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Viande in vitro, viande du futur ou cauchemar high-tech?

Dans quelle mesure la nourriture développée dans les laboratoires depuis une dizaine d’années pourrait être LA nouvelle alternative permettant d’intégrer une démarche de développement durable dans les pays développés ?

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par Louise Renaud et Mélina Pretot

2013 première dégustation dans un restaurant londonien du “Frankenburger”. Ce burger aussi atypique que son nom, a attiré tous les regards, puisque c’est le premier burger composé d’un steak qui a été créé “in-vitro” à partir de cellules souches de vaches. 

Ce steak de vache produit “hors vache” affole la presse et les scientifiques du monde entier. Cette “Clean-meat”, est-elle juste une prouesse technique pour l’homme ou un grand pas pour nourrir l’humanité? On rappelle que la consommation de viande mondiale est de plus de 206 millions de tonnes par an. Cette consommation ne cesse de croître et devrait doubler d’ici 2050 avec l’arrivée des pays en développement dans la chaîne de consommation de viande. Cette production n’est pas sans conséquences : entre problèmes de santé, bien-être animal ou encore pollution de l’environnement, la production de viande n’a jamais été autant montrée du doigt.  

Depuis ce succès scientifique, les choses s’accélèrent, plusieurs start-up ont vu le jour avec un but commun : produire de la viande sans tuer d’animaux, avec de meilleurs apports nutritionnels et sans impact environnemental ; en bref créer la viande de demain. Le 2 décembre dernier nous apprenions que la start-up américaine Eat Just a reçu un accord de commercialisation unique : celui de pouvoir commercialiser de la viande de poulet artificielle en Asie.

Dans cette course pour développer et commercialiser cette viande d’avenir, nous en oublions presque l’essentiel : dans quelle mesure la nourriture développée dans les laboratoires depuis une dizaine d’années pourrait être la nouvelle alternative permettant d’intégrer une démarche de développement durable dans les pays développés ?

Depuis quand existe la viande “in-vitro”?

L’idée a été créée au milieu du 20ème siècle par le scientifique Willem Van Eelen, qui traumatisé par la période de faim qu’il a subi lorsqu’il était prisonnier voulait trouver LA solution pour nourrir le monde. Il dépose plusieurs brevets mais ne réussit pas à la créer. En 2013, le premier steak “hors-vache” a été présenté à la presse et dégusté. Ensuite est venu le tour de la création de boulettes de viande par la start-up Memphis Meat en 2016, suivi du sandwich au poulet et du canard à l’orange in-vitro (2017). En 2020, on autorise la commercialisation de la “clean-meat” à Singapour. 

Concrètement c’est quoi la “clean-meat” et comment faire pour la produire? 

La “clean meat” ou viande in vitro est de la viande créée seulement à partir de cellules musculaires d’animaux sans l’abattage d’animaux. Le procédé consiste à prélever des cellules souches sur un animal vivant et en bonne santé, pour ensuite les faire proliférer dans un milieu nutritif composé de protéines, d’acides aminés, d’hormones et autres facteurs de croissance. 

Ensuite les techniciens poussent les cellules à se différencier en cellules musculaires et à “s’ancrer” à des micro-supports pour finalement former des amas de cellules ou des fibres. Actuellement ce que nous appelons viande in vitro ressemble plus à un amas de cellules mis en forme de pâte plutôt qu’à un muscle texturé, la texturation et le goût du produit fini est donc un défi. 

Mais produire de la viande sans tuer d’animaux,  est- ce une utopie pour l’avenir ou un nouveau cauchemar I-tech?

Est-ce que la “clean meat” est meilleure pour la santé?

            Tout d’abord, pour produire de la viande cultivée en laboratoire, il faut isoler les cellules-souches de bœuf et les “faire” pousser dans un milieu contrôlé qui entre dans les conditions d’hygiène et de sécurité sanitaires actuelles. La viande est cultivée d’une façon stérile, dans un circuit fermé et hermétique aux contaminations extérieures, donc cette “clean-meat” posera, en théorie, moins de problèmes pour la santé. En pratique, il semblerait que les agents pathogènes se développent et mutent plus rapidement dans les laboratoires. En effet, dans un milieu riche en nutriments, les bactéries et agents pathogènes se multiplient bien plus rapidement que les cellules animales, ce qui pourrait entraîner de plus gros risques pour les consommateurs. Or, il est plus difficile de rencontrer ce problème avec la viande conventionnelle, puisque en effet, les animaux disposent d’un système immunitaire les protégeant contre les infections notamment bactériennes.

Afin de produire de la « clean meat », l’apport de facteurs de croissance est nécessaire. En effet, pour obtenir cette viande in vitro, il faut stimuler de manière continue la prolifération des cellules musculaires par des facteurs de croissance dont les hormones sexuelles anabolisantes. Or l’usage d’hormones de croissance est interdit en agriculture en Europe. De plus, selon un rapport de l’ONU, dans le cadre de la culture de viande in vitro les hormones sexuelles qui sont utilisées présentent des risques pour la santé humaine, or l’utilisation d’hormones sexuelles est interdite pour produire de la viande conventionnelle depuis 1981 par l’Union Européenne.

Cependant à l’heure actuelle, on utilise du sérum foetal bovin pour favoriser le développement cellulaire. Cette solution pose donc un nouveau problème éthique. Ce sérum étant prélevé au moment de l’abattage de vaches gestantes. En effet, le fœtus est retiré du ventre de sa mère, et le sang est prélevé (le plus souvent sans anesthésie afin de garantir la qualité de l’échantillon). Cette solution pose donc un problème éthique.

Enfin, certaines vitamines comme le fer par exemple ne sont produites que par l’animal, il faudrait donc les ajouter dans la viande in vitro pour que celle-ci ait un bon apport nutritionnel ce qui ajoute un coût supplémentaire à la production. En plus, selon certains scientifiques, il existe encore de trop nombreuses incertitudes sur les avantages nutritionnels de la “clean meat”. 

Est-ce que la “clean meat” résout les problèmes éthiques actuels liés à la “vraie” viande?

La production de viande est montrée du doigt par les défenseurs des animaux car elle tue énormément d’animaux. En effet, dans le monde nous consommons environ 226 millions de tonnes par an. Cela représente presque 200 animaux tués par seconde. Selon la start up Mosa Meat, une cellule pourrait produire 90 burgers, ce qui est colossal. Si l’on croit les estimations de la start up il faudrait seulement 150 vaches pour nourrir le monde. Bien sûr, devant ces chiffres on ne peut qu’être optimiste et des dizaines de starts up européennes ont vu le jour. En plus, sachant que les vaches utilisées ne vont pas être tuées pour créer de la viande mais seulement quand elles seront trop vieilles ou malades on ne peut qu’être enthousiaste car cela respecte au maximum les animaux. De plus, ces vaches doivent être dans des conditions d’élevage les plus saines possibles autant au niveau de l’hygiène mais aussi du bien-être, donc autant dire que l’élevage de ces vaches promet d’être optimum. Cette “food tech” nous promet donc de limiter la souffrance animale.

Et au niveau de l’environnement, est-ce que cette “food tech” résout les problèmes actuels?

L’ensemble des études faites sur l’impact ou les bienfaits environnementaux sont contradictoires.  

BESOIN EN ÉLECTRICITÉ ET EAU

Certaines études ont souligné que la viande in vitro nécessite moins de sources “d’alimentation” que la production de bétail traditionnelle mais elle demandera plus d’énergie tel que de l’eau ou encore de l’électricité. Selon une étude de l’université d’Oxford parue en 2011, la viande in vitro permettrait de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, d’économiser 96% d’eau et elle nécessiterait 45% moins d’énergie par rapport à la viande conventionnelle. On note aussi que la consommation d’eau dans les élevages est très importante, mais cette eau est en majorité apportée par l’eau de pluie. Cependant, cette production à petite échelle est encore expérimentale. En effet, pour pouvoir développer de la viande de laboratoire à grande échelle, il va falloir beaucoup d’électricité notamment pour les énormes incubateurs et bien sûr de l’eau qui doit être la plus stérile possible.

POLLUTION DE L’AIR

On sait que l’élevage produit du méthane mais ce méthane a moins d’impact dans l’atmosphère que le CO2 produit par les laboratoires de production de viande in-vitro. En effet, l’impact du méthane est moins important à long terme que le CO2 car il reste 12 ans dans l’atmosphère alors que le CO2 s’y accumule pendant des milliers d’années. De plus, avec la « clean meat » il y a aussi moins d’émission de CO2 et de méthane car on estime qu’il faut beaucoup moins de vaches, seulement 150 vaches, pour produire assez de viande pour le monde entier. Moins de vaches, moins d’émission de méthane, moins de pollution. Bien sûr il y a moins de transport de bétail donc cela baisse aussi l’émission de CO2.

POLLUTION DU SOL

Afin de maximiser au mieux la production des sols pour l’alimentation animale, l’épandage du fumier et du lisier ou encore l’apport de pesticides est très courant. Malheureusement, les épandages et l’apport en pesticides répandent des nitrates et du phosphore qui polluent l’eau et qui peuvent être très toxiques pour l’homme mais aussi la faune et la flore. La production de l’alimentation animale pollue. Avec la « clean meat » les starts up promettent que ce problème va être diminué voir supprimé car avec moins de bétails, il y a une diminution de ce problème.

OCCUPATION DU SOL

Ensuite, on sait que 70% de la surface agricole mondiale est occupée par l’élevage d’animaux, le pâturage et la culture des terres pour l’alimentation des bêtes. Mais cette surface est utile car sur ces terres, nous avons besoin d’animaux. En effet, nous ne pouvons pas valoriser l’herbe alors que les animaux  le peuvent. Cette surface est aussi valorisée comme une source de biodiversité qui ne peut être créée dans un milieu artificiel.

DURÉE DE PRODUCTION

Produire de la viande serait moins coûteux pour l’environnement si cette production durait moins longtemps. En effet pour l’élevage traditionnel, on doit subvenir pendant 2 ans minimum aux besoins du bétail pour n’en utiliser que 30% au final. Pour la viande cultivée en laboratoire, on utilise uniquement les ressources nécessaires à la production de viande pendant quelques semaines. Selon Aleph Farms, une société israélienne assure qu’elle peut produire de la viande artificielle en trois semaines.

Ce nouveau système de production est-il économiquement viable?

Alors que le prix du steak du Frankenburger était de 250 000 euros pour seulement 142 grammes soit environ 1 800 euros pour 1kg de steak on estime qu’un steak de bonne qualité en boucherie est vendu entre 15 à 18 euros le kilo. Une différence de prix assez importante qui à l’époque était un frein assez logique pour ne pas développer et commercialiser la « clean-meat ». Ce prix s’expliquant par la nouveauté de ce produit et de sa production à très petite échelle. Selon Mosa Meat, un steak produit en laboratoire ne coûtera pas plus que 9 euros dans 2 ans. Ce qui coûte le plus cher, ce sont les conditions de culture du steak ; entre apport de facteurs de croissance et stockage pour le développement le prix peut rapidement grimper. Pour le moment, il est encore trop tôt pour dire si ce système de production est viable ou non mais d’après les starts up, cette “food tech” suit le même modèle économique que la “vraie” viande.

Et où en sommes-nous au niveau de la législation?

D’après Florent Bidaud, chargé de mission Veille sociale au Centre d’études et de prospective (CEP) du ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation, la commercialisation de la viande in vitro sera soumise à l’obtention d’autorisation de mise sur le marché. La viande in vitro étant considérée comme Novel Food, pour être commercialisée en Europe ce type de produit devra lever les doutes sur l’utilisation d’hormones de synthèse, d’OGM, démontrer que le milieu de culture et les cellules animales ne présentent aucun danger pour la santé des consommateurs de même pour le matériel utilisé (plastique, boîte de pétri), or d’après Eric Muraille des perturbateurs endocriniens sont capables d’interférer avec le système hormonal et de le perturber, ils peuvent être transférés par les emballages plastiques des aliments, ce phénomène a été documenté lors de cultures cellulaires réalisées dans des récipients en plastique pour des fécondations in vitro. Si tous ces points ne sont pas vérifiés et garantis, la viande in vitro ne pourrait pas être produite ni commercialisée sur les marchés européens. Notons qu’en France, le 18 mars 2021 dans le cadre des débats sur la loi Climat et résilience, un article adopté le 16 avril 2021 relatif à l’interdiction de la viande cellulaire dans les cantines scolaires à été adopté lors de la première lecture du texte à l’assemblé nationale. 

Et le goût dans tout ça?

Si en 2013, lors de la présentation du steak du Frankenburger, le goût était à retravailler, les choses se sont améliorées. Maintenant, même si la plupart des gens s’inquiète sur le goût “trop simpliste” de la viande, les start-up travaillent au maximum pour améliorer le produit au niveau gustatif. L’apport d’arôme alimentaire étant nécessaire pour le moment afin d’accentuer ce goût, il est encore compliqué de s’en passer. 

Est- ce que la “clean meat” menace nos emplois? 

Cette prouesse technique développe des emplois dans le secteur du laboratoire et de la recherche. Mais est- ce que la production de viande artificielle va faire disparaître certains métiers? Agriculteurs ou encore bouchers, est-ce que ces métiers sont menacés? Pour le moment il est encore trop tôt mais les start up tel que Mosa Meat nous assurent qu’il faudra toujours des agriculteurs pour s’occuper des bêtes. On estime que cette “clean-meat” va aussi créer des nouveaux emplois et notamment dans le secteur de la surveillance et du contrôle sanitaire. 

Qu’en pensent les consommateurs?

La demande des consommateurs par rapport à ce type de viande est très incertaine.  Selon Jean François Hocquette, chercheur à l’INRAE, tout le monde n’est pas prêt à avoir un steak in vitro dans son assiette, les consommateurs seraient même plutôt réticents aux produits transformés. Selon une enquête datant de 2019, c’est en Chine que le plus de personnes ont l’intention d’acheter de la clean meat, ensuite vient l’Inde puis les Etats-Unis. Pour ce qui est de la France, selon une enquête menée en 2015 par des chercheurs français de l’INRAE, seulement 10% des personnes interrogées sont prêtes à manger de la viande in vitro de manière régulière. Le temps d’acceptation sociale est donc largement sous-estimé en occident. 

  

Enquête menée en 2015 auprès d’environ 2000 scientifiques et étudiants de plusieurs pays (Hocquette A. et al. 2015. JIA 14 (2), 273–284)

Pour le moment, en France, on compte 3 projets en lien avec la clean meat : la start-up Grourmey qui a pour but de produire du foie gras in vitro, l’entreprise Vitalmeat qui effectue des travaux sur les cellules de poulet et l’entreprise Core Biogenesis basée à Illkirch-Graffenstaden qui a développé une méthode de production de facteurs de croissance nécessaire pour réguler le cycle de vie des cellules de la viande artificielle.

Conclusion

Ainsi, on ne peut dire pour le moment que la « clean meat » est la nouvelle alternative de la viande « animale » car nous n’avons pas encore assez de recul. Cette « food tech » n’est pas encore assez au point pour intégrer la démarche du développement durable. Pour le moment, les scientifiques restent sceptiques par rapport au bienfait de la viande de laboratoire, tout de même cette viande e-tech reste prometteuse. Nous devrions peut-être plus nous pencher sur des alternatives déjà disponibles. Par exemple, nous pouvons commencer par changer nos habitudes alimentaires car nous consommons trop de viande, nous pouvons aussi acheter plus éco-responsable, réduire le gaspillage et favoriser le recyclage. Ainsi, est-ce que nous ne nous voilons pas la face en cherchant des solutions de plus en plus innovantes afin de ne pas voir le problème en face ?

Pour aller plus loin

>>ARTE VoxPop: Pays-Bas: steaks de laboratoire bientôt au menu? (29 août 2021)

>>Extrait de l’émission de télévision Envoyé Spécial, diffusée sur France 2 le 19 mars 2020 : Pourra-t-on bientôt manger de la viande issue de cellules cultivées en laboratoire? 

Bibliographie

Florent Bidaud (Centre d’études et de prospective) “Analyse de ministère de l’agriculture et de l’alimentation: Analyse n°165” Mai 2021https://agriculture.gouv.fr/la-viande-vitro-cultiver-des-cellules-musculaires-destination-alimentaire-analyse-ndeg164
Céline Deluzarche, journaliste “Viande in vitro : encore pire pour la planète que la vraie ?” Futura planète le 22 février 2019 https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-viande-in-vitro-encore-pire-planete-vraie-75120/
Andrés González et Silke Koltrowitz  “Un steak « de labo » ne coûterait plus que 9 euros dans 2 ans” 10 juillet 2019 https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/un-steak-de-labo-ne-couterait-plus-que-9-euros-dans-2-ans_135396
Nicolas Gutierrez, collaborateur santé »Viande » cultivée en laboratoire : une fausse bonne solution ?Science et Avenir,le 2 mai 2020 https://www.sciencesetavenir.fr/nutrition/aliments/viande-cultivee-en-laboratoire-une-fausse-bonne-solution_143825
Margot Hinry, journaliste”La viande in-vitro arrivera t’elle un jour dans nos assiettes?National geographic, le 25 novembre 2021 https://www.nationalgeographic.fr/environnement/la-viande-in-vitro-arrivera-t-elle-un-jour-dans-nos-assiettes
Jean-François Hocquette INRAE”Il existe des solutions plus simple que la viande in-vitro”La semaine véterinaire, le 27 août 2019 https://www.lepointveterinaire.fr/publications/la-semaine-veterinaire/article/n-1821/il-existe-des-solutions-plus-simples-que-la-viande-in-vitro.htmlNathalie Kleczinski, journaliste, “Un rapport de l’ONU affirme que la viande in-vitro n’est pas une très bonne alternative à la viande naturelle” 26 septembre 2021 https://www.neozone.org/ecologie-planete/rapport-onu-viande-in-vitro-bonne-alternative-viande-naturelle/
Pascale Mollier, rédactrice et Jean-François Hocquette”La viande in-vitro, une exploration contreversé”INRAE, le 6 janvier 2021 https://www.inrae.fr/actualites/viande-vitro-voie-exploratoire-controversee
Eric Muraille (biologiste, immunologiste) “La viande « cultivée » en laboratoire pose plus de problèmes qu’elle n’en résout”  8 novembre 2019, mis à jour le 2 juillet 2021 https://theconversation.com/la-viande-cultivee-en-laboratoire-pose-plus-de-problemes-quelle-nen-resout-126662
Statista (site de statistiques) “Une nouvelle ère pour la viande?: Chiffres prévisionnel”  janvier 2020https://fr.statista.com/infographie/20537/previsions-du-chiffre-affaires-du-marche-de-la-viande-et-de-ses-substituts/

Sources des images

Frise chronologique: Création personnelle inspiré de l’historique fait sur le site https://www.timetoast.com/

Schéma: Ministère de l’agriculture et de l’alimentation

Image 1:https://pixabay.com/fr/illustrations/la-mitose-m%c3%a9iose-cellule-3876669/

Image 2:https://pixabay.com/fr/illustrations/pilule-capsule-en-volant-beaucoup-1884777/

Image 3: https://pixabay.com/fr/photos/vache-veau-b%c3%a9tail-p%c3%a2turages-vaches-5177251/

Image 4:https://pixabay.com/fr/illustrations/protection-environnementale-544198/

Image 5:https://pixabay.com/fr/photos/tracteur-rural-cultiver-la-campagne-385681/

Image 6:https://pixabay.com/fr/photos/vaches-frison-vache-%c3%a0-lait-bovine-5177162/

Image 7:

https://pixabay.com/fr/photos/des-c%c3%a9r%c3%a9ales-champ-de-bl%c3%a9-m%c3%bbr-6508088/

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2 réponses sur « Viande in vitro, viande du futur ou cauchemar high-tech? »

D’abord, je ne savais pas qu’il était possible de créer une viande de manière in vitro. Il est vrai qu’au départ, je pensais que cette nouvelle façon de faire allait révolutionner le monde et permettre de limiter les dégâts. Cependant, à travers votre article, vous avez très bien su cerner les différentes limites de cette pratique (hygiène, santé humaine, éthique, normes…). Effectivement, je n’avais pas réellement conscience que cette pratique alimentaire était soumise à autant de normes administratives et d’hygiènes.

D’un point de vue environnementale, selon vous, faudrait-il être pour ou contre ce genre de pratique, malgré les différentes études contradictoires faites sur l’impact et les bienfaits de cette culture in vitro que vous nous avez présentées ci-dessus ?

Dans cet article, vous avez bien fait apparaître les différents enjeux que prend en compte ce mode de culture : social, environnemental, économique et administratif. Tous les points de vue ont été abordés, ce qui nous permet nous, lecteurs, de se créer notre propre avis sur la question. J’ai bien aimé l’ouverture que vous apportez à la fin de votre article. De plus, votre bibliographie est riche et variée ce qui nous permet d’aborder les différents aspects de cette pratique.

Félicitations !
Claudia Fouché

Bonjour,
Avant de lire votre article, je pensais que la culture de viande in-vitro n’était pas encore mise au point. En effet, je voyais cela dans une futur lointain, où encore une idée provenant de l’imagination d’un romancier qui n’a pas assez dormi. J’ai été alors très étonné de voir que la viande in-vitro était produite, est accessible (d’une certaine manière).
Je me dois de souligner que votre article est très intéressant et très bien documenté. J’ai passé un très bon moment à le lire et j’ai appris de nombreuses choses.
De mon côté, je ne pense pas consommer un jour de la viande produite en laboratoire. En effet, déjà aujourd’hui je ne consomme plus de viande rouge, et j’ai pour projet dans un futur proche, de ne consommer plus aucune viande. Je pensais que la viande in vitro était un moyen de ne plus faire souffrir les animaux or apparemment d’une certaine manière c’est pire…
En Bref, l’article est très bon … BRAVO !
VIEILLE Valentine

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