En quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ?

La médiatisation est une source de conflit mais aussi de bienfait. En effet, depuis quelques années déjà, on peut remarquer qu’avec les attentats ou qu’avec les différentes violences dans le monde, il y a des associations humanitaires qui montrent une certaine puissance et l’investissement des français se fait beaucoup ressentir.

En quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ?

Tout d’abord on parlera de la relation entre les médias et l’humanitaire, on expliquera la relation des médias et des français puis on terminera par le rôle des médias.


Médias et Humanitaire 

 

Les médias et l’humanitaire sont liés. Ils s’aiment autant qu’ils se détestent. Ils ont besoin l’un de l’autre mais parfois se rejettent la faute.  Mais de quelles façons sont-ils liés ? Comment s’utilisent-ils ? Et dans quelle mesure se détestent-ils ?

L’humanitaire utilise les médias dans le but de faire connaître leurs intérêts, leurs causes et une possible demande de dons. Les médias, quant à eux, utilisent l’humanitaire afin d’avoir un maximum d’informations fiables. En effet, les Restos du Cœur utilisent les médias pour faire appel aux dons, dans des pubs ou encore par le concert des enfoirés. Les médias aident donc beaucoup les associations à se développer et à se faire connaître. Les célébrités se mêlent parfois au couple médias/Humanitaire. Ils sont une sorte d’intermédiaire entre les deux et la population. En effet, nous pouvons prendre l’exemple de Coluche qui est l’icône des Restos du cœur. Les célébrités participant aux enfoirés peuvent également pousser les français à s’investir dans cette association (fans…).

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Concert des Enfoirés pour les Restos du Cœur de Laurent Zabulon, photoreporter de TF1.

Mais parfois ils deviennent ennemis.

En effet, parfois les médias modifient les messages donnés par les associations humanitaires ou ne font pas correspondre le bon message avec la bonne image. Les médias jouent également sur l’audience. De par ce fait, ils privilégient l’aspect purement visuel quitte à cacher la réflexion sur une crise et donc déformer les informations données. C’est de cette façon qu’apparaissent les fakes news. Les fake news (infox ou fausses nouvelles) sont des informations délibérément fausses, délivrées dans le but de tromper un auditoire. Elles peuvent émaner d’un ou plusieurs individus (par le biais de médias non institutionnels, tels les blogs ou les réseaux sociaux), d’un ou de plusieurs médias, d’un homme d’État ou d’un gouvernement. Nous avons trouvés deux exemples de fake news tel que les routes fermées en Inde à cause des inondations ou encore qu’il pleut des requins aux caraïbes. Ce sont des nouvelles qui auraient pu faire intervenir des associations humanitaires dans le but d’aider les personnes. L’audience est également important pour les médias. Si un trop gros manque d’audience se fait ressentir les chaînes de télévision supprime des programmes. C’est le cas de M6 qui avait lancé des programmes sur des sujets comme La grippe aviaire ou l’Irak. Par manque d’audience le programme à été supprimé. On peut donc en conclure que les médias sont près à « lâcher » l’humanitaire s’il ne remporte pas assez d’argent.

Les français sont-ils nombreux à regarder l’information
données par les médias ?

Médias et Français

 

En 2017, 38% des Français déclarent accéder à l’information via un support en ligne. La télévision, presse régionale et quotidien nationaux sont les supports d’information les plus utilisé en France et sont les plus de crédible d’après l’enquête de 366 et Kantar TNS. Chez les 18-34 ans, la télévision est en tête avec 33%. Les réseaux sociaux sont utilisés par 19% des jeunes pour accéder à l’information.

Les français sont donc sujet à l’information développée par les médias. Nous pouvons donc en déduire que les français connaissent une partie des associations humanitaires, en particulier celle diffusées par les médias. D’après lefigaro.fr, on peut constater, que les français donnent le plus aux associations et fondations qui œuvrent pour la protection de l’enfance, la recherche médicale et la lutte contre l’exclusion. Prenons l’exemple de la Franche-Comté, de la Lorraine et de l’Alsace. 56% des habitants de ces régions participent à l’aide aux personnes handicapés ainsi qu’à l’aide et la protection de l’enfance en faisant des dons. Globalement, 58% des Français déclarent faire des dons aux  associations et fondations. Parmi eux, 46% donnent régulièrement. C’est pendant la période des fêtes de fin d’année qu’ils sont les plus généreux: 41% des dons sont réalisés sur le dernier trimestre de l’année, dont la moitié sur le seul mois de décembre. Lors du concert des enfoirés de 2018, les français étaient 9,7 millions de téléspectateurs. On peut donc dire que les médias aident les Restos du cœur dans ce cas. Car sans eux, le concert n’auraient pas autant d’importance pour l’association.

Nous pensons donc que les médias aident les français à 
donner aux associations et l’humanitaire, mais est-ce vrai ?

Le but des médias est-il d’aider les associations ou 
seulement de se faire de l’argent ?

Rôle des médias

 

La violence des médias est la première chose qui nous vient à l’esprit quand on parle de « Médias ». Encore aujourd’hui des photographies circulent et montrent l’horreur des guerres dans les pays tels que la Libye, l’Afghanistan ou encore l’Irak. Pour les photoreporters, la photographie est une preuve de ce que le monde regorge. En l’espace de quelques instants, les photographies peuvent être mal interprétées, ce qui cause des problèmes pour la société. Mais, selon le témoignage de Moises Saman, photoreporter dans l’agence Magnum, dans le Courrier International, « Je ne me demande jamais si mes photos vont déranger votre petit confort ». On peut donc remarquer qu’il n’y a pas de responsabilité venant de Moises Saman envers la population qui tombe sur les photos (et plus particulièrement les Français.)

Il y a donc un côté sombre mais on peut aussi en déduire un côté clair.

 

Abdulah à Erbil, en Irak, en février 2017. Photo Giles Duley, initialement publié dans Port Magazine. (http://en.emergency.it)

Les bienfaits des médias concernant la photographie sont très réputés. Tout d’abord, les clichés qui ont été pris et qui montrent des violences peuvent aussi correspondre à un message qui a voulu être passé. Comme selon Giles Duley qui publie une photographie d’un enfant : Abdulah, de la guerre en Irak. Le photographe a demandé à la mère de l’enfant : « Ça vous ennuie si je prends une photo de votre fils ? » Celle -ci lui répond « Quand un enfant est blessé comme ça, il faudrait que le monde entier le voie ». Une mère qui demande à prendre en photo l’horreur qu’il y a sur son propre fils exprime de la compassion de la part des habitants étrangers mais surtout une vengeance envers les personnes qui ont fait du mal aux Irakiens qui ne méritaient pas de telles horreurs.

On peut aussi parler des Restos du Cœur qui sont beaucoup médiatisés mais qui explosent les scores de dons. En effet, des célébrités connues sont des bénévoles pour organiser un spectacle diffusé à la télévision et même rediffusé. Cela a même eu un impact sur la politique : La loi Coluche.

Cela montre bien évidemment les bienfaits des médias pour pouvoir faire réagir les populations extérieures aux évènements et même participer en achetant des cds par exemple. Mais on peut voir que tous ces évènements cachent bien évidemment la fake économie.

Des jeunes sont capables de créer des publicités à travers les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou Instagram. Sur ces plateformes, que nous parcourons plusieurs fois par jour, des personnes derrières celles-ci ont pour but de faire passer des annonces sur ce que nous aimons le plus. Mais parmi cela, les guerres peuvent être synonyme de publicité. Alors que des adolescents (plus particulièrement) voit des annonces pour voyager dans des endroits idylliques, on peut y voir, derrière ceci, la guerre. Mais comme le dit Badi Badkoube, chef pub chez Instagram, « chez Instagram, je développe des stratégies pour que cette application gagne de l’argent grâce à la pub ». Le mot stratégie peut indiquer que les chefs pour la pub cachent les mauvaises choses pour y montrer que les plus belles. Peut-on dire qu’ils nous retournent le cerveau pour de l’argent ? On ne peut pas en être sûr. Et tout cela peut, malgré tout, pousser les français à s’investir dans une cause en partant à l’étranger via les annonces publicitaires.

Alors, avec tout ce que cet article nous apprend sur « en quoi la médiatisation des associations humanitaires pousse-elle les Français à s’investir dans une cause ? », on peut donc dire que c’est très important de se poser cette question qui reste un mystère.

BIBLIOGRAPHIE :

Ouvrage imprimé: Antonini C. Chef Pub chez INSTAGRAM. L’éco, 2015. 8 p.

Ouvrage imprimé: Duley Giles. Donner à voir l’indicible, en 2018. Courrier International, 2018. 46 p.

Ouvrage en ligne: Gazzane Hayat. Le figaro.fr. 2016. Mise en ligne 03/10/2016.(Consulté le 28 décembre 2018) Disponible sur www.lefigaro.fr

Site web: Huet Elisa. Politiquart. Quand les popularités s’impliquent dans les causes des plus défavorisés, en 2012 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur https://politiquart.wordpress.com

Site web: Kantar TNS. offremédia. 366 explore le rapport des français aux médias avec Kantar TNS, en 2018 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur www.offremédia.fr

Site web: Metz Marie. Communicationsansfrontières. Médias et humanitaire: Je t’aime moi non plus! , en 2006 (consulté le 28 décembre 2018). Disponible sur www.communicationsansfrontières.org

Ouvrage imprimé: Propos recueillis de Courrier International. Une photographie est une preuve en 2018. Courrier International, 2018. 46 p.

Ouvrage imprimé: Perrigot, Nathalie. Retour sur les 30 ans des Restos du coeur, en 2015. L’éco, 2015. 8 p.

Ouvrage imprimé: Reinbold Fabian. La vérité sur les fakes News, en 2017. Courrier International, 2017. 74 p.

 

 

AUBERT Eloïse
COGNET Lucie

 

Les jeux dangereux ce n’est pas du jeu !

 

les jeux dangereux...

Les jeux dangereux sont définis comme une activité présentant des risques pour la santé et l’intégrité de ceux qui y participent. Ce phénomène touche tous les milieux sociaux et devient un véritable problème publique, qui engage le domaine de la santé ainsi que celui de l’éducation. Ce phénomène n’est bien sûr pas nouveau ! En effet, depuis plusieurs décennies, on recense chaque année un nombre considérable de victimes de ces jeux ! Ce phénomène plus qu’alarmant nous laisse nous interroger sur les actions du système scolaire et éducatif…

« L’école ne peut rester immobile face aux dangers qui pèsent sur ceux dont l’avenir est sa raison d’être ». L’éducation nationale alerte sur les jeux dangereux et les pratiques violentes ! Le système scolaire et éducatif tente de mettre en place une stratégie de prévention face au phénomène. Des lois de protection de la jeunesse sont mises en place petit à petit dans les écoles primaires notamment.

« La cour de récréation, espace de socialisation : lieu d’apprentissage du lien social » Continuer la lecture

La Cybercriminalité, des malfaiteurs anonymes ?

 Internet est une innovation dans le domaine de la technologie. Il a modifié notre environnement, tout a changé depuis son apparition. Le monde va plus vite, on peut échanger facilement depuis deux endroits éloignés du globe. Cependant cela est à double tranchant car il facilite aussi les fraudes et les crimes grâce à sa connexion mondiale. Ces criminels peuvent nous attaquer depuis n’importe quel point de la Terre et souvent sans être suspecté ou même communiquer entre eux pour agir contre nous. C’est pour cette raison que nous en somme venus à nous demander : la Cybercriminalité, des malfaiteurs anonymes ?

Cette question soulève des points importants, car il faut savoir qu’est-ce que la cybercriminalité, les différents types qu’il existe ainsi que les dispositions mis en place par le gouvernement pour lutter contre ces criminels.

Qu’est ce que la cybercriminalité ?

La cybercriminalité correspond à la criminalité sur internet. Elle regroupe toutes les violations à la loi qui sont faites via internet et les réseaux qu’internet crée. Ces infractions sont permises et favorisées par le fait que tout se passe dans un espace virtuel. C’est ce qui la différencie de la criminalité traditionnelle, mais elle lui ressemble car elle est diverse et peut arrivée à tout moment. Internet à permis cette branche de la criminalité, par sa « vitesse de frappe » et son anonymat, car en effet ces criminels se cachent derrière leur ordinateur et peuvent effectuer leurs actes de chez Ces actes sont de tout types autant de harcèlement, vol, vente d’arme, logiciels de téléchargement illégaux… Continuer la lecture

DANS QUELLE MESURE PEUT-ON AMELIORER LA COHESION SOCIALE DANS LES QUARTIERS DEFAVORISES ?

Accumulation des tours dans les quartiers. Source : http://www.flickr.com

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on entende parler des faits qui animent les quartiers défavorisés : violence, délinquance, problème d’insalubrité, taux de chômage en expansion… Attention, tout ceci ne reflète qu’une partie de la réalité. Dans la société actuelle, la cohésion sociale au sein des quartiers est sans cesse remise en cause.  On se posera la question suivante : dans quelle mesure peut-on améliorer la cohésion sociale au sein des quartiers populaires ? Nous nous intéresserons d’abord à l’historique et la sociologie urbaine des quartiers, puis aux problèmes émergeants, pour ensuite nous pencher sur les solutions mises en place afin d’améliorer la cohésion sociale

LES QUARTIERS URBAINS : UNE HISTOIRE PARTICULIERE ?

C’est en 1945, après la seconde guerre mondiale, que l’économie de la France redémarre. Des usines voient le jour un peu partout en France. Pour faire tourner celles-ci, la main d’œuvre est indispensable à leur fonctionnement. De ce fait, beaucoup de citoyens vont alors quitter la campagne pour venir s’installer en ville. Mais rien n’était prêt pour les accueillir puisque la France avait alors fait appel à une grande main d’œuvre trop importante. Au début, les travailleurs s’installaient où ils le pouvaient, notamment dans les « bidons villes ».

Pour faire face à cette crise du logement, l’Etat avait lancé un vaste programme de construction. Et c’est ainsi qu’en 30 ans, 8 millions de logements vont être construits. Les bidons villes se comptaient par centaines. Ils étaient surtout peuplés de travailleurs immigrés, de familles ouvrières mais aussi de classes moyennes et de cadres qui logeaient dans une ou deux pièces sans hygiène et sans confort. Les besoins étaient pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la majorité n’avait pas l’eau courante, les 3/4 n’avaient pas de sanitaires, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeuplés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations.

Source : http://www.flickr.com

Selon la conférence de Jean-Marc STÉBÉ, « des cités radieuses aux zones urbaines sensibles  », les grands ensembles seront pensés et conçus à partir des principes développés par les architectes modernes dans la Charte d’Athènes en 1943, plus particulièrement par Le Corbusier (architecte et urbaniste). L’Architecture Moderne propose un nouveau paradigme architectural et urbanistique appelé fonctionnalisme, remettant en cause la ville historique. Ce type d’organisation serait abandonnée, et notamment la rue considérée par Le Corbusier et ses épigones comme dangereuse et peu fonctionnelle. C’est ainsi qu’ils militeront pour un « urbanisme-bulldozer » qui remplacerait les centres-villes anciens et anarchiques, pour laisser place à des cités radieuses et fonctionnelles où la nature, le soleil et l’espace ont le droit de cité. D’une façon plus générale, le fonctionnalisme entend repenser le territoire urbain dans son ensemble en le découpant en espaces de travail, de divertissement et de vie familiale. De là émerge dans les années 1950 la politique de la rénovation urbaine (politique d’éradication des taudis) et les ZUS (Zones Urbaines Sensibles) implantées à la périphérie des villes, zones sur lesquelles seront construits les grands ensembles de logements essentiellement sociaux.

Les grands ensembles faisaient rêver. Ces « tours » et ces « barres » étaient plutôt futuristes pour l’époque. On découvrait le chauffage, l’eau courante, les vides ordures, une vraie salle de bain. En soit, tout le confort moderne. C’était la révolution du logement.

Creil, Plateau Rouher. Source : http://www.flickr.com

Pour aller plus vite, les entrepreneurs ont dû mettre au point de nouvelles techniques. D’abord, ils assemblaient une ossature,  puis à l’aide d’une grue, ils venaient déposer les façades et les planches sur lesquelles le mobilier était parfois installé. Cette technique permettait de gagner beaucoup de temps. Une fois le bâtiment terminé, le chantier se déplaçait et de nouveaux immeubles « sortirent ainsi de terre ». Seulement à l’époque, ce n’était pas encore suffisant. Il fallait faire encore plus vite. Les entrepreneurs avaient trouvé le moyen de construire plusieurs bâtiments sans avoir à déplacer la grue. De la sorte, les immeubles s’élevèrent autour de la grue et l’espace entre ces immeubles que l’on juge souvent trop étroit dépendait de la longueur de la flèche utilisée à l’époque. Une technique similaire fut utilisée pour la construction des « barres ». On installait au sol une voie ferrée sur plusieurs centaines de mètres de long et sur laquelle se déplaçait facilement la grue. Les bâtiments étaient construits de part et d’autre de la voie ferrée. Et oui, il fallait construire vite mais à moindre coût. Plus les barres étaient longues et hautes, plus c’était rentable.

On dit souvent, pour être un citoyen serein, il faut être bien dans son logement … Beaucoup d’association se sont intéressées à ces quartiers sortis de terre, ces cités, leur « cadre de vie », leur vie intérieure, l’organisation qui s’en ait faite… Certaines femmes au foyer se retrouvent et s’assemblent pour des activités ou buts communs. Des maisons de quartiers, des commerces s’ouvrent ainsi que des écoles.

QUARTIERS POPULAIRES : DES MAUX INCURABLES ?

Avec le recul, il y a certains bâtiments trop proches les uns des autres qui ressemble à des « cités dortoirs ». Les habitants de ces cités le vivent parfois mal surtout qu’avec le temps le travail s’est raréfié. Comme nous le montre l’article « Zones urbaines sensibles : cinq chiffres qui fâchent » extrait du journal Libération, écrit par Sylvain MOUILLARD, la population de ces quartiers populaires ne cesse de s’appauvrir. En 2010, 36,1% des habitants logeant dans une ZUS (Zone Urbaine Sensible) vivaient sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 964 euros par mois contre 30,5% en 2006.  Seule 12,6% de la population en dehors des ZUS est concernée. Ce phénomène montre l’augmentation des inégalités.

Le taux de chômage dans une zone urbaine sensible (ZUS) est d’après l’enquête « Le chômage dans les zones urbaines sensibles »  réalisée par l’Observatoire des inégalités,  près de deux fois et demi plus élevé qu’ailleurs : 22,7 % contre 9,4 % en 2011.  La crise de l’emploi a frappé plus durement ces zones en difficultés. Entre 2008 et 2011, le taux de chômage est passé de 16,7 % à 22,7 %, alors qu’il augmentait de 7,6 % à 9,4 % dans les autres quartiers des villes comprenant une ZUS.

Source : www.inégalites.fr

Quoi qu’il en soit, d’après l’étude « quartiers sensibles : les trois quarts des habitants souhaitent déménager » réalisée par l’Ipsos France, le malaise est tel que les trois quarts (76%) des habitants souhaitent déménager ; 58% avouent même y songer souvent. plus d’une personne sur deux (54%) déclare ne pas se sentir en sécurité dans son quartier (29% d’entre eux), et 45% se sentent mis à l’écart ou rejeté en raison de leur quartier de résidence. Ce mal-être s’atténue un peu lorsque l’on s’éloigne du cœur des quartiers sensibles, avec un sentiment d’insécurité qui reste assez fort chez les personnes vivant à proximité immédiate d’un quartier sensible (47%), mais un sentiment moins présent d’être mis à l’écart (24%). La volonté de déménager est légèrement moins forte, même si elle concerne tout de même près d’une personne sur deux (46%).

Comme nous l’explique l’étude « statistique-locales : FAM T1 – Ménage selon la structure familiale » réalisée par l’INSEE (Institut Nationale de la Statistique et des Etudes Economiques), le nombre de ménage dans une ZUS a augmenté entre 1999 et 2009. Il passe de 24 332 349 à 27 533 526. Les ménages comprenant une seule personne passe de 30,8% à 33,6%. Les hommes et les femmes seuls augmentent respectivement de 1,6% et 1,2%.  Quant aux autres ménages sans famille ils augmentent de 0,5%. Concernant les ménages avec famille(s) (soit 17 567 410),  dont la famille principale est un couple sans enfant : + 1,1% ; un couple avec enfant(s) : – 5% et une famille monoparentale : + 0,6%

Sur le marché de l’emploi, les écarts sont considérables entre les jeunes des cités et les autres. D’après l’étude « Quartiers sensibles : quel état des lieux ? » réalisée par l’Observatoire des inégalités en 2011, les jeunes issues des ZUS sont à 52,2% non diplômés, diplômés d’un CEP ou d’un BEPC contre 35,8% des jeunes hors ZUS. 22,4% des jeunes de cité obtiennent un CAP ou un BEP, soit 1,3% de plus que les autres jeunes. Les jeunes venant des quartiers sensibles obtiennent le niveau BAC ou BP à 12,5%, soit 3,2% de moins que les jeunes hors ZUS. En revanche, ils ne sont que 12,9% à poursuivre leur étude après le BAC malgré 40,3% des jeunes au totale.          

DES SOLUTIONS MIRACLES ?

Plusieurs solutions sont mises en œuvre afin d’améliorer la cohésion sociale dans les quartiers défavorisés.

Tout d’abord, il y des solutions d’ordre sociales.  Comme l’expose « Le guide du réseau CoNet pour une approche intégrée des quartiers défavorises », il faut inclure et motiver toutes les personnes  susceptibles de contribuer à donner au citoyen un rôle actif, en particulier les jeunes gens ! L’occasion de participer à un projet de développement social et urbain motive souvent les habitants à s’engager dans le processus.  Ceci étant dit, la participation exige des formes de communication qui varient en fonction des groupes cibles. Par le biais de contacts personnels et de réseaux, on parvient également à mobiliser les personnes moins diplômées et celles qui sont d’origine étrangères. Voici un exemple parmi les solutions proposées : le conseil offre une plateforme de discussion et de consultation, ce qui contribue à améliorer le tissage des réseaux parmi les acteurs locaux, les communautés du quartier et le pouvoir publique. Ainsi au conseil de quartier, le directeur de l’école rencontre le bailleur social et le président d’une association d’immigrés et ils peuvent échanger des idées sur le quartier.

Ensuite, il y a les solutions d’ordre culturel. Comme nous le montre le document « Quand les cités de Saint-Denis se mettent à la dictée » paru le 26 octobre 2013 dans le monde. Le rappeur Mac Tyer , venu en voisin d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), participe comme quelque deux cents jeunes et adultes à la dictée des cités, ce samedi 26 octobre, à Saint-Denis. Cet évènement a pour but de populariser cette épreuve symbole de l’école française. Celle-ci a été remportée par Abdellah Boudour, animateur de l’association Force des mixités de la ville. « On veut réunir différentes générations autour de la lecture. Et ensuite donner le goût de l’écriture avec des ateliers », souligne le jeune Argenteuillois. Cet évènement a donc eu un énorme succès et les meilleurs participants ont eu la chance de remporter de nombreux lots !

source : http://www.flickr.com

Un autre problème à émerger ces dernières années: le graffiti. Il est employé pour communiquer un message politique et social. Il en existe de nombreux caractères et styles. Ils constituent, pour le droit pénal français, une « destruction, une dégradation ou une détérioration volontaire d’un bien appartenant à autrui », qui est punie. Pour remédier à ce problème, la ville a mis en place une solution efficace. La mise à disposition de murs dédiés au graffiti. Cette pratique couramment mise en œuvre par des municipalités ou autres institutions et dont le but avoué est de canaliser de manière localisée l’énergie créative des auteurs de graffitis.

Graffiti. Source : http://www.flickr.com

Enfin, il y les solutions éco-financières. Les ZUS (zones Urbaines Sensibles)  révèlent  une grande diversité de situations et de niveaux de difficulté, appelant des aides d’intensité variable. Le pacte de relance pour la ville définissait trois niveaux d’intervention : les 750 ZUS formant le périmètre d’intervention plus large, parmi lesquelles 416 sites étaient classés en zone de redynamisation urbaine (ZRU). Ces dernières peuvent bénéficier d’aides plus importante et à caractère économique, destinées à favoriser l’emploi des populations résidentes et dynamiser la création d’activités, notamment par le biais d’exonérations fiscales ou de charges sociales. Par exemple, le quartier de résidence joue assez modérément sur les chances de retour en emploi… Toutes choses égales par ailleurs, résider en ZUS allonge la durée de chômage de 9 % en moyenne. 

CONCLUSION

En conclusion, nous pouvons voir que le paradis des grands ensembles se transforma en véritable cauchemar. L’avenir de ces logements n’avait pas été pensé… Beaucoup de problèmes ont émergés au fil des années. Ces ensembles sont devenus des banlieues, objets de chômage, pauvreté… Tout ceci entrainant la violence, les trafics de drogue, un taux de diplômés faible… L’objectif des villes est donc de redonner le gout à l’intégration et l’envie d’un avenir  ambitieux aux plus jeunes. Cela grâce à différents biais comme les aides financières, la création d’associations, la présence d’évènements culturels. Ces solutions sont efficaces pour certaines personnes mais malheureusement, ces quartiers défavorisés font toujours objets de forts taux de chômages  et de violences en tout genre…

MARCHAL Fanny et PELLETIER Wendy

Bibliographie :

Nous vous remercions pour toute l’attention que vous porterez à cette article. Nous vous souhaitons une bonne lecture.

L’immigration clandestine des mexicains vers les USA

Introduction

 

Nous allons aborder le sujet de l’immigration clandestine des mexicains vers les USA au XXIème siècle, en rapport avec le thème partir, venir.

Pour cela nous allons nous appuyer sur 10 documents, 8 de ces documents sont des articles. Un de ces articles est écrit par Waldo Benavidez qui se nomme Les effets de l’immigration  illégale endémique les Etats Unis (document 1), ensuite Ronald G Corwin fait un constat dans The assimilation myth (document 2), il y a trois auteurs pour l’article de The heritage foundation (document 3) : Walser Ray, Baker McNeill Jena et Zuckerman Jessica, un abonné d’Efam  traite le sujet de L’impact de l’immigration clandestine sur les Etats Unis (document 4), la journaliste Deborah White  nous expose L’immigration illégale expliqué – Bénéfices et la pauvreté, la famine et de la Sécurité sociale (document 5), les écrivains Demets Mikaël et Pavan Anne parle de Petit précis de culture mexicaine traditions et révolutions (document 6), l’auteur Eric nous démontre que les États-Unis : Immigration clandestine, l’impossible maîtrise de la frontière Sud (document 7), le dernier article est un article d’anonyme sur les Maquiladora (document 9). Les deux autres documents sont une photographie CLOPET/SIPA, Un garde américain à la frontière avec le Mexique (document 8) et une carte se trouvant dans un article de Sebso une carte de la répartition des maquiladora (document 10).

L’immigration clandestine mexicaine : effets néfastes ou effets bonifiant pour les USA ?

Dans un premier temps, nous verrons le côté néfaste de cette immigration, ensuite les bienfaits qu’apporte le passage de ces mexicains et enfin les différents moyens pour limiter ou empêcher la traversée de la frontière.

Les effets néfastes de l’immigration

 

Tout d’abord, l’immigration clandestine mexicaine a des effets néfastes que ce soit au niveau économique mais également social. Ces deux niveaux sont montrés dans l’article de Waldo Benavidez quand il nous parle par exemple « des systèmes scolaires, des soins » pour les aspects sociaux et pour les aspects économiques il nous décrit l’effet des immigrés sur les salaires comme il le dit « la dépression des salaires ».

Nous allons déjà développer les effets néfastes au niveau économique.  Les immigrants sont de plus en plus nombreux aux USA et de ce fait la pauvreté augmente, avec le chômage de plus en plus important et les salaires toujours plus bas parce que les immigrants demandent des salaires plus bas que les américains pour faire le même emploi comme nous le démontre Ronald G Cornwin en nous disant que « Le revenu par habitant de la population hispanique est la moitié de celui d’un américain ». De plus les aides envers les ménages des immigrants sont de plus en plus important ce qui crée des trous dans l’économie américaine ainsi que les écoles qui sont submergées d’immigrés ce qui réduit les investissements scolaire et conduisent à des échecs plus important c’est ce que Ronald G Corwin constate.

Après avoir vu le niveau économique, nous allons passer au niveau social. On peut observer du racisme envers les immigrants de la part des américains comme nous le prouve le professeur Corwin en parlant de « ségrégation raciale ». Mais ceci peut être le résultat de clandestins qui ne respectent pas les lois c’est ce que les auteurs du document 3 nous décrivent : « ils enlèvent, violent, assassinent et volent ». De plus cet excès de violence est accompagné de cartels qui profitent de clandestins pour passer de la drogue du Mexique vers les USA et aussi de faire toutes sortes d’autres crimes, comme l’annoncent les auteurs du document 3 avec « les opérations de stupéfiants, ces organisations criminelles de plus en plus multiformes se tourner vers d’autres sources de revenus, telles que le passage de clandestins et le trafic sexuel. »

Nous venons de voir le côté néfaste de cette immigration clandestine mais il y a aussi de bons côtés à ces passages d’immigrants mexicains.

Les bienfaits de cette immigration

 

En effet, l’immigration mexicaine apporte aussi des choses bénéfiques aux USA malgré les énormes désavantages vus précédemment. Ils apportent des bonnes choses pour l’économie américaine mais également une culture très importante.

Nous traiterons en premier les apports économiques des immigrants mexicains. Ils ont une part importante dans l’économie américaine car ils sont de plus en plus nombreux et comme nous le dis un abonné de Efam : « Ils contribuent à l’économie en consommant des biens et des services » donc ceci n’est pas négligeable vu le nombre d’immigrés mexicains aux USA. De plus, certaines personnes savent tirer un profit de ces immigrés c’est ce que dit Deborah White en nous parlant «d’une proposition très rentable pour les employeurs et le gouvernement américain », elle dénonce également que « les gouvernements américain et mexicain activement inciter les immigrants illégaux d’entrer au pays et à travailler illégalement pour les employeurs américains avides de profits » ceci est dans le but de payer une main d’œuvre moins chère et de faire plus de bénéfices.

Maintenant nous allons voir l’apport culturel amené par les mexicains aux USA. Ils amènent déjà dans un premier temps une langue différente qui est l’espagnole. Ensuite, ils ont apportés des coutumes par exemple dans le document 6 avec la fête des morts qui est très pratiqué aux USA. Mais également des divertissements comme dans ce même document avec le catch qui a été repris par les américains et qui ont font un véritable show télévisé avec  un championnat appelé la WWE.

Nous venons de traiter les apports bénéfiques aux américains et nous avions vu les effets néfastes, il reste donc à parler des différents moyens mis en place par les deux gouvernements pour limiter et empêcher les effets apportés par les immigrants mexicains.

Les moyens contre l’immigration mexicaine

 

Ainsi que dis précédemment, le gouvernement américain et le gouvernement mexicain tentent de limiter voir d’empêcher le passage de la frontière  par les immigrants mexicains clandestins. Ils ont mis en place deux moyens différents un qui est radical que nous verrons en premier et un autre plus profitable aux économies respectives des pays que nous verrons à la fin.

Le premier moyen a été mis en place par le gouvernement américain il s’agit de la construction d’un mur le long de la frontière avec des gardes qui patrouillent sur sa longueur. Le dispositif mis en place est impressionnant comme nous le décrit Eric l’auteur du document 7 : « Les moyens des patrouilles des frontières ont pourtant été considérablement renforcés – y compris sous l’administration Obama -avec 20.500 agents (contre 10.000 en 2004) et un budget annuel d’environ 11 milliards de dollars. Dans la région de San Diego, ils étaient 1.500 patrouilleurs en 2005 et sont 2.600 aujourd’hui, qui se déplacent en 4 x 4, en quad, à cheval, en hélicoptère ou même à vélo. ». Tout ceci afin de dissuader quiconque qui voudrait passer mais le mur est également impressionnant comme on peut le voir sur la photo du document 8.

Le deuxième moyen mis en place a été mis par une collaboration des deux gouvernements, il s’agit des maquiladoras.  Comme nous l’explique le document 9, ils ont servi à la fois à relancer l’économie mexicaine en redonnant des emplois aux mexicains mais également empêcher plus d’immigrant à aller aux USA pour un emploi comme ils en ont dans leur pays. De plus en plus de maquiladoras apparaissent au début se situant qu’autour de la frontière mexico-américaine, maintenant il y en a un peu partout au Mexique comme le montre la carte du document 10.

Conclusion

 

Pour conclure, l’immigration mexicaine aux USA a ces bons et mauvais côtés. Les Etats-Unis voudraient avoir que les bonnes choses et effacer tous ce qui n’est pas bon pour leur pays en utilisant différents moyens comme le mur de séparation, les patrouilles et les maquiladoras. Cependant l’immigration continue et apporte toujours ses problèmes comme la violence, les trous dans l’économie… Du côté du gouvernement mexicain ils voudraient garder sa population dans son pays afin d’améliorer son économie grâce aux maquiladoras mais ceci n’intéresse pas tous les mexicains qui recherchent une vie meilleur.

Voici une citation du président mexicain Porfirio Diaz prononcé au début du XXème siècle :

« Pauvre Mexique! Si loin de Dieu et si proche des USA… »

Martin Ludovic

Pinault Charley

 

 

Bibliographie