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Consommer autrement

Comment l’écologie tend-elle à une politique de restriction

Nous avons un défi : Les effets du changement climatique sur nos terres. Si l’on se projette en 2050, on risque d’oublier que le monde sera différent, le changement climatique étant déjà une réalité.

Le culte de la neutralité carbone

La neutralité carbone est un état d’équilibre à atteindre entre les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine et leur retrait de l’atmosphère par l’homme ou de son fait. La différence entre les gaz émis et extraits étant alors égale à zéro, la neutralité carbone est également désignée par l’expression zéro émissions nettes.

Le retrait de gaz à effet de serre de l’atmosphère concerne essentiellement le CO2. On distingue généralement les méthodes utilisées par l’homme pour restaurer, sauvegarder ou renforcer la capacité d’absorption des puits de carbone naturels (forêts, sols et océans) et les méthodes faisant appel à la technologie, appelées « technologies d’émissions négatives ».

Photographie De Paysage D'usine

Photos de Pixabay provenant de Pexels

Le concept de neutralité carbone fait l’objet de différentes interprétations et les questions de méthodologie sont nombreuses. On relève ainsi des différences dans les gaz pris en compte (CO2 seul ou tous), dans les facteurs d’émission utilisés pour les inventaires et dans les puits de carbone pris en compte, car il est difficile d’établir une frontière nette entre ce qui ressort de la main de l’homme ou de celle de la nature.

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, atteindre la neutralité carbone au niveau mondial avant la fin du siècle est présenté par de nombreuses institutions comme une nécessité pour limiter la hausse des températures à 2 °C, voire 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, un des objectifs majeurs de l’accord de Paris de 2015. Ainsi, les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C de 2018 montre que les émissions nettes anthropiques (causées par l’homme) de CO2 doivent tomber à zéro d’ici à 2050 pour un réchauffement global limité à 1,5 °C, ou d’ici à 2075 pour un réchauffement limité à 2 °C.

Il y a 2 différentes manières d’aborder la neutralité carbone :

  • Il faut changer nos modes de vie et réduire notre consommation
  • Il faut que nous misons sur les avancées technologiques pour réparer les dégâts causés à l’environnement sans modifier nos modes de vie

Au-delà de sa valeur propre que nous devons préserver, le vivant nous nourrit, nous fournit en matériaux et en énergie, et stocke aussi du carbone… Nous devons imaginer notre développement en interdépendance avec lui, ce que nous avons un peu oublié dans notre monde où l’urbanisation ne cesse de gagner du terrain.

De l’innovation à technique à celle des mentalités

C’est tout récemment que nous sommes témoins de la disparition de certains produits de notre quotidien comme les sachets en plastique, ou du moins de leur forme impactant moins l’environnement comme les pailles et les cotons-tiges. Les progrès technologiques en matière de création d’alternatives éco compatibles de nos produits quotidiens se trouve être un début de réponse à la nécessité de baisser notre impact environnemental, mais ne faudrait-il pas également penser à notre échelle de consommation pour être réellement efficient ?

Jardinière à Ampoule Claire Sur Grey Rock

Photo de Singkham provenant de Pexels

Le progrès technologique montre ses limites dans l’utilisation que les consommateurs en font, car le meilleur et le plus économe des radiateurs dans la maison dotée de la meilleure isolation corromprait son propriétaire qui se mettra à profiter d’un chauffage permanent et superflu pour le même prix qu’il payait avant pour seulement ne pas avoir froid. Une réforme sociétale de notre mode de consommation est donc promue pour que l’écologie soit acceptée dans les consentions qu’elle demande.

Crypto-monnaies en danger

Depuis l’impact du bitcoin en 2017 où celui-ci atteint pour la première fois les plusieurs milliers de dollars, les crypto-monnaies sont sujet à un intérêt croissant, celle-ci n’étant contrôlées par aucun organisme bancaire ni sujet à centralisation elles accomplissent sur internet l’anonymat et la sécurité totale des transactions. C’est le moyen de production de ces monnaies numériques qui suscite les craintes écologiques, en effet elles nécessitent un processus de minage énergivore et le maintien du réseau d’échange appelé Blockchain, ce qui en fait selon de nombreux discours une plaie pour le climat.

Photos gratuites de à distance, à l'intérieur, activités

Photos de Tima Miroshnichenko provenant de Pixels

Le risque de voir les crypto-monnaies de plus en plus régulées et même interdites est bien réel. Pourtant on assiste à toujours plus de numérisation de nos vie, impossible de passer par l’administration ou sa banque sans internet, ce qui émet un questionnement sur l’utilité de restreindre les crypto-monnaies et rend encore plus curieuse l’annonce par la BCE de la création de l’euro numérique pour 2025.

Les restrictions massives des monnaies numériques décentralisées au nom du climat feraient alors le lit des nouvelles générations de crypto-monnaies étatifiées dont le projet ne suscite nullement de réactions motivées par l’urgence climatique.

La société de 2030, la propriété devenue obsolète

L’aboutissement et la réussite d’une transition écologique nous mène à une société ou l’énergie propre est devenue gratuite, le prix du transport a chuté de façon spectaculaire et il est inutile de posséder une voiture. La mise en commun de tous les transports soutient des déplacements plus organisés et coordonnés, et pourquoi se limiter au transport, les appartements ne sont jamais vides car quelqu’un sera là pour le louer l’heure à laquelle vous-y êtes absent.

Homme En T Shirt Noir à La Recherche De Fenêtres En Verre Pendant Le Coucher Du Soleil

Photos de Yulianto Poitier provenant de Pexels

En fait vous êtes débarrassé de toutes vos possessions, car si vous n’utilisez pas quelque chose, quelqu’un d’autre pourrait s’en servir, ne rien posséder et vivre de la location de tous ce qui comble nos besoins, voici le futur imaginé par Ida Auken dans lequel elle confie également :

« De temps en temps, je suis ennuyé par le fait que je n’ai pas vraiment d’intimité. Nulle part où je peux aller sans être enregistré. Je sais que, quelque part, tout ce que je fais, pense et rêve est enregistré. J’espère juste que personne ne l’utilisera contre moi. »

Candice GALLEN et VERHAEGHE Louis

Etudiants en BTSA ANABIOTEC (Analyses agricoles biologiques et biotechnologiques ) à l’ENIL (Ecole Nationale d’Industrie Laitière) de Mamirolle (Besançon, 25)

Article publié le 4 janvier 2022

BIBLIOGRAPHIE :

  • Fabrice Boissier. Une France zéro carbone en 2050 : pourquoi le débat sur la sobriété est incontournable. La Tribune sur Europresse [en ligne], 01/12/2021. Disponible sur :

https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/0

  • Jean-Michel Servet. Le bitcoin, mirage monétaire et désastre écologique. Institut Rousseau [en ligne], 19/072021 Disponible sur :

http://institut-rousseau.fr/le-bitcoin-mirage-monetaire-et-desastre-ecologique/ 

  • Ida Auken. Bienvenue en 2030 : je ne possède rien, je n’ai pas d’intimité et la vie n’a jamais été aussi belle. Forum Économique Mondial  [en ligne], 10/11/2016. 

Disponible sur : https://www.forbes.com/sites/worldeconomicforum/2016/11/10/shopping-i-cant-really-remember-what-that-is-or-how-differently-well-live-in-2030/?sh=77981b661735