L’ACCÈS A LA SANTÉ, UN HANDICAP POUR LES PAUVRES !

A l’heure où la médecine est en constante avancée, certaines personnes ne peuvent bénéficier des technologies novatrices qu’elle propose afin d’améliorer leur qualité de vie et parfois même vivre tout simplement. Ce travail va donc porter sur les inégalités liée à la médecine, nous nous sommes donc demander : En quoi les innovations médicales font-elles ressortir les inégalités entre les différentes classes sociales dans les pays développés ou en développement depuis les années 2000 ?
Nous allons organiser notre travail en trois parties distinctes afin d’amener des éléments de réponse à cette problématique. Dans une première partie nous aborderons les inégalités médicales dans les pays en cours de développement, ensuite dans une deuxième partie nous verrons les inégalités géographique liées à la médecine et enfin nous parlerons des nouvelles technologies dans la médecine participant à la création d’inégalités entre les classes sociales. Continuer la lecture

L’Union Européenne, premier obstacle à l’immigration en Europe ?

 Solidarité en mer

Avant tout, il est important de redéfinir certains termes que nous allons utiliser.                     Un migrant est une personne qui s’expatrie pour des raisons économiques ou politiques.     Une immigration est l’entrée dans un pays, continent ou une région de personnes qui   vivaient à l’extérieur et qui viennent s’y établir.                                                                             La solidarité est un sentiment qui pousse des personnes à s’accorder une aide mutuelle,   soit par devoir moral, soit parce qu’une communauté d’intérêts existe entre elles.           Une législation est l’ensemble des lois dans un pays ou un domaine déterminé.

 L’origine de cette solidarité

Francis Vallat, le président de SOS Méditerranée, voit dans la mer un système de valeurs   dont devraient s’inspirer nos sociétés. Les valeurs des “hommes de mer” sont la   responsabilité, la solidarité, la générosité et le respect.

La solidarité en mer a toujours existé pour les « gens de mer ». Cette solidarité peut   prendre plusieurs formes :

-La solidarité « pure » qui est un acte gratuit et qui n’a pas de fondement juridique.             -L’assistance aux biens qui est facultative, c’est un acte volontaire qui peut donner droit à    rémunération.                                                                                                                                           -L’assistance aux personnes, le sauvetage, qui est obligatoire et gratuit.

C’est ce troisième cas qui concerne principalement les migrants en Europe.                           C’est ce cas qui est effectué par les associations humanitaires comme SOS Méditerranée qui se démènent pour sauver des vies.

 Photographie de l’Aquarius dans le port de CuxHaven, en Allemagne Ra Boe / Wikipedia https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Aquarius_(alt_Meerkatze)_(Ship)_04_by-RaBoe_2012.jpg

Photographie de l’Aquarius dans le port de Cuxhaven, en Allemagne
Ra Boe / Wikipedia
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Aquarius_(alt_Meerkatze)_(Ship)_04_by-RaBoe_2012.jpg

Cette solidarité est nécessaire

Au cours de l’année 2017, il y a eu près de 3150 décès recensés en mer Méditerranée. L’espace maritime qui sépare la Libye et l’Italie est la route migratoire la plus mortelle au monde. L’action des associations humanitaires tel que SOS Méditerranée ont permis de secourir plus de 15000 personnes.

Le nombre de migrants augmente sans cesse à cause des guerres ou autre situation dangereuse, notamment en Libye.

Pour les états, la priorité est la protection des frontières et la gestion des flux migratoires donc le sauvetage des migrants passe au deuxième plan. C’est pour cela que l’Aquarius écume la mer afin d’aider des individus qui ne reçoivent d’assistance de personne. Cette situation dure depuis novembre 2014, lorsque la marine italienne a laissé tomber l’opération de secours Mare Nostrum.

L’Union Européenne est sans cesse interpellé pour mettre en place un dispositif de sauvetage en Méditerranée afin de gérer efficacement l’afflux de bateaux de migrants en détresse.

L’Europe

Les actions en Europe

Depuis 2013, l’Union Européenne en plus de la Suisse, l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein ont signé le règlement de Dublin. Ce traité délègue la responsabilité de l’examen de la demande d’asile d’un réfugié au premier pays qui l’a accueilli. Cependant ce règlement est remis en cause à cause des inégalités qu’il provoque depuis la crise migratoire de 2015 qui a été mal gérée par les états européens. Des pays comme la France n’ont pas accueilli le quota de migrants prévu, ce qui accentue la colère d’autres états sollicités tel que l’Italie ou la Grèce. Le problème est que même avec un accord convenable sur l’asile fourni aux migrants, ceux-ci ne cesseront pas d’affluer. Le mini-sommet de Bruxelles le 24 juin a mis la lumière sur des solutions qui pourraient permettre de gérer l’afflux de migrants dans le respect des droits de l’Homme et de l’individu.

Les états doivent mettre de côtés les aspects politiques et économiques liés à ce sujet pour agir comme les associations tel que SOS Méditerranée qui œuvrent pour sauver des vies. Ce que les états font, à savoir mettre en accusations pour trafic d’êtres humains les navires qui sauvent des vies humaines, décourage les associations humanitaires. On ne peut se permettre de sanctionner des personnes qui portent assistance à ceux qui en ont besoin. L’assistance à personne en danger n’est pas un crime, c’est le devoir de chacun, quel que soient les conséquences politiques qui en découlent.

Ce qu’il faudrait mettre en place

Ce qui a été dégagé du sommet de Bruxelles ne doit pas être pris à la légère. Il est primordial de s’occuper des migrants qui risquent leurs vies pour atteindre les frontières européennes. Ce qui serait utile c’est la création de centres de protection internationaux dans les pays concernés par l’afflux de migrants. Le sommet a aussi laissé entendre qu’il serait intéressant d’aider financièrement les pays d’Afrique concernés par cette immigration illégale.

Le premier ministre belge, Charles Michel, a évoqué la création de plateforme de débarquement des migrants secourus en dehors de l’Union Européenne et des centres d’accueil des migrants en transit. Cela permettrait de différencier les migrants qui en sont venus là à cause de problèmes économiques de ceux qui sont là à cause de problèmes politique tel que les guerres.

Les états doivent mettre au point le règlement de Dublin qui est au point mort et qui n’est pas égalitaire entre les pays d’Europe du Nord et ceux du Sud. Mais pour cela il doit y avoir une implication de tous les états et un désengagement d’intérêts politiques ou économiques.

Conclusion

Malgré les meilleures intentions d’associations humanitaires ou de personnes qui viennent simplement porter assistance aux migrants qui risquent leurs vies, l’incapacité de l’Europe à mettre en place des dispositifs permettant l’accueil et le transit de ces migrants réduit à néant les efforts humains de ces sauveteurs qui vont même jusqu’à être poursuivi pour trafic d’être humain alors qu’ils accomplissent le devoir de chaque individu en assistant une personne en danger.

Bibliographie

Gellot, Nicole. Sauvetages en Méditerranée : les atermoiements de l’Europe.Âge de faire (L’) (N°134) [Périodique]. 01-10-2018. p. 14.

Le Monde.Sommet sur les migrants à Bruxelles : des dirigeants européens « satisfaits » mais sans conclusion commune. Le Monde [en ligne], 24 juin 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/24/crise-des-migrants-macron-et-merkel-prets-a-reduire-leurs-exigences_5320478_3214.html

Malibeaux, Sophie,Ayad, Christophe,Joly, Françoise.Le président de SOS-Méditerranée : « Notre seule exigence, c’est l’humanité et la dignité ».Le Monde [en ligne],25 juin 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/25/le-president-de-sos-mediterranee-notre-seule-exigence-c-est-l-humanite-et-la-dignite_5321104_3214.html?xtmc=migrants_europe_politique_d_immigration&xtcr=71

Miron, Alina. Migrants : « Il existe une politique de criminalisation des sauvetages en mer ». Le Monde [en ligne], 24 novembre 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/11/24/migrants-il-existe-une-politique-de-criminalisation-des-sauvetages-en-mer_5387914_3232.html?xtmc=migrants&xtcr=1

Miron, Alina,Trevisanut, Seline,Taxil, Bérangère,Gattini, Andrea. « Aquarius » : « Le droit européen prévoit une obligation de coopération loyale dans l’organisation du sauvetage en mer, mais aussi du débarquement ». Le Monde [en ligne], 15 juin 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/06/15/aquarius-le-droit-europeen-prevoit-une-obligation-de-cooperation-loyale-dans-l-organisation-du-sauvetage-en-mer-mais-aussi-du-debarquement_5315874_3232.html?xtmc=migrants&xtcr=2

Pascual, Julia. « Notre défi, c’est que les demandes d’asile soient traitées de la même façon en Europe ». Le Monde [en ligne], 18 octobre 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/10/18/notre-defi-c-est-que-les-demandes-d-asile-soient-traitees-de-la-meme-facon-en-europe_5371396_3214.html?xtmc=migrants_europe&xtcr=5

Pécoud, Antoine. Des bateaux pour les migrants. Sciences humaines [en ligne]. Décembre 2017. Disponible sur https://www.scienceshumaines.com/des-bateaux-pour-les-migrants_fr_38919.html

SOS Méditerranée. Rapport d’activité 2017. 2017. Disponible sur http://www.sosmediterranee.fr/medias/sosmedrapportactivites.pdf

Stroobants, Jean-Pierre. Sur l’immigration, le grand désaccord entre les Européens s’approfondit.Le Monde [en ligne],06 juin 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/06/sur-l-immigration-le-grand-desaccord-entre-les-europeens-s-approfondit_5310216_3214.html?xtmc=migrants_europe_politique_d_immigration&xtcr=83

Vinet, Caroline. Immigration : comprendre le règlement de Dublin en 3 questions. Le Monde [en ligne], 07 juin 2018. Disponible sur https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/07/comprendre-le-reglement-dublin-en-3-questions_5311223_3214.html

SALOMON Etienne, ROUSSÉ Adrien

Les ONG et leur illusion de solidarité

Nous avons déjà tous entendu parler des ONG, ne serait-ce que par le biais d’une publicité télévisée où on nous montre un enfant Africain mourant de faim, ou dans la rue lors d’un démarchage pour nous faire devenir donateur. Les ONG sont partout et connaissent un véritable boom depuis plusieurs années. Ce terme voit le jour en 1945 avec la création de l’Organisation des Nations Unies. Elles désignent des organisations qui ont pour vocation l’aide et les affaires internationales et qui sont indépendantes des Etats et des gouvernements, c’est pour cela qu’on les appelle organisations non-gouvernementales. Elles agissent partout dans le monde, nous nous intéresserons cependant seulement à celles qui œuvrent en Afrique.
Bien souvent leurs actions sont louées et nous accordons beaucoup d’estime à ces personnes qui dédient leur vie à la solidarité. Néanmoins nous pouvons nous demander si ce mérite est justifié et si leurs actions ne sont que bénéfiques pour les populations locales. C’est pourquoi nous allons nous demander dans quelle mesure l’aide apportée par les ONG en Afrique peut être contestée.
Tout d’abord nous verrons que les enjeux et objectifs des ONG ont évolué depuis leur création et ensuite les conséquences que cela apporte au développement des pays d’Afrique.

La mutation des ONG

La plupart des ONG sont nées de l’idée de changer les choses, d’améliorer le monde dans lequel on vit, de lutter contre les inégalités, … Seulement elles se sont retrouvées confronté à un problème de taille : où trouver les fonds nécessaires ? Les dons sont une chose, et ils sont importants, mais ils ne peuvent malheureusement pas couvrir à eux seuls les coûts d’une mission, d’un projet… Les ONG se sont donc retrouvées obligé, au fil du temps, à devoir faire des partenariats avec de grandes multinationales : Nike, McDonald’s, Apple, et bien d’autres. Ces grandes marques n’apportent pas de contribution gratuitement, elles ont besoin de retour. Petit à petit, les ONG ont subi beaucoup de pressions pour arriver à des résultats à court terme, la condition pour pouvoir encore lever des fonds pour leur projet. C’est comme cela, qu’au fil du temps, le capitalisme s’est emparé des ONG. Nées pour faire le bien et lutter contre ce système, elles sont devenues des clés pour les plus grandes multinationales. Ceci s’inscrit dans le climat politique actuel : pour faire simple, les ONG sont la Gauche. Elles cherchent à lutter contre la pauvreté et les disparités économiques, elles cherchent à éliminer les conséquences du capitalisme. Les grandes multinationales sont la base du capitalisme, elles sont la Droite. Or la gauche est de plus en plus vulnérable et la droite à trouver le moyen de réduire au silence son rival : elle l’achète de la même façon que les grandes marques ont « acheté » les ONG. En faisant cela, elles ont maintenant le pouvoir sur elles et sont les dirigeants de ces opérations. Désormais, les ONG cherchent simplement à masquer les conséquences flagrantes et néfastes du capitalisme, alors qu’elles souhaitaient au départ les éliminer.
Désormais, le capitalisme ne tient pas seulement les rênes des ONG mais a modifié leur structure et leur organisation. A la tête de ces organisations « à but non-lucratif » se trouvent en général des personnes à la carrière lucrative, qui veulent gravir les échelons et accumuler du capital.
Au début des années 2000, par exemple, le salaire des cadres supérieurs dépassaient en général les 4500€ par mois. Ce n’est, dans l’absolu, pas un chiffre exorbitant. Cependant, peut-on vraiment clamer que l’on travaille dans l’humanitaire, pour la solidarité, le don et la répartition équitable des richesses ? Un représentant d’ONG gagne 3 à 4 fois plus que le donateur moyen, comment peuvent-ils se permettre alors de nous demander d’augmenter encore nos dons, avec comme justificatif une photo d’un enfant Noir mourant de faim ?

Les ONG ont connu un grand virage, , elles se sont détournées de leurs objectifs initiaux et accentuent le système contre lequel elles se battaient auparavant. A présent, les ONG se servent de la souffrance d’autrui pour développer et augmenter leur part de marché et créer de la plus-value. Un exemple manifeste : les budgets de promotion d’une mission chez la plupart des ONG peut parfois équivaloir le PNB (produit national brut) d’un petit pays.

On retrouve aujourd’hui tout du fonctionnement des grandes entreprises au sein des ONG. Leurs méthodes de démarchage sont ce que l’on peut qualifier de méthodes d’extorsion. Elles font maintenant appel aux sciences comportementales pour connaître les moyens de nous inciter à donner plus. Des équipes de chercheurs se demandent « comment générer la générosité » pour que les gens soient plus enclins aux dons. Il y a d’une part des petites choses au quotidien, des choses auxquelles nous ne prêtons guère attention. Il y a aussi, et surtout, leurs méthodes de démarchage qui sont dignes de démarchage commercial. Dans la rue lorsqu’on vous interpelle pour devenir donateur auprès d’une association, avez-vous vraiment l’impression d’avoir le choix ? Quand nous nous permettons de dire que nous ne sommes pas intéressés, on vient nous culpabiliser parce que nous vivons dans « un pays riche » alors que ces « pauvres enfants n’ont rien eux » et bien sûr, pour appuyer leur discours ils ont quelques photos de « ce qu’est la vraie misère ». On retrouve vraiment ici ce qui a été évoqué plus haut : se servir des souffrances des autres pour parvenir à ses fins, à savoir augmenter son capital.
Par ailleurs, ces personnes qui viennent démarcher, ne sont pas nécessairement des membres (bénévoles ou salariés) de l’ONG pour laquelle ils nous incitent à faire des dons. Ce sont des entreprises prestataires qui envoient leurs employés et selon une étude, il faudrait 9 mois pour que nos dons cessent de payer l’entreprise de démarchage et puissent vraiment servir sur le terrain.

Un dernier point important mettant en avant la place du capitalisme dans le fonctionnement des ONG : les critères d’ouverture et de fermeture des missions. Afin de décider où intervenir, dans quel pays, à quel moment et pour quel motif, ce n’est ni l’urgence de la situation ni la gravité du contexte qui est pris en compte, c’est tout simplement la rentabilité de la mission. Ce sont les riches et les médias qui décident où est « l’urgence » à traiter selon leur propre intérêt économique. Les « riches » sont tous les bailleurs de fonds qui attendent un retour sur leur argent et qui n’ont qu’un critère : le bénéfice que la mission va créer.
L’engagement dans une mission est d’autant plus sélectif qu’il tient aussi compte des préférences politiques qui orientent le choix et le financement des missions. Les ONG se définissent comme politiquement neutres mais il n’en est rien et nous allons voir que leur implication est néfaste au bon fonctionnement des pays d’Afrique.

Les véritables conséquences des actions des ONG sur le continent Africain

Les Etats membre des Nations Unies établissent régulièrement des « programmes des Nations unies pour le développement » qui visent à fixer des objectifs pour « aider les pays Africain à se développer ». Ces programmes, non-adaptés et présentant des objectifs inatteignables, ont comme réel dessein de faire perdurer l’image d’une Afrique pauvre et mourante ; d’une part car, comme nous l’avons précédemment, les ONG représentent des enjeux économiques importants et d’autre part car ces nations, à travers ces programmes, incarnent une force dominatrice. Ils font perdurer l’idée obsolète et infondée que « l’Homme Noir ne peut se débrouiller sans l’aide de l’Homme Blanc ».

Une Afrique pauvre ?

On nous donne sans cesse l’image d’une Afrique terrible qui n’est le lieu que de misère et de pauvreté, seulement cette idée, véhiculée par les grandes nations et les ONG, est totalement faussée. Depuis la fin du XXème siècle, la pauvreté n’a pas cessé de reculer. On pense souvent qu’en Afrique subsaharienne on ne trouve que des petits villages où il faut parcourir des kilomètres pour avoir accès à de l’eau potable mais la réalité est tout autre dans de nombreuses villes des pays d’Afrique. On retrouve beaucoup de villes très « occidentales » avec des grands centres commerciaux, des boutiques haut-de-gamme, etc.

https://www.flickr.com/photos/kartaba/24327071687/in/photostream/

Paul Saad – Johannesburg From Carlton Centre https://www.flickr.com/photos/kartaba/24327071687/in/photostream/ (Vue sur Johannesburg, la plus grande ville d’Afrique du Sud)

On crée une image d’Afrique mourante, on crée la misère et on attire ainsi la pitié et l’empathie. Cette façon de créer des victimes pathologiques et dépendantes (« encore un Soudanais mutilé, encore un Ethiopien qui meurt de faim, … ») renforcent les stéréotypes racistes et dramatise la situation de l’Afrique. On n’entend jamais de bonnes nouvelles car si on en entendait, les ONG perdraient leur nécessité et les dons s’essouffleraient, plongeant alors l’économie que représente l’humanitaire.

Pire encore, les ONG ne font pas que dramatiser l’état de l’Afrique, non, elles sont aussi un frein à son développement. Sylvie Brunel, ancienne présidente d’Action Contre la Faim, explique que face à la malnutrition et la mortalité infantile, l’association avait créé des biscuits nutritionnels permettant de pallier à ce problème. Or il s’est avéré que ces produits étaient très souvent mal tolérés, cela n’a pas empêché ACF de les distribuer. De ce fait, leur action et leur présence étaient toujours nécessaires car la malnutrition n’a pas pu être réglée dans sa totalité.
De manière plus générale, les ONG maintiennent la pauvreté et les inégalités à l’échelle mondiale.
Cette volonté des ONG de freiner les pays d’Afrique dans leur développement constitue aussi une arme de domination impérialiste

Le néocolonialisme

Les ONG peuvent être perçues comme un soutien précieux mais malheureusement elles sont également très souvent perçues comme une force de domination culturelle. Elles incarnent un certain paternalisme, souhaitant rappeler une fois de plus la soi-disant nécessité de l’Homme Blanc sur le continent Africain. Cette domination s’exprime à travers les OMD (objectifs du millénaire pour le développement, ce sont les programmes fixés par l’ONU) qui font croire que les « occidentaux des pays riches » ont les solutions et vont pouvoir aider « les pauvres Africains » à régler leur problème. Ce faisant, ils leur imposent des modes de fonctionnement qui leur sont propres et qui sont inadaptés à leur mode de vie. Inéluctablement ils n’arrivent pas à respecter et donc se développer correctement. De ce fait, ils « nécessitent » encore l’aide des occidentaux. Il est aisé de comprendre à quel point la prétendue aide apportée par les pays tels que la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, sont la principale raison de la difficulté pour ces pays à se développer.
On retrouve une certaine forme de domination à l’échelle individuelle : les occidentaux qui cherchent à réaliser un « voyage qui a du sens » ou à vouloir prendre part aux ONG pour réaliser des voyages humanitaires. Ceci ne relève non pas de la solidarité mais de l’arrogance et l’égocentrisme. C’est ce que Teju Cole définit comme « Le complexe du sauveur Blanc ».
Cette emprise réalisée par les occidentaux, notamment à grande échelle par les ONG et les gouvernements, est simplement une forme nouvelle de colonialisme. Elle s’exprime également par une méthode qui rappelle l’époque colonialiste : le pillage. Les grandes puissances ne le seraient pas sans celui-ci. Jacques Chirac l’a d’ailleurs déjà souligné par le passé :

« Il nous faut être honnête et reconnaitre qu’une grande partie de l’argent de nos banques est précisément issue de l’exploitation du continent Africain […] Sans l’Afrique, la France serait reléguée au rang de puissance du tiers-monde. ».

 Ceci est vrai aujourd’hui encore. Les ONG et les gouvernements pillent le continent Africain qui contient les ressources naturelles rares.
Les gouvernements viennent voler l’or et les diamants et les ONG arrivent pour leur donner des biscuits… Ce genre de contradiction se retrouve à travers de nombreux exemples. La société Areva (multinationale française pour le nucléaire) extrait et pille les ressources d’Uranium présentes dans le pays, privant ainsi toutes les populations de cette source d’énergie. Elle crée ensuite en parallèle une association pour « pallier le manque d’éducation et de culture » en construisant des écoles au Niger : « c’est le remède qui aggrave le mal ». Arundhati Roy souligne également cette hypocrisie à travers un autre exemple : « Rien n’illustre cela de manière plus poignante que les Etats-Unis s’apprêtant à envahir un pays et préparant simultanément les ONG à s’y rendre pour nettoyer les dégâts.»
En outre ces aspects qui montrent que les ONG font volontairement du mal aux pays d’Afrique dans leur propre intérêt, il existe d’autres conséquences néfastes qui se font bien souvent à leur insu.

L’impuissance face à des contextes inconnus

Les ONG agissent bien souvent dans des contextes géopolitiques très tendus : des cas de guerre, de dictature, etc. Elles créent alors sur place des camps de secours qui sont des camps d’aide à la population persécutée. Premier fait important : cette population n’est pas toujours démunie face à ces crises. Généralement ce sont des citoyens qui s’affirment politiquement et n’ont pas nécessairement besoin qu’on leur vienne en aide. Les ONG se retrouvent alors au cœur des conflits et ont, sans le vouloir, choisi leur camp.
L’aide apportée par les ONG est aussi souvent utilisée comme ressource et permet d’alimenter les conflits. De plus, ces camps de secours prennent généralement place pendant les périodes de pénurie ou d’enclavement, les ONG subissent alors les mêmes formes de prédation que les civils et les populations locales. L’aide se fait souvent détournée par les différentes forces armées et malheureusement les systèmes de contrôle de détournement sont généralement eux-mêmes corrompus et agissent au coude-à-coude avec les réseaux politico-militaires.
Ces camps de secours contribuent à la pérennité des conflits car ils constituent une véritable ressource économique et servent même parfois de base de mobilisation politique ou encore de recrutement de combattants. Rony Brauman (fondateur et ancien président de Médecins Sans Frontière) raconte un de ces cas, dans les années 80 en Ethiopie qui traversait une grave crise de la famine. Peu de temps après l’installation des camps de secours, il s’est rendu compte que l’Etat Ethiopien organisait un déplacement de population forcé et se servait de l’aide humanitaire pour parvenir à ses fins.
Les membres de MSF ne se doutaient pas que la situation allait prendre cette tournure et heureusement que R. Brauman s’en est rendu compte. On comprend bien à travers cet exemple, que malgré leurs attentions louables, les ONG sont totalement impuissantes quand elles se retrouvent dans des contextes méconnus. Comme dit l’adage « l’Enfer est pavé des bonnes attentions » ce qui fût le cas de MSF qui aurait pu devenir le principal allié d’une crise de masse sans s’en rendre compte.

Pour conclure

Les ONG agissent de moins en moins en faveur de la solidarité : en plus d’être ancré dans un système capitaliste qui va à l’encontre des combats initiaux des ONG, ces dernières sont sous le joug des gouvernements qui nuisent gravement au développement des pays d’Afrique. Etant des acteurs économiques majeurs, leurs actions sont primordiales à l’économie occidentale, de ce fait les médias et les ONG elles-mêmes créent de la souffrance et du « pathos ».
Evidemment les bénévoles, les donateurs et la plupart des salariés ne sont pas au fait de tous ces problèmes et bien sûr certains pays d’Afrique connaissent encore de véritables crises et souffrent réellement. Cependant il existe toujours des formes d’associations locales qui agissent en faveur de la solidarité et il serait sûrement préférable de les laisser agir car ces personnes savent mieux comment gérer les crises de leur pays que nous, étrangers. Tout n’est pas noir dans le monde des ONG mais il faudrait laisser un peu plus de liberté à ces pays afin qu’ils se développent à leur façon et à leur rythme.

BERNARD Charlène
BRULEY Romane

 

Bibliographie

Jeunesse et quartiers populaires

     Depuis le début des années 1980, «la question des banlieues » est au cœur de l’actualité. D’avantage touchés par les inégalités et le chômage, les jeunes des quartiers sont considérés par les institutions et les politiques comme une véritable fracture sociale. Ainsi l’incivilité et la délinquance des jeunes remet en cause les sociabilités les plus élémentaires.
On peut alors se demander en quoi les jeunes des « quartiers » ont une identité et une culture spécifiques par rapport aux autres jeunes.
Après avoir défini le terme de « jeunes des cités », nous nous pencherons sur la dimension essentielle de leur identité entre sentiment d’appartenance et clivage masculin et féminin. Puis nous nous intéresserons à la culture des banlieues.

Au coeur de la banlieue, image disponible sur https://www.youtube.com/watch?v=l1kHqIFsLVA

« Jeunes des cités », une dénomination complexe

Pour une majorité de Français, la représentation de la conception ordinaire du  « jeune de banlieue » reste floue. La vision réductrice des quartiers populaires comme étant des zones d’insécurité, de délinquance, de trafic de drogue stigmatise une jeunesse peu diplômée, fragilisée par le chômage et les contrats précaires …

En effet, cette désignation ne correspond pas à un groupe d’individus parfaitement déterminé. Bien que la représentation populaire et médiatique du « jeune de banlieue » soit relativement négative, il est difficile de réaliser une catégorisation. La jeunesse des quartiers populaires est fréquemment confondue avec des groupes de jeunes en extrême difficulté et en rupture avec la société, qui ne représentent pourtant qu’une minorité. Tous les quartiers populaires se sont pas nécessairement en difficulté et toutes les banlieues ne sont pas populaires.

« La cité, une dimension essentielle de leur identité, entre sentiment d’appartenance et d’attachement »  

Le quartier a beau être un lieu de stigmatisation et de ségrégation, il donne lieu aussi à un très vif sentiment d’attachement. Le quartier représente une communauté soudée formant un refuge protecteur contre le monde extérieur. Pour les jeunes, il représente leur racine, leur histoire, leur expérience. « Ici on se connait tous, on n’est jamais tout seul. Quand je serai plus vieille, j’espère bien rester dans mon quartier. C’est là où je me sens le mieux, même si je sais qu’on a mauvaise réputation » Arwen, 14ans, Journal Le Parisien. Cet attachement particulier témoigne d’une grande sociabilité, spécifique des adolescents des cités. Il est décrit comme un lieu unique dominé par la solidarité et la protection. En effet d’après le sociologue Serge Pagaum, ce quartier, même stigmatisé les protège. C’est un refuge où le lien social est très fort. Aussi les adolescents transforment l’espace public de leur cité en un véritable espace privé. Le quartier constitue donc un point d’ancrage à leur identité : figure de protection mais aussi d’enfermement.

Le Tag au sein de la culture urbaine, image disponible surhttps://pxhere.com/fr/photo/1409055

Le Tag au sein de la culture urbaine, image disponible surhttps://pxhere.com/fr/photo/1409055

 

« Un clivage masculin/féminin »

Au sein des banlieues, les filles et les garçons n’occupent pas la même place. Le statut des jeunes filles dans les quartiers est donc problématique. Elles subissent en effet les violences sexistes, les agressions verbales voire mêmes physiques. Le quartier prônant un territoire de protection et d’assurance, les garçons manifestent publiquement et ouvertement leur masculinité renforçant ce clivage masculin/féminin.  Cette séparation des espaces et des sexes constitue un enjeu de pouvoir. Les filles à l’image « non irréprochable », qui ne collent pas « aux normes » imposées par les garçons subissent une violence quotidienne et injures verbales.

« Jeunesse et culture urbaine »

     La vie dans les cités est rythmée par la présence de diverses formes culturelles. La culture Hip- Hop est née à New-York aux Etats Unis dans un contexte socio-économique précaire ciblant les populations Afro et Latino-Américaines. L’art en musique était la solution pacifique pour faire passer des messages politiques. Aujourd’hui dans les banlieues, il est à l’origine d’un véritable mouvement culturel. Le hip-hop devient, dans l’imaginaire collectif, le porte-parole d’une culture des banlieues, le mode d’expression des quartiers pauvres, bien que diffusé à l’échelle de la société. Le rap, en particulier, est un vecteur identitaire par sa dimension contestataire qui trouve son origine dans la colère et le sentiment de discrimination.

Ademo et N.O.S, les deux frères rappeurs constituant le groupe PNL, image disponible surhttps://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2b/Pnl_wikipedia.png

Ademo et N.O.S, les deux frères rappeurs constituant le groupe PNL image disponible sur https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2b/Pnl_wikipedia.png

 

 

Le monde de la cité tel que le décrit Thomas Sauvadet, sociologue pourrait être vu tantôt comme une « jungle » – marquée par la désorganisation sociale, le chômage, la précarité, la déstructuration familiale –, tantôt comme un « village » – avec ses réseaux d’alliance, de solidarité et sa culture –, tantôt comme un business où règnent les lois d’un capitalisme sauvage et brutal, où l’on ne se fait aucun cadeau.

Par Lanfumey Anaïs et Tirole Bérénice

Bibliographie : 

Aquatias, Sylvain. Jeunes de banlieue, entre communauté et société [en ligne]. Publications de la Sorbonne, 15 octobre 1997, mise à jour le 15 janvier 2003 [date de consultation 05 janvier 2018]. Disponible sur  http://journals.openedition.org/socio-anthropologie/34#bibliography

Avenel, Cyprien. Les adolescents et leur cité, dans les « quartiers ». Enfances & Psy [en ligne], avril 2006, n°33 [consulté le 3 octobre 2017]. Disponible sur  https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2006-4-page-124.htms.

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Dans quelle mesure la société Française actuelle avantage-t-elle économiquement et culturellement la jeunesse par rapport au reste de la population ?

La jeunesse est une phase de transition importante au cours de laquelle on n’est pas encore indépendant financièrement. Et pourtant, face aux nombreuses choses à découvrir, des moyens sont nécessaire pour permettre d’assouvir des besoins en connaissances qui apporteront une plus-value au moment de s’intégrer dans la vie active.


Des avantages économiques pour l’accès à la culture 

Erasmus et Erasmus + (Erasmus permet des destinations faisant parties de l’Europe et Erasmus + des destinations hors-Europe) permettent l’organisation administrative, un suivi pédagogique, ainsi qu’une partie du financement d’étude(s) à l’étranger avec des bourses d’études qui permettent de couvrir des frais liés à la mobilité. D’autres organismes comme la SNCF proposent des avantages pour les jeunes. Par exemple la « carte jeune SNCF » qui permet des réductions sur toute la France et l’Europe sous conditions d’avoir entre 12 et 27 ans. Cette offre permet aux jeunes de partir en réduisant leur coût de transport et facilite donc les études à l’étranger ou encore simplement la découverte de notre pays.

Hors Europe :

Le Québec qui est une destination très en vogue en ce moment puisqu’il accueil 7000 étudiants Français sur 30000 d’autres pays chaque année. Il présente des avantages de formation linguistique car il est à la fois anglophone et francophone. Malgré tous ces avantages, il n’est pas plus coûteux d’étudier là-bas que dans d’autres pays d’Amérique du nord, au contraire. C’est grâce aux accords passés entre la France et le Québec que les conditions financières y sont les même pour les Français que le Québécois. Permettant ainsi à un plus grand nombre de profiter de cette opportunité.

En Europe :

Une fois sur place, la « communauté Erasmus » permet une cohésion entre ses membres ce qui facilite l’intégration dans le pays et rassure sur le fait de ne pas être seul(e). Mais que faire dans le pays d’accueil ? La « carte jeune européenne » offre une multitude de réductions sur le sport, transports, loisirs et culture avec plus de 60000 avantages, et ce dans les 37 pays européens partenaires pour 10 euros à l’année. Ce qui permet donc la visites de musées, de parc d’attractions, d’adhésion à une licence sportive pour vivre pleinement son expérience d’étude à l’étranger, et à moindre coût. Plus de renseignement sur http://www.cartejeunes.fr/

Les voyages d’études dans un pays étranger apportent un bagage à la fois linguistique et culturel, qui représentent un atout majeur tant dans la construction personnelle que dans l’approche professionnelle au travers de l’ouverture qu’ils induisent. Ces voyages sont rendus possibles par les différents avantages mis en place pour les jeunes.


L’impact de la culture sur l’économie

La culture est, comme nous l’avons montré dans le précédent paragraphe, un secteur stratégique pour le développement économique, qu’il soit personnel ou collectif.

La culture induit un impact positif sur l’économie du pays ou d’un territoire donné, telles que les régions par exemple. En effet la culture représente 3,2% du PIB et 640000 emplois. Cela peut s’expliquer par la diversité de cultures qu’ont nos régions en France. De par leur identité culturelle, elles peuvent créer des événements qui leur sont propres tels que des festivals. 1 euro d’inverti lors d’un festival par exemple rapporte entre 4 et 7 euros. Chaque région à sa spécialité culturelle, ce qui offre une multitude de possibilités. Malgré l’évolution du secteur numérique, les spectacles et autres mouvements/lieux culturels dégagent une émotion et sont basés sur le partage et n’ont donc pas à craindre de s’éteindre.

Plus de renseignement dans cette vidéo :

https://dai.ly/x19gaue

http://www.culturecommunication.gouv.fr/Documentation/Rapports/L-apport-de-la-culture-a-l-economie-en-France

La culture, qui présente un panel de 640000 postes en implique en réalité beaucoup plus car elle présente une multitude de pratiques telles que le sport par exemple. En effet, la culture sportive apporte des valeurs telles que le goût de l’effort, le respect de l’autre et le notion d’équipe appréciées dans le monde du travail. Le programme « Déclics sportifs » mis en place par l’Apels (Agence pour l’éducation par le sport), partenaire de ce projet, est de faire valoir le sport comme un diplôme à des jeunes de quartiers populaires. La banque LCL les prend en charge en les formant pour les embaucher ensuite. L’objectif est d’arriver à intégrer 1000 jeunes par an dans ce programme pour donner une nouvelle dynamique dans les quartiers.

Le sport devient alors un outil d’insertion et d’éducation qui peut contribuer au développement de l’économie. Le sport apporte des qualités reconnues dans le monde du travail qui permet l’accès à une formation et un travail. Il apporte donc un retour à l’économie. Ce cycle rejoint le cycle de l’investissement expliqué avec la vidéo où l’on investit dans un festival une somme donnée et on en récupère 4 à 7 fois plus grâce au secteur de la culture.


Les limites de ce système de pensée

Les notions que nous venons d’évoquer, ne sont possibles que s’il n’y a pas de source d’inégalité pour endommager cet équilibre. Les différences peuvent être source d’inégalité, lors de la catégorisation des familles selon leur types de revenu (catégories socio-professionnelles). Pour illustrer cela nous pouvons prendre l’exemple des colonies de vacances qui apportaient beaucoup à la culture de ceux qui y participaient. Elles étaient créées pour être accessibles au plus grand nombre. Aujourd’hui les colonies de vacances ne sont plus suffisamment généralistes et ne s’adressent donc pas à la même population. Elles ont généralement à thème et sont de plus en plus luxueuses. Les conséquences sont telles qu’il y a 4 fois moins de départ en colo. De la même manière, l’école Française amplifie les inégalités sociales et les politiques d’éducation prioritaires n’ont qu’un piètre succès d’après l’OCDE. Ce sont donc les mêmes personnes qui sont victimes de ces inégalités, les personnes aux plus faibles revenus et/ou vivant dans les quartiers populaires.

Ces inégalités vont plus loin puisque nous retrouvons un fort taux de chômage dans les quartiers défavorisés, 38% contre 22% au niveau national pour les moins de 25 ans. Ces taux sont en hausse s’ajoutent aux prix des logement qui ont été multipliés par 3 et à une quasi-stagnation des salaires des jeunes depuis 30 ans. Les jeunes ont donc du mal à s’intégrer dans le monde du travail.

Ces problèmes trouvent tout de même quelques solutions, comme l’ajout de 60000 nouveaux postes dans les classes primaires et l’accès précoce à la scolarisation dans les quartiers défavorisés, la participation aux scouts de France pour avoir accès à la mixité sociale et à une forme de culture qui se rapproche de celle enseignée durant les colonies de vacances. Ou encore le cabinet de recrutement à but non lucratif « Mozaik RH » qui vise à l’insertion des jeunes et les aide à surmonter les discrimination aux quelles ils font face, en ne les « vendant » que grâce à leurs compétences.


Pour conclure…

Lorsque la majorité des gens ont accès à la culture et aux mêmes avantages économique, un équilibre se crée pour mettre en relation l’apport économique et culturel. Le cycle d’investissement de l’économie pour la culture a des retombées économiques positives personnelles et/ou pour le pays. A l’échelle du pays ces retombées ont un impact sur la création de nouveaux postes de travail. La France pour croître à donc beaucoup de facteurs qu’elle doit garder en équilibre pour réussir à préserver cet équilibre. Néanmoins, il reste encore à la France des efforts à faire pour lutter contre les inégalités qui persistes.


CUNY Lorraine


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