Les relations producteurs consommateur dans les circuits courts

Les circuits courts qu’est ce que c’est ?

les circuits courts sont définis comme un moyen de distribution d’un producteur à un consommateur qui ne possède qu’un ou aucun intermédiaire. Prenons comme exemple un agriculteur qui fait de la vente direct. Il vend son produit aux consommateurs sans devoir vendre son lait à des laiteries, des grandes surfaces ou d’autre magasin.

 

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Comment se passe ses échanges entre producteurs et consommateurs en vente direct ?

Dans le cas du producteur, ses échanges sont bénéfiques car il permet à l’agriculteur de pouvoir fixer son prix de vente, d’adapter ces produits à la clientèle, de valoriser ses produits par le biais de la communication, de se faire connaître localement et de pouvoir proposer un plus large choix de sa production.

Dans le cas du consommateur, ses échanges lui sont pratiques car il leur permet de moins se déplacé, d’accéder à des produits frais et de qualité, de connaître l’origine de leur produit et de pouvoir poser des questions à l’agriculteur sur la conception de leur produit.

THOMASSON Clément

bibliographie

https://www.consoglobe.com/tout-savoir-sur-les-amap-cg

Bustos, Hélène. Elargir son horizon et changer l’agriculture (dossier : le printemps de l’agriculture citoyenne et territoriale). Transrural initiatives (N°467) [Périodique]. 01-03-2018. p. II.

http://www1.montpellier.inra.fr/PSDR/doc/coxinel/beaulieu-25032010.pdf

https://www.lacooperationagricole.coop/fr/les-marches-locaux-pour-rencontrer-les-producteurs-cooperateurs-de-votre-region

http://www.loire.fr/jcms/lw_1201078/le-boom-des-circuits-courts

https://www.agriculturepaysanne.org/files/PA-64-2012-Les-AMAP-un-systy-me-de-vente-de-paniers-en-plein-essor.pdf

Nahapétian, Naïri. Consommer local et manger mieux. Alternatives économiques (N°336) [Périodique]. 01-06-2014. 48-49

Perrier, Marion. Biolait, le lait solidaire et biologique. Alternatives économiques (N°364) [Périodique]. 2017. p.62-64.

Renard, Anne-Caroline. Les produits et circuits alternatifs bousculent les codes (dossier : SIAL 2018). RLF. Revue laitière française (N°785) [Périodique]. 01-10-2018. p. 10-12.

Biocontact (N°223). [Périodique]. 01-04-2012. 105 p.

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L’humanitaire en faveur de l’éducation en Afrique permet t’il le développement de ce continent ?

Afin de bien contextualiser notre sujet nous allons définir les termes « humanitaire » et »éducation ». Une action humanitaire est une action qui cherche à améliorer les conditions de l’homme (sécurité, sanitaire…). L’éducation c’est l’apprentissage et le développement des facultés intellectuelles, morales et physiques. Avec l’ambition des États membres des Nations unies de fournir avant 2030 un enseignement primaire et secondaire gratuit à tous, une solidarité international s’est développée, notamment en Afrique où se trouve les pays les plus pauvres du monde, pour donner aux enfants une éducation de qualité et leur offrir un meilleur avenir.

C’est pour cela que nous allons voir comment les actions humanitaires en faveur de l’éducation en Afrique ont un impact sur le développement de ce continent. Dans une première partie nous verrons l’état actuel de l’éducation en Afrique et dans une seconde partie nous verrons les bénéfices que l’éducation a apporté sur ce continent. 

Où en est l’éducation en Afrique ?

Les freins de l’accès a l’éducation

Ecole en Afrique. https://pixabay.com/fr/l-%C3%A9cole-l-%C3%A9ducation-afrique-1645201/

L’Afrique est un contient avec énormément de tensions de part les Guerres qui sévissent dans les pays, les crises sociales qui renversent les pouvoirs en places, les groupes islamistes… autant de raison qui poussent parfois les parents à ne pas scolariser leurs enfants. La plus grande raison reste cependant l’argent. En effet l’argent que reçoivent les différents pays est souvent mal répartit, ce qui se traduit de différentes manières.

Tout d’abords le manque de locaux pour accueillir les élèves se fais ressentir a travers tout le continent, avec des classes de parfois 70 élèves entassés dans seulement 28m² comme c’est le cas dans une école à 60 kilomètres au sud de Ouagadougou au Burkina Faso. Ou encore étudier dans un bidonville avec des bâtiments non réglementaires comme c’est le cas de 500.000 élèves Kényans.

La qualité de l’éducation dépends aussi de ce facteur, en effet les professeurs ayant suivi une formation reconnu par les États se font rare, ainsi ce sont les parents qui payent des personnes pour qu’ils fassent office de professeur.

L’accès a l’éducation se fais difficilement dans certains pays, sans transports en communs la plupart des élèves doivent marcher plusieurs kilomètres, dans des conditions parfois difficiles, pour pouvoir aller a l’école.

Dernier point qui a son importance : la culture des différents pays. En effet les barrières culturels restent très présentent dans certains pays mais celles-ci commence à tomber car la société Africaine commence à comprendre que l’éducation est un enjeu fondamental.

Le développement de l’éducation

classroom-of-students-using-new-textbooks-in-africa

Une classe d’élèves utilise des nouveaux cahier en Afrique.  https://pixnio.com/fr/gens-fr/enfants-enfants/salle-de-classe-les-etudiants-les-manuels-scolaires-afrique

 

Malgré les obstacles nommés, l’éducation en Afrique s’est bien développée. Actuellement 8 enfants sur 10 vont a l’école et prochainement pour 100 enfants, 70 auront achevé une scolarisation primaire. On peut se demander comment ce continent parvient a scolarisé plus de 600 millions de personnes ! principalement par les ONG et par l’aide internationale.

En effet les ONG comme l’Unesco fournissent des outils pour voir les problèmes et ainsi aider les gouvernements à prendre des réformes comme par exemple le pourcentage de garçons scolarisés par rapport au nombre de filles. Elles sont particulièrement présentes en Afrique subsaharienne où le taux de scolarisation est le plus faible. Elles aident aussi les gouvernements en donnant de l’argent pour construire plus d’écoles, baisser le coût de l’éducation… ou en faisant des campagnes partout dans le monde pour ramasser des affaires scolaires et les donner au enfants qui ne peuvent pas se les acheter.

Maintenant nous allons nous intéresser à comment les aides internationales aide l’Afrique en terme d’éducation. Les aides internationales sont moins présentes sur le terrain que les ONG mais sont tout aussi importantes, c’est grâce à ces aides que le budget pour l’éducation augmente constamment d’années en années. Ces aides sont principalement monétaires, par exemple l’Europe donne 287,5 millions d’euros au Partenariats Mondiale pour l’Éducation (PME). Ces aides ont baissées de 30% ces 5 dernières années, ce qui a eu, contrairement a ce qu’on pourrais penser des effets positifs ! effectivement cette baisse des aides a poussé les pays à financer eux-mêmes leur éducation, ainsi le budget pour l’éducation est passé de 13% à 20% aujourd’hui, le système éducatif a aussi progressé, un enfant est maintenant scolarisé 9 ans contre 6 ans en 1999.

Nous avons vu comment l’Afrique a réussi a éduquer sa population, maintenant nous allons voir les bénéfices qu’a apporté cette éducation sur les sociétés africaines.

L’éducation, la base de tout progrès dans une société.

Il est essentiel pour toute société voulant avoir un développement solide, de posséder un système éducatif performant, afin de pouvoir former du mieux possible, les employés qui participeront à la création des richesses, et aux services de celle-ci. Une bonne éducation est la clef permettant le bon fonctionnement d’un état car celle-ci donne accès à une économie plus stable, à une production de richesses optimale, ainsi qu’à une meilleure mise en valeur des ressources culturelles d’une société, qui sont les points essentiels quant au développement de celle-ci.

Les études supérieures en Afrique

Depuis 1982, d’après une conférence organisée par l’Unesco, les pays africains s’efforcent de « démanteler » les anciennes institutions académiques mises en place par les forces coloniales, afin de concentrer leurs efforts sur les réels besoins des pays du continent. En effet, ceux-ci favorisent certains domaines, qu’ils jugent essentiels au bon fonctionnement de système, et qui selon eux, sont primordiales pour favoriser le développement des sociétés africaines.

L’impact des progrès de l’éducation en zone rurale

Prenons pour exemple, l’agriculture. D’après cette même conférence, le domaine agricole est particulièrement mis en valeur. Pour cela, des enseignements ont été créés, afin de former des individus à la gestion d’exploitations agricoles certes, mais aussi à la réparation et l’entretien du matériel et des différentes machines utilisées dans ce contexte, à la santé publique et aux soins vétérinaires.

https://pixnio.com/fr/nature-paysages/champ-fr/agriculture-domaine-coucher-de-soleil-lever-du-soleil-nuage-aube-atmosphere-paysage

Photo d’un champs. https://pixnio.com/fr/nature-paysages/champ-fr/agriculture-domaine-coucher-de-soleil-lever-du-soleil-nuage-aube-atmosphere-paysage

De plus, une main d’œuvre qualifiée, permet des innovations, ainsi que la modernisation des infrastructures et des technologies utilisées, ce qui contribue au développement des zones rurales africaines, puisque ainsi, la productivité augmente. Ainsi, de nombreux emplois sont créés, et ces individus de ce fait diplômés, on de ce fait accès à des niveaux d’études allant de simple technicien, à ingénieur.

L’impact des progrès de l’éducation sur la santé des populations

L’éducation à un impact sur la nutrition et les soins des populations en Afrique. En effet, des individus ayant reçus une bonne éducation seront plus apte a déceler des soucis de santé chez les enfants, soucis de santé souvent dû à des problèmes alimentaires. Il a été démontré que l’instruction d’une mère de famille est un des facteurs essentiels pour la survie de ses enfants.

On considère qu’une mère instruite sera plus apte à gérer un problème chez son enfant, malgré l’absence d’infrastructure spécialisée aux alentours. Par exemple, en Ouganda ou au Maroc, il a été démontré que les individus instruits réagissent mieux en cas de maladies ou de faiblesse.

L’impact des progrès de l’éducation sur l’économie africaine

L’éducation à un impact très favorable sur l’économie. En effet, grâce à une meilleure éducation, on améliore, le niveau de santé, de nutrition, de fécondité ainsi que les revenus des ménages agissant directement sur le développement économique d’un pays.

Une meilleure santé permet un accroissement de la productivité, tout comme une meilleure nutrition, cela améliore également le niveau de vie des individus, en diminuant le taux de mortalité, la souffrance des populations. L’éducation permet également de changer de domaine, de fonction. Tout cela agissant sur le revenu des ménages, de ce fait, si les revenus d’un couple sont plus élevés, ils pourront alors consommé d’avantage, vivre dans de meilleures conditions, permettant alors de faire fonctionner et évoluer l’économie de leur société, puisque cela impactera la production de richesse, ainsi que le tourisme, qui est souvent une donnée essentielle dans l’économie d’un territoire.

Pour conclure

Depuis plusieurs décennies, l’éducation en Afrique à connue d’importants progrès. Nombreux sont les enfants à avoir aujourd’hui accès à l’éducation dans ces pays défavorisés. A ce jour, de plus en plus d’individu parviennent à terminer des formations les conduisant à des diplômes, leur permettant d’obtenir des qualifications spécifiques. Tout cela permet alors le développement des sociétés africaines, que ce soit au niveau économique, culturel, ou dans le domaine de la santé. Malheureusement, dans certains pays, ces progrès ne sont encore que peu visibles. Il nous faut donc persévérer afin de permettre à ces sociétés de vivre dans de meilleures conditions.

 

Esteban Beraux

Antonin Sibille

Bibliographie :

Bleitrach, Virginie. Investir dans l’éducation en Afrique est un pari gagnant. In Le Monde [en ligne]. Le Monde, Septembre 2015 [consulté le 27 décembre 2018]. Disponible sur : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/09/28/investir-dans-l-education-en-afrique-est-un-pari-gagnant_4775045_3212.html

Cochet, Pierre. L’Afrique face au défi de l’éducation. In La Croix. La Croix. Avril 2018 [consulté le 27 Décembre 2018]. Disponible sur : https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/LAfrique-face-defi-leducation-2018-02-01-1200910599

Deschryver, Pauline. Faire de l’éducation un levier de développement en Afrique. In ORDES. Association ORDES, date de publication inconnu [consulté le 27 Décembre 2018]. Disponible sur : http://ordesong.org/50-tips-and-insights-about-productivity-happiness-and-life/

Hussain.M.N, Moyo.S.S,Oshikoya.T.W. L’Afrique émergente. 2000 [consulté le 27 Décembre 2018]
Disponible sur:
https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=2ahUKEwjV9pCK9tjfAhWNAxAIHTI5Av4QFjAAegQIARAC&url=http%3A%2F%2Fwww.oecd.org%2Ffr%2Fdev%2F1923479.pdf&usg=AOvVaw11ddY68TRmsypVKU7AlClE

Malassis.L. Développement économiques et programmation de l’éducation rurale. In UNESCO [En ligne]. UNESCO, date inconnue, [consulté le 27 Décembre 2018]
Disponible sur: https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000136471

Michel, Serge. L’éducation est un investissement patient dans un monde d’impatient. Le Monde, Vendredi 19 Janvier 2018, numéro et pagination inconnu.

Rwehera Mathias . Education, développement et pauvreté en Afrique subsaharienne. In UNESCO [En ligne]. Unesco, 2004 [consulté le 27 Décembre 2018]
Disponible sur:
https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=4&ved=2ahUKEwiSlJu_9tjfAhXtw4sKHSukBQcQFjADegQIBxAC&url=http%3A%2F%2Fwww.ibe.unesco.org%2Ffileadmin%2Fuser_upload%2FPoverty_alleviation%2FPresentationExperts%2FPresentationExperts_Geneve04_Rwehera_EducationDeveloppement_FR.pdf&usg=AOvVaw3oXqUbNCW6_KnoXcv1yphh

Education en Afrique. In UNESCO [En ligne]. UNESCO, date publication inconnu [consulté le 27 Décembre 2018]. Disponible sur : http://uis.unesco.org/fr/topic/education-en-afrique

UNESCO. L’éducation et le développement endogène en Afrique : évolution, problèmes, perspectives. In UNESCO [En ligne]. 1982 [consulté le 27 Décembre 2018]. Disponible sur: https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwiv1OTb89jfAhVMqIsKHZpBDOAQFjAAegQICRAC&url=http%3A%2F%2Fwww.unesco.org%2Feducation%2Fpdf%2F14_43_f.pdf&usg=AOvVaw13I2XHvip5gH_ZX2OR_HnC

Site de l’association AFD: https://www.afd.fr/fr/page-region-pays/afrique [consulté le 27 Décembre 2018]

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En quoi l’économie sociale et solidaire dans le domaine de l’agriculture permet-elle de réduire notre impact sur l’environnement ?

Depuis les années 1970, l’économie solidaire a permis de répondre aux nouveaux besoins de notre société en apportant des réponses à des préoccupations telles que le chômage ou encore l’exclusion sociale. Suite à  cela, les acteurs du domaine agricole ont décidé de défendre des projets de production durable en utilisant des circuits courts et en réduisant l’impact environnemental.

Du côté français

En France, l’organisation la plus répandue est le système de statut coopératif agricole. Ce système repose sur un engagement sérieux de la part des agriculteurs qui permet de faire ressortir le lien social,  la fraternité et la solidarité.

La coopération se développe

La coopération se définit par une mise en commun des ressources telles que les équipements, les bâtiments et le matériel. Cette mutualisation entraîne une baisse des coûts liés à l’achat, à la location, à la réparation ou à l’entretien du matériel ou des locaux. La baisse des coûts permet ensuite une approche plus raisonnée du travail agricole et entraîne une réduction des habitudes de production néfastes à l’environnement.

Par ailleurs, certaines CUMA (société coopérative agricole) proposent des services dans les communes qui leur sont rattachées : élagage des arbres, entretien des chemins ou bords de route, déneigement… Cela favorise et renforce les liens sociaux entre les individus.

Certaines entreprises sociales se tournent également vers l’agriculture. En effet de plus en plus de structures forment leurs employés au travail dans le monde agricole afin de leur permettre une insertion sociale et, pour les personnes en situation de handicap, la possibilité de gagner en autonomie.

Impact carbone surveillé

Life Carbon Dairy est un programme mis en place par le CNIEL (Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière), les chambres d’agriculture et les entreprises de conseil en élevage. Ce programme a pour but de sensibiliser les acteurs de la filière du lait sur leur impact carbone et de trouver avec eux des solutions afin de réduire ou limiter celui-ci. Cette réduction de l’impact carbone s’organise d’un point de vue environnemental avec une diminution de l’émission de gaz à effet de serre, de l’azote rejeté dans l’air ou l’eau et enfin la diminution de la consommation des énergies fossiles. Un entreprise bien connue telle que Actalia propose une formation et un management des entreprises partenaires à l’aide de cet outil d’évaluation environnemental.

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Du côté d’autres pays

Au fil des années les pays en voie de développement ont cherché à posséder des systèmes économiques proches des nôtres dans le but d’obtenir un niveau de vie égal à celui des pays développés.

Innovation en Afrique

Sur le continent africain, l’association Zébunet offre un financement via un système de microcrédit. Une ou plusieurs personnes ayant envie d’aider la réalisation d’une action de solidarité vont investir dans un animal en donnant les fonds nécessaires pour s’occuper de celui-ci. Quand l’animal permet à son éleveur de gagner de l’argent, les personnes (investisseurs) retrouvent leur fonds d’investissement. Cela permet par la suite de réinvestir l’argent pour un nouvel animal ou même encore de faire un don à l’association.

Toujours sur le continent africain, mais cette fois-ci au niveau du Burkina Faso, un projet a été mis en place par différents organismes afin d’accroître les revenus des populations locales tout en conservant une agriculture biologique. Ses actions se caractérisent par la création  de structures, de groupements ou fédérations de producteurs (laiterie, miellerie ou élevage). Une démarche de sensibilisation à l’agroécologie est également mise en place: cette forme d’agriculture permet une réduction des coûts de production ainsi que l’obtention d’une meilleure qualité des produits.

Enfin, cette démarche vise également les consommateurs: les produits issus de ce programme sont de meilleure qualité et ne sont pas réservés aux classes aisées. Leur facilité d’accès permet leur consommation par un grand nombre de personnes.

Chez nos amis francophones

Pour terminer notre tour du monde, nous nous intéresserons à Haïti: un pays dans lequel les ressources naturelles sont mal gérées. Cela influence l’agriculture locale et entraîne le pays dans une crise de la faim. Pour aider Haïti,  des institutions comme certaines ONG locales ou l’association AVF travaillent en partenariat et apportent des aides dans les filières laitières (acquisition de vaches), dans la commercialisation des végétaux ou encore dans le secteur de la pêche.

Flickr https://www.flickr.com/photos/cifor/43395624012

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Pour conclure

Depuis quelques années, on remarque que l’objectif du monde agricole est le développement de structures solidaires qui permettent la mise en commun des ressources et favorisent l’équipement des exploitations d’un point de vue technologique. Ce même progrès technologique a pour but de réduire notre impact sur l’environnement. Cette prise de conscience s’est énormément généralisée et, désormais, nous trouvons beaucoup d’organismes ou de sites participatifs tels que Blue Bees qui permettent le financement de projets respectueux de l’environnement.

Pour nous permettre de changer notre agriculture et améliorer la qualité des produits que nous consommons, il faut repenser le modèle économique actuel lié au secteur agricole. En cela l’économie sociale et solidaire est une bonne réponse (circuits courts, maintien des petites exploitations, ouverture du monde agricole aux jeunes) .

Malheureusement, certain regroupements coopératifs agricoles perdent de vue l’économie sociale et solidaire car ils ne pensent qu’à réaliser des profits au détriment de tous les objectifs qualitatifs, technologiques et environnementaux visés par les coopératives.

DAVAL Claire, VALLET Delphine

Bibliographie

  • Bargain, Véronique. Réduire l’impact environnemental du lait. RLF (Revue Laitière Française), Juin 2018, n°782, pp. 18-25. Respect de l’environnement dans le domaine de l’agriculture.
  • Bellet, Gildas. Agriculture : La solution CUMA. Le bimsa (Bulletin d’Information de la Mutualité Sociale Agricole), Septembre 2015, n°156, pp. 15-23. Organisation collective des agriculteurs pour l’environnement et l’économie.
  • Biaggini, François. Jean Martin joue la carte RSE. RIA (La Revue de l’Industrie Agroalimentaire), Février 2018, n°797, p. 15. Solution pour les PME savoir être pour le social, l’économie et l’environnement.
  • Millou, Estelle. Zébunet ou le micro-crédit appliqué à l’élevage; Haïti : un pays qui a faim. L’âge de faire, Février 2009, n°28. Solidarité dans les pays où la pauvreté est plus que présente grâce notamment à l’agriculture.
  • MIRAMAP. Table ronde: “Quelle est la place de l’agriculture dans l’économie sociale et solidaire aujourd’hui ?” [vidéo en ligne]. IN miramap.org [en ligne]. Miramap,27 mars 2012 [consulté le 12 décembre 2018]. 1 vidéo 43min 13s. Disponible sur : http://miramap.org/Quelle-est-la-place-de-l.html
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La solidarité : nouvelles formes, nouveaux enjeux

C’est le  nouveau thème sur lequel les BTSA 1ere année vont plancher en 2018-2020.

Bonne lecture !

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Jeunesse et quartiers populaires

     Depuis le début des années 1980, «la question des banlieues » est au cœur de l’actualité. D’avantage touchés par les inégalités et le chômage, les jeunes des quartiers sont considérés par les institutions et les politiques comme une véritable fracture sociale. Ainsi l’incivilité et la délinquance des jeunes remet en cause les sociabilités les plus élémentaires.
On peut alors se demander en quoi les jeunes des « quartiers » ont une identité et une culture spécifiques par rapport aux autres jeunes.
Après avoir défini le terme de « jeunes des cités », nous nous pencherons sur la dimension essentielle de leur identité entre sentiment d’appartenance et clivage masculin et féminin. Puis nous nous intéresserons à la culture des banlieues.

Au coeur de la banlieue, image disponible sur https://www.youtube.com/watch?v=l1kHqIFsLVA

« Jeunes des cités », une dénomination complexe

Pour une majorité de Français, la représentation de la conception ordinaire du  « jeune de banlieue » reste floue. La vision réductrice des quartiers populaires comme étant des zones d’insécurité, de délinquance, de trafic de drogue stigmatise une jeunesse peu diplômée, fragilisée par le chômage et les contrats précaires …

En effet, cette désignation ne correspond pas à un groupe d’individus parfaitement déterminé. Bien que la représentation populaire et médiatique du « jeune de banlieue » soit relativement négative, il est difficile de réaliser une catégorisation. La jeunesse des quartiers populaires est fréquemment confondue avec des groupes de jeunes en extrême difficulté et en rupture avec la société, qui ne représentent pourtant qu’une minorité. Tous les quartiers populaires se sont pas nécessairement en difficulté et toutes les banlieues ne sont pas populaires.

« La cité, une dimension essentielle de leur identité, entre sentiment d’appartenance et d’attachement »  

Le quartier a beau être un lieu de stigmatisation et de ségrégation, il donne lieu aussi à un très vif sentiment d’attachement. Le quartier représente une communauté soudée formant un refuge protecteur contre le monde extérieur. Pour les jeunes, il représente leur racine, leur histoire, leur expérience. « Ici on se connait tous, on n’est jamais tout seul. Quand je serai plus vieille, j’espère bien rester dans mon quartier. C’est là où je me sens le mieux, même si je sais qu’on a mauvaise réputation » Arwen, 14ans, Journal Le Parisien. Cet attachement particulier témoigne d’une grande sociabilité, spécifique des adolescents des cités. Il est décrit comme un lieu unique dominé par la solidarité et la protection. En effet d’après le sociologue Serge Pagaum, ce quartier, même stigmatisé les protège. C’est un refuge où le lien social est très fort. Aussi les adolescents transforment l’espace public de leur cité en un véritable espace privé. Le quartier constitue donc un point d’ancrage à leur identité : figure de protection mais aussi d’enfermement.

Le Tag au sein de la culture urbaine, image disponible surhttps://pxhere.com/fr/photo/1409055

Le Tag au sein de la culture urbaine, image disponible surhttps://pxhere.com/fr/photo/1409055

 

« Un clivage masculin/féminin »

Au sein des banlieues, les filles et les garçons n’occupent pas la même place. Le statut des jeunes filles dans les quartiers est donc problématique. Elles subissent en effet les violences sexistes, les agressions verbales voire mêmes physiques. Le quartier prônant un territoire de protection et d’assurance, les garçons manifestent publiquement et ouvertement leur masculinité renforçant ce clivage masculin/féminin.  Cette séparation des espaces et des sexes constitue un enjeu de pouvoir. Les filles à l’image « non irréprochable », qui ne collent pas « aux normes » imposées par les garçons subissent une violence quotidienne et injures verbales.

« Jeunesse et culture urbaine »

     La vie dans les cités est rythmée par la présence de diverses formes culturelles. La culture Hip- Hop est née à New-York aux Etats Unis dans un contexte socio-économique précaire ciblant les populations Afro et Latino-Américaines. L’art en musique était la solution pacifique pour faire passer des messages politiques. Aujourd’hui dans les banlieues, il est à l’origine d’un véritable mouvement culturel. Le hip-hop devient, dans l’imaginaire collectif, le porte-parole d’une culture des banlieues, le mode d’expression des quartiers pauvres, bien que diffusé à l’échelle de la société. Le rap, en particulier, est un vecteur identitaire par sa dimension contestataire qui trouve son origine dans la colère et le sentiment de discrimination.

Ademo et N.O.S, les deux frères rappeurs constituant le groupe PNL, image disponible surhttps://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2b/Pnl_wikipedia.png

Ademo et N.O.S, les deux frères rappeurs constituant le groupe PNL image disponible sur https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2b/Pnl_wikipedia.png

 

 

Le monde de la cité tel que le décrit Thomas Sauvadet, sociologue pourrait être vu tantôt comme une « jungle » – marquée par la désorganisation sociale, le chômage, la précarité, la déstructuration familiale –, tantôt comme un « village » – avec ses réseaux d’alliance, de solidarité et sa culture –, tantôt comme un business où règnent les lois d’un capitalisme sauvage et brutal, où l’on ne se fait aucun cadeau.

Par Lanfumey Anaïs et Tirole Bérénice

Bibliographie : 

Aquatias, Sylvain. Jeunes de banlieue, entre communauté et société [en ligne]. Publications de la Sorbonne, 15 octobre 1997, mise à jour le 15 janvier 2003 [date de consultation 05 janvier 2018]. Disponible sur  http://journals.openedition.org/socio-anthropologie/34#bibliography

Avenel, Cyprien. Les adolescents et leur cité, dans les « quartiers ». Enfances & Psy [en ligne], avril 2006, n°33 [consulté le 3 octobre 2017]. Disponible sur  https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2006-4-page-124.htms.

Avenel, Cyprien. La construction du « problème des banlieues » entre ségrégation et stigmatisation [en ligne]. Journal Français de Psychiatrie, avril 2009, n°34 [consulté le 14 novembre 2017]. Disponible sur https://www.cairn.info/revue-journal-francais-de-psychiatrie-2009-3-page-36.htm

BIER, Bernard, BOURGEOIS, Frédérique, FLUCKIGER Cédric, KEBABZA, Horia, THIN, Daniel, VULBEAU, Alain. Adolescents et jeunes des quartiers : construction de soi, rapport à l’autre [en ligne]. Ressources jeunesse, décembre 2011 [consulté le 17 octobre 2017]. Disponible sur http://www.ressourcesjeunesse.fr/IMG/pdf/lesechos8_mail.pdf

Dortier, Jean-François. Les jeunes « guerriers » des cités. Sciences Humaines [en ligne], février 2007, n°179 [consulté le 10 octobre 2017]. Disponible sur https://www.scienceshumaines.com/travail-je-t-aime-je-te-hais_fr_278.htm

Hatzfeld, Marc. « La culture dans les banlieues » mise en ligne le 27 octobre 2006 et mise à jour le 12 mars 2017, consulté le 6 janvier 2018
http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/11/les-jeunes-des-cites-n-ont-pas-grand-chose-a-perdre_5092987_3232.htm

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