Solidarité, Bio, circuits courts et bien d’autres de notre quotidien, mais pourquoi ?

De nos jours, nous parlons beaucoup d’aliments Bio, de circuits courts, de produits, de bonnes qualités, de l’économie rurale, de solidarité, … Ces phénomènes ce sont développés suite à l’envie et à la volonté de manger mieux et de meilleur qualité. Une étude réalisée par l’Inra, montre que les Français sont de plus en plus nombreux à s’approvisionner en circuits courts. Cependant, les acheteurs manques de connaissances sur ce fonctionnement. C’est pourquoi nous verrons, en quoi être consommateurs chez un producteur agricole local est-il un acte de solidarité à part entière ?

Cet acte de solidarité passe tout d’abord par les associations comme Uniterres, Zeybou solidaire, les AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et bien d’autres encore. Cette dernière créée en 2003, met en marche un mouvement d’essaimage afin de promouvoir une agriculture «socialement équitable et économiquement saine». Uniterres tante «d’améliorer la qualité nutritionnelle pour les plus démunis tout en soutenant les agriculteurs en situation de précarité». Cette association a alors un double enjeux. Zeybou solidaire est un système de distribution alimentaire en circuits courts. Leur fonctionnement est de faire passer commande aux consommateurs et de verser ainsi des dons solidaires qui «retournent dans le porte-monnaie des producteurs » explique Jean Jacques Pierre (Fondateur des amis du Zeybou). Cet acte passe également par des réseaux d’achats solidaires qui permettent de «sauver plusieurs producteurs de la faillite».

Uniterres : Un réseau pour le bien de tous

Uniterres : Un réseau pour le bien de tous

Uniterres : un réseau pour le bien de tous.

De plus, certains mouvements ce développent comme aux USA avec le «cash mobs» qui est un shopping solidaire. Il a pour objectif de soutenir les petits commerces et l’économie locale. Le principe est de dépenser une certaine somme d’argent par des personnes dans un commerce indépendant, chez des petits producteurs, des agriculteurs, …

En outre, il apparaît de nouveaux thermes comme «cosom’acteurs» ou encore locavorisme. Les consom’acteurs sont des personnes voulant donner du sens à leurs achats par des comportements plus réfléchis. Le locavorisme est un mouvement favorisant la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres autour du domicile.

Relation entre producteurs et consommateurs

Relation entre producteurs et consommateurs

« Derrière chaque produit, un producteur ».

Selon Jean Michel Salacroup (producteur de melons et de raisons) «la vente au magasin c’est le prolongement de nos exploitations. La relation direct avec le consommateur nous renforce chaque jours dans nos choix ».

C’est également le cas des trente fermes de Cant’Avey’Lot une coopérative laitière dont le but est de rééquilibrer le rapport entre producteurs et redistributeurs.

Ensuite, selon ecosocioconso, consommer local a pour bonne raison le soutien de l’économie local. En effet, elle permet de soutenir les agriculteurs, les producteurs et l’emplois au niveau régional. Ces phénomènes ont pour avantage de ne cesser de développer de la solidarité. C’est le cas des paniers Bio du Val de Loire (association fondée en 2000 et certifié AB). Des bons produits pour tous, publié dans le magazine «âge de faire» traite de la valorisation et de l’eissaimage. Le but est d’allier «proximité et solidarité, par l’insertion ou l’accessibilité des produits» comme l’association Zeybou solidaire. La solidarité passe également par Biolait, «le lait solidaire et écologique». Le but de ce groupement d’éleveurs est d’assurer leur indépendance par rapport aux laiteries traditionnelles. Les producteurs ont tous une part sociale et participent chaque année à l’assemblée général de la société afin de décider la politique et d’échanger. D’autres pays s’organisent également comme l’Allemagne. Ce pays s’appuie «sur la demande des consommateurs pour des produits d’origines locales». De plus, les consommateurs peuvent devenir actionnaires de la structure.

Enfin, certains témoignages d’agriculteurs comme celui de Patrice concernent tout le monde, petits et grands producteurs, consommateurs, amateurs, producteurs, …

Cette vidéo nous fais réfléchir sur certains comportements que nous pouvons avoir aux quotidiens mais aussi sur la situation de nos vie et du monde qui nous entoure.

Ainsi, comme nous le dis l’association des paniers bio du Val de Loire «Devenir consommateur de nos productions est un acte de solidarité». «C’est aussi s’inscrire dans une dynamique collective et institutionnel, pour répondre localement aux problèmes de précarité et d’exclusion». Cependant, L’Inra constate que «les acheteurs sont avant tous sensibles à la fraîcheur, au goût, et à la qualité des produits proposés». Mais de nouvelles préoccupations apparaissent telles que le soutien à l’agriculture et à l’économie locale. «L’enquête démontre que 50 % des consommateurs interrogés associent circuit court et production biologique».

Serait-il possible de mieux concilier l’agriculture et l’économie rural ?

Bibliographie :

C.Saiseau et F. Bruidant. Un agriculteur de Haute Saône témoigne après avoir tenté de se suicidé [en ligne]. France 3, Youtube, 28/09/2018 [consulté le 20/12/2018] Disponible que : https://www.youtube.com/watch?v=VcSeUqyPFJc.

Direction de communication de la ville de Cahors. Les filières courtes [en ligne]. Cahors mag, novembre 2016 n°76  [consulté le 04/01/2019]. Disponible sur : http://www.mairie-cahors.fr/cahors/publication/PDF/Cmag2016/CAHORSMAG-76-web-final.pdf.  

Dominique Coquart et Valérie Olivier. Les AMAP : une alternative socio-économique pour des petits producteurs locaux [en ligne]. OpenEdition, juillet-octobre 2010 [consulté le 3/01/2019]. Disponible sur : https://journals.openedition.org/economierurale/2793.

Lisa Giachino, Nicolas Bertard et Nicole Gelot. Des bons produits pour tous valoriser et essaimer. L’âge de faire n°087, juin 2004, 4 p.

Louise Couvelaire. Shopping solidaire. Le Monde, 14 janvier 2012, 1 p.

Marine Cachot. Qu’est ce que le consommer local [en ligne]. Ecoconsosocio, blog E.Leclerc, 21/04/2015 [consulté le 19/12/2018]. Disponible sur : http://www.ecosocioconso.com/2015/04/21/quest-ce-que-le-consommer-local/.

Marion Perrier. Biolait, le lait solidaire et écologique. Alternative Économique n°364, janvier 2017, 3 p.

Philippe Fontaine. Qui sont les consommateurs qui achètent en circuits courts ? [en ligne]. Inra, 30/11/2016, mis à jour 21/12/2016 [consulté le 10/12/2018] . Disponible sur : http://www.inra.fr/Grand-public/Economie-et-societe/Tous-les-dossiers/Circuits-courts-du-producteur-au-consommateur/Profil-des-consommateurs-acheteurs/(key)/3.

Les paniers Bio du Val de Loire [en ligne]. Disponible sur : https://www.lespaniersbioduvaldeloire.fr/page.aspx?idssr=11&idr=1.

Participer à un réseau d’achats solidaire [en ligne]. Que faire concrètement, À plusieurs, Une consommation responsable et solidaire. Disponible sur : http://www.associations-citoyennes.net/ecologie/category/que-faire-concretement/a-plusieurs/une-consommation-responsable-et-solidaire/.

HENRY Elia

ANTOINE Solène

 

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2 Responses to Solidarité, Bio, circuits courts et bien d’autres de notre quotidien, mais pourquoi ?

  1. btsenil says:

    Sujet très intéressant. Texte structuré, titre bien trouvé ainsi de bonnes idées bien détaillées. L’apport d’exemples permet de se plonger mieux dans le sujet, ainsi que de l’illustrer. On constate grâce à cette article que la solidarité peut se trouver n’importe où.
    Je trouve un certain intérêt à cet article.
    Studer Camille

  2. btsenil says:

    Tout d’abord je trouve que votre sujet est totalement d’actualité comme vous le présenter en introduction.Vous présenter bien les différentes options pour le consommateur avec les différentes associations,intégré ce qui peut se faire dans d’autres pays et les termes qui apparaissent avec ces nouvelles façons de consommer.La deuxième partie permet bien de faire le lien entre circuit court et solidarité.Le vidéo permet de montrer concrètement ce que cela peut apporter.Je pense que les titres pourrait être plus visible afin de mieux comprendre votre article .
    BERNARD Charlène