L’invasion de la robotisation en industrie

La robotisation en industrie c’est une adaptation d’emplois qui consiste à remplacer la main d’œuvre humaine par tout type de robots. L’ éthique est un ensemble de principes de bonne conduite. Les conflits sociaux se traduisent par des divergences  de points de vues ou encore d’idées entre autrui. Nous pouvons nous poser la question suivante: dans quelle mesure l’assistance robotique a-t-elle engendré et engendre-t-elle toujours des conflits sociaux et économiques dans les entreprises françaises? Pour répondre à cette question nous verrons le côté éthique, l’impact sur les industries ainsi que ceux sur les emplois et pour finir les enjeux économiques dûs à la robotisation. Continuer la lecture

Quand le développement durable se mêle à l’agriculture

Dans un contexte écologique préoccupant, l’agriculture doit innover pour proposer de nouveaux modèles productifs et économiquement viables, respectueux de l’environnement en sachant que les ressources des sols s’épuisent et que les demandes augmentent. Nous nous sommes donc demander dans quelle mesure les agricultures innovantes du 21ème siècle sont-elles en accord avec le développement durable en France ? Dans un premier temps, nous verrons en quoi consiste les agricultures traditionnelles et durables, dans un second temps les impacts environnementaux et humains que comportent ces types d’agriculture et enfin les aspects économiques. Continuer la lecture

La robotisation dans le secteur médical en France divise

En quoi la robotisation actuelle du secteur médical en France peut-elle diviser la population ?

 

Sommaire :

I/ Introduction
II/ L’utilisation des robots dans le secteur médical
A/ Les avantages de leur utilisation
B/ Les inconvénients de leur utilisation
III/L’aspect économique
A/ Les avantages
B/ Les inconvénients

I/ Introduction

Depuis 2010, tous types de robots ont pris place à côté du personnel médical en France. Cela peut aller du robot qui distrait les patients et réduit la charge de travail des infirmiers jusqu’aux robots qui font d’importantes opérations chirurgicales. Ces robots sont de plus en plus présents car la charge de travail est importante et un chirurgien exécute plusieurs opérations dans une même journée ce qui est éprouvant, c’est pour cela que les robots sont présents aux côtés des chirurgiens. Continuer la lecture

En quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ?

La médiatisation est une source de conflit mais aussi de bienfait. En effet, depuis quelques années déjà, on peut remarquer qu’avec les attentats ou qu’avec les différentes violences dans le monde, il y a des associations humanitaires qui montrent une certaine puissance et l’investissement des français se fait beaucoup ressentir.

En quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ?

Tout d’abord on parlera de la relation entre les médias et l’humanitaire, on expliquera la relation des médias et des français puis on terminera par le rôle des médias.


Médias et Humanitaire 

 

Les médias et l’humanitaire sont liés. Ils s’aiment autant qu’ils se détestent. Ils ont besoin l’un de l’autre mais parfois se rejettent la faute.  Mais de quelles façons sont-ils liés ? Comment s’utilisent-ils ? Et dans quelle mesure se détestent-ils ?

L’humanitaire utilise les médias dans le but de faire connaître leurs intérêts, leurs causes et une possible demande de dons. Les médias, quant à eux, utilisent l’humanitaire afin d’avoir un maximum d’informations fiables. En effet, les Restos du Cœur utilisent les médias pour faire appel aux dons, dans des pubs ou encore par le concert des enfoirés. Les médias aident donc beaucoup les associations à se développer et à se faire connaître. Les célébrités se mêlent parfois au couple médias/Humanitaire. Ils sont une sorte d’intermédiaire entre les deux et la population. En effet, nous pouvons prendre l’exemple de Coluche qui est l’icône des Restos du cœur. Les célébrités participant aux enfoirés peuvent également pousser les français à s’investir dans cette association (fans…).

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Concert des Enfoirés pour les Restos du Cœur de Laurent Zabulon, photoreporter de TF1.

Mais parfois ils deviennent ennemis.

En effet, parfois les médias modifient les messages donnés par les associations humanitaires ou ne font pas correspondre le bon message avec la bonne image. Les médias jouent également sur l’audience. De par ce fait, ils privilégient l’aspect purement visuel quitte à cacher la réflexion sur une crise et donc déformer les informations données. C’est de cette façon qu’apparaissent les fakes news. Les fake news (infox ou fausses nouvelles) sont des informations délibérément fausses, délivrées dans le but de tromper un auditoire. Elles peuvent émaner d’un ou plusieurs individus (par le biais de médias non institutionnels, tels les blogs ou les réseaux sociaux), d’un ou de plusieurs médias, d’un homme d’État ou d’un gouvernement. Nous avons trouvés deux exemples de fake news tel que les routes fermées en Inde à cause des inondations ou encore qu’il pleut des requins aux caraïbes. Ce sont des nouvelles qui auraient pu faire intervenir des associations humanitaires dans le but d’aider les personnes. L’audience est également important pour les médias. Si un trop gros manque d’audience se fait ressentir les chaînes de télévision supprime des programmes. C’est le cas de M6 qui avait lancé des programmes sur des sujets comme La grippe aviaire ou l’Irak. Par manque d’audience le programme à été supprimé. On peut donc en conclure que les médias sont près à « lâcher » l’humanitaire s’il ne remporte pas assez d’argent.

Les français sont-ils nombreux à regarder l’information
données par les médias ?

Médias et Français

 

En 2017, 38% des Français déclarent accéder à l’information via un support en ligne. La télévision, presse régionale et quotidien nationaux sont les supports d’information les plus utilisé en France et sont les plus de crédible d’après l’enquête de 366 et Kantar TNS. Chez les 18-34 ans, la télévision est en tête avec 33%. Les réseaux sociaux sont utilisés par 19% des jeunes pour accéder à l’information.

Les français sont donc sujet à l’information développée par les médias. Nous pouvons donc en déduire que les français connaissent une partie des associations humanitaires, en particulier celle diffusées par les médias. D’après lefigaro.fr, on peut constater, que les français donnent le plus aux associations et fondations qui œuvrent pour la protection de l’enfance, la recherche médicale et la lutte contre l’exclusion. Prenons l’exemple de la Franche-Comté, de la Lorraine et de l’Alsace. 56% des habitants de ces régions participent à l’aide aux personnes handicapés ainsi qu’à l’aide et la protection de l’enfance en faisant des dons. Globalement, 58% des Français déclarent faire des dons aux  associations et fondations. Parmi eux, 46% donnent régulièrement. C’est pendant la période des fêtes de fin d’année qu’ils sont les plus généreux: 41% des dons sont réalisés sur le dernier trimestre de l’année, dont la moitié sur le seul mois de décembre. Lors du concert des enfoirés de 2018, les français étaient 9,7 millions de téléspectateurs. On peut donc dire que les médias aident les Restos du cœur dans ce cas. Car sans eux, le concert n’auraient pas autant d’importance pour l’association.

Nous pensons donc que les médias aident les français à 
donner aux associations et l’humanitaire, mais est-ce vrai ?

Le but des médias est-il d’aider les associations ou 
seulement de se faire de l’argent ?

Rôle des médias

 

La violence des médias est la première chose qui nous vient à l’esprit quand on parle de « Médias ». Encore aujourd’hui des photographies circulent et montrent l’horreur des guerres dans les pays tels que la Libye, l’Afghanistan ou encore l’Irak. Pour les photoreporters, la photographie est une preuve de ce que le monde regorge. En l’espace de quelques instants, les photographies peuvent être mal interprétées, ce qui cause des problèmes pour la société. Mais, selon le témoignage de Moises Saman, photoreporter dans l’agence Magnum, dans le Courrier International, « Je ne me demande jamais si mes photos vont déranger votre petit confort ». On peut donc remarquer qu’il n’y a pas de responsabilité venant de Moises Saman envers la population qui tombe sur les photos (et plus particulièrement les Français.)

Il y a donc un côté sombre mais on peut aussi en déduire un côté clair.

 

Abdulah à Erbil, en Irak, en février 2017. Photo Giles Duley, initialement publié dans Port Magazine. (http://en.emergency.it)

Les bienfaits des médias concernant la photographie sont très réputés. Tout d’abord, les clichés qui ont été pris et qui montrent des violences peuvent aussi correspondre à un message qui a voulu être passé. Comme selon Giles Duley qui publie une photographie d’un enfant : Abdulah, de la guerre en Irak. Le photographe a demandé à la mère de l’enfant : « Ça vous ennuie si je prends une photo de votre fils ? » Celle -ci lui répond « Quand un enfant est blessé comme ça, il faudrait que le monde entier le voie ». Une mère qui demande à prendre en photo l’horreur qu’il y a sur son propre fils exprime de la compassion de la part des habitants étrangers mais surtout une vengeance envers les personnes qui ont fait du mal aux Irakiens qui ne méritaient pas de telles horreurs.

On peut aussi parler des Restos du Cœur qui sont beaucoup médiatisés mais qui explosent les scores de dons. En effet, des célébrités connues sont des bénévoles pour organiser un spectacle diffusé à la télévision et même rediffusé. Cela a même eu un impact sur la politique : La loi Coluche.

Cela montre bien évidemment les bienfaits des médias pour pouvoir faire réagir les populations extérieures aux évènements et même participer en achetant des cds par exemple. Mais on peut voir que tous ces évènements cachent bien évidemment la fake économie.

Des jeunes sont capables de créer des publicités à travers les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou Instagram. Sur ces plateformes, que nous parcourons plusieurs fois par jour, des personnes derrières celles-ci ont pour but de faire passer des annonces sur ce que nous aimons le plus. Mais parmi cela, les guerres peuvent être synonyme de publicité. Alors que des adolescents (plus particulièrement) voit des annonces pour voyager dans des endroits idylliques, on peut y voir, derrière ceci, la guerre. Mais comme le dit Badi Badkoube, chef pub chez Instagram, « chez Instagram, je développe des stratégies pour que cette application gagne de l’argent grâce à la pub ». Le mot stratégie peut indiquer que les chefs pour la pub cachent les mauvaises choses pour y montrer que les plus belles. Peut-on dire qu’ils nous retournent le cerveau pour de l’argent ? On ne peut pas en être sûr. Et tout cela peut, malgré tout, pousser les français à s’investir dans une cause en partant à l’étranger via les annonces publicitaires.

Alors, avec tout ce que cet article nous apprend sur « en quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ? », on peut donc dire que c’est très important de se poser cette question qui reste un mystère.

BIBLIOGRAPHIE :

Ouvrage imprimé: Antonini C. Chef Pub chez INSTAGRAM. L’éco, 2015. 8 p.

Ouvrage imprimé: Duley Giles. Donner à voir l’indicible, en 2018. Courrier International, 2018. 46 p.

Ouvrage en ligne: Gazzane Hayat. Le figaro.fr. 2016. Mise en ligne 03/10/2016.(Consulté le 28 décembre 2018) Disponible sur www.lefigaro.fr

Site web: Huet Elisa. Politiquart. Quand les popularités s’impliquent dans les causes des plus défavorisés, en 2012 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur https://politiquart.wordpress.com

Site web: Kantar TNS. offremédia. 366 explore le rapport des français aux médias avec Kantar TNS, en 2018 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur www.offremédia.fr

Site web: Metz Marie. Communicationsansfrontières. Médias et humanitaire: Je t’aime moi non plus! , en 2006 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur www.communicationsansfrontières.org

Ouvrage imprimé: Propos recueillis de Courrier International. Une photographie est une preuve en 2018. Courrier International, 2018. 46 p.

Ouvrage imprimé: Perrigot, Nathalie. Retour sur les 30 ans des Restos du coeur, en 2015. L’éco, 2015. 8 p.

Ouvrage imprimé: Reinbold Fabian. La vérité sur les fakes News, en 2017. Courrier International, 2017. 74 p.

 

 

AUBERT Eloïse
COGNET Lucie

 

Comment renouer le lien entre producteurs et consommateurs.

Depuis quelques années, une envie grandissante de consommer mieux pour notre santé et pour l’environnement émerge en France. Aujourd’hui plusieurs moyens existent afin de manger local, plus naturel et agir sur l’économie : les circuits courts de consommation.

Disposer de produits frais, rencontrer les producteurs, connaitre l’origine des produits que nous consommons, voilà plusieurs raisons qui aujourd’hui poussent de plus en plus les consommateurs à s’orienter vers des circuits courts de consommation.

Qui aujourd’hui ne cherche pas à consommer plus local pour des soucis de qualité ou pour des raisons éthiques. Selon une étude Ipsos « consommer local : ce que veulent les Français », 80% des consommateurs Français prétendent consommer local dont 41% le font souvent. Chacun en fonction de ses moyens tend à consommer plus local dans une société ou la surconsommation est omnipotente.

Nous pouvons alors nous demander comment aujourd’hui, ces circuits courts de consommation reconfigurent le lien entre les producteurs et les consommateurs ?

Qu’est-ce que sont les circuits courts de consommation?

Comment aujourd’hui peut-on définir les circuits courts de consommation ? En effet il en existe une multitude, tous ayant le même objectif mais sans utiliser les mêmes moyens. Comment donner une définition universelle des circuits courts sur le territoire français ? Selon la définition du Ministère de l’agriculture, un circuit court est un circuit de distribution impliquant 0 ou 1 intermédiaire entre le producteur agricole et le consommateur.

Le principe d’un circuit court est de proposer aux consommateurs des produits frais, locaux et naturels vendu par le producteur lui-même le plus souvent. Dans ces filières courtes, les producteurs maitrisent la production en globalité tout en valorisant leur travail.

Les circuits courts en vente directe sont le plus souvent le fruit d’un accord entre producteurs et consommateurs comme les AMAP, Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne. Dans ces AMAP il y a un engagement entre les deux parties. L’un doit assurer la production maraichère pour garantir la livraison de ses produits, c’est le producteur. L’autre doit assurer que son panier soit retiré chaque jour de livraison. Dans la région Franche-Comté nous pouvons illustrer cela grâce aux paniers de Cocagne, une AMAP basée à Chalezeule proposant un service de paniers de fruits et légumes de saison chaque semaine. Voici une vidéo expliquant les AMAP par Francoise FRABRE, benevole d’une AMAP.

Les circuits courts peuvent être aussi l’engagement d’un producteur, comme être présent sur les foires pour présenter ses produits, assurer un service de vente à la ferme de production ou encore se rendre aux marchés des communes pour y vendre les produits.

Les producteurs peuvent aussi se rassembler pour proposer une vente collective des produits afin d’amoindrir les couts pour chacun. On peut rencontrer ces formes d’association de producteurs sur les foires, dans les marchés paysans ou encore dans des points de vente collectifs qui se multiplient de plus en plus. Par exemple le magasin « Aux saveurs de la ferme » basé à Châtillon le Duc propose des produits bio de producteurs régionaux. Cela permet un vaste choix de produits locaux et naturels pour les consommateurs tout en garantissant la vente à un prix fixé par le producteur.

Images de thèmes de andynwt. Fourni par Blogger.

Images de thèmes de andynwt. Fourni par Blogger.

La création d’un lien nouveau

L’apport aux producteurs

Les circuits courts sont liés avec l’économie sociale et solidaire. Par exemple, les Jardins de Cocagne sont des exploitations maraîchères biologiques, dont la production est vendue localement sous forme de paniers et qui emploie des personnes en réinsertion professionnelle. Les consommateurs, à travers l’engagement pris, permettent à des personnes de retrouver une nouvelle vie en lien avec le travail, cela créée du lien social.

Dans l’article de H. BUSTOS de Transrural initiatives, on y découvre qu’une association de producteurs, l’Inpact (initiatives pour une agriculture citoyenne et territoriale) veut enclencher une transition grâce aux témoignages de différents agriculteurs de circuits courts. En effet, l’association regroupant les producteurs avait pour but initial d’orienter «… l’agriculture vers des systèmes de production qui permettent aux agriculteurs d’en vivre et d’être acteurs de leur propre développement, qui soit respectueux de l’environnement, soit basé sur des principes d’équité sociale et de solidarité planétaire… ». En bref, les agriculteurs adhérant à l’Inpact se sont entraidés pour produire de manière plus respectueuse de l’environnement, sans pesticides ni OGM.

L’interview de Emmanuel VIAUD, maraicher de l’AMAP d’Aubenas, réalisé par Fanny Métrat pour le journal agriculture paysanne montre que celui-ci adhère à une charte d’agriculture paysanne pour garantir une production locale aux consommateurs et qui garantit une culture eco-friendly. Grace à cette charte c’est le producteur qui s’engage à livrer des produits de qualité et le consommateur à s’informer de la charte et donc des conditions de production.

Les producteurs peuvent, grâce aux circuits courts, augmenter leur qualité de vie et leurs compétences ainsi que mettre l’entourage proche à contribution du projet. Mais l’attrait le plus intéressant pour le producteur aujourd’hui est sans doute pouvoir avoir l’avis des clients en retour ainsi que d’acquérir une réputation sur la qualité des produits et une reconnaissance des clients.

Donc, dans les circuits courts les producteurs sont amenés à adhérer à des associations ou à des chartes pour que leur travail puisse être garanti lors de la vente. Cela permet au consommateur de pouvoir avoir confiance et de garantir la qualité des produits qu’il peut consommer.

 L’apport aux consommateurs

Le plus souvent, les consommateurs ont des revenus supérieurs à la moyenne mais il n’y a pas de profil d’âge type. En effet, les étudiants comme les personnes âgées consomment grâce à des circuits courts. Ces consommateurs sont attirés par certains aspects spécifiques aux circuits courts comme avoir accès à des produits frais et de qualité. L’aspect pratique est souvent mis en avant ainsi que l’offre des circuits courts qui permet un large choix. Les consommateurs sont aussi attirés par les circuits courts grâce au lien que le producteur tisse avec eux, cela permet une relation de confiance entre les deux. En effet comme nous le montre l’article N. Nahapetian « consommer local et langer mieux » issu du magazine Alternatives Economiques, l’AMAP Les Monstrueux du Marivel, a été créée « …afin de permettre aux agriculteurs d’être mieux rémunérés et aux consommateurs d’avoir accès à des produits de meilleure qualité… ». Cela met d’autant plus en avant l’existence d’une coopération, en quelques sortes, entre producteurs et consommateurs.

Néanmoins les circuits courts peuvent rebuter certains consommateurs notamment à cause des prix des produits proposés qui sont plus élevés qu’en supermarchés car ils sont fixés par les producteurs. Cependant la concurrence grandit et le marché devient compétitif. Les prix essaient de s’adapter à tous, afin de toucher le plus grand nombre de personnes, de toutes classes sociales. En faisant cela les producteurs essaient de faire prendre conscience à une bonne partie de la population en les incitant à consommer localement, de meilleure qualité, tout en respectant l’environnement.

Voici une vidéo montrant les points positifs des AMAP pour les producteurs et les consommateurs. Reportage par GrandLille.Tv

La création d’un lien de confiance

Les circuits courts à travers la proximité et la qualité sont créateurs d’impact sur l’économie locale et sur la vie locale. En effet ils permettent le développement d’une économie à l’échelle du circuit et aussi l’emploi de plusieurs personnes sur les sites de productions.  Les consommateurs se sentent donc acteurs de l’économie locale, et le producteur cherche aussi à fidéliser ses clients. La participation des consommateurs a donc un intérêt collectif.

Socialement, les enjeux sont tout aussi importants car ils permettent la revalorisation des métiers agricoles et mettent en avant leurs importances quand à la contribution à la sauvegarde de l’environnement. Les circuits courts forgent aussi une nouvelle dynamique aux territoires : beaucoup de gens sont impliqués dans ces circuits.

Entre professionnels, les circuits courts ont un aspect bénéfique : les relations entre producteurs sont largement accrues, ils coopèrent plus facilement entre eux et partagent leurs compétences.

Les circuits courts permettent aux gens de se sensibiliser quant à leur alimentation et consommation habituelle, ces dernières années on assiste à une prise de conscience de la part de plus en plus de consommateurs face aux solutions qu’apporte les circuits courts aux problèmes environnementaux et sociaux ainsi que leur contribution à l’économie des territoires.

Dans l’interview de Emmanuel Viaud par Fanny Métrat, le maraicher parle du lien qu’il entretient avec les consommateurs de l’AMAP. Il évoque un lien « détendu et sympa » par lequel il en « profite pour faire connaitre [les] réalités du métier ». Ce lien et ces discussions permettent selon lui de faire prendre conscience aux consommateurs que la production dépend aussi de facteurs externes comme les saisons ou la météo. Le consommateur est donc informé sur ce métier et il prend conscience qu’il peut agir à son niveau.

http://www.yepnature.com/media/wysiwyg/Pourquoi-des-circuits-courts-1024x669.jpg

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Les enjeux  des circuits courts

Les circuits courts adaptés à chacun

Grâce à tout cela, de nouvelles ‘qualifications’ de consommateurs ont émergées,  comme les freegans et les locavores.

Nous pouvons remarquer que les circuits courts amènent les consommateurs à découvrir, s’informer, et réagir à des problèmes de société. Selon A-C RENARD, c’est une « Solution pour réduire l’empreinte écologique selon la WWF » en optant « pour un régime Flexitarien avec moins de viande, de poisson, de produits transformés ou raffinés mais avec plus de légumes et de céréales, ainsi que lutter contre le gaspillage alimentaire, consommer bio et acheter des produits locaux de saison ». Changer ses habitudes n’est pas chose simple mais si nous voulons agir pour notre environnement et pour l’économie locale il faut s’alimenter autrement.

Par exemple, le freeganisme est un mode de vie alternatif qui consiste à consommer principalement ce qui est gratuit et végane, à créer des réseaux d’entraide qui facilitent ce choix afin de dénoncer le gaspillage alimentaire et la pollution générés par les déchets. Comme il est dit dans l’article « les produits et circuits alternatifs bousculent les codes » de A-C RENARD du magazine Revue Laitière Française d’octobre et selon Béatrice de Reynal (experte) : « En s’intéressant à la nutrition ils (les consommateurs) ont pu découvrir que oui, nous mangions trop de viande. C’est cette conscience prise par les consommateurs qui amènent certaines personnes à devenir végane c’est à dire exclure les produits d’origine animale de sa consommation. ». Mais alors en quoi les freegans peuvent-ils être convaincus par les circuits courts ? Tout simplement les circuits courts proposent plus de produits frais avec moins d’emballages, tout en maintenant un environnement de production naturel.

De plus les locavores sont eux, des consommateurs qui privilégient une consommation locale, des produits frais et de saison, limitent le gaspillage alimentaire, ils essayent de favoriser le maintien des populations et de l’agriculture sur le territoire. Ces locavores aident surtout les petits producteurs locaux voulant exploiter leurs ressources tout  en amenant une mise en valeur de leurs territoires par leur profession. Les locavores sont des consommateurs attendant des réponses aux questions de transparences, de démarches responsables et de naturalité, et c’est grâce à ces circuits courts que toutes leurs attentes sont comblées. Donc les locavores sont les principaux consommateurs des circuits courts et certains d’entre eux vont jusqu’à ouvrir des magasins dit « Vrac » qui propose des produits de qualité locaux en produisant le moins de déchets possibles (emballages, vente de produits réutilisables…). Selon London Business Fundation, un dollar ou un euro investi dans une économie locale comme un circuit court permet de générer le double en revenus.

Les circuits courts n’ont pas été inventés pour satisfaire des régimes alimentaires, il y a d’autres enjeux sur la table.

Les véritables enjeux des circuits courts

Aujourd’hui les circuits courts doivent être structurés pour pouvoir s’adapter à la demande grandissante. Le producteur doit être rassuré et accompagné pour étendre son offre aux familles à revenus plus modestes ainsi que d’économiser ou de partager les couts de distribution comme le fait l’association Biolait en regroupant le lait des éleveurs afin d’assurer l’indépendance des producteurs face aux grands groupes.

Mais les circuits courts n’atteindront pas leurs objectifs sans un panel de consommateurs grandissant. Pour cela c’est aux consommateurs déjà convertis que revient la tâche de convaincre leur entourage. Les habitudes de consommation doivent changer, nous devons apprendre à manger différemment de ce que nous connaissons pour migrer vers une consommation responsable et locale, moins polluante pour l’environnement et donc plus durable. D’autre part, des politiques de consommation pourraient être misent en place par les mairies afin de toucher plus de consommateurs potentiels comme il est déjà le cas dans certains départements comme la Loire où les agriculteurs des circuits courts sont accompagnés « de l’installation du projet jusqu’à la commercialisation » selon les dires de Chantal BROSSE la vice-présidente chargée de l’agriculture.

Le maraicher E. Viaud désire de son côté ouvrir son AMAP aux gens à revenus plus faibles que les classes moyennes, tout en garantissant l’aspect solidaire de départ.

legumes blog

Lilliane AUFFRET, 2011, Im@gine.

Conclusion

Aujourd’hui, consommer local a donc une influence sur l’économie locale, mais consommer par les circuits courts n’est pas accessible à tous. Pourtant de plus en plus de projets pour rendre accessibles ces circuits  aux revenus les plus faibles sont en train d’être créés.

Aujourd’hui la question d’un label « circuits courts » se répand. Comment éviter les fraudes ou les arnaques aux consommateurs ? Plusieurs labels ou chartes sont déjà mis en place mais rien n’est défini au niveau national.

Aujourd’hui de plus en plus de projet de circuits courts ou d’agricultures solidaires émergent, il suffit de regarder autour de nos communes pour nous rendre compte que la consommation est en train de changer. A nous de ne pas rater le train !

 

GIGON-VEYA Théo

Blibliographie