La mobilité des jeunes français : Le programme Erasmus

  • De nos jours de plus en plus de jeunes sont tentés de faire leurs études à l’étranger c’est pourquoi d’après le thème socioculturel qui nous a été proposé « partir-venir, voyage, mobilité, migration » nous estimons intéressant de travailler sur le sujet suivant : comment les étudiants français du programme Erasmus vivent-ils leur mobilité ? Erasmus ( European Region Action Sheme for the Mobility of University Students) signifie « Programme d’Action Européen pour la Mobilité des Etudiants ». C’est un programme d’échange européen qui permet aux jeunes (presque autant de filles que de garçons) inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur de partir dans l’un des pays de l’union européenne et d’obtenir la pleine reconnaissance des enseignements suivis à l’étranger grâce au système ECTS. Dix documents guiderons notre réflexion : un article du guide de l’ONISEP, deux documents tirés du site de l’Europe Education, deux documents tirés d’une thèse de Magalie Ballatore, un graphique de l’OVE, un article du site de l’union européenne, une image de Kevin Poireault, une étude statistique de Guylaine Chouissa et pour finir une interview que nous avons réalisée auprès de deux étudiants ; L.Pillot et B. Berroubache.Nous avons dégagé trois aspects de ce sujet qui sont les freins à la mobilité étudiante, la satisfaction et la motivation des étudiants ainsi que leurs expériences post-Erasmus.

 

  •   Des freins à la mobilité étudiante

 

http://www.europe-education-formation.fr/docs/mobilite-Erasmus-CIEP.pdf

Source : OVE (2010), Eurostudent, 2011

 

  • L’un des obstacles majeur à la mobilité étudiante est sans aucun doute l’aspect financier, d’après une étude de l’Europe Education 57% des étudiants affirment que le voyage est trop onéreux de plus, selon l’OVE, 46,6% d’étudiants ne peuvent financer leur séjour. Pourtant des bourses sont accordées aux étudiants mais sont, selon 55% d’entre eux, trop faibles pour couvrir tous les frais engendrés lors du séjour. En effet les bourses ne couvrent que 50% des dépenses et malgré le succès croissant du programme, le nombre de bénéficiaires a doublé en 10 ans d’après l’étude de G.Chouissa, le budget total alloué à la mobilité est réduit de 3 millions d’euros. La situation diverge selon le pays et le lieu de résidence de l’étudiant mais la plupart des étudiants ont recours à des financements familiaux.
  • Mais d’autres aspects posent également problème, en effet une part importante d’étudiants n’obtient pas la pleine reconnaissance des notes obtenues à l’étranger et l’octroi d’ ECTS n’ est pas toujours respecté. D’autre part certains étudiants n’osent pas partir parce qu’ils doutent de leurs compétences linguistiques, il s’agit de 20 % des étudiants selon l’étude de l’OVE, d’autres, 26 % des jeunes, estiment être mal informés. La qualité de l’accueil dans le pays receveur est également un point à améliorer ; «Au niveau de la fac en Espagne : mauvais accueil, mauvaise organisation.» affirme L.Pillot. Enfin certains étudiants ne partent pas parce qu’il n’y ont pas pensé ou n’en voyaient pas l’intérêt ( 20%) ou encore que leurs études ne leur permettaient pas de partir.

Ces obstacles ne semblent cependant pas conduire à une diminution du taux de participation au niveau national puisqu’elle offre de nombreux avantages

 

  •  Satisfaction et motivation des étudiants

 

Dans une société de plus en plus mobile, le jeune dont l’objectif principal est de se construire, se promouvoir et réussir se vie utilise la mobilité comme outil d’orientation pour s’adapter à tout type d’environnement. L’aspiration des jeunes et l’opportunité qu’offre le séjour explique le succès croissant du programme. Mais une source d’attractivité du programme est aussi l’aspect relationnel, les étudiants veulent s’ouvrir, découvrir et rencontrer de nouvelles personnes et des affinités se créées entre étudiants étrangers.

Comme le montre la thèse de M. Ballatore, les étudiants sont surtout satisfaits de la liberté qu’ils ont au cours de ce programme, ils vivent à leur rythme. La satisfaction résidentielle est donc la principale cause du succès du programme si bien que certains étudiants en rentrant chez leurs parents ont voulu déménager et avoir leur propre appartement du fait de leur retour à un rythme de vie qui ne leur correspond plus. Le programme Erasmus est globalement bien jugé par les étudiants français ; 82,6 % jugent leur expérience très positive et aucun ne la juge négative ou très négative ; grâce à l’interview réalisée L.Pillot et B.Berroubache ne rencontrent pas de réels problèmes avec la nourriture, les problèmes avec la langue sont peu présents ou vite corrigés. Le rythme de vie de l’Espagne leur semble même plus adapté que celui de la France et les logements sont de très bonne qualité. Et les insatisfactions des étudiants jugeant leur expérience assez positive (5,1%) sont probablement dues aux problème administratifs, ou d’accueil vus dans la première partie. D’après L.Pillot les problèmes administratifs « peuvent vite décourager », on trouve des divergences quant au jugement de l’accueil en Espagne qui selon L.Pillot laisse à désirer tout comme l’organisation alors que B.Berroubache trouve les espagnols chaleureux. Tout ceci dépend donc totalement de l’étudiant (stratégie adoptée quant au choix de sociabilité, caractère, origine…) ; certains vivront une expérience intense et riche alors que d’autres le vivront comme un véritable parcours du combattant ( mauvaise intégration, manque des proches, problème avec la langue et avec le mode de vie…). L’image de l’étudiant K.Poireault montre qu’Erasmus est reconnu pour ses nombreuses destinations toutes différentes les unes des autres (nombreux panneaux différents) et apportant de nombreux avantages et bienfaits (fond avec soleil et ciel bleu).

Mais ce programme n’est pas seulement reconnu pour la haute satisfaction des étudiants.

 

 

 

  •  Une aide à l’insertion professionnelle

 

Erasmus permet aux jeunes non seulement d’accroître leurs compétences interculturelles et d’acquérir de l’autonomie, d’être « plus sociable et plus ouvert d’esprit » selon L.Pillot mais aussi et surtout une bonne insertion professionnelle. En effet avoir réalisé une période d’étude à l’étranger est aujourd’hui valorisant et constitue un atout sur le CV lors de la recherche d’emploi. C’est pourquoi en 2008, Erasmus a reçu le prix d’excellence pour l’intégration des jeunes à l’échelle européenne et mondiale, aussi bien sur le marché du travail que sur le plan personnel décerné par la fondation NoviaSalcedo ayant pour but d’aider les jeunes pour l’intégration sur le plan tant social que professionnel. D’après un questionnaire de M.Ballatore la plupart des étudiants veulent travailler dans leur pays d’origine ; 37,5% d’entre eux ont un projet professionnel précis en sortant de leur aventure Erasmus, les autres (27% ) veulent travailler dans l’enseignement ou le secteur public. Seul 15,1% des étudiants poursuivent leur études, travaillent ou recherchent du travail à l’étranger. Les autres n’ont pas de projets professionnels précis. Si l’on prend l’exemple de la Franche Comté avec l’étude de G.Chouissa la majeure partie des étudiants travaillent dans les secteurs de la Production et de l’Éducation, il s’agit respectivement de 24% et 23% des étudiants. Les autres secteurs les plus réputés sont la Communication, la Recherche et le Marketing.

 

 

 

 

 

 

 

 


  • Sur cette question de savoir si les étudiants vivent bien leur mobilité avec Erasmus nous pouvons répondre que les étudiants sont globalement satisfaits de leur séjour même si des problèmes persistent au niveau de l’accueil des étudiants ou dans les domaines administratif et financier. Mais l’expérience Erasmus peut varier en fonction du pays intégré ou de l’étudiant en lui même. Erasmus est même reconnu au niveau mondial pour l’insertion professionnelle des jeunes sur le marché du travail, il s’agit donc d’une réussite européenne. Comme le dit si bien Hippolyte Taine « On voyage pour changer, non de lieu, mais d’idée ».

RAYMOND Ferréoline

BOITEUX Anne-Lise

Bibliographie

  • Document 1 :

    Hervé de Monts de Savasse, « Les programmes d’échanges », Onisep Étudier et travailler à l’étranger, avril 2006, pages 20-21.

  • Document 2 :

    Bonnet Annick, Mobilité Étudiante Erasmus Apports et Limites des études existantes ( en ligne), CIEP, Mars 2012 (consulté le 29 octobre 2012), Obstacles qui réduisent la portée de la mobilité étudiante, disponible sur http://www.europe-education-formation.fr/docs/mobilite-Erasmus-CIEP.pdf

  • Document 3 :

    OVE, Freins à la mobilité internationale (en ligne), 2011 (consulté le 29 octobre 2012), Un constat : seule une minorité d’étudiants européens bénéficient du programme, disponible sur http://www.europe-education-formation.fr/docs/mobilite-Erasmus-CIEP.pdf

  • Document 4 :

    Bonnet Annick, Mobilité Étudiante Erasmus Apports et Limites des études existantes ( en ligne), CIEP, Mars 2012 (consulté le 29 octobre 2012), Expérience identitaire et compétences interculturelles, disponible sur http://www.europe-education-formation.fr/docs/mobilite-Erasmus-CIEP.pdf

  • Document 5 :

    DG communication de la Commission européenne, europa.eu (en ligne), l’UE, 21 mai 2008 (consulté le 5 novembre 2012), Le programme Erasmus reçoit le«Prix d’excellence pour l’intégration des jeunes sur le marché du travail, disponible sur www.europa.eu/rapid/press-release_IP-08-776_fr.htm?locale=FR

  • Document 6 :

    Magali Ballatore, en co-tutelle avec le professeur Thierry Blöss ( université d’Aix Marseille), L’expérience de mobilité des étudiants ERASMUS : Les usages inégalitaires d’un programme d’échange (en ligne), 18 décembre 2007 ( consulté le 8 octobre 2012), page 322, les projets scolaires et professionnels des étudiants Erasmus 2004-2005, disponible sur http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/20/47/95/PDF/magalithese.pdf

  • Document 7 :

    Magali Ballatore, en co-tutelle avec le professeur Thierry Blöss ( université d’Aix Marseille), L’expérience de mobilité des étudiants ERASMUS : Les usages inégalitaires d’un programme d’échange (en ligne), 18 décembre 2007 ( consulté le 8 octobre 2012), page 173, Indépendances résidentielles et « satisfaction » des étudiants Erasmus, disponible sur http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/20/47/95/PDF/magalithese.pdf

  • Document 8 :

    Guylaine Chouissa, Bilan 2008, Programmes mobilité internationale des jeunes, Région Franche-comte, publié en 2010, pages 13 à 17.

  • Document 9 :

    Interview réalisée par Boiteux Anne-Lise et Raymond Ferréoline, en collaboration avec Brahim Berroubache et Laura Pillot, le 4 décembre 2012.

  • Document 10 :

    Kevin Poireault, Erasmus et ses destinations de rêve (en ligne), tiré de Un abécédaire Erasmus vu par un étudiant !, 13 novembre 2012 ( 20 novembre 2012), disponible sur www.meltycampus.fr/#!un-abecedaire-erasmus-vu-par-un-etudiant-a139735.html

L’amélioration des moyens de transports au service de la mobilité : exemple du tramway

L’intitulé « Partir _ Venir » nous propose de réfléchir sur des thèmes d’actualités que sont le voyage, la mobilité ou encore la migration. Nous avons jugé opportun de travailler sur la mobilité et plus particulièrement sur les améliorations des transports en commun à travers l’exemple du tramway. En effet, celui-ci a connu son apogée au XIXe siècle avant d’être délaissé au profit de l’automobile. Ce n’est qu’en 1985, qu’il n’a cessé d’évoluer et qu’il tient désormais une place unanime dans de nombreuses agglomérations.

A ce propos, le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie a mis en ligne de nombreuses publications. De plus, le docteur en sciences économiques Jacques Stambouli a travaillé sur le sujet à travers son article « Les territoires du tramway moderne : de la ligne à la ville durable ». Les collectivités territoriales telles que le Grand Besançon, travaillent sur la communication de ces projets. Le but est d’informer le grand public sur la  mise en place du tramway au niveau des aspects économiques, sociaux, environnementaux puis des conséquences qu’elle peut avoir.

Ainsi, en quoi le tramway en construction pourrait-il modifier la mobilité des riverains ?

Nous commencerons par démontrer que le tramway est un moyen de transport en développement, efficace et accessible à tous. Puis, nous expliquerons qu’il peut présenter des effets nuancés tout en participant à l’accroissement du phénomène d’intermodalité et au développement d’une ville durable. Afin d’illustrer ces propos nous prendrons comme exemple le tramway de Besançon.

Le tramway : transport en commun en développement

Un moyen de transport efficace

A l’heure d’aujourd’hui, le développement des transports en commun ne cesse de croître dans les grandes villes, notamment le tramway. Ce nouveau transport permet une efficacité tant au niveau de la mobilité que de la durée. En effet, celui-ci présente de nombreux atouts, comme accueillir plus de personnes que les bus, tel que l’énonce Jacques Stambouli dans son article : « La capacité d’un tramway moderne est deux à trois fois supérieure à celle d’un bus articulé ». De plus, les déplacements au sein de la ville sont plus efficaces, car la durée entre les stations desservies se retrouve réduite. Par exemple, le tramway de Bordeaux présente un intervalle de passage de l’ordre de quatre minutes entre chaque station. Ce qui représente un flux de voyageurs assez conséquent dans une heure.

La particularité du tramway, est que celui-ci effectue ses déplacements sur une voie externe au trafic urbain. C’est alors que sa fluidité et sa régularité sont renforcées, ce qui permet aux utilisateurs de se déplacer de façon sûre et pratique. Notons que cet aménagement urbain conduit au partage des voies de circulation entre tous les « modes de déplacements » comme le souligne le ministère du développement durable dans son article Le renouveau du tramway en France.

C’est alors que ce transport en commun en « renouveau »,  a pour caractéristiques d’être efficace, utile pour nos déplacements et, qui plus est, il permet une accessibilité pour tous.

Un accès pour tous

La mobilité des personnes handicapées reste un fait de société qui pose de réelles questions. En effet, tous les transports en commun ne présentent pas de moyens adaptés pour faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite au sein de la ville. C’est pour cela que les transports collectifs affichent de concrètes améliorations afin que ces personnes puissent se déplacer dans de bonnes conditions. Par exemple, le tramway est une technologie en développement qui offre une accessibilité avantageuse aux personnes à mobilité réduite ou encore aux personnes avec une poussette ou autre, grâce à leur plancher bas qui se retrouve à hauteur du quai. Jacques Stambouli n’hésite pas à exposer cette facette du tramway, qui est vraisemblablement une « innovation utile » pour toutes personnes présentant des difficultés à se déplacer.

Le tramway est caractéristique d’une technologie qui s’accroît davantage dans les agglomérations tout en proposant de multiples avantages, mais qui reste néanmoins un sujet ayant des effets nuancés.

Les effets nuancés du tramway

Un phénomène d’intermodalité en développement

La notion d’intermodalité ne cesse de s’accentuer dans de multiples agglomérations. En effet, afin d’intensifier une mobilité plus accessible, le tramway enrichit le système de transports collectifs au sein de la ville, en plus du train, des bus, des voitures, des vélos… L’intermodalité est donc définie par le fait qu’un voyageur peut effectuer un trajet en empruntant plusieurs modes de transports, ce qui lui permet une mobilité plus accommodante. Par exemple, il y a mise en place de parkings relais qui permettent aux riverains de laisser leur véhicule puis de prendre le tramway dans une station qui se trouve à proximité. On peut également se déplacer à vélo puis prendre un transport en commun avec celui-ci. Cette idée est développée notamment par Jacques Stambouli dans son article Les territoires du tramway moderne : de la ligne à la ville durable, puis par la collectivité du Grand Besançon dans son périodique intitulé Mobilisés pour la mobilité ! Cependant pour mettre en place tout ce système d’échanges entre différents mode de transports, cela prend du temps, de l’argent. Ce qui peut être un côté désavantageux.

Ainsi l’intermodalité se développe, s’accentue au fil du temps dans nos agglomérations afin d’influencer nos déplacements mais aussi d’avoir des conséquences positives sur la préservation de notre environnement.

Une mobilité durable pour une ville durable.

La décision de construire un tramway au sein de la ville entraîne de multiples effets. On peut en distinguer au niveau socio-économique car cela représente relativement un coût pour la région, puis il y a des bouleversements sociaux avec la création d’emplois mais aussi une certaine perte de bénéfices notamment pour les commerçants lors des travaux. Par exemple, ceci s’y passe actuellement lors de la construction du tramway de Besançon comme l’énonce le site internet officiel du Grand Besançon.

Ensuite, il y a des conséquences au niveau environnemental. Effectivement, le tramway est caractérisé pour sa vitesse, son efficacité pour les déplacements urbains, mais également pour les faibles rejets de pollution dans l’atmosphère et pour  être « relativement silencieux » comme le souligne Jacques Stambouli. De plus, cette construction engendre une modification au niveau du paysage urbain : les routes sont redessinées, il y a implantations de nouveaux espaces verts, la circulation est plus fluide… Donc par le biais d’une mobilité durable représentée par l’éco-participation du tramway, on aboutit à une ville durable. Celle-ci conjugue l’action pour la préservation de l’environnement et le développement de transports collectifs qui deviennent un atout afin qu’elle se développe davantage.

Toutes ces caractéristiques propres au tramway font de ce transport en commun un atout pour une ville en développement et permet à celle-ci de se diversifier davantage. C’est notamment le cas de la ville de Besançon qui est en pleine construction de son futur tramway.

Exemple : le tramway de Besançon

Dynamisation de la ville

D’après le site officiel du tramway de Besançon, la ligne a été conçue pour favoriser le développement économique et urbain de la ville et des communes voisines.

En effet, le tracé nous montre que de nombreux points-clés vont être desservis. Il y a d’abord le pôle santé des Hauts du Chazal où se situe le CHRU Jean Minjoz.

Côté vie étudiante, le tramway va notamment circuler dans les quartiers de Planoise et de Palente où il y a des lycées et à proximité d’universités. Mais ce service ne va cependant concerner que quelques établissements scolaires de la ville.

Cette amélioration de la mobilité va également permettre de développer l’accès à la culture : parc des expositions de Micropolis, musées du centre-ville.

La gare Viotte va devenir un pôle d’échange offrant de nombreux services de transports : TGV, TER, tramway, bus urbains, cars départementaux, taxis, stations Vélocité et Autocité comme l’indique le Grand-Besançon.

D’après le Guide du tramway n°5, la mise en place de ce dernier sera accompagnée par le développement de certains quartiers comme celui des Marnières situé à l’est de l’agglomération, sur la commune de Chalezeule. En effet, cette zone commerciale localisée au terminus du tramway va être étendue. Ceci va donc permettre d’attirer des habitants, des consommateurs mais aussi de créer des emplois à l’est de Besançon.

La dynamisation de la ville vise également à générer plus d’activité pour les commerces. En effet le site du tramway de Besançon annonce que ceux situés à proximité de la ville verront leur chiffre d’affaire augmenter. Mais en attendant ces commerces font face à de nombreuses difficultés dues aux travaux, qui résignent les consommateurs à se rendre en ville.

Les agglomérations concernées par le tramway ne doivent cependant pas penser qu’à leur développement ; il faut tout de même assurer la sécurité des habitants.

La sécurité de la ville renforcée

Tout d’abord, le tracé de la ligne nous montre clairement que le tramway desservira le CHRU J.Minjoz. L’accès à l’hôpital sera donc simplifié pour toute personne habitant en ville. De plus, ce tramway circulera également à proximité du nouveau service départemental d’incendie et de secours. Les pompiers seront donc être prêts à agir rapidement en cas d’incident sur la ligne. Comme nous l’explique le Suivez le guide n°7, les services de secours pourront même emprunter certaines voies du tram. En effet, certaines plate-formes vont être renforcées pour permettre la circulation des camions. Ils auront donc la possibilité d’accéder plus rapidement au centre-ville, notamment en évitant les bouchons aux heures de pointe.

Cependant, le travail des secours n’est pas facilité avec les actuels travaux. Pendant plusieurs années, la circulation de la ville va sans cesse être bouleversée. Les sapeurs-pompiers doivent donc pour l’heure assister à de nombreuses réunions pour suivre l’évolution des chantiers et anticiper leurs interventions.

Aujourd’hui la mobilité est modernisée avec de nouveaux moyens de transports. C’est ainsi que le tramway apparu en France dans les années 50 puis délaissé a fait sa réapparition. Nous avons donc expliqué en quoi la construction de tramway modifie la mobilité des riverains.

Ce mode de transport efficace et accessible à tous se met en place dans de plus en plus de villes. Cela permet de développer d’autres façons de se déplacer, notamment la combinaison de différents modes de transport. Il s’agit du phénomène d’intermodalité. Le tramway s’insère également dans la lutte pour la protection de l’environnement en participant au développement d’une mobilité durable qui a pour but la mise en place de villes durables. Dans chacune d’elles, les lignes de tramway sont conçues de façon à desservir des points-clés afin de dynamiser certaines zones et d’assurer leur sécurité comme nous le montre l’exemple de Besançon.

Mais nous avons aussi vu que le tramway possède des inconvénients notamment durant la période des travaux pendant laquelle la circulation et donc les habitudes de chacun sont bouleversées.

Ce travail nous a donc permis d’étudier la mobilité tout faisant un lien avec l’actualité. En effet, les recherches sur ce nouveau moyen de transport nous ont permis de mieux comprendre les enjeux de la construction du tramway à Besançon.

LELIEVRE Maïté

MAIZIERES Aurélie

Bibliographie

–          Le TRAMway [en ligne]. Octobre 2010, mise à jour quotidienne [consulté régulièrement]. Communauté d’Agglomération du Grand Besançon. Disponible sur : http://www.letram-grandbesancon.fr/info-tram.html

–          Grand Besançon [en ligne]. Direction de la communication de la ville de Besançon et service communication de la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon, [consulté régulièrement]. Un tramway optimisé pour le Grand Besançon. Disponible sur http://www.besancon.fr/index.php?p=1022&art id=4133#carte

–          Un tram pour toute l’agglo. Grand Besançon. Ensemble de la plaquette.

–          Hoang Amélie, Fabio Isabelle, Roussez Thomas. Suivez le guide 7. TRAMway Grand Besançon, mai 2012, p. 12-13.

–          Rey Anne, Roussez Thomas. Suivez le guide 7. TRAMway Grand Besançon, novembre 2012, p. 10-11-12-13.

–          Eybert-baud Nadine, Mairey Katia, Vuillemin Filippi Véronique. Mobilisés pour la mobilité. Grand Besançon. Novembre-Décembre 2012, n°55, p. 14-15-16-17-18.

–          Plan du tramway. Grand Besançon.

–          Ministère du Développement Durable [en ligne]. Ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’Energie, 10 mars 2011, [consulté régulièrement]. Le renouveau du tramway en France. Disponible sur http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/tramway_FR_08-06-2012.pdf

–          Ministère du développement durable [en ligne]. Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, 1 septembre 2011, [consulté régulièrement]. Un tramway nommé désir : de Marlon Brando au Grenelle. Disponible sur http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=24048

–          Stambouli, Jacques. Les territoires du tramway moderne : de la ligne à la ville durable. Développement durable et territoires. [en ligne]. Dossier 4 : la ville et l’enjeu de Développement durable, partie 2, 11 juin 2007, [consulté régulièrement]. Disponible sur http://developpementdurable.revues.org/3579