Comment renouer le lien entre producteurs et consommateurs.

Depuis quelques années, une envie grandissante de consommer mieux pour notre santé et pour l’environnement émerge en France. Aujourd’hui plusieurs moyens existent afin de manger local, plus naturel et agir sur l’économie : les circuits courts de consommation.

Disposer de produits frais, rencontrer les producteurs, connaitre l’origine des produits que nous consommons, voilà plusieurs raisons qui aujourd’hui poussent de plus en plus les consommateurs à s’orienter vers des circuits courts de consommation.

Qui aujourd’hui ne cherche pas à consommer plus local pour des soucis de qualité ou pour des raisons éthiques. Selon une étude Ipsos « consommer local : ce que veulent les Français », 80% des consommateurs Français prétendent consommer local dont 41% le font souvent. Chacun en fonction de ses moyens tend à consommer plus local dans une société ou la surconsommation est omnipotente.

Nous pouvons alors nous demander comment aujourd’hui, ces circuits courts de consommation reconfigurent le lien entre les producteurs et les consommateurs ?

Qu’est-ce que sont les circuits courts de consommation?

Comment aujourd’hui peut-on définir les circuits courts de consommation ? En effet il en existe une multitude, tous ayant le même objectif mais sans utiliser les mêmes moyens. Comment donner une définition universelle des circuits courts sur le territoire français ? Selon la définition du Ministère de l’agriculture, un circuit court est un circuit de distribution impliquant 0 ou 1 intermédiaire entre le producteur agricole et le consommateur.

Le principe d’un circuit court est de proposer aux consommateurs des produits frais, locaux et naturels vendu par le producteur lui-même le plus souvent. Dans ces filières courtes, les producteurs maitrisent la production en globalité tout en valorisant leur travail.

Les circuits courts en vente directe sont le plus souvent le fruit d’un accord entre producteurs et consommateurs comme les AMAP, Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne. Dans ces AMAP il y a un engagement entre les deux parties. L’un doit assurer la production maraichère pour garantir la livraison de ses produits, c’est le producteur. L’autre doit assurer que son panier soit retiré chaque jour de livraison. Dans la région Franche-Comté nous pouvons illustrer cela grâce aux paniers de Cocagne, une AMAP basée à Chalezeule proposant un service de paniers de fruits et légumes de saison chaque semaine. Voici une vidéo expliquant les AMAP par Francoise FRABRE, benevole d’une AMAP.

Les circuits courts peuvent être aussi l’engagement d’un producteur, comme être présent sur les foires pour présenter ses produits, assurer un service de vente à la ferme de production ou encore se rendre aux marchés des communes pour y vendre les produits.

Les producteurs peuvent aussi se rassembler pour proposer une vente collective des produits afin d’amoindrir les couts pour chacun. On peut rencontrer ces formes d’association de producteurs sur les foires, dans les marchés paysans ou encore dans des points de vente collectifs qui se multiplient de plus en plus. Par exemple le magasin « Aux saveurs de la ferme » basé à Châtillon le Duc propose des produits bio de producteurs régionaux. Cela permet un vaste choix de produits locaux et naturels pour les consommateurs tout en garantissant la vente à un prix fixé par le producteur.

Images de thèmes de andynwt. Fourni par Blogger.

Images de thèmes de andynwt. Fourni par Blogger.

La création d’un lien nouveau

L’apport aux producteurs

Les circuits courts sont liés avec l’économie sociale et solidaire. Par exemple, les Jardins de Cocagne sont des exploitations maraîchères biologiques, dont la production est vendue localement sous forme de paniers et qui emploie des personnes en réinsertion professionnelle. Les consommateurs, à travers l’engagement pris, permettent à des personnes de retrouver une nouvelle vie en lien avec le travail, cela créée du lien social.

Dans l’article de H. BUSTOS de Transrural initiatives, on y découvre qu’une association de producteurs, l’Inpact (initiatives pour une agriculture citoyenne et territoriale) veut enclencher une transition grâce aux témoignages de différents agriculteurs de circuits courts. En effet, l’association regroupant les producteurs avait pour but initial d’orienter «… l’agriculture vers des systèmes de production qui permettent aux agriculteurs d’en vivre et d’être acteurs de leur propre développement, qui soit respectueux de l’environnement, soit basé sur des principes d’équité sociale et de solidarité planétaire… ». En bref, les agriculteurs adhérant à l’Inpact se sont entraidés pour produire de manière plus respectueuse de l’environnement, sans pesticides ni OGM.

L’interview de Emmanuel VIAUD, maraicher de l’AMAP d’Aubenas, réalisé par Fanny Métrat pour le journal agriculture paysanne montre que celui-ci adhère à une charte d’agriculture paysanne pour garantir une production locale aux consommateurs et qui garantit une culture eco-friendly. Grace à cette charte c’est le producteur qui s’engage à livrer des produits de qualité et le consommateur à s’informer de la charte et donc des conditions de production.

Les producteurs peuvent, grâce aux circuits courts, augmenter leur qualité de vie et leurs compétences ainsi que mettre l’entourage proche à contribution du projet. Mais l’attrait le plus intéressant pour le producteur aujourd’hui est sans doute pouvoir avoir l’avis des clients en retour ainsi que d’acquérir une réputation sur la qualité des produits et une reconnaissance des clients.

Donc, dans les circuits courts les producteurs sont amenés à adhérer à des associations ou à des chartes pour que leur travail puisse être garanti lors de la vente. Cela permet au consommateur de pouvoir avoir confiance et de garantir la qualité des produits qu’il peut consommer.

 L’apport aux consommateurs

Le plus souvent, les consommateurs ont des revenus supérieurs à la moyenne mais il n’y a pas de profil d’âge type. En effet, les étudiants comme les personnes âgées consomment grâce à des circuits courts. Ces consommateurs sont attirés par certains aspects spécifiques aux circuits courts comme avoir accès à des produits frais et de qualité. L’aspect pratique est souvent mis en avant ainsi que l’offre des circuits courts qui permet un large choix. Les consommateurs sont aussi attirés par les circuits courts grâce au lien que le producteur tisse avec eux, cela permet une relation de confiance entre les deux. En effet comme nous le montre l’article N. Nahapetian « consommer local et langer mieux » issu du magazine Alternatives Economiques, l’AMAP Les Monstrueux du Marivel, a été créée « …afin de permettre aux agriculteurs d’être mieux rémunérés et aux consommateurs d’avoir accès à des produits de meilleure qualité… ». Cela met d’autant plus en avant l’existence d’une coopération, en quelques sortes, entre producteurs et consommateurs.

Néanmoins les circuits courts peuvent rebuter certains consommateurs notamment à cause des prix des produits proposés qui sont plus élevés qu’en supermarchés car ils sont fixés par les producteurs. Cependant la concurrence grandit et le marché devient compétitif. Les prix essaient de s’adapter à tous, afin de toucher le plus grand nombre de personnes, de toutes classes sociales. En faisant cela les producteurs essaient de faire prendre conscience à une bonne partie de la population en les incitant à consommer localement, de meilleure qualité, tout en respectant l’environnement.

Voici une vidéo montrant les points positifs des AMAP pour les producteurs et les consommateurs. Reportage par GrandLille.Tv

La création d’un lien de confiance

Les circuits courts à travers la proximité et la qualité sont créateurs d’impact sur l’économie locale et sur la vie locale. En effet ils permettent le développement d’une économie à l’échelle du circuit et aussi l’emploi de plusieurs personnes sur les sites de productions.  Les consommateurs se sentent donc acteurs de l’économie locale, et le producteur cherche aussi à fidéliser ses clients. La participation des consommateurs a donc un intérêt collectif.

Socialement, les enjeux sont tout aussi importants car ils permettent la revalorisation des métiers agricoles et mettent en avant leurs importances quand à la contribution à la sauvegarde de l’environnement. Les circuits courts forgent aussi une nouvelle dynamique aux territoires : beaucoup de gens sont impliqués dans ces circuits.

Entre professionnels, les circuits courts ont un aspect bénéfique : les relations entre producteurs sont largement accrues, ils coopèrent plus facilement entre eux et partagent leurs compétences.

Les circuits courts permettent aux gens de se sensibiliser quant à leur alimentation et consommation habituelle, ces dernières années on assiste à une prise de conscience de la part de plus en plus de consommateurs face aux solutions qu’apporte les circuits courts aux problèmes environnementaux et sociaux ainsi que leur contribution à l’économie des territoires.

Dans l’interview de Emmanuel Viaud par Fanny Métrat, le maraicher parle du lien qu’il entretient avec les consommateurs de l’AMAP. Il évoque un lien « détendu et sympa » par lequel il en « profite pour faire connaitre [les] réalités du métier ». Ce lien et ces discussions permettent selon lui de faire prendre conscience aux consommateurs que la production dépend aussi de facteurs externes comme les saisons ou la météo. Le consommateur est donc informé sur ce métier et il prend conscience qu’il peut agir à son niveau.

http://www.yepnature.com/media/wysiwyg/Pourquoi-des-circuits-courts-1024x669.jpg

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Les enjeux  des circuits courts

Les circuits courts adaptés à chacun

Grâce à tout cela, de nouvelles ‘qualifications’ de consommateurs ont émergées,  comme les freegans et les locavores.

Nous pouvons remarquer que les circuits courts amènent les consommateurs à découvrir, s’informer, et réagir à des problèmes de société. Selon A-C RENARD, c’est une « Solution pour réduire l’empreinte écologique selon la WWF » en optant « pour un régime Flexitarien avec moins de viande, de poisson, de produits transformés ou raffinés mais avec plus de légumes et de céréales, ainsi que lutter contre le gaspillage alimentaire, consommer bio et acheter des produits locaux de saison ». Changer ses habitudes n’est pas chose simple mais si nous voulons agir pour notre environnement et pour l’économie locale il faut s’alimenter autrement.

Par exemple, le freeganisme est un mode de vie alternatif qui consiste à consommer principalement ce qui est gratuit et végane, à créer des réseaux d’entraide qui facilitent ce choix afin de dénoncer le gaspillage alimentaire et la pollution générés par les déchets. Comme il est dit dans l’article « les produits et circuits alternatifs bousculent les codes » de A-C RENARD du magazine Revue Laitière Française d’octobre et selon Béatrice de Reynal (experte) : « En s’intéressant à la nutrition ils (les consommateurs) ont pu découvrir que oui, nous mangions trop de viande. C’est cette conscience prise par les consommateurs qui amènent certaines personnes à devenir végane c’est à dire exclure les produits d’origine animale de sa consommation. ». Mais alors en quoi les freegans peuvent-ils être convaincus par les circuits courts ? Tout simplement les circuits courts proposent plus de produits frais avec moins d’emballages, tout en maintenant un environnement de production naturel.

De plus les locavores sont eux, des consommateurs qui privilégient une consommation locale, des produits frais et de saison, limitent le gaspillage alimentaire, ils essayent de favoriser le maintien des populations et de l’agriculture sur le territoire. Ces locavores aident surtout les petits producteurs locaux voulant exploiter leurs ressources tout  en amenant une mise en valeur de leurs territoires par leur profession. Les locavores sont des consommateurs attendant des réponses aux questions de transparences, de démarches responsables et de naturalité, et c’est grâce à ces circuits courts que toutes leurs attentes sont comblées. Donc les locavores sont les principaux consommateurs des circuits courts et certains d’entre eux vont jusqu’à ouvrir des magasins dit « Vrac » qui propose des produits de qualité locaux en produisant le moins de déchets possibles (emballages, vente de produits réutilisables…). Selon London Business Fundation, un dollar ou un euro investi dans une économie locale comme un circuit court permet de générer le double en revenus.

Les circuits courts n’ont pas été inventés pour satisfaire des régimes alimentaires, il y a d’autres enjeux sur la table.

Les véritables enjeux des circuits courts

Aujourd’hui les circuits courts doivent être structurés pour pouvoir s’adapter à la demande grandissante. Le producteur doit être rassuré et accompagné pour étendre son offre aux familles à revenus plus modestes ainsi que d’économiser ou de partager les couts de distribution comme le fait l’association Biolait en regroupant le lait des éleveurs afin d’assurer l’indépendance des producteurs face aux grands groupes.

Mais les circuits courts n’atteindront pas leurs objectifs sans un panel de consommateurs grandissant. Pour cela c’est aux consommateurs déjà convertis que revient la tâche de convaincre leur entourage. Les habitudes de consommation doivent changer, nous devons apprendre à manger différemment de ce que nous connaissons pour migrer vers une consommation responsable et locale, moins polluante pour l’environnement et donc plus durable. D’autre part, des politiques de consommation pourraient être misent en place par les mairies afin de toucher plus de consommateurs potentiels comme il est déjà le cas dans certains départements comme la Loire où les agriculteurs des circuits courts sont accompagnés « de l’installation du projet jusqu’à la commercialisation » selon les dires de Chantal BROSSE la vice-présidente chargée de l’agriculture.

Le maraicher E. Viaud désire de son côté ouvrir son AMAP aux gens à revenus plus faibles que les classes moyennes, tout en garantissant l’aspect solidaire de départ.

legumes blog

Lilliane AUFFRET, 2011, Im@gine.

Conclusion

Aujourd’hui, consommer local a donc une influence sur l’économie locale, mais consommer par les circuits courts n’est pas accessible à tous. Pourtant de plus en plus de projets pour rendre accessibles ces circuits  aux revenus les plus faibles sont en train d’être créés.

Aujourd’hui la question d’un label « circuits courts » se répand. Comment éviter les fraudes ou les arnaques aux consommateurs ? Plusieurs labels ou chartes sont déjà mis en place mais rien n’est défini au niveau national.

Aujourd’hui de plus en plus de projet de circuits courts ou d’agricultures solidaires émergent, il suffit de regarder autour de nos communes pour nous rendre compte que la consommation est en train de changer. A nous de ne pas rater le train !

 

GIGON-VEYA Théo

Blibliographie

Réintroduction des potagers urbains, en Occident, dans les années 2000

potager urbain
Photo credit: 350.org / Foter.com / CC BY-NC-SA

Les jardins urbains sont nés à New York au début des années 1970, sous le nom de community gardens. Ils se développent par la suite en France et dans les pays occidentaux d’Europe vers la fin du XXème et début du XXIème siècle. C’est la Suisse qui créé en 1995 le premier jardin urbain dans la ville de Lausanne, suivie en 1997 par la France qui créée un jardin urbain dit communautaire à Lille. De nos jours, ces jardins dits urbain jouent un rôle pour la communauté. Ils jouent un rôle économique, social, et environnemental. Cependant, dans les années 2000, cette réintroduction des potagers dans les villes d’occident ne serait-elle pas considérée comme un effet de mode ? Tout d’abord, nous parlerons de la réintroduction des potagers en général, et de la forme « réinventée » de ces derniers, en parlant de l’augmentation, et des différentes catégories que nous pouvons distinguer. Par la suite nous insisterons sur le lien social que ces potagers créés, et nous finirons par montrer les bénéfices économico-financiers qu’ils rapportent. Nous prendrons pour principal support, l’article de Marie Cadoux publié dans LSA, un article de l’AFP. Nous aurons aussi d’autres articles ainsi que sites internet pour nous aider.

Carte d’identité du potager urbain

Les potagers urbains sont des espaces de verdure situés, pour les grandes villes sur les toits ou en bas des immeubles. Pour les plus petites villes, ils peuvent se situer au centre du pâté de maisons. En France, nous distinguons deux types de jardins. Ceux qui servent de passe temps, et d’occupation pour les citadins, et ceux qui servent à la consommation. Depuis la fin du XXème siècle, en France, nous observons une forte augmentation des potagers, puisque 31% des français en possèdent un dans leur jardin. Parmi ce tiers de la population, 17% ont leur jardin sur leur balcon ou sur leur terrasse. Si nous prenons l’exemple de Paris, qui compte déjà une soixantaine de potagers sur ses toits, on attend, d’ici 2020, 15 nouveaux potagers de plus. Le pays le plus en avance sur ce plan est l’Allemagne, où l’on ne dénombre pas moins de 800 jardins citadins pour Munich. Les potagers urbains, sont créés par les villes mais entretenus par les citadins eux même. Nous avons l’exemple de Strasbourg, qui a mis en place des PUC (Potagers Urbains Collectifs). La ville a pour volonté de mettre à disposition des habitants, des espaces permettant de jardiner. Ce sont des terrains de taille moyenne, aménagés par la ville et comprenant des équipements collectifs  (abris de jardins, zone réservée à la rencontre). Ces espaces sont divisés en un ensemble de parcelles cultivées par une personne ou une famille. L’objectif poursuivi est de permettre aux personnes vivant à proximité, de disposer d’un terrain, pour réaliser des cultures à des fins principalement vivrières. Tout en apprenant à vivre en collectivité, à partager tant au niveau matériel qu’intellectuel, pour permettre l’apprentissage des pratiques respectueuses de l’environnement et de redécouvrir les saisons.

Conservation des potes-agés

Depuis toujours, les gens aiment se retrouver autour des jardins, ou des espaces verts. Ce sont généralement des parcs ou des squares en anglais. Avec les potagers urbains, nous avons le même système. C’est un groupe de voisin ou de citadins qui se regroupent. Ils peuvent ainsi avoir le même sujet de conversation, puisque tous les gens réunis auront tous une passion commune : le jardinage. Mais cette règle, si nous pouvons dire ainsi, n’est valable que pour le vrai potager urbain, celui qui est convivial et peu productif. Cette rencontre, permet l’échange tant au niveau des différentes techniques de production, qu’au niveau des savoirs faire. De plus dans une ville, toutes les classes d’âge sont réunies, ce qui favorise l’insertion ou la réinsertion sociale des jeunes ou des moins jeunes. Mais cette proximité entre citadins, lors de la culture, ne se retrouve pas dans le deuxième type de jardin rencontré dans nos villes, celui qui sert à la production à plus grande échelle. Cependant, on retrouve le contact entre le producteur et les consommateurs lors de la vente des produits. Les maraichers utilisent le système de la vente direct, c’est-à-dire que le consommateur vient directement chercher les produits chez le producteur. C’est aussi ce que nous appelons : les circuits courts de consommation.

Qui a dit que l’argent ne pousse pas dans les tomates ?

Le potager urbain a plusieurs avantages, outre le fait qu’il rapproche les gens d’un même quartier, il peut rapporter de l’argent, ou en faire économiser suivant les points de vue. Reprenons nos deux types de jardins. Celui situé au milieu du quartier et qui montre un aspect beaucoup plus convivial, ne sera pas onéreux, surtout si c’est la ville qui le crée.  Les seules dépenses nécessaires, seront l’achat des semences. Comme c’est un jardin cultivé en communauté, cet achat peut se faire en groupe, se qui réduit considérablement les dépenses. Pour le rendement final, nous pouvons avoir la même démarche, les fruits et les légumes issus de cette terre pourront être partagés entre les apprentis jardiniers. Nous parlons d’effet de mode, et nous avons une pensé qui se retrouve au cœur de tous les débats de nos jours, le développement durable et l’écologie. Ce système de production, peut être fait biologiquement, nous respectons donc l’environnement, et nous n’avons plus besoin d’acheter des produits phytosanitaires. De plus, ce qui préoccupe de plus en plus les français, c’est l’origine des produits. Grâce à ce jardin citadin, les producteurs savent d’où viennent  les fruits et les légumes. Pour le deuxième type de jardin, celui qui cherche la productivité avant tout,  nous avons un bénéfice économique et financier. Ce système permet une production de masse, et la vente permet de dégager un bénéfice. Ce type de production est très prisé par les citadins car généralement les paniers vendu ne coutent pas très chère, et sont bien garni. Nous retrouvons toujours notre engagement envers l’environnement, puisque l’agriculture biologique peut être pratiqué. De plus nous favorisons l’agriculture de proximité avec ses achats.

Il est vrai que les potagers urbains peuvent, de nos jours, faire « tâche » dans le paysage de nos villes béton. Nous sommes cependant en plein développement, et cela va continuer. Les avantages économiques pour les bénéficière et l’une des premières raisons, à laquelle s’associe le regroupement entre citadins. Il est vrai, qu’à ses débuts,  le potager urbain pouvait être considéré comme un effet de mode rapporté des Etats-Unis. Mais de nos jours, il serait plutôt associer, à la continuité de la logique du développement durable, instauré par l’Etat. Une question reste tout de même en suspend, à une plus grande échelle, un développement trop poussé de ces potagers urbains ne fragiliserait-il pas l’économie nationale ? Car plus les gens produiront par eux même, moins ils achèteront.

BARNAULT Florian

MILLARET Thomas

 

Les choix migratoires des Français

Sur la question générale du voyage, nous avons opté pour ce sujet tout particulier : mobilité, où vont vivre les Français depuis 1980 ? Pour traiter au mieux cette question, nous avons jugé opportun de nous appuyer sur des écrits rédigés par des membres de l’INSEE (Brigitte BACCAINI, Chantal BRUTEL et David LEVY) et par des rédacteurs de grands magazines tels que Catherine DELACROIX et Lamia MISSAOUI pour Remi Revues, Daniel BICARD et Sylvie LEBOULENGER pour Libre service actualités, Cécile DETANG-DESSENDRE, Virginie PIGUET et Bertrand SCHMITT pour Cairn Info, Franck ROZE pour le Bulletin de la mutualité sociale agricole ou encore Hervé LE BRAS et Franck SEURET pour Alternatives économiques. De cet ensemble documentaire se dégagent trois idées phares qui découlent les unes des autres : les Français migrent entre villes et campagnes depuis 1980, pour des raisons principalement économiques, ce qui impacte ainsi la répartition du territoire qui est en perpétuelle évolution.

Suivi des migrations des Français entre villes et campagnes depuis 1980

La migration se traduit tout d’abord par la mobilité, le déplacement  de population à travers le monde, et plus particulièrement dans cette étude, au sein de la France. Ceci génère divers flux migratoires comme le présente le tableau suivant :

Le tableau répertorie les migrations par changement de logements, communes, départements et régions mais il ne précise pas si les migrations se font entre les différentes zones rurales et urbaines. Néanmoins, suivant l’époque, les migrations s’orientent davantage vers les zones rurales que vers les zones urbaines et inversement.

Grâce au texte de Hervé LE BRAS Population : où vont vivre les Français, Pierre VELTZ met en avant une première période de migrations, la « métropolisation ». Depuis 1980, les populations migrent  vers les grandes agglomérations et les villes afin d’évoluer tout d’abord professionnellement : ‘‘l’insertion professionnelle y étant beaucoup plus favorable’’ comme le dit Cécile DETANG DESSENDRE. Le pôle urbain regroupe les unités urbaines offrant  5 000 emplois ou plus (n’appartenant pas à la couronne périurbaine d’un autre pôle urbain). De plus on peut remarquer que les migrations concernent principalement la population active ayant entre 15 et 64 ans ; ces personnes migrent donc principalement pour leur emploi mais pas uniquement. Même si la majorité de la population active migre pour des raisons professionnelles, l’autre partie de la population génèrent des migrations résidentielles. Il faut toutefois noter que bien souvent, les migrations résidentielles dépendent des migrations professionnelles : l’obtention d’un poste dans une région voisine conduit souvent toute une famille à déménager par mesure de facilité et surtout de vie familiale. On peut alors remarquer dans le texte de Cécile DETANG DESSENDRE que ‘‘les choix migratoires dépendent essentiellement des besoins des individus’’ ; les individus prennent en compte dans un premier temps les caractéristiques locales du marché de l’emploi puis dans un second temps les caractéristiques du logement et du foncier. C’est alors que l’on constate que les deux facteurs de migration sont étroitement liés.

Une seconde période migratoire va alors prendre le relais, la population passe de la ville vers la campagne. Christian ESTROSI met en avant ces ‘‘nouvelles dynamiques régionales’’ en soulignant le ‘‘mouvement général de tertiarisation et d’ouverture de l’économie qui voit se développer à la fois les services à la personne et les secteurs d’activité les plus innovants’’. Quelques exemples de régions qui vont développer certains de ces secteurs pour pouvoir inverser le soldes migratoire : le sud avec la région Provence Alpes Côte d’Azur, la région Midi Pyrénées et la région Rhône Alpes vont développer le secteur tertiaire marchand ; également la région Languedoc Roussillon va développer les aspects ruraux et le tourisme ; et enfin la Bretagne, la région Pays de Loire et la région Basse Normandie vont se spécialiser dans l’agriculture, la pêche et les industries associées. À cette époque, la « diagonale du vide » se comble petit à petit, ce qui permet une nouvelle dynamique des métropoles régionales, c’est-à-dire que bon nombre de petites régions sont capables de rentrer dans l’économie de la connaissance, des activités à forte valeur ajoutée et des capitaux de plus en plus mobiles. L’accroissement de population dans les milieux ruraux se fait donc ressentir, nous passons de 18% en 1990 à 59% en 1999 ce qui se traduit par un excèdent migratoire de plus en  plus important y compris dans les milieux ruraux isolés. Néanmoins, des disparités restent réellement présentes en France, la population est inégalement répartie, ce qui engendre une compétitivité entre les régions.

Une troisième période migratoire va alors s’installer sur l’hexagone : c’est le retour de la « métropolisation ». Depuis 2009 une forte augmentation  des équipements se fait ressentir ce qui est justifié dans le document Le nouveau zonage en bassins de vie de 2012 de Chantal BRUTEL et David LEVY. Il est mentionné dans ce dernier que les bassins de vie les moins pourvus ont une quarantaine d’équipements tandis que les plus grandes villes de France dépassent les cent quarante. De plus, les équipements des milieux urbains sont éloignés des zones rurales, ce qui provoque un facteur de migration. Les ménages veulent être à proximité des équipements, des loisirs, des écoles, des supermarchés… donc des pôles de services. Ceux-ci étant en faible abondance voire absents en zone rurale, le choix des Français est donc vite tranché. A noter aussi que l’évolution des générations et la montée en puissance des nouvelles technologies poussent les gens à migrer. Mais les migrations peuvent avoir des atouts ou des contraintes, aussi bien économiques, que sociales.

Les raisons qui poussent les Français à migrer vers d’autres zones du territoire

De nombreuses raisons poussent les Français à migrer suivant les époques, les Français migrent de régions en régions afin de satisfaire leurs besoins et leurs désirs.

Franck SEURET dans L’exode rural des services publics montre que les écoles sont de moins en moins nombreuses en milieu rural, ce qui justifie des facteurs de migrations. Il est vrai que les familles ayant des enfants préfèrent être situées à proximité des groupes scolaires plutôt que de faire un long trajet pour que leurs enfants puissent aller à l’école. Autre aspect des migrations liées à l’éducation, ce sont les migrations étudiantes comme l’évoquent Catherine LACROIX et Lamia MISSAOUI dans Familles, destins personnels et appartenances collectives en migrations. En effet, les migrations étudiantes sont fortement présentes en France car certaines filières proposent un enseignement uniquement dans certaines régions. Ainsi, les jeunes migrent dans diverses régions françaises afin d’aller dans les universités, lycées ou internats dont ils rêvent et dont ils ont besoin pour satisfaire leurs projets futurs. Dans Le nouveau zonage en bassins de vie de 2012, Chantal BRUTEL met en avant ‘‘une quantité et une modernité des équipements beaucoup plus concentrées en ville qu’en campagne’’ (nous pouvons citer dans le domaine de l’éducation une technologie plus poussée dans les agglomérations). Les activités et sorties culturelles sont très présentes en ville ce qui permet aux habitants d’avoir des loisirs et de pouvoir se divertir et se décontracter malgré l’atmosphère stressant et étouffant qui les entoure. La ville propose donc de nombreux atouts tant économiques que socioculturels qui incitent ainsi les Français à venir s’y installer.

Mais certaines familles sont contraintes de quitter le milieu urbain par manque de ‘‘calme’’  dans celui-ci. Malgré tous les atouts que portent les grandes agglomérations ressurgit très souvent le fait que la concentration de population dans les zones urbaines oppresse certains Français à qui la multitude d’activités proposées ne suffit pas. Dans le document de Cécile DETANG DESSENDRE, on comprend que ‘‘les individus en début de cycle de vie arbitrent leur décision de migration de façon à rendre leurs besoins d’insertion plus faciles, mais lorsque la famille est créée ou s’agrandit, la satisfaction des besoins résidentiels se fait ressentir’’. Le plus souvent en milieu urbain, les logements ne sont pas simples à trouver. Ainsi, le manque de logements à louer ou de terrains à bâtir oblige les populations à passer de l’urbain/périurbain au rural, ce qui entraîne un coût de location moins élevé en campagne qu’à la ville. Le changement structural familial peut inciter aussi à quitter le milieu urbain quand les enfants quittent le domicile. Ainsi, les couples retraités prennent parfois bien du plaisir à changer de lieu de résidence pour découvrir d’autres horizons, d’autres climats. Les migrations se dessinent donc selon de nombreux critères comme l’âge, le niveau de vie, la classe sociale… A travers les documents, on comprend que les logements dans les milieux ruraux sont souvent plus paisibles que dans les milieux urbains car on y trouve des maisons individuelles et non des logements imbriqués les uns dans les autres sous forme d’immeubles. Les logements à la campagne sont plus spacieux et bien souvent moins onéreux que dans les pôles urbains, essentiellement en raison du foncier. Par conséquent, les différents besoins varient selon les caractéristiques propres de l’individu et évoluent notamment au cours du cycle de vie. Si les plus jeunes cherchent d’abord à s’insérer dans le marché du travail, les préoccupations résidentielles prennent de l’importance avec l’avancée en âge et deviennent très préoccupantes à l’aube de la retraite. Que les uns choisissent la ville et d’autres la campagne, un état de fait reste quoi qu’il en soit bien réel aux yeux de chacun : la concentration des services en milieu urbain attire les Français pour des raisons avant tout économiques !

A l’inverse des milieux ruraux, comme il est précisé dans le texte de Franck SEURET, les services sont beaucoup plus nombreux dans les villes. Dans les milieux ruraux, les services sont réduits pour diminuer les coûts, mais ils le sont surtout parce que la population n’est pas suffisante pour que ceux-ci soient rentables. Ils sont donc concentrés dans les agglomérations, ce qui permet de réduire les transports individuels et de favoriser les transports en commun ou le déplacement à pied. Ces deux dernières solutions permettent de réaliser des économies importantes, ce qui n’est pas négligeable en temps de crise. Les services financiers (banque), les établissements de santé (hôpitaux, pharmacies…), les espaces culturels sont présents dans les grandes agglomérations et ne le sont pas forcément voire pas du tout dans les bourgs et villages. Ces atouts que présentent les villes ont donc un impact positif sur elles-mêmes car, comme le dit Brigitte BACCAÏNI dans Les flux migratoires interrégionaux en France depuis 50 ans, il y a ‘‘une corrélation positive entre le solde migratoire et l’évolution de l’emploi (R=0,51)’’. De ce fait, si la densité de population concentrée dans les villes ne cesse d’augmenter, les emplois devraient croître également pour répondre à la demande qui augmentera elle aussi. Ce phénomène aura donc un impact positif sur la baisse du taux de chômage et sur le PIB du pays. L’abandon des campagnes a donc un fort impact sur les villes et leur organisation, et donc sur l’organisation du territoire français tout entier.

Une répartition du territoire en perpétuelle évolution

De ces migrations découlent ainsi de nombreuses conséquences. L’une d’entre elles est au centre du discours politique et surtout économique aujourd’hui : l’organisation du territoire.

En effet l’organisation du territoire français ne cesse d’évoluer. Tout d’abord, les Français délaissent les campagnes, et par conséquent, les infrastructures qui les composent sont laissées à l’abandon. Même si, comme le dit Chantal BRUTEL, ‘‘les ¾ des bassins de vie français sont ruraux et […] concentrent plus de 2/3 des communes françaises (78% de la superficie du pays soit 31% de la population)’’, les infrastructures rurales n’attirent plus les Français du fait de leur ère dépassée. Cela est visible à travers le comportement des quelques Français vivant encore à la campagne. Il est vrai que ceux-ci laissent mourir le cœur des ‘‘petits villages’’ et préfèrent construire de nouvelles bâtisses dans des lotissements situés aux extrémités des villages. Ainsi, même si les villages sont encore quelque peu attractifs, ils s’appauvrissent de jour en jour et leur avenir n’est qu’éphémère. Les migrations des Français sont à l’origine de l’évolution des villages et de leur développement. Ce dernier point est lui-même à l’origine de la répartition du territoire.

Mais l’organisation du territoire n’est pas seulement concernée par le développement des campagnes et de leurs villages. Elle dépend également des choix résidentiels urbains des Français. Ceux-ci se concentrent dans les villes car c’est là que l’on trouve une grande attractivité tant dans la vie professionnelle que personnelle et, comme le dit Brigitte BACCAINI dans son Power Point orienté sur Les flux migratoires interrégionaux en France depuis 50 ans, ‘‘plus l’emploi connaît une évolution favorable, et plus la région a tendance à être attractive’’. Or, c’est une réalité de dire qu’aujourd’hui, la majorité des offres d’emplois se trouvent en ville. De plus, la ville offre beaucoup de loisirs dans des périmètres très restreints, ainsi les familles s’y installent pour avoir la vie ‘‘plus facile’’. Mais ces installations ne sont pas sans répercutions pour les communes qui se voient dans l’obligation de débourser des fonds pour mettre en place de nouvelles infrastructures pouvant accueillir comme il se doit les citoyens de l’hexagone. Ainsi, toutes les infrastructures mises en places dans les décennies précédentes sont dans la majorité des cas trop petites, il faut donc soit les agrandir, soit les démolir pour en reconstruire de nouvelles ou encore acheter de nouveaux terrains pour construire. Quoi qu’il en soit, le budget consacré à l’aménagement du territoire est de plus en plus important et en perpétuelle augmentation.

Il est donc inconcevable de penser que les choix résidentiels des Français ne touchent pas financièrement l’Etat ! Certes, si une famille choisit de construire une maison à proximité d’un centre urbain, c’est elle qui va débourser les sommes nécessaires pour réaliser ses rêves. Le lieu d’implantation se fera en fonction des zones urbanisées par la commune (dessertes routières, électricité, assainissement). Cela impacte directement le prix d’une parcelle pour bâtir une maison. En période de crise financière, on assiste à des constructions sur de plus petites surfaces (5 à 7 ares bien souvent). Il faut aussi évoquer à cet endroit le souci de préserver des terres à vocation agricole. Le document suivant illustre clairement les phénomènes présentés précédemment puisqu’il met en relation la répartition de la population sur le territoire français et les grandes aires urbaines présentes en France.

 

On note que la densité de population dans les grandes aires urbaines est très élevée. Au contraire, elle l’est beaucoup moins voire pas du tout dans les zones rurales et retirées.

Depuis 1980, les migrations françaises n’ont cessé d’évoluer. On constate que, sur une période d’une trentaine d’années, les choix résidentiels des Français ont varié par trois fois, ce qui impacte fortement l’organisation de notre territoire. Ces mouvements de population ne sont pas anodins et dépendent de faits marquants un tournant dans l’histoire du pays. Si dans les années 80 les Français se dirigent en masse vers les villes, c’est que celles-ci apportent de nombreux avantages inconnus jusqu’alors. La nouveauté proposée tant dans l’avenir professionnel que dans les loisirs attire les Français. Mais bien vite les hommes et les femmes sont lassent de ce milieu qui marque une trop grande différence avec leur ‘‘vie d’avant’’ dans les milieux ruraux. Par conséquent à partir de 1990, la tendance quant aux choix résidentiels des Français va s’orienter vers les milieux ruraux. La crise de 2009 va venir bouleverser cette tendance qui sera dorénavant ébranlée au profit des économies des ménages. Afin de réaliser ces dernières, les populations se rapprochent des agglomérations au détriment des campagnes qui se trouvent délaissées et qui s’appauvrissent de jour en jour. Si certaines zones de notre territoire se trouvent dépourvues d’habitants, d’autres comme les zones urbaines sont surpeuplées, ce qui oblige donc les Communautés de Communes à investir dans de nouvelles infrastructures qui permettront de répondre à la demande de cette population grandissante. Tous ces phénomènes modifient constamment l’organisation du territoire et par ailleurs, le budget que l’état y consacre. De cette étude ressort donc une idée phare : les choix migratoires des Français dépendent de facteurs tant économiques que socioculturels.

BUSSELIER Camille

MARGUET Maïté

Bibliographie

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