Les Français face à l’automatisation : doivent-ils craindre pour leur emplois ?

     

          Depuis la première révolution industrielle, l’automatisation* ne cesse de prendre une place de plus en plus importante dans le quotidien et le travail des français. Le but premier de l’automatisation est d’épauler les ouvriers et leur offrir de meilleures conditions de travail et de vie. Cependant beaucoup voient en l’automatisation un danger pouvant être néfaste pour l’emploi et le bien être des hommes. Pour comprendre le point de vue de chaque français nous allons nous demander : dans quelle mesure l’automatisation a changé les conditions de travail des français du début du 20ème siècle à nos jours. Pour répondre à cette problématique, il conviendra dans un premier temps d’illustrer les effets positifs de l’automatisation pour les français puis, dans un second temps nous étudierons les effets négatifs de l’automatisation. Continuer la lecture

L’autonomie chez les jeunes d’aujourd’hui

Au jour d’aujourd’hui le système français ne pousse pas les jeunes à l’autonomie. Les inégalités sont toujours présentes entre les élèves du aux différences d’origines sociales cependant l’éducation est un pilier fondamental de l’accès à l’autonomie. Néanmoins l’éducation n’est pas le seul élément à prendre en compte afin que les jeunes accèdent à l’autonomie, chez les jeunes Français, elle repose en grande partie sur la famille.
Le système français à beaucoup de faiblesses notamment une obsession du classement ainsi qu’une tendance à aider les familles plutôt que les jeunes Y.


Les différences intergénérationnelles en France

  • La génération X est en fonction

La Génération X est née dans les années 1960 à 1980. Elle est aussi connue sous le nom de génération « Baby Bust » en raison du faible taux de natalité par rapport à la génération qui les précèdes qui sont la génération baby-boom.

Cette génération X a connu deux chocs pétroliers, la crise, le chômage, l’arrêt de la croissance, le communisme.

Cette génération a vécu un creux au niveau professionnel, trouvant difficilement des emplois stables et bien rémunérés car le chômage à commencer en 1973 après le choc pétrolier.
Pour éviter de connaître le chômage ou subir des contrats précaires, les employés de cette génération ont tendance à garder leur emploi et à rester attaché à un poste.

Cette génération à le besoin d’apprendre, de se développer et de se donner des défis. Le salaire n’est pas l’élément principal de leur motivation pour aller au travail. Cette génération s’épanoui au travail et situe le travail au premier plan de leur préoccupations. C’est la première génération qui à l’accessibilité à l’école quel que soit leur niveau de vie.

  • La génération Y est en prévision

La génération Y ou génération digitale.En France, la génération Y regroupe environ 13 millions de personnes soit près de 21% de la population française. Il s’agit de la génération la plus importante depuis la génération du Baby-boom.

Elle a grandi avec des écrans d’ordinateurs, des consoles de jeux vidéo et ont été plongé directement dans le monde d’Internet. Ils jugent plus important leur santé mentale ou physique, que se détruire au travail. Ils sont donc à la recherche d’une bonne qualité de vie. Pour cela ils sont prêts à quitter leur région voire leur pays ou passer d’entreprises à entreprises.
Les 35 heures sont idéals pour cette génération. Ils n’hésitent pas à se former afin de pouvoir évoluer tout au long de leur carrière. Le changement de travail ou de taches à réaliser ne leur fait pas peur au contraire ils aiment cela.

La génération Y est celle qui rencontre le plus de problèmes au niveau du chômage de la  précarité et  de la pauvreté, cela est dû au chômage de la France qui laisse pas de chance aux jeunes qui veulent entrer sur le marché de l’emploi.

  • La génération Z est en amélioration

La génération Z, née après 1995 est considérée comme la génération silencieuse. Elle a grandi avec les réseaux sociaux et est connectée en permanence. Elle vit des nouvelles technologies et ne devrait sûrement pas connaître de difficultés à trouver un emploi car la génération du baby-boom prend petit à petit sa retraite et devrait laisser sa place sur le marché du travail.
Néanmoins on ne peut pas encore affirmer cela car l’économie française peut bouleverser le marché de l’emploi. Pour le moment cette génération ne se trouve pas sur le marché du travail.

La génération Z est ambitieuse et semble avoir le sens du travail. 80% préfère avoir un bon travail plutôt qu’une bonne relation sentimentale. Cette génération pense qu’avoir beaucoup d’argents est un indicateur de réussite. Les jeunes Z semblent motivés à travailler dur à condition que l’on puisse rester connecté en permanence. 70% des jeunes déclarent communiquer plus en ligne que dans la vie réelle

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« l’ABC des génération X, Y et Z», source familleeger, http://familleegger.blogspot.fr/2015/06/labc-des-generations-x-y-z.html


Stop aux ravages du chômage

  • Les études sont rudes

 Les jeunes d’aujourd’hui sont confrontés dans toute l’Europe aux mêmes évolutions : l’allongement de la durée des études liée à la nécessité de mieux se former et plus longtemps afin de trouver une place dans le monde du travail qui est en constante évolution. Mais les jeunes issus de la génération Y augmentent également leur nombre d’années d’études pour retarder leur arrivée sur le marché du travail dû à la crise.

De ce fait, la France comporte aujourd’hui l’une des jeunesses les plus diplômées d’Europe mais l’école française ne parvient pas à freiner les inégalités entre les élèves, liées aux différences d’origines sociales. L’éducation constitue un des piliers fondamentaux de l’accès à l’autonomie.

En France dans les années 1960, les enfants issus des classes populaires (père ouvrier ou employé peu qualifié) étaient très peu nombreux à continuer leurs parcours au-delà de l’enseignement primaire du aux faibles ressources financières. Aujourd’hui, 25% d’entre eux accèdent aux cycles d’études supérieures. Toutefois les élèves issus des milieux sociaux les plus favorisés sont bien représentés dans les filières les plus prestigieuses. Cependant l’Etat n’est pas totalement absent, il finance des bourses ou des allocations logement pour les étudiants mais un grand nombre d’entre eux – environ 50% – travaillent afin de financer leurs études.

Selon une enquête réalisée par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) la France est le pays dans lequel l’origine sociale pèse le plus sur la réussite scolaire.
C’est également dans notre pays que le diplôme exerce une emprise particulièrement forte sur l’ensemble de la carrière.
Concernant l’accès à l’autonomie chez les jeunes français, elle repose en grande partie sur la famille et l’éducation.études sont rudes

« La génération Y de plus en plus attirée par l’art en ligne »,  source Hiscox blog,  https://blog.hiscox.fr/generation-y-attiree-art-ligne/

  • La génération Y dans le monde du travail

Les jeunes de la génération Y se considèrent comme plus polyvalents, plus compétents, plus efficaces et plus motivés que leurs aînés. Cela s’explique par l’effet d’âge (enthousiasme et motivation de la jeunesse) mais aussi par le fait que cette génération est plus diplômée que la précédente.

Les Y sont de jeunes actifs remettant en cause l’autorité, capables de passer rapidement d’un univers à un autre et ayant une forte capacité d’adaptation aux nouvelles technologies. La génération Y est souvent méprisée par leurs collègues de plus de 30 ans car ils sont considérés comme étant plus individualiste et ambitieux.
Malgré ce que pense les précédentes générations, les jeunes Y apportent une richesse aux entreprises compte tenu de leurs connaissances et compétences nouvelles desquelles les autres salariés sont dépourvus.

Mais les Y font face à des difficultés lors de leur entrée sur le marché de l’emploi, avec des salaires en baisse et des premiers emplois précaires comme des CDD (Contrats à Durées Déterminées). Ainsi, l’âge moyen du premier CDI (Contrat à Durée Indéterminée) est d’environ 30 ans. Les jeunes sont les premières victimes de la crise : en 2009 par exemple le chômage des moins de 25 ans a augmenté de 23,1% en un an.

Or l’un des avantages de cette génération est le fait que celle-ci soit plus diplômée que les précédentes, ce qui reste la meilleure défense contre le chômage. Toutes les expériences professionnelles réalisées (stages, apprentissage) tout au long des études permet à la génération Y d’être la génération la plus expérimentée en tenant compte de sa jeunesse.

Chômage des 15-24 ans en 2009

« Taux de chômage chez les 15-24 ans en 2009 », source Alternatives Economique, https://www.alternatives-economiques.fr/chemins-de-lindependance/00042339#


L’indépendance c’est tendance

  • L’autonomie et ses compromis

Le système de formation Français ne pousse pas les jeunes à l’indépendance. Ce modèle français a des faiblesses et notamment une obsession du classement ainsi qu’une tendance à aider les familles plutôt que les jeunes.

Dans les pays du Nord de l’Europe, la jeunesse se caractérise par un parcours long et mobile mais les jeunes accèdent à une indépendance assez tôt dû à une allocation directe et universelle de l’ordre de 800 € favorisant la transition entre les études et l’emploi.

En Angleterre, la société favorise des parcours plus courts avec un accès rapide sur le marché du travail afin de rembourser les crédits bancaires qui ont été réalisés pour financer les études des jeunes. L’objectif est d’acquérir une indépendance économique vis à vis de la famille.

Dans les pays méditerranéens, c’est la famille qui est un « modèle » d’accès à l’autonomie. La cohabitation avec les parents est « obligatoire » à moins d’avoir acquis une de ses trois conditions soit un emploi stable, être marié ou avoir un logement.

En France, les jeunes de la génération Y font partis des jeunes qui commencent et finissent le plus vite leurs études. Les Y ne sont pas ou peu incités à rechercher des expériences professionnelles et à gagner de l’indépendance tout en continuant leurs études.
Cette génération est dépendante vis-à-vis de leurs familles. Les familles bénéficient d’aides de l’Etat tel que les allocations familiales versées jusqu’à l’âge de 20 ans. Toutefois, les jeunes peuvent percevoir des aides comme l’allocation logement ou des bourses. Pourtant 50% des étudiants français sont forcés de devoir travailler afin de financer leurs études.

Alors comment devenir autonome lorsque l’on dépend financièrement de ses parents ?

« Sondage réalisé sur 100 élèves de l’ENIL de Besançon-Mamirolle », décembre 2017

  • Du point de vue des parents c’est différents

Les parents de cette génération Y font parti de la génération X. Ils ont beaucoup de problèmes à comprendre le mode de vie ou les choix réalisés par les jeunes Y.
Contrairement à la génération Y, les parents ont eu accès à vie active plus prématurément. Cette génération est plus engagée dans leur poste et se sent concerné par l’entreprise ou le client pour lesquels ils travaillent. Ils ne comptent pas leurs heures, car leur objectif personnel est de satisfaire leur supérieur.
Néanmoins le stress de la hiérarchie est bien moins important que celui de l’utilisation des nouvelles technologies.

La nouvelle génération est en quête de nouveauté, ils changent régulièrement de poste, d’employeur et n’hésite pas à quitter leur région afin de trouver un emploi qui les intéresse. Cette génération préfère collaborer au sein d’une équipe. Elle se sociabilise plus facilement afin de devenir amis entre collègues.


Pour conclure ,

Avec les différents points que nous avons évoqués, nous pouvons dire que l’autonomie chez les jeunes de la génération Y est un élément difficile à acquérir.
En premier temps par la hausse du chômage du à l’automatisation ou à la délocalisation des entreprises.
En second lieu en France nous avons un gros problème vis-à-vis de l’aide versé aux parents plutôt qu’aux étudiants, si les aides seraient versées aux étudiants ils seraient plus autonome et seraient plus indépendant.

 


Article rédigé par Flavie ROGER et Valentin BAUER


Bibliographie

  1. ALET, Claire et PECH, Thierry. Les chemins de l’indépendance (dossier : génération galère). Alternative Economique, publiée le 01/03/2011, n°300, p.59-61.
  2. BYS, Christophe. La génération Y ? Lucide et capable de faire des concessions, selon une étude de l’Apec [En ligne]. Usine Nouvelle, publiée le 21/04/2017 [Consultée le 29/11/2017]. Disponible sur : https://www.usinenouvelle.com/article/la-generation-y-lucide-et-capable-de-faire-des-concessions-selon-une-etude-de-l-apec.N529559
  3. GOMBERT, Guirec. De quelle entreprise rêve la génération Y ? [En ligne]. Régionjob, publiée le 22/01/2016 Consultée le 30/12/2017]. Ce site comporte des chiffres où la validité n’est pas certaine car ce sont des pronostics. Disponible sur : https://www.regionsjob.com/actualites/entreprise-reve-generation-y.html
  4. KREMER, Pascale. Frustrée, la jeunesse rêve d’en découdre [En ligne]. Le Monde, publiée le 25/02/2014 [Consultée le 19/12/2017].
    URL : http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/02/25/frustree-la-jeunesse-francaise-reve-d-en-decoudre_4372879_1698637.html
  5. LAROUR, Laurence. Des jeunes « Tanguy », « boomerangs » ou « sacrifiés ». L’Eco [Périodique]. Publiée le 12/02/2016. N°309, p.2-3.
  6. PEUGNY, Camille. La France s’sacrifie-t-elle sa jeunesse ? [En ligne]. Alternatives économiques, publiée le 20/04/2017 [Consultée le 29/11/2017]. URL : https://www.alternatives-economiques.fr/france-sacrifie-t-jeunesse/00078462
  7. PEUGNY, Camille. Favoriser l’autonomie des jeunes [En ligne]. Observatoire des inégalités, publiée le 03/11/2017 [Consultée le 19/12/2017]. URL : https://www.inegalites.fr/Favoriser-l-autonomie-des-jeunes
  8. OUDGHIRI, Rémy. Pourquoi la ‘’Génération Y’’ d’aujourd’hui ce n’est pas simplement ‘’les jeunes ‘’ d’hier [En ligne]. Huffingtonpos, publiée le 3/03/2017 [Consultée le 19/12/2017]. URL : http://www.huffingtonpost.fr/remy-oudghiri/pourquoi-la-generation-y-aujourdhui-est-pas-les-jeunes-d-hier_a_21897734/
  9. Sondage réalisé sur 100 élèves de l’ENIL de Besançon-Mamirolle.
  10. Emploi des jeunes – La génération Y face à la crise. In Ressources Humaines via siapartners [en ligne]. Ressources Humaines via siapartners, 2012, publiée le 11 septembre 2012 [consulté le 29 décembre 2017]. Disponible sur : http://rh.sia-partners.com/emploi-des-jeunes-la-generation-y-face-la-crise

 

Dans quelle mesure la société Française actuelle avantage-t-elle économiquement et culturellement la jeunesse par rapport au reste de la population ?

La jeunesse est une phase de transition importante au cours de laquelle on n’est pas encore indépendant financièrement. Et pourtant, face aux nombreuses choses à découvrir, des moyens sont nécessaire pour permettre d’assouvir des besoins en connaissances qui apporteront une plus-value au moment de s’intégrer dans la vie active.


Des avantages économiques pour l’accès à la culture 

Erasmus et Erasmus + (Erasmus permet des destinations faisant parties de l’Europe et Erasmus + des destinations hors-Europe) permettent l’organisation administrative, un suivi pédagogique, ainsi qu’une partie du financement d’étude(s) à l’étranger avec des bourses d’études qui permettent de couvrir des frais liés à la mobilité. D’autres organismes comme la SNCF proposent des avantages pour les jeunes. Par exemple la « carte jeune SNCF » qui permet des réductions sur toute la France et l’Europe sous conditions d’avoir entre 12 et 27 ans. Cette offre permet aux jeunes de partir en réduisant leur coût de transport et facilite donc les études à l’étranger ou encore simplement la découverte de notre pays.

Hors Europe :

Le Québec qui est une destination très en vogue en ce moment puisqu’il accueil 7000 étudiants Français sur 30000 d’autres pays chaque année. Il présente des avantages de formation linguistique car il est à la fois anglophone et francophone. Malgré tous ces avantages, il n’est pas plus coûteux d’étudier là-bas que dans d’autres pays d’Amérique du nord, au contraire. C’est grâce aux accords passés entre la France et le Québec que les conditions financières y sont les même pour les Français que le Québécois. Permettant ainsi à un plus grand nombre de profiter de cette opportunité.

En Europe :

Une fois sur place, la « communauté Erasmus » permet une cohésion entre ses membres ce qui facilite l’intégration dans le pays et rassure sur le fait de ne pas être seul(e). Mais que faire dans le pays d’accueil ? La « carte jeune européenne » offre une multitude de réductions sur le sport, transports, loisirs et culture avec plus de 60000 avantages, et ce dans les 37 pays européens partenaires pour 10 euros à l’année. Ce qui permet donc la visites de musées, de parc d’attractions, d’adhésion à une licence sportive pour vivre pleinement son expérience d’étude à l’étranger, et à moindre coût. Plus de renseignement sur http://www.cartejeunes.fr/

Les voyages d’études dans un pays étranger apportent un bagage à la fois linguistique et culturel, qui représentent un atout majeur tant dans la construction personnelle que dans l’approche professionnelle au travers de l’ouverture qu’ils induisent. Ces voyages sont rendus possibles par les différents avantages mis en place pour les jeunes.


L’impact de la culture sur l’économie

La culture est, comme nous l’avons montré dans le précédent paragraphe, un secteur stratégique pour le développement économique, qu’il soit personnel ou collectif.

La culture induit un impact positif sur l’économie du pays ou d’un territoire donné, telles que les régions par exemple. En effet la culture représente 3,2% du PIB et 640000 emplois. Cela peut s’expliquer par la diversité de cultures qu’ont nos régions en France. De par leur identité culturelle, elles peuvent créer des événements qui leur sont propres tels que des festivals. 1 euro d’inverti lors d’un festival par exemple rapporte entre 4 et 7 euros. Chaque région à sa spécialité culturelle, ce qui offre une multitude de possibilités. Malgré l’évolution du secteur numérique, les spectacles et autres mouvements/lieux culturels dégagent une émotion et sont basés sur le partage et n’ont donc pas à craindre de s’éteindre.

Plus de renseignement dans cette vidéo :

https://dai.ly/x19gaue

http://www.culturecommunication.gouv.fr/Documentation/Rapports/L-apport-de-la-culture-a-l-economie-en-France

La culture, qui présente un panel de 640000 postes en implique en réalité beaucoup plus car elle présente une multitude de pratiques telles que le sport par exemple. En effet, la culture sportive apporte des valeurs telles que le goût de l’effort, le respect de l’autre et le notion d’équipe appréciées dans le monde du travail. Le programme « Déclics sportifs » mis en place par l’Apels (Agence pour l’éducation par le sport), partenaire de ce projet, est de faire valoir le sport comme un diplôme à des jeunes de quartiers populaires. La banque LCL les prend en charge en les formant pour les embaucher ensuite. L’objectif est d’arriver à intégrer 1000 jeunes par an dans ce programme pour donner une nouvelle dynamique dans les quartiers.

Le sport devient alors un outil d’insertion et d’éducation qui peut contribuer au développement de l’économie. Le sport apporte des qualités reconnues dans le monde du travail qui permet l’accès à une formation et un travail. Il apporte donc un retour à l’économie. Ce cycle rejoint le cycle de l’investissement expliqué avec la vidéo où l’on investit dans un festival une somme donnée et on en récupère 4 à 7 fois plus grâce au secteur de la culture.


Les limites de ce système de pensée

Les notions que nous venons d’évoquer, ne sont possibles que s’il n’y a pas de source d’inégalité pour endommager cet équilibre. Les différences peuvent être source d’inégalité, lors de la catégorisation des familles selon leur types de revenu (catégories socio-professionnelles). Pour illustrer cela nous pouvons prendre l’exemple des colonies de vacances qui apportaient beaucoup à la culture de ceux qui y participaient. Elles étaient créées pour être accessibles au plus grand nombre. Aujourd’hui les colonies de vacances ne sont plus suffisamment généralistes et ne s’adressent donc pas à la même population. Elles ont généralement à thème et sont de plus en plus luxueuses. Les conséquences sont telles qu’il y a 4 fois moins de départ en colo. De la même manière, l’école Française amplifie les inégalités sociales et les politiques d’éducation prioritaires n’ont qu’un piètre succès d’après l’OCDE. Ce sont donc les mêmes personnes qui sont victimes de ces inégalités, les personnes aux plus faibles revenus et/ou vivant dans les quartiers populaires.

Ces inégalités vont plus loin puisque nous retrouvons un fort taux de chômage dans les quartiers défavorisés, 38% contre 22% au niveau national pour les moins de 25 ans. Ces taux sont en hausse s’ajoutent aux prix des logement qui ont été multipliés par 3 et à une quasi-stagnation des salaires des jeunes depuis 30 ans. Les jeunes ont donc du mal à s’intégrer dans le monde du travail.

Ces problèmes trouvent tout de même quelques solutions, comme l’ajout de 60000 nouveaux postes dans les classes primaires et l’accès précoce à la scolarisation dans les quartiers défavorisés, la participation aux scouts de France pour avoir accès à la mixité sociale et à une forme de culture qui se rapproche de celle enseignée durant les colonies de vacances. Ou encore le cabinet de recrutement à but non lucratif « Mozaik RH » qui vise à l’insertion des jeunes et les aide à surmonter les discrimination aux quelles ils font face, en ne les « vendant » que grâce à leurs compétences.


Pour conclure…

Lorsque la majorité des gens ont accès à la culture et aux mêmes avantages économique, un équilibre se crée pour mettre en relation l’apport économique et culturel. Le cycle d’investissement de l’économie pour la culture a des retombées économiques positives personnelles et/ou pour le pays. A l’échelle du pays ces retombées ont un impact sur la création de nouveaux postes de travail. La France pour croître à donc beaucoup de facteurs qu’elle doit garder en équilibre pour réussir à préserver cet équilibre. Néanmoins, il reste encore à la France des efforts à faire pour lutter contre les inégalités qui persistes.


CUNY Lorraine


Bibliographie

Bacou Magalie et Raibaud Yves Les jolies colonies de vacances, c’est fini ? CNRS Le journal 01/07/2016 [consulté le 03/01/18] Disponible sur : https://lejournal.cnrs.fr/billets/les-jolies-colonies-de-vacances-cest-fini

Couvelaire, Louise La banlieue a de la ressource M : le magazine du Monde 07-12-2013 [consulté le 03/01/18] (21426 suppl.) [Périodique] pp 86-90 Disponible sur :http://abonnes.lemonde.fr/m-styles/article/2013/12/06/la-banlieue-a-de-la-ressource_3526002_4497319.html

Filippetti Aurélie La culture dans l’économie en France par le ministère de la Culture [en ligne] Ministère de la culture 01/12/13 [consulté le 03/01/18] Disponible sur : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Documentation/Rapports/L-apport-de-la-culture-a-l-economie-en-France

Krémer, Pascale A bonne école Le Monde 01-10-2016 [consulté le 03/01/18] (N°22306) [Périodique] pp.4-5 du Cahier Sport Disponible sur : http://www.educationparlesport.com/new/wp-content/uploads/2016/09/2016-09-30-LE%20MONDE%20SPORTS-01%20OCT%2016-10000000049190261.pdf

Lecourtier, Mathieu Etudier à l’étranger : à la fois si loin et si proche du Québec Tribune verte 21-01-2016 (N°2781) [Périodique] pp. 10-11

Pech, Thierry Inégalités entre les générations : la France n’est pas un modèle à suivre (dossier : enjeux) Alternatives économiques 2010 Hors-série (N°085) [Périodique] pp 68-69

Peiron Denis L’école fabrique des inégalités La Croix 23/03/17 [consulté le 03/01/18] Disponible sur : https://www.la-croix.com/Journal/Lecole-fabrique-inegalites-2017-03-22-1100834021

Etudier en Espagne et faire son stage en Finlande [en ligne] Génération Erasmus + [consulté le 03/01/18] Disponible sur : http://www.generation-erasmus.fr/les-ambassadeurs/harmonie-garruchet/

La carte In Carte Jeunes Européenne [en ligne] Carte Jeunes Européenne 2016  [consulté le 03/01/18] Disponible sur : http://www.cartejeunes.fr/la-carte/

Voyager de 12 à 27 ans In SNCF [en ligne] SNCF [Consulté le 03/01/18] Disponible sur : http://www.sncf.com/fr/tarifs-reduits/jeunes

L’avenir des villes dans les quartiers défavorisés.

L’avenir urbain dans les quartiers défavorisés est un réel problème de société. En effet, les quartiers HLM, amas de constructions verticales, furent un succès à l’après guerre (1945). En 2005, la France compte près de 4,5 millions de logements sociaux. Les HLM hébergent plus de 12 millions de personnes. Actuellement, les attentes des sociétés sont en plein changements. De ce fait, les immeubles HLM sont particulièrement dédaignés. Malgré la mauvaise opinion qu’on les personnes ont des banlieues et des quartiers populaires, on peut se demander si l’avenir des villes ce conçoit dans les quartiers pauvres ?

D’abord, nous vous présenterons la pauvreté dans les villes et ses conséquences. Par la suite, nous vous exposerons les impactes de la pauvreté sur les familles vivant dans les quartiers populaires. Enfin, nous vous parlerons des solutions proposés et l’avenir possible pour les habitants des quartiers pauvres.

Malgré des difficultés … 

Un des gros problèmes de la société est le chômage. En effet, depuis la crise économique de 2008, le taux de chômage n’a fait qu’augmenter ; passant de 7.5% à 11% en 6 ans. Ce phénomène touche essentiellement les jeunes de moins de 25 ans (2008 : 17% ; 2013 : 26%). Nous remarquons que le taux de chômage, dans les ZUS (Zones Urbaines Sensibles), est deux fois plus élevé que la moyenne nationale. On note que le taux de chômage  s’établit à 23,1 % en ZUS alors qu’il est de 11 % dans l’ensemble de la France métropolitaine.

taux de chômage

Le chômage est donc un facteur de pauvreté, il joue un rôle dans le niveau de vie. On remarque que des inégalités sont visibles entre les quartiers populaires et le reste du territoire urbain ; mais également dans l’enceinte des quartiers défavorisés. En effet, comme l’illustre ‘’ 20 quartiers franciliens en difficulté choisis pour une expérimentation de la politique de la ville’’, certains ménages ont des bas revenus, d’autres sont composés de plus de six personnes et d’autres encore touchent une allocation chômage. Les pourcentages de ces facteurs de pauvreté varient selon les quartiers abordés.

Après avoir identifié les facteurs de pauvreté, nous pouvons désormais aborder les impacts et les conséquences de ceux-ci.

… et un manque de ressources …

Des études ont prouvés que les jeunes ont tendances à suivre les exemples de leurs parents en matière d’études et d’emploi. En effet, si les parents manquent de qualifications alors leurs enfants n’auront pas l’ambition d’une poursuite d’étude valorisante. Comme le prouve l’article Banlieues : les réponses anti-galères, d’Alternatives Economiques , ‘’un tiers des jeunes des ZUS ont arrêtés l’école sans avoir obtenu de diplôme’’.

Comme nous l’avons expliqué précédemment, des inégalités règnent également au niveau scolaire : ‘’seuls 23% des jeunes des ZUS avaient quitté le système scolaire en ayant obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 46% pour les jeunes résidant dans d’autres quartiers des mêmes agglomérations’’, soit le double. Ces inégalités s’expliquent par les grandes diversités des origines modestes des personnes vivant dans ces quartiers. De là proviennent des ressources financières insuffisantes. Comme le dit B.HUGONNIER, l’éducation française laisse à désirer. De plus, l’entrée dans les grandes écoles est très sélective et filtrée par des critères financiers. C’est pourquoi notre système éducatif exclut inconsciemment les plus démunis.

Malgré des impacts importants sur les familles, des solutions sont à leurs portés pour améliorer leur situation et leur avenir.

… un avenir est envisageable.

Il existe différents types d’aides disponibles : les plans de réussite scolaire, les aides aux insertions dans la vie active et les aides du gouvernement. En effet, la réussite scolaire n’est pas à la portée de tous. Pour atténuer les inégalités, des programmes comme « Une grande école pourquoi pas moi ? » de l’ESSEC, et les « Conventions éducation prioritaires » de Sciences Po Paris sont mis en place. Ils permettent aux jeunes des quartiers populaires d’accéder à des filières d’excellence. Sans ces aides, très peu d’entre eux parviennent à ce niveau d’études. Les personnes bénéficiant de ces programmes ont une facilité d’intégration sur le marché du travail.

En plus des aides scolaires, les entreprises comme Alstom, Air France et L’oréal s’engagent à développer l’emploi dans les quartiers défavorisés ; ce plan d’aide se nomme « engagement national des entreprises pour l’emploi dans les quartiers populaires« . Des fondations telles que Job Academy promettent de favoriser l’insertion professionnelle dans les ZUS. Le gouvernement agit également au profit des quartiers populaires. En effet, il met en place une nouvelle politique de la ville : François LAMY, ministre délégué de la ville, souhaite « recentrer son action sur les quartiers les plus défavorisés pour éviter le saupoudrage des quelque 500 millions d’euros de son budget », réaliser « une simplification des dispositifs dans une logique de cohérence et d’efficacité ». Le ministère met à l’honneur le sport pour favoriser une cohésion dans les quartiers défavorisés.

 

Pour conclure,

Malgré la pauvreté et le chômage massifs dans les quartiers démunis, de nombreuses solutions sont disponibles pour un avenir prospère. Le gouvernement, des écoles et des entreprises concentrent leurs ressources pour assurer un avenir aux jeunes étudiants et futurs travailleurs des quartiers les plus pauvres. Grâce à tous ces plans d’aides mis à leur disposition, ces personnes en difficultés ont toutes les chances de pouvoir se construire un avenir meilleur, voire plus prometteur que celui du reste de la ville.

FAIVRE-RAMPANT Alice et GARCIA Célie

Bibliographie

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DANS QUELLE MESURE PEUT-ON AMELIORER LA COHESION SOCIALE DANS LES QUARTIERS DEFAVORISES ?

Accumulation des tours dans les quartiers. Source : http://www.flickr.com

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on entende parler des faits qui animent les quartiers défavorisés : violence, délinquance, problème d’insalubrité, taux de chômage en expansion… Attention, tout ceci ne reflète qu’une partie de la réalité. Dans la société actuelle, la cohésion sociale au sein des quartiers est sans cesse remise en cause.  On se posera la question suivante : dans quelle mesure peut-on améliorer la cohésion sociale au sein des quartiers populaires ? Nous nous intéresserons d’abord à l’historique et la sociologie urbaine des quartiers, puis aux problèmes émergeants, pour ensuite nous pencher sur les solutions mises en place afin d’améliorer la cohésion sociale

LES QUARTIERS URBAINS : UNE HISTOIRE PARTICULIERE ?

C’est en 1945, après la seconde guerre mondiale, que l’économie de la France redémarre. Des usines voient le jour un peu partout en France. Pour faire tourner celles-ci, la main d’œuvre est indispensable à leur fonctionnement. De ce fait, beaucoup de citoyens vont alors quitter la campagne pour venir s’installer en ville. Mais rien n’était prêt pour les accueillir puisque la France avait alors fait appel à une grande main d’œuvre trop importante. Au début, les travailleurs s’installaient où ils le pouvaient, notamment dans les « bidons villes ».

Pour faire face à cette crise du logement, l’Etat avait lancé un vaste programme de construction. Et c’est ainsi qu’en 30 ans, 8 millions de logements vont être construits. Les bidons villes se comptaient par centaines. Ils étaient surtout peuplés de travailleurs immigrés, de familles ouvrières mais aussi de classes moyennes et de cadres qui logeaient dans une ou deux pièces sans hygiène et sans confort. Les besoins étaient pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la majorité n’avait pas l’eau courante, les 3/4 n’avaient pas de sanitaires, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeuplés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations.

Source : http://www.flickr.com

Selon la conférence de Jean-Marc STÉBÉ, « des cités radieuses aux zones urbaines sensibles  », les grands ensembles seront pensés et conçus à partir des principes développés par les architectes modernes dans la Charte d’Athènes en 1943, plus particulièrement par Le Corbusier (architecte et urbaniste). L’Architecture Moderne propose un nouveau paradigme architectural et urbanistique appelé fonctionnalisme, remettant en cause la ville historique. Ce type d’organisation serait abandonnée, et notamment la rue considérée par Le Corbusier et ses épigones comme dangereuse et peu fonctionnelle. C’est ainsi qu’ils militeront pour un « urbanisme-bulldozer » qui remplacerait les centres-villes anciens et anarchiques, pour laisser place à des cités radieuses et fonctionnelles où la nature, le soleil et l’espace ont le droit de cité. D’une façon plus générale, le fonctionnalisme entend repenser le territoire urbain dans son ensemble en le découpant en espaces de travail, de divertissement et de vie familiale. De là émerge dans les années 1950 la politique de la rénovation urbaine (politique d’éradication des taudis) et les ZUS (Zones Urbaines Sensibles) implantées à la périphérie des villes, zones sur lesquelles seront construits les grands ensembles de logements essentiellement sociaux.

Les grands ensembles faisaient rêver. Ces « tours » et ces « barres » étaient plutôt futuristes pour l’époque. On découvrait le chauffage, l’eau courante, les vides ordures, une vraie salle de bain. En soit, tout le confort moderne. C’était la révolution du logement.

Creil, Plateau Rouher. Source : http://www.flickr.com

Pour aller plus vite, les entrepreneurs ont dû mettre au point de nouvelles techniques. D’abord, ils assemblaient une ossature,  puis à l’aide d’une grue, ils venaient déposer les façades et les planches sur lesquelles le mobilier était parfois installé. Cette technique permettait de gagner beaucoup de temps. Une fois le bâtiment terminé, le chantier se déplaçait et de nouveaux immeubles « sortirent ainsi de terre ». Seulement à l’époque, ce n’était pas encore suffisant. Il fallait faire encore plus vite. Les entrepreneurs avaient trouvé le moyen de construire plusieurs bâtiments sans avoir à déplacer la grue. De la sorte, les immeubles s’élevèrent autour de la grue et l’espace entre ces immeubles que l’on juge souvent trop étroit dépendait de la longueur de la flèche utilisée à l’époque. Une technique similaire fut utilisée pour la construction des « barres ». On installait au sol une voie ferrée sur plusieurs centaines de mètres de long et sur laquelle se déplaçait facilement la grue. Les bâtiments étaient construits de part et d’autre de la voie ferrée. Et oui, il fallait construire vite mais à moindre coût. Plus les barres étaient longues et hautes, plus c’était rentable.

On dit souvent, pour être un citoyen serein, il faut être bien dans son logement … Beaucoup d’association se sont intéressées à ces quartiers sortis de terre, ces cités, leur « cadre de vie », leur vie intérieure, l’organisation qui s’en ait faite… Certaines femmes au foyer se retrouvent et s’assemblent pour des activités ou buts communs. Des maisons de quartiers, des commerces s’ouvrent ainsi que des écoles.

QUARTIERS POPULAIRES : DES MAUX INCURABLES ?

Avec le recul, il y a certains bâtiments trop proches les uns des autres qui ressemble à des « cités dortoirs ». Les habitants de ces cités le vivent parfois mal surtout qu’avec le temps le travail s’est raréfié. Comme nous le montre l’article « Zones urbaines sensibles : cinq chiffres qui fâchent » extrait du journal Libération, écrit par Sylvain MOUILLARD, la population de ces quartiers populaires ne cesse de s’appauvrir. En 2010, 36,1% des habitants logeant dans une ZUS (Zone Urbaine Sensible) vivaient sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 964 euros par mois contre 30,5% en 2006.  Seule 12,6% de la population en dehors des ZUS est concernée. Ce phénomène montre l’augmentation des inégalités.

Le taux de chômage dans une zone urbaine sensible (ZUS) est d’après l’enquête « Le chômage dans les zones urbaines sensibles »  réalisée par l’Observatoire des inégalités,  près de deux fois et demi plus élevé qu’ailleurs : 22,7 % contre 9,4 % en 2011.  La crise de l’emploi a frappé plus durement ces zones en difficultés. Entre 2008 et 2011, le taux de chômage est passé de 16,7 % à 22,7 %, alors qu’il augmentait de 7,6 % à 9,4 % dans les autres quartiers des villes comprenant une ZUS.

Source : www.inégalites.fr

Quoi qu’il en soit, d’après l’étude « quartiers sensibles : les trois quarts des habitants souhaitent déménager » réalisée par l’Ipsos France, le malaise est tel que les trois quarts (76%) des habitants souhaitent déménager ; 58% avouent même y songer souvent. plus d’une personne sur deux (54%) déclare ne pas se sentir en sécurité dans son quartier (29% d’entre eux), et 45% se sentent mis à l’écart ou rejeté en raison de leur quartier de résidence. Ce mal-être s’atténue un peu lorsque l’on s’éloigne du cœur des quartiers sensibles, avec un sentiment d’insécurité qui reste assez fort chez les personnes vivant à proximité immédiate d’un quartier sensible (47%), mais un sentiment moins présent d’être mis à l’écart (24%). La volonté de déménager est légèrement moins forte, même si elle concerne tout de même près d’une personne sur deux (46%).

Comme nous l’explique l’étude « statistique-locales : FAM T1 – Ménage selon la structure familiale » réalisée par l’INSEE (Institut Nationale de la Statistique et des Etudes Economiques), le nombre de ménage dans une ZUS a augmenté entre 1999 et 2009. Il passe de 24 332 349 à 27 533 526. Les ménages comprenant une seule personne passe de 30,8% à 33,6%. Les hommes et les femmes seuls augmentent respectivement de 1,6% et 1,2%.  Quant aux autres ménages sans famille ils augmentent de 0,5%. Concernant les ménages avec famille(s) (soit 17 567 410),  dont la famille principale est un couple sans enfant : + 1,1% ; un couple avec enfant(s) : – 5% et une famille monoparentale : + 0,6%

Sur le marché de l’emploi, les écarts sont considérables entre les jeunes des cités et les autres. D’après l’étude « Quartiers sensibles : quel état des lieux ? » réalisée par l’Observatoire des inégalités en 2011, les jeunes issues des ZUS sont à 52,2% non diplômés, diplômés d’un CEP ou d’un BEPC contre 35,8% des jeunes hors ZUS. 22,4% des jeunes de cité obtiennent un CAP ou un BEP, soit 1,3% de plus que les autres jeunes. Les jeunes venant des quartiers sensibles obtiennent le niveau BAC ou BP à 12,5%, soit 3,2% de moins que les jeunes hors ZUS. En revanche, ils ne sont que 12,9% à poursuivre leur étude après le BAC malgré 40,3% des jeunes au totale.          

DES SOLUTIONS MIRACLES ?

Plusieurs solutions sont mises en œuvre afin d’améliorer la cohésion sociale dans les quartiers défavorisés.

Tout d’abord, il y des solutions d’ordre sociales.  Comme l’expose « Le guide du réseau CoNet pour une approche intégrée des quartiers défavorises », il faut inclure et motiver toutes les personnes  susceptibles de contribuer à donner au citoyen un rôle actif, en particulier les jeunes gens ! L’occasion de participer à un projet de développement social et urbain motive souvent les habitants à s’engager dans le processus.  Ceci étant dit, la participation exige des formes de communication qui varient en fonction des groupes cibles. Par le biais de contacts personnels et de réseaux, on parvient également à mobiliser les personnes moins diplômées et celles qui sont d’origine étrangères. Voici un exemple parmi les solutions proposées : le conseil offre une plateforme de discussion et de consultation, ce qui contribue à améliorer le tissage des réseaux parmi les acteurs locaux, les communautés du quartier et le pouvoir publique. Ainsi au conseil de quartier, le directeur de l’école rencontre le bailleur social et le président d’une association d’immigrés et ils peuvent échanger des idées sur le quartier.

Ensuite, il y a les solutions d’ordre culturel. Comme nous le montre le document « Quand les cités de Saint-Denis se mettent à la dictée » paru le 26 octobre 2013 dans le monde. Le rappeur Mac Tyer , venu en voisin d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), participe comme quelque deux cents jeunes et adultes à la dictée des cités, ce samedi 26 octobre, à Saint-Denis. Cet évènement a pour but de populariser cette épreuve symbole de l’école française. Celle-ci a été remportée par Abdellah Boudour, animateur de l’association Force des mixités de la ville. « On veut réunir différentes générations autour de la lecture. Et ensuite donner le goût de l’écriture avec des ateliers », souligne le jeune Argenteuillois. Cet évènement a donc eu un énorme succès et les meilleurs participants ont eu la chance de remporter de nombreux lots !

source : http://www.flickr.com

Un autre problème à émerger ces dernières années: le graffiti. Il est employé pour communiquer un message politique et social. Il en existe de nombreux caractères et styles. Ils constituent, pour le droit pénal français, une « destruction, une dégradation ou une détérioration volontaire d’un bien appartenant à autrui », qui est punie. Pour remédier à ce problème, la ville a mis en place une solution efficace. La mise à disposition de murs dédiés au graffiti. Cette pratique couramment mise en œuvre par des municipalités ou autres institutions et dont le but avoué est de canaliser de manière localisée l’énergie créative des auteurs de graffitis.

Graffiti. Source : http://www.flickr.com

Enfin, il y les solutions éco-financières. Les ZUS (zones Urbaines Sensibles)  révèlent  une grande diversité de situations et de niveaux de difficulté, appelant des aides d’intensité variable. Le pacte de relance pour la ville définissait trois niveaux d’intervention : les 750 ZUS formant le périmètre d’intervention plus large, parmi lesquelles 416 sites étaient classés en zone de redynamisation urbaine (ZRU). Ces dernières peuvent bénéficier d’aides plus importante et à caractère économique, destinées à favoriser l’emploi des populations résidentes et dynamiser la création d’activités, notamment par le biais d’exonérations fiscales ou de charges sociales. Par exemple, le quartier de résidence joue assez modérément sur les chances de retour en emploi… Toutes choses égales par ailleurs, résider en ZUS allonge la durée de chômage de 9 % en moyenne. 

CONCLUSION

En conclusion, nous pouvons voir que le paradis des grands ensembles se transforma en véritable cauchemar. L’avenir de ces logements n’avait pas été pensé… Beaucoup de problèmes ont émergés au fil des années. Ces ensembles sont devenus des banlieues, objets de chômage, pauvreté… Tout ceci entrainant la violence, les trafics de drogue, un taux de diplômés faible… L’objectif des villes est donc de redonner le gout à l’intégration et l’envie d’un avenir  ambitieux aux plus jeunes. Cela grâce à différents biais comme les aides financières, la création d’associations, la présence d’évènements culturels. Ces solutions sont efficaces pour certaines personnes mais malheureusement, ces quartiers défavorisés font toujours objets de forts taux de chômages  et de violences en tout genre…

MARCHAL Fanny et PELLETIER Wendy

Bibliographie :

Nous vous remercions pour toute l’attention que vous porterez à cette article. Nous vous souhaitons une bonne lecture.