que pendant l’enfance, ce qui retarde l’endormissement. Avec un ordinateur, une tablette ou une télévision, le temps de sommeil est situé en moyenne à 8 heures alors que sans ordinateur, tablette ou télévision, le temps de sommeil est d’en moyenne 8 heures 50. Les nouvelles technologies provoquent un déficit du sommeil important.

 

Conseils de prévention

Pour un usage modéré des technologies de communication sans-fil par les enfants il est recommandé aux parents d’inciter leurs enfants à un usage raisonnable du téléphone mobile, en évitant les communications nocturnes.  Les autorités recommandent de ne pas utiliser les TIC avant de dormir mais favoriser la lecture et recommandent d’utiliser ces appareils hors connexion.

Afin de limiter l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par nos téléphones:

  • Laisser le portable le plus loin possible de vous lors d’une non utilisation de celui-ci (car même en veille il émet des ondes);
  • Éloigner le téléphone de l’oreille pendant la numérotation ou sonnerie (car il émet des ondes au maximum);
  • Opter pour un téléphone ayant une DAS (débit d’absorption spécifique) le plus faible
  • Utiliser votre téléphone dans une zone en bonne réception
  • Limiter la fréquence et la durée des appels

 

FAIVRE Ophélie & BOREL Fiona

Bibliographie

  1. Exposition des enfants aux radiofréquences : pour un usage modéré et encadré des technologies sans-fil. In Anses [en ligne]. Anses,08 juillet 2016 [consulté le 3 novembre 2017]. Disponible sur : https://www.anses.fr/fr/content/exposition-des-enfants-aux-radiofr%C3%A9quences-pour-un-usage-mod%C3%A9r%C3%A9-et-encadr%C3%A9-des-technologies
  1. CAHOUR.G, KELNER.V, MATEU.S, COMITI.T. L’impact inquiétant des écrans sur votre sommeil [vidéo en ligne]. In Francetvinfo.fr [en ligne]. France info, 30 septembre 2014 [consulté le 7 décembre]. 1 vidéo 3min42. Disponible sur : https://www.francetvinfo.fr/sciences/high-tech/video-limpact-inquietant-des-ecrans-sur-votre-sommeil_732783.html
  1. Canonne, Robin. Les nouvelles technologies nous rendent-elles fous ?. Les inrockuptibles [en ligne], mai 2016, HS n°2 [consulté le 3 novembre 2017]. Disponible sur : http://www.lesinrocks.com/2016/05/03/actualite/nouvelles-technologies-rendent-fous-11824269/
  1. Gandhi, OP. Degré de pénétration des ondes dans le cerveau [image]. In Le génie des ondes [en ligne]. Le génie des ondes [consulté le 28 décembre 2017]. Disponible sur : https://genie-des-ondes.jimdo.com/
  1. Les adolescents se couchent trop tard… In Inpes [en ligne]. Inpes, 24 octobre 2013 [consulté le 4 novembre 2017]. Disponible sur : http://inpes.santepubliquefrance.fr/30000/actus2013/041-sommeil-ados.asp
  1. 7 impacts de la technologie sur notre cerveau. In Le petit érudit [en ligne]. Le petit érudit, 14 mars 2014 [consulté le 27 décembre 2017]. Disponible sur : https://www.lepetiterudit.com/7-impact-technologie-notre-cerveau/
  1. M.LIGNEAU, A.DUCHER, J.BLANC-LAPIERRE, M.BEAUDUOIN, P.FIVET, P.TURPAUD, M. MARINI.Téléphones, tablettes, babyphones : le danger des ondes pour les enfants [vidéo en ligne]. In Francetvinfo.fr [en ligne]. France info, 9 juillet 2016 [consulté le 9 novembre 2016]. 1 vidéo de 2min. Disponible sur : https://www.francetvinfo.fr/internet/telephonie/telephones-tablettes-babyphones-le-danger-des-ondes-pour-les-enfants_1539475.html
  1. Pams, Sophie. Les nouvelles technologies changent le mode de vie des ados. In Ouest France [en ligne]. Ouest France, 27 septembre 2013  [consulté le 27 octobre 2017]. Disponible sur :  https://www.ouest-france.fr/europe/france/etude-les-nouvelles-technologies-changent-le-mode-de-vie-des-ados-383257
  1. Valin, Muriel. Ondes électromagnétiques : voici à quoi nous sommes exposés. Science & vie (N°1096) [Périodique]. 2009. pp.70-76.
  1. Vaugrente, Audrey. Un tier des adolescents manquent de sommeil. In Pourquoi docteur [en ligne]. Pourquoi docteur, 25 octobre 2013 [consulté le 3 novembre 2017]. Disponible sur : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/4076-Un-tiers-des-adolescents-manque-de-sommeil
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Le voyage forme dès le jeune âge !

Les jeunes partent découvrir le monde, pour s’amuser, travailler, étudier, faire des rencontres. Ils reviennent non pas avec seul acquisition leur objectif mais avec beaucoup plus. Nouveaux horizons, plus d’assurances et de tolérances, apports de culture… tant de choses que chacun développe lors de son voyage.

S’adapter à un contexte culturel nouveau et différent du sien est une expérience formatrice pour ces jeunes adultes. Et celles-ci leur permettront plus tard de s’adapter plus facilement à des situations nouvelles. Entre bénéfices et motivations, apport social et programme pour les jeunes, le monde du voyage est un monde plein de ressources pour la nouvelle génération.

Motivations et bénéfices : des études qui le prouvent

Les motivations qui amènent les jeunes à voyager sont multiples et évoluent avec le contexte temporel.

Une étude a été réalisée de l’Organisation mondiale du tourisme qui, elle, reprend des sondages réalisés par World Youth Student & Educational (WYSE) Travel Confederation. Voici un graphique reprenant les éléments de ce sondage et montre les différentes motivations chez les jeunes.

Graphique représentant motivations chez les jeunes pour voyagerLevassauer, Maïthé, Principales motivations de voyage, 2002 et 2007. OMT [29/11/2017] Disponible sur : veilletourisme.ca/2008/09/30/les-voyages-forment-la-jeunesse/

On remarque chaque motivation évolue, on peut cependant se faire une idée sur les différentes motivations principales chez les jeunes, notamment découvrir d’autres cultures et accroître ses connaissances.

Le voyage motive donc les jeunes à obtenir différentes compétences les faisant progresser.

Outre que leurs motivations, les jeunes gagnent des bénéficient :

  • le développement d’une soif de voyager à nouveau (81%);
  • l’ouverture de leurs horizons (74%) et de leur esprit (72%);
  • une plus grande flexibilité (71%);
  • une plus grande confiance (70%);
  • une meilleure tolérance (62%).

De plus, 29% des jeunes considèrent être devenus une nouvelle personne à leur retour de voyage. Le sondage de WYSE indique une hausse du niveau de confiance envers les autres.

En plus des études de l’Organisation mondiale du tourisme, deux psychologues allemands Julia ZIMMERMANN et Franz NEYER ont étudié le comportement des jeunes, et ont conclu que les étudiants qui passent un temps de leurs études à l’étranger développeraient des personnalités plus ouvertes et équilibrées par la suite. Les séjours à l’étranger sont souvent associés à des rencontres instructives et une découverte de culture. Selon les auteurs de cette étude, ces expériences auraient une incidence sur la future personnalité des jeunes adultes. Ils ont recueilli des témoignages qui découlent d’un résultat où les jeunes auraient davantage d’ouverture d’esprit, auraient un caractère plus agréable et un plus faible risque de développer des troubles psychiques, tels que l’anxiété ou la dépression.

L’Institute of International Education (IIE), un organisme mettant en relation établissements et élèves souhaitant étudier à l’étranger, a interrogé des anciens élèves qui ont réalisé un voyage à l’étranger pendant leurs études pour comprendre s’ils ont développé des compétences particulières. On note des compétences qui sont particulièrement liées au comportement avec les autres.

 ee15 compétences développées à l’étranger chez les étudiants. Institute of International Education. [15/12/17] Disponible sur : https://start.lesechos.fr/continuer-etudes/etudier-a-letranger/les-voyages-forment-la-jeunesse-l-etude-qui-le-prouve-9640.php

Les 15 compétences développées à l’étranger sont triées dans trois catégories par l’IIE. Institute of International Education.
Selon l’IIE, plus on passe de temps à l’étranger plus les connaissances développées varient. Par exemple, un élève ayant passé moins de 8 semaines en dehors des Etats-Unis développera beaucoup plus sa capacité à travailler en équipe.

Toutes ces études semblent donc confirmer l’importance du voyage pour la construction identitaire et l’immersion dans la vie d’adulte par un apprentissage d’une nouvelle langue, une ouverture culturelle. Selon des études américaines les études à l’étranger permettent d’acquérir des compétences et savoir-être qui favorisent l’employabilité.

Mais le voyage apporte d’autre acquis que des compétences professionnelles, c’est un moyen de favoriser le contact avec des personnes et est un bon moyen de travail son bien être intérieur.

Une approche psychologique et sociale

En plus des bénéfices personnels qu’apportent les voyages aux jeunes, on a des chercheurs qui étudient le sujet d’une façon plus phycologique et sociale.

Selon le chercheur Pierre WILLAUME, ce qui rend intéressant l’expérience de partir dans un pays différent du nôtre est qu’on rencontre de nouvelles cultures et nous forme une nouvelle expérience. C’est pour cela que les voyages sont formateurs pour la jeunesse. Dans cette expérience on revient avec un « sac à dos » où se trouvent des découvertes, des apprentissages, des émotions…

Lorsque l’on voyage on peut subir un « choc culturel » qui vient perturber et déclencher un apprentissage par le fait que l’on s’interroge sur le fait que l’on est soi-même porteur d’une personnalité et source d’une culture.  Dès lors on s’adapte à la nouvelle culture et on développe notre personnalité. Ainsi, pour la jeunesse, le fait de voyager dynamise la création sociale, identitaire et culturelle. Ils mûrissent, se forment, se développent donc plus vite que quelqu’un qui n’a pas vécu cette expérience et qui n’a donc pas dynamisé la construction de soi-même.

Pixabay

Pour le sociologue Vincenzo CICCHELLI, il est important que les jeunes effectuent des voyages de formation à l’étranger. Il est même important pour lui que les parents doivent accepter que les jeunes saisissent ces opportunités, en faire une chance pour l’éducation de leurs enfants. La société a besoin de personne avec des compétences scolaires mais aussi des connaissances sur le monde par l’expérience du voyage.

Pour lui lorsqu’on voyage on décide de se soustraire à une condition sociale particulière et d’aller voir le monde en dehors de notre vie, tout en allant à la découverte de soi.

Les personnes qui réalisent des voyages à l’étranger ne sont pas plus éclairées que les autres. Pour le sociologue, le voyage nous forme par une succession d’enchantements et de désenchantements. On a besoin de se dire qu’on voyage pour découvrir une culture, pour élargir son cercle de sociabilité.

Lorsqu’on ne voyage pas on n’apprend rien sur les cultures des pays, pour mieux se retrouver dans le monde pour les jeunes, la solution n’est pas la curiosité de l’autre à travers le voyage mais le souci de l’autre. Nous sommes tous liés par un destin commun.

 

Le voyage a donc ses bien pour les jeunes et les autres autours d’eux en plus d’apporter des compétences utiles pour les années à suivre. C’est pourquoi ce mette en place différents programmes afin que les jeunes puissent développer leurs compétences et leur savoir-faire.

Des programmes qui transforment les jeunes

Programmes permettant découverte des autres et de culture dans le monde entier, de développer son autonomie, sa langue vivante, ses apports de culture… des organisations se mettent en place pour développer davantage les compétences des jeunes en plus de leurs motivations personnelles. Les jeunes doivent apprendre à se questionner sur le monde qui les entoure, à être attentif aux inégalités et à réfléchir à des solutions. C’est pour cela que des programmes sont mis à disposition pour développer ses compétences personnelles et pour développer le côté humanitaire chez les jeunes.

  • Grandir Aventure est une association permettant qui privilégie la rencontre et l’échange. Elle a une vision du voyage sur des rencontres basées sur l’échange, la réciprocité, le partage des cultures : rencontrer des personnes nous enrichit. Pour les jeunes, un voyage solidaire est une aventure humaine forte, qui tend à les accompagner dans leur construction en tant que citoyens du monde. La plupart des jeunes voyageurs Grandir Aventure souhaitent participer aux séjours pour aider et participer au changement. Cependant les jeunes doivent être conscient qu’un séjour ne suffit pas pour changer les choses, le voyage les informe mais ne change pas le monde aussi rapidement.
  • Il y a aussi un programme Erasmus +. Un programme permettant de développer leur ouverture d’esprit et de mettre à profit leurs compétences. C’est un programme de dimension européenne qui encourage la mobilité européenne et favorise l’acquisition de compétences supplémentaires.  Le programme fait aussi la part d’enjeux environnementaux. Il finance même les projets qui visent à sensibiliser et informer les jeunes et les citoyens à ces problématiques.

Différents pays sont à disposition comme la Chine ou l’Irlande :

La chine est une expérience originale montrant une ouverture d’esprit et une capacité d’adaptation avec une langue d’enseignement qui est majoritairement le mandarin. Le nombre d’étudiants s’y rendant est de plus en plus en nombreux. L’état chinois souhaite même faire de son système universitaire l’un des meilleurs au monde. Des bourses sont à disposition dans le cas d’un voyage par Erasmus. C’est donc une expérience enrichissante dont les jeunes n’ont pas comme première idée de destination.

L’Irlande, étant considérée comme le 6e pays préféré des Erasmus français, est une destination avec une bonne qualité de vie, un budget modeste et une anglophonie.

Voici un témoignage d’une étudiante qui montre que le voyage est formateur pour la jeunesse :

témoignage étudianté irlandeVictoire Le Moing, étudainte à l »agrocampus Rennes. Tribune verte (N°2788) [Périodique]. 10-03-2016. p. 13.

Faire un voyage à l’étranger fait la différence lors d’une embauche, mais faire ses études à l’étranger permet-il de décrocher un travail plus facilement ?

Selon l’IIE, 53% des étudiants considèrent que ces séjours ont eu un véritable impact sur leur embauche. Ce nombre augmente même jusqu’à 67.5% chez les jeunes ayant passé un an, ou plus, à l’extérieur de leur pays natal.

Pour conclure

Le voyage a une fonction de favoriser le sentiment d’ouverture, le gout pour la mobilité. Il apporte une réflexion sur le monde, permettant aux jeunes d’imaginer des solutions et d’agir. C’est à partir d’échanges simples que les jeunes découvrent les cultures différentes des leurs. C’est des moments de partage qui leur permettent d’acquérir des compétences d’écoute et de compréhension envers les autres. Ainsi on peut donc dire que chaque voyage forme le jeune qui l’accompli. Par différents partages et cultures, la jeunesse revient plus changée que jamais.

Alors pourquoi pas tenter à votre tour cette expérience pleine de ressource ?

WADEL Amélie.

Bibliographie :

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L’influence du mannequinat chez les jeunes

Depuis quelques années l’apparence devient un sujet qui fait polémique. Internet et les journaux nous renvoient constamment l’image d’un physique soit disant parfait. Les magazines féminins sont souvent basés sur la beauté et les régimes. L’adolescent se cherchant lui-même, à accès grâce aux réseaux sociaux, qui est un moyen de communication du quotidien des jeunes, aux images des modèles à qui ressembler pour rentrer dans les « critères de beauté » que le monde de la mode veut bien leur transmettre. De nos jours de plus en plus de jeunes sont obnubilés par l’apparence et rêve de célébrité. Le chemin du mannequinat leur parait idyllique mais l’est-il vraiment ? Nous allons donc démontrer en quoi la mode et le mannequinat influencent-ils les jeunes dans la société d’aujourd’hui ? Tout d’abord nous allons traiter le sujet des réseaux sociaux et en second temps nous allons voir les conditions physiques qui sont « idéales » pour être mannequin et pour finir nous dévoilerons les coulisses de ce milieu.

 

L’influence des réseaux sociaux 

 

  • Les réseaux sociaux : 

Le monde du mannequinat à bien changé comme l’explique Alice PFEIFFER dans son article dans le journal Le Monde. Les mannequins publient des dizaines de photos par jour et sont suivies par des millions de personnes du monde entier, elles publient leur quotidien, leur vie pour crée des liens avec leurs « followers » et crée une plus grande communauté qui leurs permettent une plus grande visibilité. Cette visibilité leur permet d’attirer des grandes marques de luxe et de se faire connaitre dans le monde de la mode. Elles se vendent elles-mêmes grâce aux réseaux sociaux et aux photos qu’elles publient. Publier des photos sur les réseaux est accessible à tous. Cette célébrité créée par les réseaux sociaux est motivant pour les jeunes. Ces derniers  sont donc un moyen facile pour diffuser une information ou se faire connaître, les mannequins qui réussissent vraiment à percer ont déjà un « pied » dans ce milieu. Cela n’est pas aussi facile qu’ils veulent nous le faire croire.

 

  • Retouche photos :

On a tous déjà entendu parler de Photoshop, très présent dans les magazines et les photos publiées. Donc on reçoit des photos modifiées, des physiques retouchés, des complexes supprimés pour avoir une image parfaite en apparence mais pas en réalité. L’image donnée aux jeunes qui  s’associent à ces mannequins ou autres sont donc fausses. Les jeunes rêvent de ce corps parfait mais qui en réalité n’existe pas. Un décret photo à été donc mis en place pour se battre contre cette fausse apparence physique. La mention « photographie retouchée » est donc obligatoire aujourd’hui pour lutter contre ces complexes physiques qui peuvent nuirent à la santé.

 

http://www.puretrend.com/article/mode-et-maigreur-quand-les-podiums-flirtent-avec-l-anorexie_a72057/1

 

Un rêve qui se transforme en cauchemar

 

  • Recrutement :

Le recrutement est sélectif tout le monde ne peut pas devenir mannequin du jour au lendemain. Les critères sont précis comme : mesurer plus d’1m72 et avoir une taille maximum 34. Les mannequins recrutés d’aujourd’hui sont de plus en plus jeunes. Toutefois, la loi oblige que les filles doivent avoir plus de 16 ans pour faire du mannequinat un travail. Les recruteurs cherchent de nouvelles têtes pour avoir plus d’influence sur elles et d’en faire des « objets ». Pour autant, les jeunes modèles se soumettent aux règles et aux conditions physiques. Seulement ces règles peuvent emmener certaines d’entre elles à un mal être phycologique et de gros problèmes de santés comme l’anorexie

« La jeunesse à une certaine pureté » Marc JACOBS 

  • Anorexie :

L’anorexie est un problème de santé qui touche beaucoup de mannequins. Pour rentrer dans les normes des agences, certaines filles se prives de manger ou se nourissent d’une alimentation peu equilibrée. Dans certain cas les modèles n’ont même plus l’énergie nécessaire pour travailler. Elles tombent gravement malade comme la dépression ou alors décèdent d’épuisement comme le montre l’article de Paul Parant « une mannequin Russe qui meurt d’épuisement » due a de grave problème de santé non traités à cause du travail.

 

L’envers du décor 

 

  • Alcool, drogue, prostitution :

De plus en plus de mannequins sont droguées à leurs insu comme l’explique Nikki DuBose qui a subi les pressions de son directeur en demandant du sexe en échange de travail. Ces abus peuvent mener à des tentatives de suicide ou à des poursuites juridiques. La drogue peut aussi être utilisée pour forcer les mannequins à faire des choses qu’elles ne voulaient pas, comme poser nues. Les mannequins toujours dans la recherche de notoriété participent à des soirées avec des inconnus du milieu, finissent alcoolisées et le lendemain c’est le drame… Plus aucuns souvenirs et des preuves d’abus sexuel. Un réseau de prostitution c’est constitué dans le milieu. Certains mannequins reçoivent des demandes particulières de réalisateurs ou photographes en échange d’argent.

 

 PELLISSIER, Pauline. Les confessions d’une recruteuse de mannequins. GRAZIA/new et société ( en ligne) 01/04/2014. Disponible sur https://www.grazia.fr/news-et-societe/news/les-confessions-dune-recruteuse-de-mannequins-635438

 

CONCLUSION

Le milieu du mannequinat est beau en apparence mais avec un côté sombre. Le luxe a toujours fait rêver et encore plus particulièrement les jeunes qui sont dans la société d’aujourd’hui à la recherche de célébrité. La vie de mannequin n’est faite que de strass et de paillettes en apparance. Les jeunes toujours à la recherche d’un physique parfait sont donc les cibles idéales pour les magazines et les réseaux sociaux. Cette image d’un quotidien parfait que reflète le mannequin est souvent fausse. Les jeunes sont donc de plus en plus touchés par ce monde de la mode qui peut être dangereux et néfaste pour leurs santés.

 

Bibliographie

 

TRAPET Sarah, LAMBERT Charlotte

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Le passage de l’adolescence à l’âge adulte

Introduction

La jeunesse est un passage, une transition, un véritable bouleversement intérieur, ainsi qu’un processus de socialisation. Sociologiquement, étudier la jeunesse revient à observer et explorer la vie, les motivations, les conditions sociales correspondant au passage d’un statut d’âge. La jeunesse est un passage dont les frontières et la définition ont évolué au cours de l’histoire et se modulent selon les situations sociales. Mais en quoi le passage de l’enfance à l’âge adulte est une période fondamentale dans la construction de la personne ? Nous allons commencer par étudier ce qu’on appelle l’illusion du modèle classique d’entrée dans la vie adulte puis nous analyserons la position de cette société adulte émergente dans la vie actuelle et enfin nous essayerons de définir les principales causes de cette problématique.

L’illusion du modèle classique

  • Le recul du passage à l’âge adulte

On remarque ces dernières années que l’entrée dans l’âge adulte a tendance à être retardée du fait des difficultés d’insertion auxquelles les jeunes sont confrontés. Des chercheurs ont constaté que la vie adulte émergente semblait se prolonger chez plusieurs jeunes par comparaison avec les générations précédentes. Les jeunes quittent le cocon familial de plus en plus tardivement. De plus, les modes de vie, la manière de voir l’avenir et de s’engager dans la vie sociale ont bien évolué au cours de ces dernières décennies. En questionnant les jeunes nous avons pu remarquer qu’ils se sentent moins libres et plus seuls lorsqu’ils deviennent adultes « Il y a trop de poids qui est mis sur les adultes. Plus on est jeune, plus on est influençable, et plus on est porté à voir des choses qu’on ne concevrait pas étant adulte » (Marc-Antoine, 17ans). Pour eux, être adulte n’est pas une question d’âge mais plutôt de responsabilités, de contraintes économiques et financières. De plus ils contestent la façon de penser des adultes à leur sujet qui parle souvent de la « crise d’adolescence », qui les considèrent encore immatures et qui pensent avoir « le savoir ». Ainsi être adulte est à la fois un avantage et un inconvénient et la barrière symbolique entre l’enfance et l’âge adulte est floue et interprétée par chacun via ses propres expériences personnelles. En théorie le passage à l’âge adulte comprend trois seuils essentiels : « l’emploi stable, la résidence indépendante et la mise en couple » mais cela s’avère souvent plus compliqué (pour approfondir voir le document Cécile Van de Velde, Devenir Adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe). Pourquoi les jeunes semblent-ils de plus en plus nombreux à retarder le moment de prendre en charge leurs responsabilités financières, économiques et familiales, bref à devenir adulte ?

Petit Bateau, campagne publicitaire transgénérationnelle « Les mois » http://brunorigolt.blog.lemonde.fr/2010/03/10/entrainement-bts-culture-ge-generations-les-ages-de-la-vie-perturbes/#ixzz53IXVHLkm Espace Pédagogique Contributif Under Creative Commons License: Attribution Non-Commercial No Derivatives

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  • L’enjeu des cultures juvéniles

Aujourd’hui les adolescents tentent de se distinguer dans leurs goûts, l’idée d’une plus grande autonomie de leurs choix émerge. Deux théories contradictoires s’opposent cependant : celle d’une homogénéisation des jeunes d’un côté (voir :Cultures lycéennes, la tyrannie de la majorité Pasquier, voir les écrits de  Hervé Glevarec ) et celle d’une diversification de l’autre (voir Questions de sociologie  de Bourdieu). Une enquête quantitative a été menée dans le Limousin en 2009 sur des élèves (suivant un cursus scolaire entre le collège et le lycée) pour comprendre les influences des goûts . On remarque alors que plusieurs facteurs entrent en jeu : l’âge, le niveau de parcours scolaire, l’intensification des sociabilités et la complexification des influences. Effectivement il existe une véritable frontière entre les goûts des moins de seize ans influencés par la famille et les médias, et ceux des plus de seize ans influencés par le phénomène de groupe. On observe un certain « conformisme des goûts au niveau des classes de cinquième qui tend à diminuer en troisième » et des « séparations fortes dans les goûts des lycéens en fonction de la filière ». Sylvain Aquaticas a affirmé que le processus de socialisation s’est complexifié de par la multiplication des réseaux et groupes auxquels appartiennent les adolescents.

L’implication parentale joue un rôle influent, les jeunes voient souvent leurs parents comme des modèles ; ils développent en outre des intérêts communs. Les relations entre amis interviennent également via les échanges et les discussions.

La jeunesse a souvent une culture commune qui renvoie à l’image d’une communauté, les jeunes s’approprient des marques (vêtements, produit alimentaire) ou adoptent des comportements de groupes (défis, jeux cap ou pas cap) pour prouver qu’ils font partie d’un même groupe, alors qu’en grandissant on cherche plus à s’identifier personnellement. Par contre les adolescents agissent différemment ou en synergie selon leurs normes culturelles, leur parcours social, on peut remarquer que l’éducation familiale et scolaire ont une influence indéniable sur les choix des adolescents. Les goûts des adolescents sont alors à double sens : à la fois des facteurs d‘affirmation de soi et des facteurs d’intégration à « la norme ».

  • Les problèmes comportementaux

Les adolescents ayant connu des problèmes de comportement lors de leur études secondaires connaissent un passage à l’âge adulte plus difficile et complexe. La transition à la vie adulte est alors une période de fragilité où les problèmes de santé mentale peuvent décupler ; ils peuvent développer au cycle secondaire des comportements antisociaux tels que la délinquance, la consommation de drogues… Ils présentent davantage de symptômes de dépression et d’anxiété et connaissent une augmentation croissante de troubles psychiques (suicide, prise de psychotropes, …). L’affect semble surtout toucher les jeunes filles puisque qu’elles présentent un cumul de symptômes intériorisés et extériorisés ajoutés à des préoccupations corporelles… « leur problématique est plus complexe et distincte que celle des garçons. Les filles semblent plus vulnérables ». De ce fait, des chercheurs en psychologie (cf: Julie Marcotte chercheur au Quebec, disponible sur:    www1.education.gouv.qc.ca/sections/prprs/pdf/prprsFiche32.pdf) ont relevé à quel point il est important d’agir au moment de la vie adulte émergente, ils préconisent le développement de formation continue sur les comportements développementaux des jeunes adultes afin de cibler les personnes fragiles et de leur apporter le soutien nécessaire.

 

La jeunesse face à la vie active

  • Les rites de passage

Les adolescents ont tendance à chercher leur autonomie au travers d’expériences, ils passent par des périodes d’essais, des moments symboliques, « les premières fois ». Néanmoins la manière traditionnelle d’entrer dans l’âge adulte via les rites de passage a changé : les rites sont toujours présents mais ont perdu leur fonctionnalité. Les rites de passage qui organisaient le processus de passage à l’âge adulte se sont atténués et ont laissé place à une transition plus progressive faite de paliers réversibles, désynchronisés et discontinus. Comme l’a observé Cécile Van de Velde, le passage à l’âge adulte s’apparente de plus en plus à une dynamique incertaine faite d’allers et retours. Auparavant les rites avaient une « valeur d’initiation à la société et au fonctionnement social » c’était un destin inévitable que l’on ne choisissait pas (première communion, service militaire, mariage…). Néanmoins il existe encore de nos jours une multiplicité de rites liés à la jeunesse constituant un « moment d’apprentissage de la société, d’intégration de nouveaux réseaux, d’initiation aux fondements de la société ». Les rites d’initiation regroupent entre autres l’obtention du permis de conduire, la fin des études, le premier appartement… Et enfin le mariage qui est vu comme une préparation à la position sociale avec le transfert du domicile parental à la maison commune avec son conjoint. La société est donc caractérisée par les rites de passage dans laquelle la domination matérielle et symbolique des générations ainées est nette. La conception de la jeunesse n’est plus perçue comme un état mais plutôt comme un double parcours « qui conduit de l’école au travail, d’une part, et de la famille d’origine à la famille de procréation, d’autre part. » (voir Michel Bozon, des rites de passage aux premières fois. Une expérimentation sans fins). Toutefois la multiplicité des stades d’acquisition de l’âge adulte fait que l’on a perdu le pouvoir de séparation distinct des classes d’âge, car ils sont émaillés de nombreuses « fausses routes » et retour en arrière ce qui conduit à une très grande diversification des trajectoires juvéniles.

mariage (image de Benoit Champagne, disponible sur le site flickr)-https://www.flickr.com/search/?l=commderiv&q=mariage

  • Le retour des jeunes chez leurs parents

Le retour des jeunes chez leurs parents est un phénomène transnational de grande ampleur. Aujourd’hui, du fait du prolongement des études, on assiste à un retard de l’entrée dans la vie adulte : c’est le phénomène appelé « tanguy » ou encore « génération boomerang ». Le fait est que depuis 2000, l’âge moyen du départ est passé de 20 à 27ans. Les jeunes adultes retournent désormais chez leurs parents puisqu’ils y sont contraints, ils prennent un « billet qui devient rapidement un billet aller-retour » (Sandra Gaviria, Génération boomerang : devenir adulte autrement). Leur motivation est essentiellement causée par un échec dans la trajectoire sociale ou conjugale : un licenciement, la fin des études, le besoin de soutien affectif, une rupture amoureuse, …   Le syndrome de Peter Pan (Goldscheider, 1997), développé par le psychanalyste Dan Killey, décrit un ensemble de symptômes qui induisent un refus de devenir adulte et la volonté de vivre bercé par la douceur du monde de l’enfance. Ces personnes n’ont qu’une seule volonté : être transparents pour ne pas avoir à assumer les tracas du quotidien et les responsabilités associées. On note également une inégalité entre les pays du Nord et du Sud : le Sud compte moins d’émancipation. Ceci s’explique par le fait que c’est dans les pays du Nord qu’on aide financièrement les jeunes, qu’on les pousse à s’assumer le plus tôt possible, qu’on leur propose des petits boulots par exemple.

Les explications éventuelles à ces problèmes

  • Le chômage

« Dans tous les pays d’Europe ce sont les entrants sur le marché, donc les plus jeunes, qui sont le plus touchés par la crise. » On dénombre 20% des jeunes de moins de vingt ans touchés par le chômage dans l’Union Européenne (source : EUROSTAT)

Depuis 2010, la Commission européenne a introduit un nouvel indicateur, les « NEET » qui permet de mieux comprendre la situation des jeunes sans activité c’est-à-dire ceux qui ne travaillent pas et qui ne détiennent ni diplôme ni formation, ni stage. Les résultats sont effrayant : ils seraient près de 1,9 Million en France. C’est la crise économique qui a provoqué l’accentuation de ce phénomène dévastateur. Par ailleurs le recul du passage à l’âge adulte semble être dû à l’allongement de la durée des études ; le diplôme d’études secondaires n’est plus suffisant pour obtenir un emploi mais semble tout de même protéger en partie du chômage, de ce fait les études s’allongent. Les possibilités d’intégrer le marché du travail sont rares et n’offrent que des contrats précaires. (CDI, intérim, …). Certains parlent alors de « génération sacrifiée » pour caractériser ces jeunes en galère.

  • L’impact de la scolarisation

Actuellement nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celle de nos pères, celle de nos maîtres, celle du monde, l’école n’a plus le monopole. La culture juvénile n’est plus guère structurée par des formes ritualisées mais organisée selon les trajectoires choisies. Le cadre scolaire produit une standardisation, des transitions, sans rites bien soutenus. Les normes collectives au sein du système scolaire forment les relations avec les pairs, il existe des privilèges culturels (Bourdieu & Passeron, 1964, 1970) une discrimination socioculturelle , la culture de masse favorise les élèves des milieux déjà favorisés, comme le montre le choix, socialement et culturellement différencié, des lectures de journaux, des émissions de radio et de télévision (Tap et al., 1976, p. 173) – d’après un responsable de France Culture  « Nous cultivons les gens cultivés ».

  • L’intervention omniprésente de l’État

Dans la vie adulte, c’est bien plus la société que la famille qui donne les limites et les exigences. Cécile Van de Velde a construit une typologie d’expériences : quatre façons de devenir adulte dans quatre pays différents. Les Danois vivent leur jeunesse comme un temps d’exploration et d’expérimentation ils cherchent à se découvrir ; les britanniques tentent de s’assumer, de rompre les liens avec la famille et de trouver un emploi ; les Français demeurent longtemps dépendants de leurs parents (notamment au niveau financier) et cherche à s’intégrer le plus vite possible en priorité par les études ; les Espagnols cherchent à partir de chez leurs parents et s’installer en couple. La France s’inscrit dans le modèle de l’autonomie résidentielle relative. Les expériences de la jeunesse détiennent certaines valeurs propres à chaque société. Les valeurs d’expérience et de savoir-faire ont laissé la place à celles d’adaptation et d’innovation créant ainsi de nouveaux rapports entre générations. C’est ce que l’on appelle la théorie de la légitimité : les goûts et les positions sociales différent en fonction des choix culturels, des influences parentales et de la socialisation mise en place. L’intervention de l’État et les cultures familiales structurent le mode d’entrée dans la vie adulte malgré tout : la liberté s’acquiert grâce à l’éducation, à l’identification des interdits fondamentaux, favorisant l’élaboration de la personnalité et de la vie sociale.

Conclusion…

Loin d’être un état durable, la jeunesse est un passage de construction identitaire. Les frontières entre classes d’âge sont là pour imposer les limites, produire un ordre auquel chacun doit se tenir. « La fragmentation croissante des expériences vécues par les jeunes conduit à une multiplication des parcours possibles. » (Evans et Furlong, 2000) L’adolescence forme un ensemble homogène qui au sein de ce groupe présente quelques points divergents, chaque personne étant unique. Chacun de nous est confronté à des bouleversements, des obstacles au cours de sa vie. La jeunesse apparait alors comme un passage spécial, entre deux, période pendant laquelle on n’est pas vraiment grand ni plus vraiment petit. C’est un système interdépendant entre les relations sociales, les transmissions familiales, les sociabilités juvéniles, les insertions scolaires, une période on l’on est très influençable mais aussi pendant laquelle notre intellect fonctionne au maximum. Pour conclure nous pouvons dire que la jeunesse est une période fondamentale dans la construction de la personne puisque les décisions prises à ce stade de la vie sont déterminantes pour la suite d’un parcours notamment au niveau de l’autonomie, de l’indépendance, de l’émancipation sociale, des responsabilités. La jeunesse se révèle alors constructive et nécessaire.

 

BOURRE Clémence et BARBIER Mélanie

 

Bibliographie

  1. Sylvain Aquatias- « se différencier ou se conformer : enjeux de la recherche en sociologie sur les cultures juvéniles, enjeux des cultures juvéniles.. »- Nouvelles perspectives en sciences sociales- vol 8 N°1 2012 P.83-117, consulté le 02 décembre 2017. http://www.erudit.org/revue/npss/2012/v8/n1/1013919ar.

  2. Christian Baudelot, « Cécile Van de Velde, Devenir Adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe », lectures (en ligne), Les comptes rendus, 2008, mis en ligne le 04 juin 2008, consulté le 19 décembre 2017. Disponible sur : URL : http://journals.openedition.org/lectures/593

  3. Big Browser, « La jeunesse actuelle a-t-elle envie de devenir adulte ? », Blog Le Monde, paru le 27 décembre 2014, consulté le 10 décembre 2017, disponible sur Bigbrowser.blog.lemonde.fr

  4. Bozon Michel. Des rites de passage aux « premières fois ». Une expérimentation sans fins. In : Agora débats/jeunesses, 28, 2002. Rites et seuils, passages et continuités. Pp. 22-33 ; doi : 10.3406/agora.2002.1973.                                                                                                                                     disponible sur: http://www.persee.fr/doc/agora_1268-5666_2002_num_28_1_1973 

  5. Sandra Gaviria– « La génération boomerang : devenir adulte autrement »- SociologieS (en ligne) – Théories et recherches- mis en ligne le 07/03/2016, consulté le 24 novembre 2017. disponible sur : http://sociologies.revues.org/5212

  6. Nicolas Joirnet- Les lois de la réputation, De la reconnaissance à la notoriété, Sciences humaines n°278, paru le 01/01/2016

  7. Larour Laurence, Des jeunes « Tanguy » « Boomerangs » ou « sacrifiés », L’Eco n°309 ( Périodique) ,12/02/2016, p.2-3

  8. Julie Marcotte, Le passage à l’âge adulte : les trajectoires des jeunes ayant eu des problèmes de comportements (en ligne). Québec, consulté le 10 décembre 2017. disponible sur : www1.education.gouv.qc.ca/sections/prprs/pdf/prprsFiche32.pdf

  9. Martinache Igor, « La jeunesse n’est-elle qu’un mot ? », Alternatives économiques n°345, article périodique, 01/04/2015, p.78-81

  10. Piron, F. (1993). Être jeune, devenir adulte : analyses et témoignages d’adolescents et adolescentes de Québec. Nouvelles pratiques sociales, 6(2), 107–124, consulté le 13 décembre 2017. doi:10.7202/301229ar                    
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