Réintroduction des potagers urbains, en Occident, dans les années 2000

potager urbain
Photo credit: 350.org / Foter.com / CC BY-NC-SA

Les jardins urbains sont nés à New York au début des années 1970, sous le nom de community gardens. Ils se développent par la suite en France et dans les pays occidentaux d’Europe vers la fin du XXème et début du XXIème siècle. C’est la Suisse qui créé en 1995 le premier jardin urbain dans la ville de Lausanne, suivie en 1997 par la France qui créée un jardin urbain dit communautaire à Lille. De nos jours, ces jardins dits urbain jouent un rôle pour la communauté. Ils jouent un rôle économique, social, et environnemental. Cependant, dans les années 2000, cette réintroduction des potagers dans les villes d’occident ne serait-elle pas considérée comme un effet de mode ? Tout d’abord, nous parlerons de la réintroduction des potagers en général, et de la forme « réinventée » de ces derniers, en parlant de l’augmentation, et des différentes catégories que nous pouvons distinguer. Par la suite nous insisterons sur le lien social que ces potagers créés, et nous finirons par montrer les bénéfices économico-financiers qu’ils rapportent. Nous prendrons pour principal support, l’article de Marie Cadoux publié dans LSA, un article de l’AFP. Nous aurons aussi d’autres articles ainsi que sites internet pour nous aider.

Carte d’identité du potager urbain

Les potagers urbains sont des espaces de verdure situés, pour les grandes villes sur les toits ou en bas des immeubles. Pour les plus petites villes, ils peuvent se situer au centre du pâté de maisons. En France, nous distinguons deux types de jardins. Ceux qui servent de passe temps, et d’occupation pour les citadins, et ceux qui servent à la consommation. Depuis la fin du XXème siècle, en France, nous observons une forte augmentation des potagers, puisque 31% des français en possèdent un dans leur jardin. Parmi ce tiers de la population, 17% ont leur jardin sur leur balcon ou sur leur terrasse. Si nous prenons l’exemple de Paris, qui compte déjà une soixantaine de potagers sur ses toits, on attend, d’ici 2020, 15 nouveaux potagers de plus. Le pays le plus en avance sur ce plan est l’Allemagne, où l’on ne dénombre pas moins de 800 jardins citadins pour Munich. Les potagers urbains, sont créés par les villes mais entretenus par les citadins eux même. Nous avons l’exemple de Strasbourg, qui a mis en place des PUC (Potagers Urbains Collectifs). La ville a pour volonté de mettre à disposition des habitants, des espaces permettant de jardiner. Ce sont des terrains de taille moyenne, aménagés par la ville et comprenant des équipements collectifs  (abris de jardins, zone réservée à la rencontre). Ces espaces sont divisés en un ensemble de parcelles cultivées par une personne ou une famille. L’objectif poursuivi est de permettre aux personnes vivant à proximité, de disposer d’un terrain, pour réaliser des cultures à des fins principalement vivrières. Tout en apprenant à vivre en collectivité, à partager tant au niveau matériel qu’intellectuel, pour permettre l’apprentissage des pratiques respectueuses de l’environnement et de redécouvrir les saisons.

Conservation des potes-agés

Depuis toujours, les gens aiment se retrouver autour des jardins, ou des espaces verts. Ce sont généralement des parcs ou des squares en anglais. Avec les potagers urbains, nous avons le même système. C’est un groupe de voisin ou de citadins qui se regroupent. Ils peuvent ainsi avoir le même sujet de conversation, puisque tous les gens réunis auront tous une passion commune : le jardinage. Mais cette règle, si nous pouvons dire ainsi, n’est valable que pour le vrai potager urbain, celui qui est convivial et peu productif. Cette rencontre, permet l’échange tant au niveau des différentes techniques de production, qu’au niveau des savoirs faire. De plus dans une ville, toutes les classes d’âge sont réunies, ce qui favorise l’insertion ou la réinsertion sociale des jeunes ou des moins jeunes. Mais cette proximité entre citadins, lors de la culture, ne se retrouve pas dans le deuxième type de jardin rencontré dans nos villes, celui qui sert à la production à plus grande échelle. Cependant, on retrouve le contact entre le producteur et les consommateurs lors de la vente des produits. Les maraichers utilisent le système de la vente direct, c’est-à-dire que le consommateur vient directement chercher les produits chez le producteur. C’est aussi ce que nous appelons : les circuits courts de consommation.

Qui a dit que l’argent ne pousse pas dans les tomates ?

Le potager urbain a plusieurs avantages, outre le fait qu’il rapproche les gens d’un même quartier, il peut rapporter de l’argent, ou en faire économiser suivant les points de vue. Reprenons nos deux types de jardins. Celui situé au milieu du quartier et qui montre un aspect beaucoup plus convivial, ne sera pas onéreux, surtout si c’est la ville qui le crée.  Les seules dépenses nécessaires, seront l’achat des semences. Comme c’est un jardin cultivé en communauté, cet achat peut se faire en groupe, se qui réduit considérablement les dépenses. Pour le rendement final, nous pouvons avoir la même démarche, les fruits et les légumes issus de cette terre pourront être partagés entre les apprentis jardiniers. Nous parlons d’effet de mode, et nous avons une pensé qui se retrouve au cœur de tous les débats de nos jours, le développement durable et l’écologie. Ce système de production, peut être fait biologiquement, nous respectons donc l’environnement, et nous n’avons plus besoin d’acheter des produits phytosanitaires. De plus, ce qui préoccupe de plus en plus les français, c’est l’origine des produits. Grâce à ce jardin citadin, les producteurs savent d’où viennent  les fruits et les légumes. Pour le deuxième type de jardin, celui qui cherche la productivité avant tout,  nous avons un bénéfice économique et financier. Ce système permet une production de masse, et la vente permet de dégager un bénéfice. Ce type de production est très prisé par les citadins car généralement les paniers vendu ne coutent pas très chère, et sont bien garni. Nous retrouvons toujours notre engagement envers l’environnement, puisque l’agriculture biologique peut être pratiqué. De plus nous favorisons l’agriculture de proximité avec ses achats.

Il est vrai que les potagers urbains peuvent, de nos jours, faire « tâche » dans le paysage de nos villes béton. Nous sommes cependant en plein développement, et cela va continuer. Les avantages économiques pour les bénéficière et l’une des premières raisons, à laquelle s’associe le regroupement entre citadins. Il est vrai, qu’à ses débuts,  le potager urbain pouvait être considéré comme un effet de mode rapporté des Etats-Unis. Mais de nos jours, il serait plutôt associer, à la continuité de la logique du développement durable, instauré par l’Etat. Une question reste tout de même en suspend, à une plus grande échelle, un développement trop poussé de ces potagers urbains ne fragiliserait-il pas l’économie nationale ? Car plus les gens produiront par eux même, moins ils achèteront.

BARNAULT Florian

MILLARET Thomas

 

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3 Responses to Réintroduction des potagers urbains, en Occident, dans les années 2000

  1. CORNUEZ Justine says:

    Je trouve votre sujet très intéressant et je pense que, malheureusement, les jardins urbains ne sont encore que trop peu développés.
    Il est vrai qu’il est plus agréable de cultiver soit même ses fruit et légumes et que cela favorise également les relations entre les habitants.

  2. JACQUIN Emilie says:

    Votre blog va droit au but. Il est simple, compréhensible, en une seule lecture nous pouvons retenir l’essentiel. Il est complet, il aborde tous les points essentiels, des potagers urbains, tels que l’économie, le social et l’environnement. Peut être qu’il y aurait fallut plus d’illustrations, par exemple un témoignage, pour rendre votre blog encore plus crédible. Mais c’est un blog que j’ai beaucoup apprécié dans l’ensemble.

  3. Maillard Gaïa says:

    Votre blog est en lien direct avec le développement durable dans les villes. C’est en effet un sujet préoccupant aujourd’hui.
    Il est vrai que de nos jours, les « potagers urbains » sont encore peu développés, mais cela créé des relations intergénérationnelle qui favorisent une cohésion sociale maximale. Par contre si chaque citadin prendrait conscience de ces vertus, je pense que cela pourrait fragiliser l’économie nationale.
    Votre blog est clair et nous comprenons tout de suite le sujet évoqué.