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Consommer autrement

Pourquoi changer ses habitudes dans le domaine de l’hygiène ?

La consommation des produits d’hygiène est importante de nos jours, mais est-elle sans risque et sans impact ?

Les conséquences des produits d’hygiènes

Depuis quelques années, la question des effets des cosmétiques et posée comme nous l’a montré l’institut national de santé et de sécurité au travail des États-Unis en 1989, qui avait révélé que 29,5% des  produits chimiques utilisés dans les parfums avaient de nombreux effets toxiques. L’étude de Greenpeace en 2005 vient renforcer cette notion de toxicité en nous révélant ce qui cause les effets tels que le cancer, les défauts congénitaux, le désordre du système nerveux central, les irritations et encore les allergies. Cependant, les mélanges d’huiles, d’arômes et de solvants contenant les phtalates, des muscs synthétiques, des formaldéhydes, … sont présents dans de nombreux produits du quotidien. De plus, toutes ces substances chimiques contenues dans les parfums ne sont pas recyclées comme elle le devrait.

En revanche, selon une étude récente du baromètre de Greenflex de l’Ademe 84% des Français trouvent que le large choix des produits d’entretien et d’hygiène non pas une meilleure efficacité (65% pour les produits d’entretiens et 77% pour le côté hygiène-beauté).

Photo de Davide Baraldi provenant de Pexels

De plus, d’après cette même étude, 86% des français  voudraient des produits sains et plus simples et 66% souhaitent des produits meilleurs pour la planète et leur santé même si ceux-ci sont difficiles à trouver. C’est pourquoi des grandes marques comme L’Oréal, LVMH, Henkel, Unilever et Natura&Co créent un éco score permettant aux consommateurs de voir apparaître sur leurs emballage un étiquetage allant de A à E (comme les nutri scores) qui permet de mesurer l’impact écologique de leurs produits. De plus maintenant certaines applications comme “Mirelle” créé par Kahina Houda Benhebri permettent de savoir si les produits que nous utilisons sont dangereux par leurs compositions.

Des alternatives aux produits néfastes

Tout d’abord, selon une étude publiée par WWF, si l’ensemble de la population française utilisait pendant un an un contenant réutilisable pour son gel douche, l’économie serait de 20.000 tonnes déchets plastique, 34.500 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre et 260.000 mètres cubes d’eau. Ces chiffres sont considérables, c’est pourquoi il est important de trouver des alternatives à cette consommation qui est tout de même très polluante. 

La « clean-beauty »

La “clean-beauty” peut être une première alternative, concept né aux états unis, se développant peu à peu dans le monde, a pour but d’avoir une composition transparente des produits en remplaçant leurs mauvais composants par des composants plus responsables et durables, non controversé, d’origine naturelle ou issu de biotechnologie. Les cosmétiques naturels, bio et végane sont une source d’intérêt pour 62 % des Français, selon une étude d’Adot et Prisma Media

Photo de Karolina Grabowska provenant de Pexels

Les cosmétiques solides

Les cosmétiques solides prennent eux aussi une place de plus en plus importante sur le marché, shampoing, après-shampoing, déodorant, baume pour le corps et visage, dentifrice… de nombreux produits d’hygiène existent sous cette forme. Ces produits d’hygiène solide sont une très bonne alternative car ils sont composés de produits naturels donc peuvent servirent à toute la famille et tout type de peaux. En somme ils sont donc écologiques car ils sont produits avec des ingrédients d’origine naturelle, non transformé, ils ne génèrent pas d’emballage plastique, le plus souvent aucun emballage, ils sont donc aussi bon pour la santé car aucun produits chimique n’est présent dans leurs compositions et ils sont également économique car ces produits durent  jusqu’à 2 à 3 fois plus longtemps que les produits en bouteille et il n’y a pas de coût pour l’emballage plastique.

Photo de Monstera provenant de Pexels

Le vrac

Le développement des produits vendues en vrac prennent eux aussi une place de plus en plus importante, celle-ci est inscrite au code de la consommation depuis février 2020. Gel douche, shampoing, crème sérum, un large choix de produits est disponible. Cette pratique et elle aussi écologique car les produits sont d’origine naturelle, durable, les flacons sont réutilisables donc il n’y a pas de déchet mais aussi car celle-ci évite le gaspillage, il est possible de tester les produits grâce à des petit flacons afin de ne pas tout jeter si le produit ne nous plaît pas, à la différence des produits vendues en bouteilles au supermarché. Elle est également économique car sur une année il est facilement possible de faire 20 à 30% d’économie.

Photo de Sarah Chai provenant de Pexels

Allez vous changer vos habitudes ?

Pour terminer, les produits d’hygiène qu’une grande partie des occidentaux utilisent ont un impact sur la santé mais aussi un impact sur l’environnement, par leurs l’emballage, les produits chimiques qu’ils contiennent et par la quantité d’eau nécessaire pour leurs fabrication, consommer des produits d’hygiène plus respectueux devient donc un intérêt majeur pour le consommateur. De nombreuses alternatives se développent afin de limiter les différents problèmes de ses produits (cosmétiques solides, bio, la vente en vrac, la clean beauty…), cependant les alternatives comme le vrac ne conviendrait pas aux produits de luxe qui sont connus pour la beauté de leurs packagings.

Photo de Monstera provenant de Pexels

Bibliographie

GABRIEL Perrine

GRIMANI Lisa

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DES ACHATS AUX LIMITES DITES «RESPONSABLES»

Qu’est-ce qu’un achat responsable ?

Nous pouvons établir une définition assez générale d’un achat responsable. D’après L’ADEME et le ministère de l’agriculture, un achat dit “responsable” est un achat qui se tourne vers une éthique personnelle, le consommateur est alors conscient de son impact sur la transition énergétique ou encore de son implication sur la lutte contre le gaspillage et l’économie circulaire. Il faut aussi intégrer des critères environnementaux, sociaux et une logique de cycle de vie tout en faisant attention au coût global dans son processus d’achat. Pour plus de renseignements nous pouvons nous référer à la définition d’un achat responsable proposée par le ministère de l’économie .

D’après le baromètre établi par L’Observatoire des Achats Responsables établie en février 2021, on peut identifier différents types de profils des consommateurs. Cette enquête nous permet de se rendre compte qu’aujourd’hui, les achats responsables sont pris de plus en plus aux sérieux et qu’ils commencent à prendre une grande ampleur sur le marché. D’après ce baromètre, Obsar a établi « qu’un tiers des participants au questionnaire ont une consommation responsable depuis plus de 5 ans et seulement 23% n’en ont pas ».

Photo de energepic.com provenant de Pexels : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/terminal-de-paiement-noir-2988232/

Conscient de la réalité cependant une façon de faire controversée

D’après un article en ligne consacré à l’économie et aux technologies dans le monde industriel, L’Usine Nouvelle montre que les français se préoccupent de plus en plus de ce qu’ils trouvent dans leurs assiettes. Chaque français établit ses propres critères afin de déterminer si un achat est responsable ou non. D’après eux tout va dépendre si le produit est bio, labellisé, certifié éthique, local, moins polluant. S’il provient d’un commerce équitable ou bien d’une entreprise locale… Cependant nous pouvons observer depuis 10 ans que le nombre d’achats Made in France a légèrement diminué, a contrario la consommation de produits provenant des commerces équitables a augmenté.

Photo de Erik Scheel provenant de Pexels : pexels.com/fr-fr/photo/personne-donnant-des-fruits-a-une-autre-95425/

Nous pouvons voir aussi une prise de conscience des consommateurs lors de grands événements commerciaux et de promotion comme le Black Friday ou le Cyber Monday. Dalila Bouaziz, journaliste et chef de rubrique du magazine Relation Client a effectué une enquête montre qu’ils deviennent plus sensibles à leurs modes de consommations qui ont de grandes conséquences sur l’environnement. En 2021, ce changement de comportements se traduit de 3 manières différentes. D’abord par la déconsommation, les clients prévoient d’acheter des produits dont ils ont réellement besoin et boudent les produits de consommation qu’ils jugent inutiles. Ensuite avec l’apparition de critères de choix plus sélectifs, effectivement les français portent plus d’attention aux produits de meilleure qualité. Citons par exemple, les produits qui vont durer plus longtemps. Enfin, ils privilégieront l’achat de produits de seconde main, ils existent de plus en plus de plateformes de revente d’occasion comme les célèbres applications et enseignes : Vinted et Le Bon Coin .

Cependant, nous pouvons voir que les e-commerces remportent une très grande popularité auprès des français. Effectivement, l’ascension des sites de vente en ligne comme Amazon font énormément d’ombre aux petits commerces locaux et de proximité par exemple. De façon plus générale, ils “écrasent” les commerces “réels”.

Photo de Karolina Grabowska provenant de Pexels : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/shopping-arriere-plan-vente-charrette-5625045/

Il est vrai que les e-commerces proposent plus de choix, des prix plus abordables etc. mais ceux-ci entretiennent la dégradation et la pollution de l’environnement.  Être plus sensible à notre mode de consommation voir de notre surconsommation en vêtement, est une bonne chose. Cependant il faut prendre en compte aussi les conséquences (souvent irréversibles) environnementales et éthiques de nos achats.  D’abord environnementaux, car les commandes en ligne dégagent beaucoup d’émissions CO2, car celles-ci sont expédiées souvent à l’autre bout du monde. Et éthique, d’une part, la plupart de nos achats sont fabriqués en Chine et proviennent d’industrie ayant des conditions de travail douteuses et peu respectueuses de l’humain. D’autre part, il serait préférable de privilégier les petits commerçants locaux aux grandes chaînes de supermarchés par exemple, afin de diversifier ces achats.

Photo de Chris LeBoutillier provenant de Pexels :https://www.pexels.com/fr-fr/photo/ville-ciel-soleil-couchant-eau-6675078/

Un achat responsable mais à quel prix ?

Nous pouvons observer que malgré une prise de conscience des français sur leurs choix alimentaires ou autres, ceux-ci rencontrent certains freins lors de leurs achats. Il est vrai que les principaux problèmes auxquels ils font face sont souvent liés à des problèmes de prix et de disponibilité des produits. Les produits dits “responsables” coûtent plus chers que des produits dits industriels. De plus, ce type de produit n’est pas forcément accessible à tout le monde certes d’un point de vue financier mais aussi d’un point de vue géographique… De plus, ces freins se matérialisent souvent par un manque d’indicateurs de mesures. Mais aussi par des objectifs contradictoires proposés par certaines collectivités, entreprises à ses responsables d’achat qui doivent piloter et mettre en œuvre une politique respectueuse, éthique et compétitive.

Photo de cottonbro provenant de Pexels : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/mains-main-riche-vert-3943740/

Spaser, une évolution pour la consommation responsable

C’est suite à ce constat et pour répondre aux nouveaux enjeux environnementaux, que l’état a mis en place des modalités de promotion des achats publics « socialement et écologiquement responsable »s à travers le schéma Spaser. Effectivement, la ville de Strasbourg s’est engagée à respecter le schéma Spaser pour les 5 prochaines années. Il est constitué de 4 grands axes : social, éthique, environnemental et de gouvernance. Pour l’engagement social, la ville identifie la « possibilité d’insérer des clauses sociales dans les marchés ». C’est-à-dire promouvoir l’égalité professionnelle homme/femme, mais aussi revoir le volume horaire des titulaires si besoin. Il s’agit aussi de favoriser les modèles d’insertions comme l’apprentissage, les stages… Du point de vue éthique, la ville va effectuer des actions de sensibilisation et de formation au commerce équitable. Ensuite pour l’environnement, plusieurs actions vont être mises en place afin de restreindre la pollution engendrée par les collectivités. Ces actions s’effectuent en 3 points : “une consommation énergétique maîtrisée et respectueuse de l’environnement, une gestion des déchets vertueuse et une préservation des ressources naturelles et une protection de la santé”. Enfin, pour la gouvernance, la ville va mettre en place 2 types de comités techniques : « achats et développement durable” et “pilotage commande publique responsable”.

Photo de Lukas provenant de Pexels : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/main-bureau-ordinateur-portable-cahier-669615/

A nous de jouer !

Nous sommes tous conscients (particuliers, entreprises, collectivités) des enjeux que peuvent avoir nos achats sur l’environnement, nous observons un changement de mentalité  qui devra être accompagné d’une sensibilisation des consommateurs et plus particulièrement des jeunes, futurs acteurs et consommateurs de demain. Aux futurs consomm’acteurs de demain, l’avenir des achats responsables est  maintenant entre vos mains…

Photo de Alexas Fotos provenant de Pexels : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/temps-de-changement-de-signe-avec-lumiere-led-2277784/

Claudia Fouché et Flavie Collin