En quoi, en cette période de forte immigration, la solidarité envers les migrants peut-elle être un délit en France ?

Non au délit de solidarité, Jeanne Menjoulet, https://www.flickr.com/photos/jmenj/41052880200

Non au délit de solidarité, Jeanne Menjoulet, https://www.flickr.com/photos/jmenj/41052880200

Ses dernières années, le nombre de migrants augmente à nos frontières. Souvent dans des situations de vie décente, nombre de citoyens et d’associations se pressent pour les aider. Mais malgré leurs actes, les interpellations s’enchaînent pour cause de « délit de solidarité ».


Le délit de solidarité  qu’est-ce que c’est ?


Le « délit de solidarité » est avant où une expression, un slogan politique, employé pour la première fois en 1995 par le Groupe d’Information et de Soutient des Immigrés (Gisti). Ce terme n’est pas inscrit dans la loi en temps que tel. En revanche, il fait référence à l’article L622-1 du Code de l’Entrée et du Séjour des Étrangers et du Droit d’Asile (Céséda) : « Toute personne qui aura, par aide direct ou indirect, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier, d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de 5 ans et d’une amende de 30 000 euros. » (Si l’acte est effectué en bande organisée, la peine monte à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende, d’après l’article L622-5 du Céséda)

Ce texte était initialement utilisé contre les réseaux clandestins de passeurs et de trafic humain, et est réutilisé dans ce cas de « délinquance ».

il existe néanmoins des exemptions, c’est à dire des dispenses pour certaines personnes d’être punies par la loi si elles viennent en aides aux sans-papiers. Nous retrouvons ces exemptions dans l’article L622-4 du Céséda ; les membres de la famille ainsi que le ou la conjointe de la personne en situation irrégulière ne sont pas touchés, de même pour une personne qui agit sans demander une contrepartie directe ou indirecte à l’aide donnée, ou encore si la personne à aider est en danger et qu’on lui offre des services qui ne sont pas incompatibles avec la dignité de la personne. Cette dernière conditions, très vague, apporte une immense liberté d’interprétation à la justice : on observe donc des cas d’interpellation absurde, comme une bénévole qui recharge le téléphone d’un migrant à Calais en 2009, ou encore des bénévoles proposant des cours d’alphabétisation.


Cas d’interpellation et de condamnation


Pour donner des exemples de condamnation par « délit de solidarité », deux noms ressortent principalement : Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni.

Cédric Herrou est un agriculteur qui à aidé à l’entrée sur le territoire français et à la circulation d’environ 200 migrants. Il a été arrêté 4 fois et a tout d’abord été surveillé de près par les forces de police et a subit de nombreuses contraintes : interdiction de quitter le territoire, surveillance policière au niveau du domicile, perquisition, obligation de se rendre au commissariat toutes les deux semaines…

Pour finir, il a été condamné en appel à 4 mois de prison avec sursis.

Pierre-Alain Mannoni a, quand à lui, convoyé trois Erythréennes blessée depuis la frontière Italienne jusqu’à Marseille pour les faire soigner. Il a été arrêté et jugé comme militant, ce qui n’était pas du tout le cas.

au procès, de simples citoyens solidaires, on devient des militants

Il a d’abord été relaxé, puis condamné en appel à 2 mois de prison avec sursis.

Outre les condamnations, les forces de polices exercent une pression constante envers les citoyens et les bénévoles d’associations, allant de la surveillance abusive à la fouille et dans certains cas la violence ; on retrouve notamment ce phénomène du côté de Calais.


Le devenir du délit de solidarité


Suite aux interpellations et condamnation de 2017, le Conseil Constitutionnel a été appelé à ce pencher sur la question. Les « sages » ont finalement tranché le 6 juillet 2018 en reconnaissant le principe de Fraternité lié à ces actes solidaires. L’article L622-4 du Céséda est donc partiellement censuré et les exemptions pénales sont élargies ; elles comprennent maintenant l’aide au séjour irrégulier et l’aide à la circulation, ce qui confère une immunité totale pour l’aide humanitaire (vu que celle-ci, par définition, ne demande aucune contrepartie). En revanche, l’aide à l’entrée sur le territoire français reste sanctionné : « la fraternité s’arrête à la frontière ». Cet aspect reste sanctionné également pour la sauvegarde de l’intérêt publique et la lutte contre l’immigration irrégulière et massive.

Le 1er Aout 2018, la loi immigration voit le jour ; celle-ci apporte une tentative d’assouplissement du délit de solidarité, mais elle reste une interprétation restrictive de la décision du Conseil Constitutionnel.

Le délit de solidarité n’a donc pas disparu de ce qu’on pourrait croire. Tant que l’aide à l’entrée de sans-papiers sur le territoire restera sanctionnée : la solidarité restera condamnable et pourra être considérée comme un délit.

Bibliographie :

Document 1 : CAMBIER Claire, aide aux migrants, le <<délit de solidarité>> censuré par le conseil constitutionnel, LCI, mis en ligne le 06/07/2018. Disponible sur : https://www.lci.fr/justice/aide-aux-migrants-le-delit-de-solidarite-censure-par-le-conseil-constitutionnel-2092499.html

Document 2 : DAMGE Mathilde, Le <<délit de solidarité>> maintenu dans la loi immigration, Le Monde, mis en ligne le 2/08/2018, mis à jour le 8/08/2018. Disponible sur : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/08/02/le-delit-de-solidarite-maintenu-dans-la-loi-immigration_5338772_4355770.html

Document 3 : DAMGE Mathilde et SYRINE Attia, Immigration, pourquoi le <<délit de solidarité>> fait-il débat ?, Le Monde, mis en ligne le 06/01/2017, mis à jour le 06/07/2018. Disponible sur : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/06/immigration-ou-en-est-le-delit-de-solidarite_5058965_4355770.html

Document 4 : LAFFARGUE Olivier, Le <<délit de solidarité>> existe-il en France ?, BFMTV, mis en ligne le 14/01/2016, mis à jour le 15/01/2016. Disponible sur : https://www.bfmtv.com/societe/le-delit-de-solidarite-existe-t-il-en-france-943567.html

Document 5 : LE MONDE, La fraternité, au principe de l’aide aux migrants, Le Monde, mis en ligne le 7/07/2018, mis à jour le 7/07/2018. Disponible sur : https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/07/07/la-fraternite-au-principe-de-l-aide-aux-migrants_5327709_3232.html

Document 6 : LOCHAK Danièle, La solidarité, un délit ?, page 7 à 9, Cairn info, mis en ligne le 1/01/2017. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-apres-demain-2013-3-page-7.htm?contenu=article

Document 7 : Mouzon, Céline. Aider un migrant, est-ce un crime ?. Alternatives économiques (N°382) [Périodique]. 01-09-2018. p.56-58.

Document 8 : MUNCH Bertrand (directeur de la publication), aide à l’entrée et au séjour de migrants : le délit de solidarité contesté, vie-publique.fr, mis en ligne le 17/07/2018. Disponible sur : http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/immigration/aide-entree-au-sejour-migrants-delit-solidarite-conteste.html

Document 9 : RIVIERE Clair, le délit de solidarité se porte bien, merci, CQFD (N°198), rubrique Actualités, rubrique Dossier, publié en septembre 2018, mis en ligne sur cqfd-journal.org le 10/11/2018. Disponible sur : http://cqfd-journal.org/Le-delit-de-solidarite-se-porte

Document 10 : ROUSSEY Marion, la solidarité envers les migrants n’est plus un délit, ARTE info, mis en ligne le 06/07/2018. Disponible sur : https://info.arte.tv/fr/delit-de-solidarite-larme-des-politiques-contre-laide-aux-migrants

LUCAS Cassandre

PARIS Juliette

Le commerce équitable, une initiative solidaire des plus louable

Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé en théorie sur le dialogue, la transparence et le respect. Il a pour objectif de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial et notamment de garantir les droits des producteurs, en particulier dans les pays du Sud où la pauvreté est très présente.

Ces pays sont considérés comme pauvres par leur PIB (Produit Intérieur Brut) et leur IDH (Indice de Développement Humain), on dit ce ces pays qu’ils sont en voie de développement. On les appelle ainsi car la majorité des pays concernés se situent au Sud des pays émergés (riches), c’est à dire en Amérique du Sud, En Afrique et en Asie du Sud.

C’est en 1988 qu’apparait au Pays-Bas le label Max Havelaar, nommé le FLO (Fairtrade Labelling Organizations), le premier label à délivrer des certifications pour les produits issus du commerce équitable. L’un des objectifs de cette organisation est d’aider les petits producteurs à sortir de la pauvreté.

On peut alors se demander, en quoi le commerce équitable permet aux petits producteurs des pays du Sud de sortir de la pauvreté ?

Nous verrons dans un premier temps les avantages et la finalité du commerce équitable, pour finir par pointer quelque uns de ces défauts.

 

Le commerce équitable et ses avantages

Le FLO a permis aux petits producteurs du Sud de vendre leurs produits dans nos supermarchés, ce qui a fait exploser le nombre de débouchés possibles pour leurs produits. Il y a en effet, d’après les fondateurs du mouvement chez Max Halevaar plus d’effets positifs en termes de revenu pour les producteurs s’il vendent des produits en plus grande quantité plutôt que de vendre une même quantité à un prix plus élevé.

Le FLO a également permis aux producteurs du Sud (Amérique latine, Afrique et Asie) de se regrouper, de s’unir sous la bannière du commerce équitable pour s’imposer face aux gros distributeurs alimentaires (Europe, Etats-Unis) qui prenaient toute la place sur le marché mondial. En pouvant enfin s’exprimer, les acteurs du commerce équitable ont pu dégager encore plus de débouchés pour leurs produits. C’est encore une fois bénéfique financièrement pour les producteurs.

Ce label apporte de nombreux avantages directement aux producteurs comme la garantie de vendre un nombre minimum de produits chaque année, à un prix fixe et raisonnable qui leur permet de vivre de leur travail, contrairement à de nombreux autres produits issus de l’importation.

Les prix garantis, permettent aux producteurs de prévoir sur le long terme et d’améliorer son confort de vie.

On apprend dans l’article « Soutenir les producteurs du Sud » rédigé par Laurence Estival, qu’en 2014, le commerce équitable a généré 1.09 milliards d’euros et a permis à 1.65 millions d’agriculteurs et de salariés agricoles de vivre de leur travail.  Les producteurs peuvent ainsi se permettre de prévoir l’avenir, d’améliorer leurs conditions de vie et d’envoyer leurs enfants à l’école. Ces enfants, une fois éduqués, trouveront plus facilement un emploi et sortirons plus aisément du cercle vicieux de la pauvreté, qu’elle soit pécuniaire ou culturelle.

Renata Lasso, conseillère au ministère chargée de l’agriculture d’Equateur, nous raconte dans une interview réalisée par Tréhet Christophe que le commerce équitable rapporte beaucoup. Il a permis aux petits producteurs d’améliorer leur qualité de vie et de s’imposer face aux haciendas, grandes exploitations agricole financée par des investisseurs étrangers.

On peut citer l’exemple de la ferme de Hoja Verde, l’une des première ferme en Equateur à avoir travaillé sur la certification équitable, en 2003. Elle tentait de trouver une alternative à la vente de ces terres à des étrangers. Elle a décider d’investir dans les fleurs avec l’aide de Max Havelaar et produit aujourd’hui plus de 50 variétés de roses, avec l’aide de plus de 170 travailleurs (dont la majorité sont des femmes) d’après Jean-François Coffin dans Exotisme : des plantes éthiquement correctes.

L’Equateur a également vu l’émergence de nouvelles filières et de nouveaux marchés (comme celui de la tisane) Cette diversification des activités entraîne la création de nouvelles coopératives qui embauchent et font vivre de nombreux travailleurs.

Comme on vient de le voir, le commerce équitable aide donc les petits producteurs financièrement mais en les aidant autant, ceux-ci n’oublient-ils pas comment se débrouiller seuls ?

 

Quelle est la finalité du commerce équitable ?

D’après Franck Delalande, le commerce équitable devrait avoir pour but final de rendre les petits producteurs indépendants, ce qui serai la seule véritable preuve de leurs sorties de la pauvreté.

A cette fin, de nombreuses formations sont offertes aux producteurs. En 2014, 138 millions d’euros sous forme de subventions ont été utilisés pour financer des programmes de formation, d’après Laurence Estival dans Soutenir les producteurs du Sud.

Ces formations apprennent notamment aux producteurs comment améliorer le rendement de leurs terres, de devenir plus compétitifs ce qui facilite leur insertion sur le marché mondial ou local et à travailler en toute sécurité.

Sofa (Small Organic Farmer Association), une coopérative qui milite pour le commerce équitable au Sri Lanka, permet également aux producteurs de valoriser les autres produits de leurs jardins (épices, fruits et légumes) en commerce équitable et sur le marché local – et de transformer et conditionner les produits localement, contribuant ainsi au développement économique de la région.

Toutes ces initiatives permettent aux petits producteurs de s’organiser, de créer leur propre réseau de distribution, d’obtenir une plus grande visibilité et une certaine indépendance vis-à-vis des aides fournies par le commerce équitable. Arrivé à ce stade, on peut dire qu’ils sont bels et bien sortis de la pauvreté.

Le commerce équitable présente donc beaucoup d’avantages pour les producteurs mais il vient avec son lot de contraintes.

 

Un commerce avantageux, certes, mais pas parfait

Le commerce équitable aide les producteurs à sortir de la pauvreté mais son domaine d’activité ne concerne en grande majorité que le secteur de l’agriculture (et un peu l’artisanat). On peut prendre par exemple les chiffres de 2015 du commerce équitable Nord-Sud, ou plus de 90% des échanges réalisés concernent des denrées alimentaires et des produits issus de l’agriculture. Cela limite énormément le nombres de personnes qui peuvent bénéficier des avantages du commerce équitable.

Schémas représentant la répartition des ventes du commerce équitable en 2015 en fonctions des secteurs

Commerce Equitable France. Répartition par typologie (graphique). Les chiffres du commerce équitable en france en 2015[en ligne], [consulté le : 02/01/19]. Disponible sur : http://www.commercequitable.org/actualites/383-chiffres-2015.html

Commerce Equitable France. Répartition par typologie (graphique). Les chiffres du commerce équitable en france en 2015[en ligne], [consulté le : 02/01/19]. Disponible sur : http://www.commercequitable.org/actualites/383-chiffres-2015.html

On peut aussi mettre en avant une certaine limitation dans les produits qui peuvent être labellisés.

Par exemple, en 2010, les seules plantes ornementales exotiques à pouvoir être labellisées par Max Havelaar étaient les roses. Les producteurs n’ont donc pas le choix du produit qu’ils peuvent produire.

Cette « culture forcée » remplace celle des fruits et légumes locaux et perturbe de l’offre locale de produits agricoles. Les gens sont alors obligés d’importer des denrées qui étaient traditionnellement produites localement.

Un autre point faible du commerce équitable, c’est que presque tout ce qui est produit dans les pays du Sud est destiné à l’export vers les pays du Nord, très demandeurs en matières premières. En exportant leurs produits, les producteurs dépendent alors totalement des variations de l’offre et de la demande sur le marché mondial. La vente de produits non côté en bourse, comme le Quinoa produit dans les montagnes d’Equateur, qui en 2010 n’était pas côté en bourse, rendait la détermination de la rémunération de ces producteurs très complexe.

En cas de crise, les débouchés s’arrêtent brutalement et les producteurs se retrouvent alors avec un stock qu’ils ne peuvent plus écouler sur les bras.

Certaines personnes perçoivent le commerce équitable uniquement comme un moyen de soutenir les petits producteurs du Sud, pas de faire du commerce avec eux. Ils se lancent alors dans des actions qui ressemblent plus à du caritatif qu’à du commerce, ce qui aide les producteurs sur le moment mais ne les fait pas sortir de la pauvreté.

 

Pour conclure

Nous venons de voir que le commerce équitable présente de nombreux avantages et aide réellement les petits producteurs à sortir de la pauvreté en leur garantissant notamment des prix justes et de nombreux débouchés. Il leur sert alors de marche pieds pour qu’ils puissent devenir indépendants dans la jungle du marché mondialisé.

Les labels, comme FLO, présentent certes quelque inconvénients (comme une limitation des produits labellisés) mais ceux-ci restent négligeables faces aux bénéfices qu’ils apportent.

Il est donc maintenant à nous, consommateurs des pays du Nord d’apprendre à soutenir de telles initiatives, notamment en consommant des produits issus de tel commerces.

Marc CLERGEOT

Maxence CHAUVIN

 

BIBLIOGRAPHIE

  • Bois, Fabienne. Circuits courts et commerce équitable : entre partage et distance. Trans rural initiatives, juillet 2012, n°418, p 8
  • Coffin, Jean-François. Exotisme : des plantes éthiquement correctes. Jardins de France, janvier 2010, n°604, p 40-43
  • Domergue, Samuel. La grenouille et l’agriculture durable. Alternatives Economiques, janvier 2013, n°322, p 34-35
  • Estival, Laurence. Soutenir les producteurs du Sud. Les Dossiers d’Alternative Économique, septembre 2017, n°11, p 26-29
  • Lemay, Jean-Frédéric. La deuxième institutionnalisation : l’apparition des certificateurs Mouvements sociaux transnationaux : le partenariat de deux organisations de commerce équitable en France et au Pérou. DÉPARTEMENT D’ANTHROPOLOGIE FACULTÉ DES SCIENCES SOCIALES UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC, octobre 2007, p 27-28
  • Maréchal, Caroline. Franck Delalande ou le commerce engagé. Point de vente, 25 janvier 2010, n°1063, p 24-25
  • Tréhet, Christophe. Quand les petits producteurs nourrissent un pays. Trans rural initiatives, juin 2010, n°396, p 18-19
  • Villegas, Johanne. Un fairtrade au service des producteurs. Trans rural initiatives, octobre 2011, n°410, p 19

En quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ?

La médiatisation est une source de conflit mais aussi de bienfait. En effet, depuis quelques années déjà, on peut remarquer qu’avec les attentats ou qu’avec les différentes violences dans le monde, il y a des associations humanitaires qui montrent une certaine puissance et l’investissement des français se fait beaucoup ressentir.

En quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ?

Tout d’abord on parlera de la relation entre les médias et l’humanitaire, on expliquera la relation des médias et des français puis on terminera par le rôle des médias.


Médias et Humanitaire 

 

Les médias et l’humanitaire sont liés. Ils s’aiment autant qu’ils se détestent. Ils ont besoin l’un de l’autre mais parfois se rejettent la faute.  Mais de quelles façons sont-ils liés ? Comment s’utilisent-ils ? Et dans quelle mesure se détestent-ils ?

L’humanitaire utilise les médias dans le but de faire connaître leurs intérêts, leurs causes et une possible demande de dons. Les médias, quant à eux, utilisent l’humanitaire afin d’avoir un maximum d’informations fiables. En effet, les Restos du Cœur utilisent les médias pour faire appel aux dons, dans des pubs ou encore par le concert des enfoirés. Les médias aident donc beaucoup les associations à se développer et à se faire connaître. Les célébrités se mêlent parfois au couple médias/Humanitaire. Ils sont une sorte d’intermédiaire entre les deux et la population. En effet, nous pouvons prendre l’exemple de Coluche qui est l’icône des Restos du cœur. Les célébrités participant aux enfoirés peuvent également pousser les français à s’investir dans cette association (fans…).

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Concert des Enfoirés pour les Restos du Cœur de Laurent Zabulon, photoreporter de TF1.

Mais parfois ils deviennent ennemis.

En effet, parfois les médias modifient les messages donnés par les associations humanitaires ou ne font pas correspondre le bon message avec la bonne image. Les médias jouent également sur l’audience. De par ce fait, ils privilégient l’aspect purement visuel quitte à cacher la réflexion sur une crise et donc déformer les informations données. C’est de cette façon qu’apparaissent les fakes news. Les fake news (infox ou fausses nouvelles) sont des informations délibérément fausses, délivrées dans le but de tromper un auditoire. Elles peuvent émaner d’un ou plusieurs individus (par le biais de médias non institutionnels, tels les blogs ou les réseaux sociaux), d’un ou de plusieurs médias, d’un homme d’État ou d’un gouvernement. Nous avons trouvés deux exemples de fake news tel que les routes fermées en Inde à cause des inondations ou encore qu’il pleut des requins aux caraïbes. Ce sont des nouvelles qui auraient pu faire intervenir des associations humanitaires dans le but d’aider les personnes. L’audience est également important pour les médias. Si un trop gros manque d’audience se fait ressentir les chaînes de télévision supprime des programmes. C’est le cas de M6 qui avait lancé des programmes sur des sujets comme La grippe aviaire ou l’Irak. Par manque d’audience le programme à été supprimé. On peut donc en conclure que les médias sont près à « lâcher » l’humanitaire s’il ne remporte pas assez d’argent.

Les français sont-ils nombreux à regarder l’information
données par les médias ?

Médias et Français

 

En 2017, 38% des Français déclarent accéder à l’information via un support en ligne. La télévision, presse régionale et quotidien nationaux sont les supports d’information les plus utilisé en France et sont les plus de crédible d’après l’enquête de 366 et Kantar TNS. Chez les 18-34 ans, la télévision est en tête avec 33%. Les réseaux sociaux sont utilisés par 19% des jeunes pour accéder à l’information.

Les français sont donc sujet à l’information développée par les médias. Nous pouvons donc en déduire que les français connaissent une partie des associations humanitaires, en particulier celle diffusées par les médias. D’après lefigaro.fr, on peut constater, que les français donnent le plus aux associations et fondations qui œuvrent pour la protection de l’enfance, la recherche médicale et la lutte contre l’exclusion. Prenons l’exemple de la Franche-Comté, de la Lorraine et de l’Alsace. 56% des habitants de ces régions participent à l’aide aux personnes handicapés ainsi qu’à l’aide et la protection de l’enfance en faisant des dons. Globalement, 58% des Français déclarent faire des dons aux  associations et fondations. Parmi eux, 46% donnent régulièrement. C’est pendant la période des fêtes de fin d’année qu’ils sont les plus généreux: 41% des dons sont réalisés sur le dernier trimestre de l’année, dont la moitié sur le seul mois de décembre. Lors du concert des enfoirés de 2018, les français étaient 9,7 millions de téléspectateurs. On peut donc dire que les médias aident les Restos du cœur dans ce cas. Car sans eux, le concert n’auraient pas autant d’importance pour l’association.

Nous pensons donc que les médias aident les français à 
donner aux associations et l’humanitaire, mais est-ce vrai ?

Le but des médias est-il d’aider les associations ou 
seulement de se faire de l’argent ?

Rôle des médias

 

La violence des médias est la première chose qui nous vient à l’esprit quand on parle de « Médias ». Encore aujourd’hui des photographies circulent et montrent l’horreur des guerres dans les pays tels que la Libye, l’Afghanistan ou encore l’Irak. Pour les photoreporters, la photographie est une preuve de ce que le monde regorge. En l’espace de quelques instants, les photographies peuvent être mal interprétées, ce qui cause des problèmes pour la société. Mais, selon le témoignage de Moises Saman, photoreporter dans l’agence Magnum, dans le Courrier International, « Je ne me demande jamais si mes photos vont déranger votre petit confort ». On peut donc remarquer qu’il n’y a pas de responsabilité venant de Moises Saman envers la population qui tombe sur les photos (et plus particulièrement les Français.)

Il y a donc un côté sombre mais on peut aussi en déduire un côté clair.

 

Abdulah à Erbil, en Irak, en février 2017. Photo Giles Duley, initialement publié dans Port Magazine. (http://en.emergency.it)

Les bienfaits des médias concernant la photographie sont très réputés. Tout d’abord, les clichés qui ont été pris et qui montrent des violences peuvent aussi correspondre à un message qui a voulu être passé. Comme selon Giles Duley qui publie une photographie d’un enfant : Abdulah, de la guerre en Irak. Le photographe a demandé à la mère de l’enfant : « Ça vous ennuie si je prends une photo de votre fils ? » Celle -ci lui répond « Quand un enfant est blessé comme ça, il faudrait que le monde entier le voie ». Une mère qui demande à prendre en photo l’horreur qu’il y a sur son propre fils exprime de la compassion de la part des habitants étrangers mais surtout une vengeance envers les personnes qui ont fait du mal aux Irakiens qui ne méritaient pas de telles horreurs.

On peut aussi parler des Restos du Cœur qui sont beaucoup médiatisés mais qui explosent les scores de dons. En effet, des célébrités connues sont des bénévoles pour organiser un spectacle diffusé à la télévision et même rediffusé. Cela a même eu un impact sur la politique : La loi Coluche.

Cela montre bien évidemment les bienfaits des médias pour pouvoir faire réagir les populations extérieures aux évènements et même participer en achetant des cds par exemple. Mais on peut voir que tous ces évènements cachent bien évidemment la fake économie.

Des jeunes sont capables de créer des publicités à travers les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou Instagram. Sur ces plateformes, que nous parcourons plusieurs fois par jour, des personnes derrières celles-ci ont pour but de faire passer des annonces sur ce que nous aimons le plus. Mais parmi cela, les guerres peuvent être synonyme de publicité. Alors que des adolescents (plus particulièrement) voit des annonces pour voyager dans des endroits idylliques, on peut y voir, derrière ceci, la guerre. Mais comme le dit Badi Badkoube, chef pub chez Instagram, « chez Instagram, je développe des stratégies pour que cette application gagne de l’argent grâce à la pub ». Le mot stratégie peut indiquer que les chefs pour la pub cachent les mauvaises choses pour y montrer que les plus belles. Peut-on dire qu’ils nous retournent le cerveau pour de l’argent ? On ne peut pas en être sûr. Et tout cela peut, malgré tout, pousser les français à s’investir dans une cause en partant à l’étranger via les annonces publicitaires.

Alors, avec tout ce que cet article nous apprend sur « en quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ? », on peut donc dire que c’est très important de se poser cette question qui reste un mystère.

BIBLIOGRAPHIE :

Ouvrage imprimé: Antonini C. Chef Pub chez INSTAGRAM. L’éco, 2015. 8 p.

Ouvrage imprimé: Duley Giles. Donner à voir l’indicible, en 2018. Courrier International, 2018. 46 p.

Ouvrage en ligne: Gazzane Hayat. Le figaro.fr. 2016. Mise en ligne 03/10/2016.(Consulté le 28 décembre 2018) Disponible sur www.lefigaro.fr

Site web: Huet Elisa. Politiquart. Quand les popularités s’impliquent dans les causes des plus défavorisés, en 2012 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur https://politiquart.wordpress.com

Site web: Kantar TNS. offremédia. 366 explore le rapport des français aux médias avec Kantar TNS, en 2018 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur www.offremédia.fr

Site web: Metz Marie. Communicationsansfrontières. Médias et humanitaire: Je t’aime moi non plus! , en 2006 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur www.communicationsansfrontières.org

Ouvrage imprimé: Propos recueillis de Courrier International. Une photographie est une preuve en 2018. Courrier International, 2018. 46 p.

Ouvrage imprimé: Perrigot, Nathalie. Retour sur les 30 ans des Restos du coeur, en 2015. L’éco, 2015. 8 p.

Ouvrage imprimé: Reinbold Fabian. La vérité sur les fakes News, en 2017. Courrier International, 2017. 74 p.

 

 

AUBERT Eloïse
COGNET Lucie

 

Solidarité, Bio, circuits courts et bien d’autres de notre quotidien, mais pourquoi ?

De nos jours, nous parlons beaucoup d’aliments Bio, de circuits courts, de produits, de bonnes qualités, de l’économie rurale, de solidarité, … Ces phénomènes ce sont développés suite à l’envie et à la volonté de manger mieux et de meilleur qualité. Une étude réalisée par l’Inra, montre que les Français sont de plus en plus nombreux à s’approvisionner en circuits courts. Cependant, les acheteurs manques de connaissances sur ce fonctionnement. C’est pourquoi nous verrons, en quoi être consommateurs chez un producteur agricole local est-il un acte de solidarité à part entière ?

Cet acte de solidarité passe tout d’abord par les associations comme Uniterres, Zeybou solidaire, les AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et bien d’autres encore. Cette dernière créée en 2003, met en marche un mouvement d’essaimage afin de promouvoir une agriculture «socialement équitable et économiquement saine». Uniterres tante «d’améliorer la qualité nutritionnelle pour les plus démunis tout en soutenant les agriculteurs en situation de précarité». Cette association a alors un double enjeux. Zeybou solidaire est un système de distribution alimentaire en circuits courts. Leur fonctionnement est de faire passer commande aux consommateurs et de verser ainsi des dons solidaires qui «retournent dans le porte-monnaie des producteurs » explique Jean Jacques Pierre (Fondateur des amis du Zeybou). Cet acte passe également par des réseaux d’achats solidaires qui permettent de «sauver plusieurs producteurs de la faillite».

Uniterres : Un réseau pour le bien de tous

Uniterres : Un réseau pour le bien de tous

Uniterres : un réseau pour le bien de tous.

De plus, certains mouvements ce développent comme aux USA avec le «cash mobs» qui est un shopping solidaire. Il a pour objectif de soutenir les petits commerces et l’économie locale. Le principe est de dépenser une certaine somme d’argent par des personnes dans un commerce indépendant, chez des petits producteurs, des agriculteurs, …

En outre, il apparaît de nouveaux thermes comme «cosom’acteurs» ou encore locavorisme. Les consom’acteurs sont des personnes voulant donner du sens à leurs achats par des comportements plus réfléchis. Le locavorisme est un mouvement favorisant la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres autour du domicile.

Relation entre producteurs et consommateurs

Relation entre producteurs et consommateurs

« Derrière chaque produit, un producteur ».

Selon Jean Michel Salacroup (producteur de melons et de raisons) «la vente au magasin c’est le prolongement de nos exploitations. La relation direct avec le consommateur nous renforce chaque jours dans nos choix ».

C’est également le cas des trente fermes de Cant’Avey’Lot une coopérative laitière dont le but est de rééquilibrer le rapport entre producteurs et redistributeurs.

Ensuite, selon ecosocioconso, consommer local a pour bonne raison le soutien de l’économie local. En effet, elle permet de soutenir les agriculteurs, les producteurs et l’emplois au niveau régional. Ces phénomènes ont pour avantage de ne cesser de développer de la solidarité. C’est le cas des paniers Bio du Val de Loire (association fondée en 2000 et certifié AB). Des bons produits pour tous, publié dans le magazine «âge de faire» traite de la valorisation et de l’eissaimage. Le but est d’allier «proximité et solidarité, par l’insertion ou l’accessibilité des produits» comme l’association Zeybou solidaire. La solidarité passe également par Biolait, «le lait solidaire et écologique». Le but de ce groupement d’éleveurs est d’assurer leur indépendance par rapport aux laiteries traditionnelles. Les producteurs ont tous une part sociale et participent chaque année à l’assemblée général de la société afin de décider la politique et d’échanger. D’autres pays s’organisent également comme l’Allemagne. Ce pays s’appuie «sur la demande des consommateurs pour des produits d’origines locales». De plus, les consommateurs peuvent devenir actionnaires de la structure.

Enfin, certains témoignages d’agriculteurs comme celui de Patrice concernent tout le monde, petits et grands producteurs, consommateurs, amateurs, producteurs, …

Cette vidéo nous fais réfléchir sur certains comportements que nous pouvons avoir aux quotidiens mais aussi sur la situation de nos vie et du monde qui nous entoure.

Ainsi, comme nous le dis l’association des paniers bio du Val de Loire «Devenir consommateur de nos productions est un acte de solidarité». «C’est aussi s’inscrire dans une dynamique collective et institutionnel, pour répondre localement aux problèmes de précarité et d’exclusion». Cependant, L’Inra constate que «les acheteurs sont avant tous sensibles à la fraîcheur, au goût, et à la qualité des produits proposés». Mais de nouvelles préoccupations apparaissent telles que le soutien à l’agriculture et à l’économie locale. «L’enquête démontre que 50 % des consommateurs interrogés associent circuit court et production biologique».

Serait-il possible de mieux concilier l’agriculture et l’économie rural ?

Bibliographie :

C.Saiseau et F. Bruidant. Un agriculteur de Haute Saône témoigne après avoir tenté de se suicidé [en ligne]. France 3, Youtube, 28/09/2018 [consulté le 20/12/2018] Disponible que : https://www.youtube.com/watch?v=VcSeUqyPFJc.

Direction de communication de la ville de Cahors. Les filières courtes [en ligne]. Cahors mag, novembre 2016 n°76  [consulté le 04/01/2019]. Disponible sur : http://www.mairie-cahors.fr/cahors/publication/PDF/Cmag2016/CAHORSMAG-76-web-final.pdf.  

Dominique Coquart et Valérie Olivier. Les AMAP : une alternative socio-économique pour des petits producteurs locaux [en ligne]. OpenEdition, juillet-octobre 2010 [consulté le 3/01/2019]. Disponible sur : https://journals.openedition.org/economierurale/2793.

Lisa Giachino, Nicolas Bertard et Nicole Gelot. Des bons produits pour tous valoriser et essaimer. L’âge de faire n°087, juin 2004, 4 p.

Louise Couvelaire. Shopping solidaire. Le Monde, 14 janvier 2012, 1 p.

Marine Cachot. Qu’est ce que le consommer local [en ligne]. Ecoconsosocio, blog E.Leclerc, 21/04/2015 [consulté le 19/12/2018]. Disponible sur : http://www.ecosocioconso.com/2015/04/21/quest-ce-que-le-consommer-local/.

Marion Perrier. Biolait, le lait solidaire et écologique. Alternative Économique n°364, janvier 2017, 3 p.

Philippe Fontaine. Qui sont les consommateurs qui achètent en circuits courts ? [en ligne]. Inra, 30/11/2016, mis à jour 21/12/2016 [consulté le 10/12/2018] . Disponible sur : http://www.inra.fr/Grand-public/Economie-et-societe/Tous-les-dossiers/Circuits-courts-du-producteur-au-consommateur/Profil-des-consommateurs-acheteurs/(key)/3.

Les paniers Bio du Val de Loire [en ligne]. Disponible sur : https://www.lespaniersbioduvaldeloire.fr/page.aspx?idssr=11&idr=1.

Participer à un réseau d’achats solidaire [en ligne]. Que faire concrètement, À plusieurs, Une consommation responsable et solidaire. Disponible sur : http://www.associations-citoyennes.net/ecologie/category/que-faire-concretement/a-plusieurs/une-consommation-responsable-et-solidaire/.

HENRY Elia

ANTOINE Solène

 

L’armée pour aider

Intervention humanitaire

Intervention humanitaire

 

Introduction

Au cours de ces dernières années, nous avons pu voir que l’armée ne sert plus seulement à défendre et à surveiller un pays mais qu’elle s’engage également dans l’intervention humanitaire. L’armée française contribue beaucoup à cette aide humanitaire, aussi bien sur son territoire que sur les territoires étrangers, les plus souvent ces actions se déroulent dans le cadre des résolutions du conseil de sécurité de l’ONU. Les actions menées par l’armée sont surtout axées sur le maintien de la paix, le secours aux populations en cas de catastrophes naturelles ou de guerre. Nous allons étudier ce phénomène. En quoi l’armée française a-t-elle une place importante dans la solidarité internationale ? Dans un premier temps nous allons voir qu’est que l’intervention humanitaire dans un second temps nous allons voir pourquoi l’armée française intervient et enfin les problèmes éthiques que cela peut engendrer.

 

L’humanitaire c’est quoi ? 

Une intervention humanitaire armée est un recours à la force armée afin d’arrêter ou d’empêcher des violations des droits humains. Il y a une intervention humanitaire lorsqu’un Etat, un groupe d’Etats ou une coalition intervient avec des forces armées dans un territoire étranger afin de protéger les droits humains de la population de cet Etat. Ce genre d’actions pour défendre les droits humains existent depuis la fin de la guerre froide.

Une intervention humanitaire armée est basé sur les principes d’une guerre juste. Elle se caractérise par trois éléments :

  • L’envoi de troupes sur un territoire étranger
  • L’autorité du conseil de sécurité des Nations Unies pour la légitimation des opérations armées
  • Les raisons d’une intervention doivent être légitime « juste cause »

La France intervient beaucoup dans l’humanitaire, grâce à cela elle a pu améliorer la coopération entre les civils et les militaires. L’humanitaire fait partie des valeurs de l’armée mais ce n’est pas sa principale action.

L’armée intervient afin de restaurer la paix et la sécurité afin de permettre aux associations humanitaires d’agir et de relancer le développement du pays. Toutes ces interventions sont réglementées par le Chap. VII de la Charte des Nations Unies, elle permet une intervention armée en cas de menace ou de rupture de la paix internationale. Les interventions humanitaire armées sont réglementés par le conseil de sécurité des Nations Unis.

De plus l’armée est très présente dans le monde, elle possède des bases dans les territoires d’outre-mer et dans les pays étrangers comme au Sénégal ou en Afghanistan rend faisables les interventions humanitaires non seulement dans ces territoires, mais aussi dans les pays qui sont concernés par des crises humanitaires

Intervention militaire

Intervention militaire

Pourquoi l’armée française intervient-elle ?

Dans cette deuxième partie nous pouvons nous demandez, pourquoi l’armée française est solidaire avec le reste du monde ? En effet aujourd’hui l’armée protège, surveille et intervient dans notre pays mais également dans des pays étrangers dans le cadre de l’ONU.

Ces interventions sont effectuées, en cas de conflit ou post-conflit, pour le maintien de la paix et éviter les grandes crises humanitaires mondiale. En effet en mars 2011 l’armée française est intervenue en Lybie, avec les forces de l’OTAN, pour une protection des civils lors de la guerre civil dans le pays. Face aux défis présents et futurs, l’armée est également intervenue dans le conflit en Bosnie-Herzégovine en avril 1992. Pour secourir la population de Sarajevo, un pont aérien est mis en place sous l’égide des Nations unies. Le lendemain de la visite du président de la République François Mitterrand, le premier avion-cargo, se pose à Sarajevo. Pendant toute la durée du conflit, le pont aérien reste le seul lien vers l’extérieur, livrant plus de 90 % de l’aide humanitaire destinée à nourrir, à vêtir et à soigner les 440 000 habitants de la ville assiégée.

Pourquoi intervenir ? Ce n’est pas simple d’intervenir surtout dans un pays étranger c’est pour cela que de nombreux critères existent. Tout d’abord, dans le cas d’une catastrophe naturelle, le pays touchés doit être consentant pour une aide humanitaire et il doit avoir un dommage important en termes de vies humaines. Si le pays touché n’agit pas ou ne peux pas agir, il sera porté responsable même s’il n’est pas à l’origine de la catastrophe et là l’armée pourra faire preuve de solidarité. En effet en 2010 l’armée française a accompagné les américains dans l’intervention humanitaire à HaÏti. Ses actions consistaient en la participation au déblaiement, la fourniture d’équipements et le maintien de la sécurité dans les zones réservées aux sans-abris suite au séisme. Cette tendance accrue à recourir aux forces armées pour faire face à des crises civiles s’illustre y compris en France, où il est désormais courant que les militaires soient réquisitionnés pour parer aux intempéries, aux pollutions ou même aux épidémies. Egalement sur notre territoire nationale l’armée est présente, par exemple, après le passage d’une tempête dans les Landes, elle a participé au déblaiement des terrains privés et des voies de communication. Dans le cas de famine l’armée a également agie en 2011. En effet l’armée est venue en aide à l’Afrique en acheminant un bateau de près de 400 tonnes de denrées alimentaires, de riz, de sucre, de farine et d’huile. Puis plus tard un avion A340 est affrété par le ministère de la Défense contenant 17,5 tonnes de suppléments nutritionnels.

Intervenir est donc un devoir mais également un droit à obtenir.

Humanitaire

Humanitaire

Quelques problèmes éthiques

Malgré la volonté d’aider de plusieurs pays il y a certains pays qui n’interviennent que dans leurs propres intérêts. Il peut s’agir d’une motivation politique ou la motivation de l’accès à une ressource naturelle importante.

On peut prendre comme exemple l’intervention de l’OTAN au Kosovo. Il s’agissait d’attaquer la Serbie et le Kosovo afin d’arrêter la répression que subissait les Kosovars albanais. Des camps de réfugiés ont été établi afin d’accueillir la population suite aux bombardements. Mais ces camps n’ont pas vraiment été créé par les aides humanitaires pour aider les réfugiés mais pour contrôler les départs afin que ce flux de réfugiés ne se déverse pas en Europe. D’après certains c’est de l’humanitaire instrumentalisé. D’autre pensent aussi que c’est une catastrophe humanitaire et que les purges ethniques n’ont fait que s’accélérer suite aux bombardements.

On part faire la guerre mais comme l’idée de la guerre est de moins en moins supportable, on parle donc d’aide humanitaire armée. Les actions humanitaires sont de plus en plus médiatisées, de plus les associations humanitaires sont de plus aidé par les militaires ce qui engendre une confusion au niveau de la définition de l’humanitaire. On peut aussi voir de plus en plus d’associations qui choisissent le pays où ils interviennent en fonction de la situation politique et des relations qu’entretiennent les l’état intervenant et l’état cible.  Mais l’aide humanitaire ne devrait pas choisir ses victimes en fonction des considérations politiques. Cela montre que les états sont égoïstes, il se servent de la détresse des autres afin de subvenir à leurs propres besoins.

Cela pose des problèmes dans ces pays, mais aussi dans les pays qui interviennent. Il y a deux groupes, les anti-interventionniste et les interventionnistes. Les interventionnistes, eux, ont tendance soit à ignorer, soit à sous-estimer l’interférence en question quant aux antis interventionnistes, ils dressent eux-mêmes un tableau qui les dissuade de soutenir l’intervention.

 

Conclusion

Nous avons pu voir que l’armée française réalise diverses actions humanitaires dans le monde. L’armée française a donc une place importante dans l’intervention humanitaire car elle aide beaucoup les pays touchés par des catastrophes qu’elles soient naturelles ou civil. Elle possède divers moyens pour intervenir et défendre les populations dans le besoin, même si cela pose de nombreux problèmes éthiques. On peut donc se demander s’il serait possible que l’armée reste solidaire sans profit pour l’état qui intervient.

 

Bibliographie

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Brand Elena, Chevaux Laura