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Consommer autrement

Le prêt à porter, un fléau d’actualité

CONSOMMER AUTREMENT

Le prêt à porter est devenu très répandu depuis le siècle dernier en occident. Il s’oppose au « sur-mesure » et consiste à créer des séries de collections de vêtements, avec des tailles standardisées, pour que la majeur partie des consommateurs puissent trouver “chaussure à son pied”.

PEXELS, 03/08/2016, cintres, Pixabay

Le prêt à porter est une méthode de consommation qui permet d’acquérir des vêtements à bas prix très rapidement. Lorsque auparavant les gens étaient obligés de prendre des mesures, décider de la coupe, du tissu, à laquelle s’ajoute le délai de coutures et les essayages ; il suffit maintenant de se déplacer dans un magasins, effectuer des essayages, payer et le tour est joué !

Mais cette facilité d’accès aux vêtements, ainsi que leur bas prix, ont possiblement créer des dérives sur différents secteurs. La recherche des consommateurs à toujours dépenser moins, la quantité qui depuis peu à remplacé la qualité et les consommateurs qui ne cessent de se lasser toujours plus rapidement a entrainé des impacts importants.

Les nouvelles générations, élevées dans l’opulence et l’abondance de biens matériels commencent à remettre en question cette manière de consommer. De plus, les écologistes tentent depuis une vingtaine d’années de prévenir les effets de la surconsommation sur le bien être de la planète, et le potentiel « point de non-retour » qui pourrait très rapidement arriver si nos habitudes ne venaient pas à changer très rapidement de façon drastique.

Mais une introspection sur notre manière de consommer, présumée essentielle pour beaucoup de personnes, est-elle véritablement en train de se passer ?

Un impact écologique non négligeable

Le prêt à porter est l’une des industrie les plus polluante du monde, d’après Astrid Guillot Faguer, journaliste au journal LaCroix, cette industrie représenterait 10 % des gaz à effet de serre dans le monde.

Malgré la bonne volonté des consommateurs, La France reste un pays dont les avancées en matière d’écologie sont très timides.

Des alternatives à l’achat de vêtements neufs sont avancées tel que la seconde main.  Cette façon de consommer a explosé ces 10 dernières années avec les sites en ligne, à l’image de Vinted, le bon coin etc… Le but principal de ce marché fut d’abord la réduction de l’empreinte carbone, en réduisant les achats de produits neufs, en rachetant à bas prix les vêtements d’autres clients et en vendant ses propres vêtements plutôt que de les jeter. L’achat-revente entre particuliers est une solution qui a conquis les consommateurs d’un point de vue économique mais également pour ceux qui ont l’intuition de faire un geste pour l’environnement.  

Malheureusement, des économistes après plusieurs études ont prouvé que cette alternative n’était qu’une solution de substitution. Bien que la seconde main permette l’allongement de la durée de vie de vêtements, elle ne résout pas vraiment les problèmes de surproduction et de surconsommation. Les plateformes d’achat-revente incitent les consommateurs à acheter toujours plus et poussent à la consommation avec des prix très attractifs. Forcément, puisque pour continuer leur marché, ils ont besoin de se faire une marge. De plus, la question de l’expédition, qui pèse déjà sur le marché de la mode avec tous les sous-traitants externalisés dans des pays peu développé, est encore mis en jeu pour la transmission du produit, d’un consommateur à un autre.

D’après une étude d’OXFAM France, une association à but non lucratif qui agit contre la pauvreté et les inégalités dans le monde, la pollution commence déjà par la pollution des eaux douces et potables. En effet, près de 20 % des eaux polluées proviendrait de la teinture des textiles. 

OpenClipart-Vectors, 14/10/2014, écologie, Pixabay

De plus, la production de textile débute par la production de matière première. La majorité des vêtements à petits prix sont fabriqués à partir de coton et de polyester.  Le polyester est une fibre synthétique dérivée du pétrole, très appréciée pour sa capacité de résistance et d’élasticité. Il est produit à partir d’une énergie non-renouvelable. 

Quant au coton, produit naturel et cultivable, ne pollue pas en tant que produit par lui-même mais plutôt par sa production. Selon OXFAM, pour la fabrication d’une jean, il faudrait 1 kg de coton, entre 5000 et 10000 L d’eau, 75 g de pesticides et 2,5 kg d’engrais chimiques. 

Il est alors aisé de comprendre que cette industrie est très polluante, et qu’il est important de changer les choses, et d’agir pour la planète et le réchauffement climatique. 

Des conditions de travail inhumaines

L’impact environnemental de cette production, est la cause des mauvaises conditions de vie des habitants qui habitent sur les terres où sont disposées les usines.

De plus, depuis le début de l’industrialisation, nous savons que la main-d’œuvre est sous-estimée. En effet, les conditions de travail dans les usines de production textile sont inhumaines. La production se fait souvent dans les pays ou la population est déjà sous payée, comme le Bangladesh. Mais aussi, les locaux sont insalubres, et sont susceptibles de prendre feu. Par exemple en 2013, dans la ville de Dacca, une usine s’est effondrée tuant plus de 1000 personnes. Suite à cet accident, on a pu ouvrir les yeux sur le sort des ouvriers de la fast fashion.

elenabs, 24/09/2018, consommation masse, Pixabay

Sans les consommateurs des pays développés et les normes sociales installées, la situation serait surement moins grave.

Une prise de conscience a été adopté par les consommateurs mais sans impact. En effet, d’après Julien BISSON, journaliste chez Le 1, il faut être cohérent entre ses idées et ses actes. C’est-à-dire que ce n’est pas parce qu’il y a une inquiétude qu’il faut attendre que celle-ci disparaisse sans agir. Le premier facteur de changement, c’est le consommateur.  

L’économie jetée par les fenêtres

Malgré la surconsommation engendrée par les tendances et les prix abordables des enseignes de fast fashion, la marque H&M, par exemple, a connu une chute dans sa notoriété.

D’après la journaliste américaine de LA Time, Elizabeth L. Cline, une perte de près de 4,3 milliards de dollars a été recensé en 2018 suite à des tonnes de vêtements invendus. Le cours de l’action de cette chaine a, par conséquent, connut une chute vertigineuse de 40%. Suivi par la fermeture de 170 magasins à travers le monde.

Argent, En Volant, Pièce De Monnaie, Une Façon, Main
mohamed_hassan, 09/12/2021, perte argent, Pixabay

La concurrence de la mode en ligne participe également à une possible extinction des magasins en « dur » et expliquerait donc les chiffres cités plus hauts.

Cependant pour se rattraper, plusieurs enseignes de la mode du luxe, mais aussi du prêt-à-porter, essayeront de collaborer pour innover et surtout se permettre de montrer l’exemple au niveau environnement. Les marques qui réalisent la majeure partie du business mondiale peuvent se permettre de relever ce défi.

En définitive, l’aspect environnemental et social sont évoqués mais sans réel changement au cours de ces dernières années. Seul l’aspect économique suscite une once d’intérêt. Seulement, il est possible qu’une introspection soit en train de se produire au niveau des consommateurs, mais pas assez fortement pour engendrer du changement.

  • MAROTTE Marine
  • CIANCIOLO Léa ANABIOTEC 1

BIBLIOGRAPHIE

  • BISSON Julien. H&M, Zara, Primark… : comment la mode se fout du monde, Le 1, n° 369 p. 2 [journal d’actualité], Victime de la mode. 20/10/2021, [consulté le 14/12/2021], disponible sur : 
https://0251202w.esidoc.fr/document/id_mmf2021_891743.html
  • DE BRONAC Nicolas. Opinion | Environnement : pour une consommation individuelle plus raisonnée, Les Echos [en ligne], 05/12/2020, [consulté le 26/11/2021] disponible sur : 
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  •  CLINE Elizabeth L. New challenges for the tech giants, Vocable n°780 p. 21, 22 [revue de presse en version original] Still no brakes on fast fashion, 31/05/2018 [consulté le 14/12/2021] Disponible sur : 
https://0251202w.esidoc.fr/document/id_mmf2018_469146.html
  • GUILHOT FAGUER Astrid. L’achat de vêtements de seconde main, est-ce écolo ?  La Croix, no. 42162 Mag Cas-de-conscience p. 32, 33,[Journaux] 13/11/2021, [consulté le 29/11/2021] disponible sur :
https://nouveau.europresse.com/Link/U032720T_1/news%c2%b720211113%c2%b7LC%c2%b7o4lx-1425148
  • MELLOT Candice. Voici pourquoi il ne faut JAMAIS jeter les vêtements à la poubelle, marie france [en ligne], 29/10/2021, [consulté le 25/11/2021] disponible sur : 
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  • METHENI Samia Chili : le cimetière textile de la mode jetable. France 24 [en ligne], 8/11/2021. [consulté le 25/11/2021]. Disponible sur : 
https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20211108-chili-le-cimeti%C3%A8re-textile-de-la-mode-jetable
  • OXFAM FRANCE, L’impact de la mode : drame social, sanitaire et environnemental, OXFAM FRANCE le pouvoir citoyen contre la pauvreté [en ligne] 24/09/2020, [consulté le 25/11/2021] disponible sur :
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C’EST LA GOUTTE D’EAU QUI FAIT DÉBORDER LE VASE

Selon plusieurs études, la consommation d’eau des pays développés a effectivement un impact sur l’environnement mais elle est également un facteur d’inégalités avec les pays en développement depuis une cinquantaine d’années.

water flowing over rocks / Source : site : Adobe (environnement, eau)

Le développement de l’homme cause des effets sur la planète

D’après le centre d’information de l’eau, en 1950, la ressource mondiale en eau était estimée à 17 000 mètres cube par personne et par an. La forte croissance démographique, l’industrialisation, l’urbanisation, l’intensification agricole ont changé la donne. En 1995, on estimait que la ressource en eau renouvelable et disponible n’était plus que de 7 500 m3 par personne et par an. Elle devrait chuter à moins de 5 100 m3 en 2025. Dans les pays de l’Union Européenne, les ressources moyennes en eau s’établissent à 7 000 m3 par personne et par an.  En Asie centrale, par exemple, la ressource hydrique par habitant était de 8 400 m3 par an dans les années 1960, alors qu’elle est aujourd’hui de 2 100 m3, soit une diminution de 40 %. Ce chiffre dépasse presque huit fois les indicateurs mondiaux.

Quelles sont les conséquences de cette inégalité ?  

L’OMS estime que 14 personnes décèdent chaque jour d’une maladie causée par la mauvaise qualité de l’eau. L’OMS a mis en place une stratégie PGSSE (Plan de gestion de la sécurité sanitaire de l’eau). 32% de la population rurale n’a pas accès à des services d’approvisionnement de base d’eau potable, la stratégie mise en place par L’OMS a permis de renforcer les capacités du personnel des laboratoires nationaux dans le domaine de la surveillance de la qualité de l’eau potable et de son approvisionnement. 

À l’échelle mondiale, on estime que la dégradation de la qualité de l’eau a déjà réduit la biodiversité d’un tiers dans les cours d’eau, les lacs et les zones humides. L’augmentation du nombre de catastrophes naturelles comme les tempêtes, les cyclones ou les inondations n’est plus un secret. Ces évènements climatiques frappent davantage les populations les moins préparées, les plus exposées et celles qui polluent le moins.

C’est le cas en Éthiopie, le pays est frappé par de fortes sécheresses qui limitent l’accès aux moyens de subsistance de la population. C’est-à-dire qu’il leur est très difficile de produire ou d’avoir accès aux moyens de production pour pouvoir manger et limiter les activités comme l’agriculture, l’élevage de bétail et sa vente aux bouchers ou d’autres éleveurs, le maraîchage, la pêche etc.

D’autre part, le pays le plus touché par la pénurie d’eau est l’Irak entre les hausses de température qui peuvent monter aux alentours de 53°C et une sécheresse qui ne cesse de s’étendre. Les Irakiens ont qu’un seul souhait de revoir un ciel étoilé car depuis une décennie les ciels irakiens est recouvert de particule fine qui empêche de voir le ciel. Ces conséquences sont dû à un manque d’eau par exemple de débit des rivières en largement baissé il été à l’origine 1350 m3 par second il n’est plus qu’à 150 m3 par second de nos jours       

Une mauvaise répartition des ressources

Dans le nord de la Chine, où le niveau des nappes phréatiques est descendu de 40 mètres en quelques années, les prélèvements excessifs accentuent les risques de glissement de terrain et favorisent surtout les entrées de sel, rendant à terme l’eau inconsommable.

Le sud de la Chine en vient de plus en plus à manquer d’eau en raison de la pollution : l’Institut de géographie de Canton s’alarment récemment des problèmes de gestion des eaux usées et estimait que si rien n’est fait d’ici à 2020, la pénurie affecte la moitié de la demande en eau du Guangdong, contre 14 % aujourd’hui. 

Selon le Président du Tadjikistan, la coopération intergouvernementale est essentielle non seulement pour traiter les problèmes liés à l’eau et les questions relatives au développement social et économique, mais aussi pour assurer la paix, la stabilité et la sécurité.

D’après Laurent Baechler, directeur adjoint du Diplôme des hautes études européennes et internationales, il ne fait pas de doute que parmi les nombreux défis du développement durable, l’accès à l’eau figure parmi les plus cruciaux, tant la ressource est vitale. La dimension environnementale du défi est évidente : il s’agit de préserver une ressource menacée non pas tant d’épuisement que de détérioration de sa qualité, et ce dans la perspective de pouvoir en garantir l’accès à une population mondiale amenée à augmenter pendant encore plusieurs décennies. La dimension économique ne l’est pas moins : l’accès à l’eau est un paramètre clé du développement, et donc encore trop souvent un obstacle majeur en la matière, évidemment surtout dans les pays pauvres dont la croissance repose encore beaucoup sur les activités agricoles fortement consommatrices d’eau. La dimension sociale enfin ne doit pas être sous-estimée : l’accès à l’eau donne lieu à des inégalités de toutes sortes, entre pays ayant la maîtrise de la ressource et ceux en étant privés, entre régions abondantes en eau et régions arides, entre riches et pauvres selon les moyens de payer l’accès à la ressource, entre femmes et hommes selon les modalités sociétales de gestion de la ressource localement…

Pour faire face à ces enjeux, cela nécessite la participation de toutes les parties prenantes (populations locales, puissance publique, entreprise…), et ne doivent jamais perdre de vue que les politiques de l’eau doivent traiter la gestion efficace de la ressource et faire preuve de solidarité envers les plus nécessiteux.

Pour conclure, l’eau compose 65% du corps humain, et recouvre 70% de la surface de la Terre, elle est omniprésente autour de nous. L’eau, seule source de vie sans elle aucune forme de vie se développe. Mais depuis les années 1990 la ressource d’eau potable est en danger et pas beaucoup de gouvernements se penchent sur la question. Les associations non gouvernementales font leur possible pour améliorer l’accès à l’eau dans les pays les plus touchés par la pénurie d’eau comme évoqué ci- dessus. Les institutions gouvernementales essayent de mettre en place des plans d’action qui portent leurs fruits comme le plan PGSSE. Mais cela ne suffit toujours pas, tous les pays subissent du stress hydrique et cela va empirer dans les décennies à venir. On peut tout essayer de réduire notre impact sur le réchauffement climatique qui a de grande conséquence sur le cycle de l’eau qui nous est destiné, mais il faut également une grande participation des entreprises pour que l’effort de la population aboutisse à un changement.   

Livio TREMOUILLE et Romane MARION

BIBLIOGRAPHIE :

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RAHMON Emomali, Nations Unies, chronique ONU. 2018, [27/09/2020]. URL : https://www.un.org/fr/chronicle/article/leau-pour-le-developpement-durable#:~:text=Cela%20est%20particuli%C3%A8rement%20int%C3%A9ressant%20pour,%C3%A0%2060%20milliards%20de%20dollars.

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