L’humanitaire en faveur de l’éducation en Afrique permet t’il le développement de ce continent ?

Afin de bien contextualiser notre sujet nous allons définir les termes « humanitaire » et »éducation ». Une action humanitaire est une action qui cherche à améliorer les conditions de l’homme (sécurité, sanitaire…). L’éducation c’est l’apprentissage et le développement des facultés intellectuelles, morales et physiques. Avec l’ambition des États membres des Nations unies de fournir avant 2030 un enseignement primaire et secondaire gratuit à tous, une solidarité international s’est développée, notamment en Afrique où se trouve les pays les plus pauvres du monde, pour donner aux enfants une éducation de qualité et leur offrir un meilleur avenir.

C’est pour cela que nous allons voir comment les actions humanitaires en faveur de l’éducation en Afrique ont un impact sur le développement de ce continent. Dans une première partie nous verrons l’état actuel de l’éducation en Afrique et dans une seconde partie nous verrons les bénéfices que l’éducation a apporté sur ce continent. 

Où en est l’éducation en Afrique ?

Les freins de l’accès a l’éducation

Ecole en Afrique. https://pixabay.com/fr/l-%C3%A9cole-l-%C3%A9ducation-afrique-1645201/

L’Afrique est un contient avec énormément de tensions de part les Guerres qui sévissent dans les pays, les crises sociales qui renversent les pouvoirs en places, les groupes islamistes… autant de raison qui poussent parfois les parents à ne pas scolariser leurs enfants. La plus grande raison reste cependant l’argent. En effet l’argent que reçoivent les différents pays est souvent mal répartit, ce qui se traduit de différentes manières.

Tout d’abords le manque de locaux pour accueillir les élèves se fais ressentir a travers tout le continent, avec des classes de parfois 70 élèves entassés dans seulement 28m² comme c’est le cas dans une école à 60 kilomètres au sud de Ouagadougou au Burkina Faso. Ou encore étudier dans un bidonville avec des bâtiments non réglementaires comme c’est le cas de 500.000 élèves Kényans.

La qualité de l’éducation dépends aussi de ce facteur, en effet les professeurs ayant suivi une formation reconnu par les États se font rare, ainsi ce sont les parents qui payent des personnes pour qu’ils fassent office de professeur.

L’accès a l’éducation se fais difficilement dans certains pays, sans transports en communs la plupart des élèves doivent marcher plusieurs kilomètres, dans des conditions parfois difficiles, pour pouvoir aller a l’école.

Dernier point qui a son importance : la culture des différents pays. En effet les barrières culturels restent très présentent dans certains pays mais celles-ci commence à tomber car la société Africaine commence à comprendre que l’éducation est un enjeu fondamental.

Le développement de l’éducation

classroom-of-students-using-new-textbooks-in-africa

Une classe d’élèves utilise des nouveaux cahier en Afrique.  https://pixnio.com/fr/gens-fr/enfants-enfants/salle-de-classe-les-etudiants-les-manuels-scolaires-afrique

 

Malgré les obstacles nommés, l’éducation en Afrique s’est bien développée. Actuellement 8 enfants sur 10 vont a l’école et prochainement pour 100 enfants, 70 auront achevé une scolarisation primaire. On peut se demander comment ce continent parvient a scolarisé plus de 600 millions de personnes ! principalement par les ONG et par l’aide internationale.

En effet les ONG comme l’Unesco fournissent des outils pour voir les problèmes et ainsi aider les gouvernements à prendre des réformes comme par exemple le pourcentage de garçons scolarisés par rapport au nombre de filles. Elles sont particulièrement présentes en Afrique subsaharienne où le taux de scolarisation est le plus faible. Elles aident aussi les gouvernements en donnant de l’argent pour construire plus d’écoles, baisser le coût de l’éducation… ou en faisant des campagnes partout dans le monde pour ramasser des affaires scolaires et les donner au enfants qui ne peuvent pas se les acheter.

Maintenant nous allons nous intéresser à comment les aides internationales aide l’Afrique en terme d’éducation. Les aides internationales sont moins présentes sur le terrain que les ONG mais sont tout aussi importantes, c’est grâce à ces aides que le budget pour l’éducation augmente constamment d’années en années. Ces aides sont principalement monétaires, par exemple l’Europe donne 287,5 millions d’euros au Partenariats Mondiale pour l’Éducation (PME). Ces aides ont baissées de 30% ces 5 dernières années, ce qui a eu, contrairement a ce qu’on pourrais penser des effets positifs ! effectivement cette baisse des aides a poussé les pays à financer eux-mêmes leur éducation, ainsi le budget pour l’éducation est passé de 13% à 20% aujourd’hui, le système éducatif a aussi progressé, un enfant est maintenant scolarisé 9 ans contre 6 ans en 1999.

Nous avons vu comment l’Afrique a réussi a éduquer sa population, maintenant nous allons voir les bénéfices qu’a apporté cette éducation sur les sociétés africaines.

L’éducation, la base de tout progrès dans une société.

Il est essentiel pour toute société voulant avoir un développement solide, de posséder un système éducatif performant, afin de pouvoir former du mieux possible, les employés qui participeront à la création des richesses, et aux services de celle-ci. Une bonne éducation est la clef permettant le bon fonctionnement d’un état car celle-ci donne accès à une économie plus stable, à une production de richesses optimale, ainsi qu’à une meilleure mise en valeur des ressources culturelles d’une société, qui sont les points essentiels quant au développement de celle-ci.

Les études supérieures en Afrique

Depuis 1982, d’après une conférence organisée par l’Unesco, les pays africains s’efforcent de « démanteler » les anciennes institutions académiques mises en place par les forces coloniales, afin de concentrer leurs efforts sur les réels besoins des pays du continent. En effet, ceux-ci favorisent certains domaines, qu’ils jugent essentiels au bon fonctionnement de système, et qui selon eux, sont primordiales pour favoriser le développement des sociétés africaines.

L’impact des progrès de l’éducation en zone rurale

Prenons pour exemple, l’agriculture. D’après cette même conférence, le domaine agricole est particulièrement mis en valeur. Pour cela, des enseignements ont été créés, afin de former des individus à la gestion d’exploitations agricoles certes, mais aussi à la réparation et l’entretien du matériel et des différentes machines utilisées dans ce contexte, à la santé publique et aux soins vétérinaires.

https://pixnio.com/fr/nature-paysages/champ-fr/agriculture-domaine-coucher-de-soleil-lever-du-soleil-nuage-aube-atmosphere-paysage

Photo d’un champs. https://pixnio.com/fr/nature-paysages/champ-fr/agriculture-domaine-coucher-de-soleil-lever-du-soleil-nuage-aube-atmosphere-paysage

De plus, une main d’œuvre qualifiée, permet des innovations, ainsi que la modernisation des infrastructures et des technologies utilisées, ce qui contribue au développement des zones rurales africaines, puisque ainsi, la productivité augmente. Ainsi, de nombreux emplois sont créés, et ces individus de ce fait diplômés, on de ce fait accès à des niveaux d’études allant de simple technicien, à ingénieur.

L’impact des progrès de l’éducation sur la santé des populations

L’éducation à un impact sur la nutrition et les soins des populations en Afrique. En effet, des individus ayant reçus une bonne éducation seront plus apte a déceler des soucis de santé chez les enfants, soucis de santé souvent dû à des problèmes alimentaires. Il a été démontré que l’instruction d’une mère de famille est un des facteurs essentiels pour la survie de ses enfants.

On considère qu’une mère instruite sera plus apte à gérer un problème chez son enfant, malgré l’absence d’infrastructure spécialisée aux alentours. Par exemple, en Ouganda ou au Maroc, il a été démontré que les individus instruits réagissent mieux en cas de maladies ou de faiblesse.

L’impact des progrès de l’éducation sur l’économie africaine

L’éducation à un impact très favorable sur l’économie. En effet, grâce à une meilleure éducation, on améliore, le niveau de santé, de nutrition, de fécondité ainsi que les revenus des ménages agissant directement sur le développement économique d’un pays.

Une meilleure santé permet un accroissement de la productivité, tout comme une meilleure nutrition, cela améliore également le niveau de vie des individus, en diminuant le taux de mortalité, la souffrance des populations. L’éducation permet également de changer de domaine, de fonction. Tout cela agissant sur le revenu des ménages, de ce fait, si les revenus d’un couple sont plus élevés, ils pourront alors consommé d’avantage, vivre dans de meilleures conditions, permettant alors de faire fonctionner et évoluer l’économie de leur société, puisque cela impactera la production de richesse, ainsi que le tourisme, qui est souvent une donnée essentielle dans l’économie d’un territoire.

Pour conclure

Depuis plusieurs décennies, l’éducation en Afrique à connue d’importants progrès. Nombreux sont les enfants à avoir aujourd’hui accès à l’éducation dans ces pays défavorisés. A ce jour, de plus en plus d’individu parviennent à terminer des formations les conduisant à des diplômes, leur permettant d’obtenir des qualifications spécifiques. Tout cela permet alors le développement des sociétés africaines, que ce soit au niveau économique, culturel, ou dans le domaine de la santé. Malheureusement, dans certains pays, ces progrès ne sont encore que peu visibles. Il nous faut donc persévérer afin de permettre à ces sociétés de vivre dans de meilleures conditions.

 

Esteban Beraux

Antonin Sibille

Bibliographie :

Bleitrach, Virginie. Investir dans l’éducation en Afrique est un pari gagnant. In Le Monde [en ligne]. Le Monde, Septembre 2015 [consulté le 27 décembre 2018]. Disponible sur : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/09/28/investir-dans-l-education-en-afrique-est-un-pari-gagnant_4775045_3212.html

Cochet, Pierre. L’Afrique face au défi de l’éducation. In La Croix. La Croix. Avril 2018 [consulté le 27 Décembre 2018]. Disponible sur : https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/LAfrique-face-defi-leducation-2018-02-01-1200910599

Deschryver, Pauline. Faire de l’éducation un levier de développement en Afrique. In ORDES. Association ORDES, date de publication inconnu [consulté le 27 Décembre 2018]. Disponible sur : http://ordesong.org/50-tips-and-insights-about-productivity-happiness-and-life/

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Malassis.L. Développement économiques et programmation de l’éducation rurale. In UNESCO [En ligne]. UNESCO, date inconnue, [consulté le 27 Décembre 2018]
Disponible sur: https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000136471

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Site de l’association AFD: https://www.afd.fr/fr/page-region-pays/afrique [consulté le 27 Décembre 2018]

L’autonomie chez les jeunes d’aujourd’hui

Au jour d’aujourd’hui le système français ne pousse pas les jeunes à l’autonomie. Les inégalités sont toujours présentes entre les élèves du aux différences d’origines sociales cependant l’éducation est un pilier fondamental de l’accès à l’autonomie. Néanmoins l’éducation n’est pas le seul élément à prendre en compte afin que les jeunes accèdent à l’autonomie, chez les jeunes Français, elle repose en grande partie sur la famille.
Le système français à beaucoup de faiblesses notamment une obsession du classement ainsi qu’une tendance à aider les familles plutôt que les jeunes Y.


Les différences intergénérationnelles en France

  • La génération X est en fonction

La Génération X est née dans les années 1960 à 1980. Elle est aussi connue sous le nom de génération « Baby Bust » en raison du faible taux de natalité par rapport à la génération qui les précèdes qui sont la génération baby-boom.

Cette génération X a connu deux chocs pétroliers, la crise, le chômage, l’arrêt de la croissance, le communisme.

Cette génération a vécu un creux au niveau professionnel, trouvant difficilement des emplois stables et bien rémunérés car le chômage à commencer en 1973 après le choc pétrolier.
Pour éviter de connaître le chômage ou subir des contrats précaires, les employés de cette génération ont tendance à garder leur emploi et à rester attaché à un poste.

Cette génération à le besoin d’apprendre, de se développer et de se donner des défis. Le salaire n’est pas l’élément principal de leur motivation pour aller au travail. Cette génération s’épanoui au travail et situe le travail au premier plan de leur préoccupations. C’est la première génération qui à l’accessibilité à l’école quel que soit leur niveau de vie.

  • La génération Y est en prévision

La génération Y ou génération digitale.En France, la génération Y regroupe environ 13 millions de personnes soit près de 21% de la population française. Il s’agit de la génération la plus importante depuis la génération du Baby-boom.

Elle a grandi avec des écrans d’ordinateurs, des consoles de jeux vidéo et ont été plongé directement dans le monde d’Internet. Ils jugent plus important leur santé mentale ou physique, que se détruire au travail. Ils sont donc à la recherche d’une bonne qualité de vie. Pour cela ils sont prêts à quitter leur région voire leur pays ou passer d’entreprises à entreprises.
Les 35 heures sont idéals pour cette génération. Ils n’hésitent pas à se former afin de pouvoir évoluer tout au long de leur carrière. Le changement de travail ou de taches à réaliser ne leur fait pas peur au contraire ils aiment cela.

La génération Y est celle qui rencontre le plus de problèmes au niveau du chômage de la  précarité et  de la pauvreté, cela est dû au chômage de la France qui laisse pas de chance aux jeunes qui veulent entrer sur le marché de l’emploi.

  • La génération Z est en amélioration

La génération Z, née après 1995 est considérée comme la génération silencieuse. Elle a grandi avec les réseaux sociaux et est connectée en permanence. Elle vit des nouvelles technologies et ne devrait sûrement pas connaître de difficultés à trouver un emploi car la génération du baby-boom prend petit à petit sa retraite et devrait laisser sa place sur le marché du travail.
Néanmoins on ne peut pas encore affirmer cela car l’économie française peut bouleverser le marché de l’emploi. Pour le moment cette génération ne se trouve pas sur le marché du travail.

La génération Z est ambitieuse et semble avoir le sens du travail. 80% préfère avoir un bon travail plutôt qu’une bonne relation sentimentale. Cette génération pense qu’avoir beaucoup d’argents est un indicateur de réussite. Les jeunes Z semblent motivés à travailler dur à condition que l’on puisse rester connecté en permanence. 70% des jeunes déclarent communiquer plus en ligne que dans la vie réelle

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« l’ABC des génération X, Y et Z», source familleeger, http://familleegger.blogspot.fr/2015/06/labc-des-generations-x-y-z.html


Stop aux ravages du chômage

  • Les études sont rudes

 Les jeunes d’aujourd’hui sont confrontés dans toute l’Europe aux mêmes évolutions : l’allongement de la durée des études liée à la nécessité de mieux se former et plus longtemps afin de trouver une place dans le monde du travail qui est en constante évolution. Mais les jeunes issus de la génération Y augmentent également leur nombre d’années d’études pour retarder leur arrivée sur le marché du travail dû à la crise.

De ce fait, la France comporte aujourd’hui l’une des jeunesses les plus diplômées d’Europe mais l’école française ne parvient pas à freiner les inégalités entre les élèves, liées aux différences d’origines sociales. L’éducation constitue un des piliers fondamentaux de l’accès à l’autonomie.

En France dans les années 1960, les enfants issus des classes populaires (père ouvrier ou employé peu qualifié) étaient très peu nombreux à continuer leurs parcours au-delà de l’enseignement primaire du aux faibles ressources financières. Aujourd’hui, 25% d’entre eux accèdent aux cycles d’études supérieures. Toutefois les élèves issus des milieux sociaux les plus favorisés sont bien représentés dans les filières les plus prestigieuses. Cependant l’Etat n’est pas totalement absent, il finance des bourses ou des allocations logement pour les étudiants mais un grand nombre d’entre eux – environ 50% – travaillent afin de financer leurs études.

Selon une enquête réalisée par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) la France est le pays dans lequel l’origine sociale pèse le plus sur la réussite scolaire.
C’est également dans notre pays que le diplôme exerce une emprise particulièrement forte sur l’ensemble de la carrière.
Concernant l’accès à l’autonomie chez les jeunes français, elle repose en grande partie sur la famille et l’éducation.études sont rudes

« La génération Y de plus en plus attirée par l’art en ligne »,  source Hiscox blog,  https://blog.hiscox.fr/generation-y-attiree-art-ligne/

  • La génération Y dans le monde du travail

Les jeunes de la génération Y se considèrent comme plus polyvalents, plus compétents, plus efficaces et plus motivés que leurs aînés. Cela s’explique par l’effet d’âge (enthousiasme et motivation de la jeunesse) mais aussi par le fait que cette génération est plus diplômée que la précédente.

Les Y sont de jeunes actifs remettant en cause l’autorité, capables de passer rapidement d’un univers à un autre et ayant une forte capacité d’adaptation aux nouvelles technologies. La génération Y est souvent méprisée par leurs collègues de plus de 30 ans car ils sont considérés comme étant plus individualiste et ambitieux.
Malgré ce que pense les précédentes générations, les jeunes Y apportent une richesse aux entreprises compte tenu de leurs connaissances et compétences nouvelles desquelles les autres salariés sont dépourvus.

Mais les Y font face à des difficultés lors de leur entrée sur le marché de l’emploi, avec des salaires en baisse et des premiers emplois précaires comme des CDD (Contrats à Durées Déterminées). Ainsi, l’âge moyen du premier CDI (Contrat à Durée Indéterminée) est d’environ 30 ans. Les jeunes sont les premières victimes de la crise : en 2009 par exemple le chômage des moins de 25 ans a augmenté de 23,1% en un an.

Or l’un des avantages de cette génération est le fait que celle-ci soit plus diplômée que les précédentes, ce qui reste la meilleure défense contre le chômage. Toutes les expériences professionnelles réalisées (stages, apprentissage) tout au long des études permet à la génération Y d’être la génération la plus expérimentée en tenant compte de sa jeunesse.

Chômage des 15-24 ans en 2009

« Taux de chômage chez les 15-24 ans en 2009 », source Alternatives Economique, https://www.alternatives-economiques.fr/chemins-de-lindependance/00042339#


L’indépendance c’est tendance

  • L’autonomie et ses compromis

Le système de formation Français ne pousse pas les jeunes à l’indépendance. Ce modèle français a des faiblesses et notamment une obsession du classement ainsi qu’une tendance à aider les familles plutôt que les jeunes.

Dans les pays du Nord de l’Europe, la jeunesse se caractérise par un parcours long et mobile mais les jeunes accèdent à une indépendance assez tôt dû à une allocation directe et universelle de l’ordre de 800 € favorisant la transition entre les études et l’emploi.

En Angleterre, la société favorise des parcours plus courts avec un accès rapide sur le marché du travail afin de rembourser les crédits bancaires qui ont été réalisés pour financer les études des jeunes. L’objectif est d’acquérir une indépendance économique vis à vis de la famille.

Dans les pays méditerranéens, c’est la famille qui est un « modèle » d’accès à l’autonomie. La cohabitation avec les parents est « obligatoire » à moins d’avoir acquis une de ses trois conditions soit un emploi stable, être marié ou avoir un logement.

En France, les jeunes de la génération Y font partis des jeunes qui commencent et finissent le plus vite leurs études. Les Y ne sont pas ou peu incités à rechercher des expériences professionnelles et à gagner de l’indépendance tout en continuant leurs études.
Cette génération est dépendante vis-à-vis de leurs familles. Les familles bénéficient d’aides de l’Etat tel que les allocations familiales versées jusqu’à l’âge de 20 ans. Toutefois, les jeunes peuvent percevoir des aides comme l’allocation logement ou des bourses. Pourtant 50% des étudiants français sont forcés de devoir travailler afin de financer leurs études.

Alors comment devenir autonome lorsque l’on dépend financièrement de ses parents ?

« Sondage réalisé sur 100 élèves de l’ENIL de Besançon-Mamirolle », décembre 2017

  • Du point de vue des parents c’est différents

Les parents de cette génération Y font parti de la génération X. Ils ont beaucoup de problèmes à comprendre le mode de vie ou les choix réalisés par les jeunes Y.
Contrairement à la génération Y, les parents ont eu accès à vie active plus prématurément. Cette génération est plus engagée dans leur poste et se sent concerné par l’entreprise ou le client pour lesquels ils travaillent. Ils ne comptent pas leurs heures, car leur objectif personnel est de satisfaire leur supérieur.
Néanmoins le stress de la hiérarchie est bien moins important que celui de l’utilisation des nouvelles technologies.

La nouvelle génération est en quête de nouveauté, ils changent régulièrement de poste, d’employeur et n’hésite pas à quitter leur région afin de trouver un emploi qui les intéresse. Cette génération préfère collaborer au sein d’une équipe. Elle se sociabilise plus facilement afin de devenir amis entre collègues.


Pour conclure ,

Avec les différents points que nous avons évoqués, nous pouvons dire que l’autonomie chez les jeunes de la génération Y est un élément difficile à acquérir.
En premier temps par la hausse du chômage du à l’automatisation ou à la délocalisation des entreprises.
En second lieu en France nous avons un gros problème vis-à-vis de l’aide versé aux parents plutôt qu’aux étudiants, si les aides seraient versées aux étudiants ils seraient plus autonome et seraient plus indépendant.

 


Article rédigé par Flavie ROGER et Valentin BAUER


Bibliographie

  1. ALET, Claire et PECH, Thierry. Les chemins de l’indépendance (dossier : génération galère). Alternative Economique, publiée le 01/03/2011, n°300, p.59-61.
  2. BYS, Christophe. La génération Y ? Lucide et capable de faire des concessions, selon une étude de l’Apec [En ligne]. Usine Nouvelle, publiée le 21/04/2017 [Consultée le 29/11/2017]. Disponible sur : https://www.usinenouvelle.com/article/la-generation-y-lucide-et-capable-de-faire-des-concessions-selon-une-etude-de-l-apec.N529559
  3. GOMBERT, Guirec. De quelle entreprise rêve la génération Y ? [En ligne]. Régionjob, publiée le 22/01/2016 Consultée le 30/12/2017]. Ce site comporte des chiffres où la validité n’est pas certaine car ce sont des pronostics. Disponible sur : https://www.regionsjob.com/actualites/entreprise-reve-generation-y.html
  4. KREMER, Pascale. Frustrée, la jeunesse rêve d’en découdre [En ligne]. Le Monde, publiée le 25/02/2014 [Consultée le 19/12/2017].
    URL : http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/02/25/frustree-la-jeunesse-francaise-reve-d-en-decoudre_4372879_1698637.html
  5. LAROUR, Laurence. Des jeunes « Tanguy », « boomerangs » ou « sacrifiés ». L’Eco [Périodique]. Publiée le 12/02/2016. N°309, p.2-3.
  6. PEUGNY, Camille. La France s’sacrifie-t-elle sa jeunesse ? [En ligne]. Alternatives économiques, publiée le 20/04/2017 [Consultée le 29/11/2017]. URL : https://www.alternatives-economiques.fr/france-sacrifie-t-jeunesse/00078462
  7. PEUGNY, Camille. Favoriser l’autonomie des jeunes [En ligne]. Observatoire des inégalités, publiée le 03/11/2017 [Consultée le 19/12/2017]. URL : https://www.inegalites.fr/Favoriser-l-autonomie-des-jeunes
  8. OUDGHIRI, Rémy. Pourquoi la ‘’Génération Y’’ d’aujourd’hui ce n’est pas simplement ‘’les jeunes ‘’ d’hier [En ligne]. Huffingtonpos, publiée le 3/03/2017 [Consultée le 19/12/2017]. URL : http://www.huffingtonpost.fr/remy-oudghiri/pourquoi-la-generation-y-aujourdhui-est-pas-les-jeunes-d-hier_a_21897734/
  9. Sondage réalisé sur 100 élèves de l’ENIL de Besançon-Mamirolle.
  10. Emploi des jeunes – La génération Y face à la crise. In Ressources Humaines via siapartners [en ligne]. Ressources Humaines via siapartners, 2012, publiée le 11 septembre 2012 [consulté le 29 décembre 2017]. Disponible sur : http://rh.sia-partners.com/emploi-des-jeunes-la-generation-y-face-la-crise

 

Le voyage forme dès le jeune âge !

Les jeunes partent découvrir le monde, pour s’amuser, travailler, étudier, faire des rencontres. Ils reviennent non pas avec seul acquisition leur objectif mais avec beaucoup plus. Nouveaux horizons, plus d’assurances et de tolérances, apports de culture… tant de choses que chacun développe lors de son voyage.

S’adapter à un contexte culturel nouveau et différent du sien est une expérience formatrice pour ces jeunes adultes. Et celles-ci leur permettront plus tard de s’adapter plus facilement à des situations nouvelles. Entre bénéfices et motivations, apport social et programme pour les jeunes, le monde du voyage est un monde plein de ressources pour la nouvelle génération.

Motivations et bénéfices : des études qui le prouvent

Les motivations qui amènent les jeunes à voyager sont multiples et évoluent avec le contexte temporel.

Une étude a été réalisée de l’Organisation mondiale du tourisme qui, elle, reprend des sondages réalisés par World Youth Student & Educational (WYSE) Travel Confederation. Voici un graphique reprenant les éléments de ce sondage et montre les différentes motivations chez les jeunes.

Graphique représentant motivations chez les jeunes pour voyagerLevassauer, Maïthé, Principales motivations de voyage, 2002 et 2007. OMT [29/11/2017] Disponible sur : veilletourisme.ca/2008/09/30/les-voyages-forment-la-jeunesse/

On remarque chaque motivation évolue, on peut cependant se faire une idée sur les différentes motivations principales chez les jeunes, notamment découvrir d’autres cultures et accroître ses connaissances.

Le voyage motive donc les jeunes à obtenir différentes compétences les faisant progresser.

Outre que leurs motivations, les jeunes gagnent des bénéficient :

  • le développement d’une soif de voyager à nouveau (81%);
  • l’ouverture de leurs horizons (74%) et de leur esprit (72%);
  • une plus grande flexibilité (71%);
  • une plus grande confiance (70%);
  • une meilleure tolérance (62%).

De plus, 29% des jeunes considèrent être devenus une nouvelle personne à leur retour de voyage. Le sondage de WYSE indique une hausse du niveau de confiance envers les autres.

En plus des études de l’Organisation mondiale du tourisme, deux psychologues allemands Julia ZIMMERMANN et Franz NEYER ont étudié le comportement des jeunes, et ont conclu que les étudiants qui passent un temps de leurs études à l’étranger développeraient des personnalités plus ouvertes et équilibrées par la suite. Les séjours à l’étranger sont souvent associés à des rencontres instructives et une découverte de culture. Selon les auteurs de cette étude, ces expériences auraient une incidence sur la future personnalité des jeunes adultes. Ils ont recueilli des témoignages qui découlent d’un résultat où les jeunes auraient davantage d’ouverture d’esprit, auraient un caractère plus agréable et un plus faible risque de développer des troubles psychiques, tels que l’anxiété ou la dépression.

L’Institute of International Education (IIE), un organisme mettant en relation établissements et élèves souhaitant étudier à l’étranger, a interrogé des anciens élèves qui ont réalisé un voyage à l’étranger pendant leurs études pour comprendre s’ils ont développé des compétences particulières. On note des compétences qui sont particulièrement liées au comportement avec les autres.

 ee15 compétences développées à l’étranger chez les étudiants. Institute of International Education. [15/12/17] Disponible sur : https://start.lesechos.fr/continuer-etudes/etudier-a-letranger/les-voyages-forment-la-jeunesse-l-etude-qui-le-prouve-9640.php

Les 15 compétences développées à l’étranger sont triées dans trois catégories par l’IIE. Institute of International Education.
Selon l’IIE, plus on passe de temps à l’étranger plus les connaissances développées varient. Par exemple, un élève ayant passé moins de 8 semaines en dehors des Etats-Unis développera beaucoup plus sa capacité à travailler en équipe.

Toutes ces études semblent donc confirmer l’importance du voyage pour la construction identitaire et l’immersion dans la vie d’adulte par un apprentissage d’une nouvelle langue, une ouverture culturelle. Selon des études américaines les études à l’étranger permettent d’acquérir des compétences et savoir-être qui favorisent l’employabilité.

Mais le voyage apporte d’autre acquis que des compétences professionnelles, c’est un moyen de favoriser le contact avec des personnes et est un bon moyen de travail son bien être intérieur.

Une approche psychologique et sociale

En plus des bénéfices personnels qu’apportent les voyages aux jeunes, on a des chercheurs qui étudient le sujet d’une façon plus phycologique et sociale.

Selon le chercheur Pierre WILLAUME, ce qui rend intéressant l’expérience de partir dans un pays différent du nôtre est qu’on rencontre de nouvelles cultures et nous forme une nouvelle expérience. C’est pour cela que les voyages sont formateurs pour la jeunesse. Dans cette expérience on revient avec un « sac à dos » où se trouvent des découvertes, des apprentissages, des émotions…

Lorsque l’on voyage on peut subir un « choc culturel » qui vient perturber et déclencher un apprentissage par le fait que l’on s’interroge sur le fait que l’on est soi-même porteur d’une personnalité et source d’une culture.  Dès lors on s’adapte à la nouvelle culture et on développe notre personnalité. Ainsi, pour la jeunesse, le fait de voyager dynamise la création sociale, identitaire et culturelle. Ils mûrissent, se forment, se développent donc plus vite que quelqu’un qui n’a pas vécu cette expérience et qui n’a donc pas dynamisé la construction de soi-même.

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Pour le sociologue Vincenzo CICCHELLI, il est important que les jeunes effectuent des voyages de formation à l’étranger. Il est même important pour lui que les parents doivent accepter que les jeunes saisissent ces opportunités, en faire une chance pour l’éducation de leurs enfants. La société a besoin de personne avec des compétences scolaires mais aussi des connaissances sur le monde par l’expérience du voyage.

Pour lui lorsqu’on voyage on décide de se soustraire à une condition sociale particulière et d’aller voir le monde en dehors de notre vie, tout en allant à la découverte de soi.

Les personnes qui réalisent des voyages à l’étranger ne sont pas plus éclairées que les autres. Pour le sociologue, le voyage nous forme par une succession d’enchantements et de désenchantements. On a besoin de se dire qu’on voyage pour découvrir une culture, pour élargir son cercle de sociabilité.

Lorsqu’on ne voyage pas on n’apprend rien sur les cultures des pays, pour mieux se retrouver dans le monde pour les jeunes, la solution n’est pas la curiosité de l’autre à travers le voyage mais le souci de l’autre. Nous sommes tous liés par un destin commun.

 

Le voyage a donc ses bien pour les jeunes et les autres autours d’eux en plus d’apporter des compétences utiles pour les années à suivre. C’est pourquoi ce mette en place différents programmes afin que les jeunes puissent développer leurs compétences et leur savoir-faire.

Des programmes qui transforment les jeunes

Programmes permettant découverte des autres et de culture dans le monde entier, de développer son autonomie, sa langue vivante, ses apports de culture… des organisations se mettent en place pour développer davantage les compétences des jeunes en plus de leurs motivations personnelles. Les jeunes doivent apprendre à se questionner sur le monde qui les entoure, à être attentif aux inégalités et à réfléchir à des solutions. C’est pour cela que des programmes sont mis à disposition pour développer ses compétences personnelles et pour développer le côté humanitaire chez les jeunes.

  • Grandir Aventure est une association permettant qui privilégie la rencontre et l’échange. Elle a une vision du voyage sur des rencontres basées sur l’échange, la réciprocité, le partage des cultures : rencontrer des personnes nous enrichit. Pour les jeunes, un voyage solidaire est une aventure humaine forte, qui tend à les accompagner dans leur construction en tant que citoyens du monde. La plupart des jeunes voyageurs Grandir Aventure souhaitent participer aux séjours pour aider et participer au changement. Cependant les jeunes doivent être conscient qu’un séjour ne suffit pas pour changer les choses, le voyage les informe mais ne change pas le monde aussi rapidement.
  • Il y a aussi un programme Erasmus +. Un programme permettant de développer leur ouverture d’esprit et de mettre à profit leurs compétences. C’est un programme de dimension européenne qui encourage la mobilité européenne et favorise l’acquisition de compétences supplémentaires.  Le programme fait aussi la part d’enjeux environnementaux. Il finance même les projets qui visent à sensibiliser et informer les jeunes et les citoyens à ces problématiques.

Différents pays sont à disposition comme la Chine ou l’Irlande :

La chine est une expérience originale montrant une ouverture d’esprit et une capacité d’adaptation avec une langue d’enseignement qui est majoritairement le mandarin. Le nombre d’étudiants s’y rendant est de plus en plus en nombreux. L’état chinois souhaite même faire de son système universitaire l’un des meilleurs au monde. Des bourses sont à disposition dans le cas d’un voyage par Erasmus. C’est donc une expérience enrichissante dont les jeunes n’ont pas comme première idée de destination.

L’Irlande, étant considérée comme le 6e pays préféré des Erasmus français, est une destination avec une bonne qualité de vie, un budget modeste et une anglophonie.

Voici un témoignage d’une étudiante qui montre que le voyage est formateur pour la jeunesse :

témoignage étudianté irlandeVictoire Le Moing, étudainte à l »agrocampus Rennes. Tribune verte (N°2788) [Périodique]. 10-03-2016. p. 13.

Faire un voyage à l’étranger fait la différence lors d’une embauche, mais faire ses études à l’étranger permet-il de décrocher un travail plus facilement ?

Selon l’IIE, 53% des étudiants considèrent que ces séjours ont eu un véritable impact sur leur embauche. Ce nombre augmente même jusqu’à 67.5% chez les jeunes ayant passé un an, ou plus, à l’extérieur de leur pays natal.

Pour conclure

Le voyage a une fonction de favoriser le sentiment d’ouverture, le gout pour la mobilité. Il apporte une réflexion sur le monde, permettant aux jeunes d’imaginer des solutions et d’agir. C’est à partir d’échanges simples que les jeunes découvrent les cultures différentes des leurs. C’est des moments de partage qui leur permettent d’acquérir des compétences d’écoute et de compréhension envers les autres. Ainsi on peut donc dire que chaque voyage forme le jeune qui l’accompli. Par différents partages et cultures, la jeunesse revient plus changée que jamais.

Alors pourquoi pas tenter à votre tour cette expérience pleine de ressource ?

WADEL Amélie.

Bibliographie :

Nos soirées étudiantes

Nos soirées sont des événements importants pour chacun d’entre nous. Cela permet de nous rassembler, de danser, de parler entre nous, de se retrouver, de rigoler donc de passer du bon temps ensemble sans forcément abuser de substances illicites et autres. J’ai étudié ces soirées et je me suis posée la question : « Dans quelle mesure les soirées étudiantes contribuent-elles au bonheur des jeunes ? »

Les différents comportements

On est tous déjà aller en soirées, on a tous plus ou moins aidé des copains dans le mal, on a tous vu des jeunes boire plusieurs verres et ensuite s’attaquer à la bouteille et d’autres jeunes qui n’acceptent pas les verres qu’on leur propose, je me suis penchée sur ces différents cas. Il y a des personnes qui sont appelées des buveurs excessifs (qui ne savent pas leurs limites et qui veulent toujours aller plus loin) et d’autres qui vont boire deux trois verres (histoire de faire comme tout le monde mais elles connaissent leurs limites et savent s’arrêter) ce sont des buveurs occasionnels.

Il y a plusieurs cas de figures pour les personnes qui ne boivent pas comme l’a écrit Micheline Claudon alcoologue spécialisée. En effet, les jeunes peuvent ne pas boire à cause de leur génétique comme les asiatiques qui ne métabolisent pas l’alcool. D’autres n’ont médicalement plus le droit de boire de l’alcool car ils ont trop bu depuis le plus jeune âge et sont dégoûtés ou interdits d’alcool. Enfin, d’autres personnes n’ont tout simplement pas envie de boire de l’alcool à cause de l’effet que cela peut produire, de peur de leur réaction physique. D’autres encore ne ressentent pas le besoin de boire de l’alcool pour s’amuser et n’en voient pas l’utilité.

Les personnes buveurs d’alcool peuvent être classées en deux catégories. En effet, il y a des personnes qui boivent qu’en soirées car elles en ressentent le besoin, pour justement mieux s’amuser (ce qui peut amener aux trous noirs s’ils en abusent de trop). Et d’autres qui boivent souvent pour oublier leurs problèmes, qui se noient dans leur malheur car ils ont la sensation de bonheur en sortant la tête du trou, même si ce n’est pas vraiment le cas mais juste une illusion. L’alcool n’est pas le seul moyen pour arriver à un monde merveilleux, il y a aussi la drogue. C’est illégal mais si nous cherchons bien, on arrive tous à s’en procurer facilement. On sait tous que c’est dangereux et pourtant beaucoup d’entre nous en consomment.

201314_consommation_alcool_france Continuer la lecture

La mobilité des jeunes français : Le programme Erasmus

  • De nos jours de plus en plus de jeunes sont tentés de faire leurs études à l’étranger c’est pourquoi d’après le thème socioculturel qui nous a été proposé « partir-venir, voyage, mobilité, migration » nous estimons intéressant de travailler sur le sujet suivant : comment les étudiants français du programme Erasmus vivent-ils leur mobilité ? Erasmus ( European Region Action Sheme for the Mobility of University Students) signifie « Programme d’Action Européen pour la Mobilité des Etudiants ». C’est un programme d’échange européen qui permet aux jeunes (presque autant de filles que de garçons) inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur de partir dans l’un des pays de l’union européenne et d’obtenir la pleine reconnaissance des enseignements suivis à l’étranger grâce au système ECTS. Dix documents guiderons notre réflexion : un article du guide de l’ONISEP, deux documents tirés du site de l’Europe Education, deux documents tirés d’une thèse de Magalie Ballatore, un graphique de l’OVE, un article du site de l’union européenne, une image de Kevin Poireault, une étude statistique de Guylaine Chouissa et pour finir une interview que nous avons réalisée auprès de deux étudiants ; L.Pillot et B. Berroubache.Nous avons dégagé trois aspects de ce sujet qui sont les freins à la mobilité étudiante, la satisfaction et la motivation des étudiants ainsi que leurs expériences post-Erasmus.

 

  •   Des freins à la mobilité étudiante

 

http://www.europe-education-formation.fr/docs/mobilite-Erasmus-CIEP.pdf

Source : OVE (2010), Eurostudent, 2011

 

  • L’un des obstacles majeur à la mobilité étudiante est sans aucun doute l’aspect financier, d’après une étude de l’Europe Education 57% des étudiants affirment que le voyage est trop onéreux de plus, selon l’OVE, 46,6% d’étudiants ne peuvent financer leur séjour. Pourtant des bourses sont accordées aux étudiants mais sont, selon 55% d’entre eux, trop faibles pour couvrir tous les frais engendrés lors du séjour. En effet les bourses ne couvrent que 50% des dépenses et malgré le succès croissant du programme, le nombre de bénéficiaires a doublé en 10 ans d’après l’étude de G.Chouissa, le budget total alloué à la mobilité est réduit de 3 millions d’euros. La situation diverge selon le pays et le lieu de résidence de l’étudiant mais la plupart des étudiants ont recours à des financements familiaux.
  • Mais d’autres aspects posent également problème, en effet une part importante d’étudiants n’obtient pas la pleine reconnaissance des notes obtenues à l’étranger et l’octroi d’ ECTS n’ est pas toujours respecté. D’autre part certains étudiants n’osent pas partir parce qu’ils doutent de leurs compétences linguistiques, il s’agit de 20 % des étudiants selon l’étude de l’OVE, d’autres, 26 % des jeunes, estiment être mal informés. La qualité de l’accueil dans le pays receveur est également un point à améliorer ; «Au niveau de la fac en Espagne : mauvais accueil, mauvaise organisation.» affirme L.Pillot. Enfin certains étudiants ne partent pas parce qu’il n’y ont pas pensé ou n’en voyaient pas l’intérêt ( 20%) ou encore que leurs études ne leur permettaient pas de partir.

Ces obstacles ne semblent cependant pas conduire à une diminution du taux de participation au niveau national puisqu’elle offre de nombreux avantages

 

  •  Satisfaction et motivation des étudiants

 

Dans une société de plus en plus mobile, le jeune dont l’objectif principal est de se construire, se promouvoir et réussir se vie utilise la mobilité comme outil d’orientation pour s’adapter à tout type d’environnement. L’aspiration des jeunes et l’opportunité qu’offre le séjour explique le succès croissant du programme. Mais une source d’attractivité du programme est aussi l’aspect relationnel, les étudiants veulent s’ouvrir, découvrir et rencontrer de nouvelles personnes et des affinités se créées entre étudiants étrangers.

Comme le montre la thèse de M. Ballatore, les étudiants sont surtout satisfaits de la liberté qu’ils ont au cours de ce programme, ils vivent à leur rythme. La satisfaction résidentielle est donc la principale cause du succès du programme si bien que certains étudiants en rentrant chez leurs parents ont voulu déménager et avoir leur propre appartement du fait de leur retour à un rythme de vie qui ne leur correspond plus. Le programme Erasmus est globalement bien jugé par les étudiants français ; 82,6 % jugent leur expérience très positive et aucun ne la juge négative ou très négative ; grâce à l’interview réalisée L.Pillot et B.Berroubache ne rencontrent pas de réels problèmes avec la nourriture, les problèmes avec la langue sont peu présents ou vite corrigés. Le rythme de vie de l’Espagne leur semble même plus adapté que celui de la France et les logements sont de très bonne qualité. Et les insatisfactions des étudiants jugeant leur expérience assez positive (5,1%) sont probablement dues aux problème administratifs, ou d’accueil vus dans la première partie. D’après L.Pillot les problèmes administratifs « peuvent vite décourager », on trouve des divergences quant au jugement de l’accueil en Espagne qui selon L.Pillot laisse à désirer tout comme l’organisation alors que B.Berroubache trouve les espagnols chaleureux. Tout ceci dépend donc totalement de l’étudiant (stratégie adoptée quant au choix de sociabilité, caractère, origine…) ; certains vivront une expérience intense et riche alors que d’autres le vivront comme un véritable parcours du combattant ( mauvaise intégration, manque des proches, problème avec la langue et avec le mode de vie…). L’image de l’étudiant K.Poireault montre qu’Erasmus est reconnu pour ses nombreuses destinations toutes différentes les unes des autres (nombreux panneaux différents) et apportant de nombreux avantages et bienfaits (fond avec soleil et ciel bleu).

Mais ce programme n’est pas seulement reconnu pour la haute satisfaction des étudiants.

 

 

 

  •  Une aide à l’insertion professionnelle

 

Erasmus permet aux jeunes non seulement d’accroître leurs compétences interculturelles et d’acquérir de l’autonomie, d’être « plus sociable et plus ouvert d’esprit » selon L.Pillot mais aussi et surtout une bonne insertion professionnelle. En effet avoir réalisé une période d’étude à l’étranger est aujourd’hui valorisant et constitue un atout sur le CV lors de la recherche d’emploi. C’est pourquoi en 2008, Erasmus a reçu le prix d’excellence pour l’intégration des jeunes à l’échelle européenne et mondiale, aussi bien sur le marché du travail que sur le plan personnel décerné par la fondation NoviaSalcedo ayant pour but d’aider les jeunes pour l’intégration sur le plan tant social que professionnel. D’après un questionnaire de M.Ballatore la plupart des étudiants veulent travailler dans leur pays d’origine ; 37,5% d’entre eux ont un projet professionnel précis en sortant de leur aventure Erasmus, les autres (27% ) veulent travailler dans l’enseignement ou le secteur public. Seul 15,1% des étudiants poursuivent leur études, travaillent ou recherchent du travail à l’étranger. Les autres n’ont pas de projets professionnels précis. Si l’on prend l’exemple de la Franche Comté avec l’étude de G.Chouissa la majeure partie des étudiants travaillent dans les secteurs de la Production et de l’Éducation, il s’agit respectivement de 24% et 23% des étudiants. Les autres secteurs les plus réputés sont la Communication, la Recherche et le Marketing.

 

 

 

 

 

 

 

 


  • Sur cette question de savoir si les étudiants vivent bien leur mobilité avec Erasmus nous pouvons répondre que les étudiants sont globalement satisfaits de leur séjour même si des problèmes persistent au niveau de l’accueil des étudiants ou dans les domaines administratif et financier. Mais l’expérience Erasmus peut varier en fonction du pays intégré ou de l’étudiant en lui même. Erasmus est même reconnu au niveau mondial pour l’insertion professionnelle des jeunes sur le marché du travail, il s’agit donc d’une réussite européenne. Comme le dit si bien Hippolyte Taine « On voyage pour changer, non de lieu, mais d’idée ».

RAYMOND Ferréoline

BOITEUX Anne-Lise

Bibliographie

  • Document 1 :

    Hervé de Monts de Savasse, « Les programmes d’échanges », Onisep Étudier et travailler à l’étranger, avril 2006, pages 20-21.

  • Document 2 :

    Bonnet Annick, Mobilité Étudiante Erasmus Apports et Limites des études existantes ( en ligne), CIEP, Mars 2012 (consulté le 29 octobre 2012), Obstacles qui réduisent la portée de la mobilité étudiante, disponible sur http://www.europe-education-formation.fr/docs/mobilite-Erasmus-CIEP.pdf

  • Document 3 :

    OVE, Freins à la mobilité internationale (en ligne), 2011 (consulté le 29 octobre 2012), Un constat : seule une minorité d’étudiants européens bénéficient du programme, disponible sur http://www.europe-education-formation.fr/docs/mobilite-Erasmus-CIEP.pdf

  • Document 4 :

    Bonnet Annick, Mobilité Étudiante Erasmus Apports et Limites des études existantes ( en ligne), CIEP, Mars 2012 (consulté le 29 octobre 2012), Expérience identitaire et compétences interculturelles, disponible sur http://www.europe-education-formation.fr/docs/mobilite-Erasmus-CIEP.pdf

  • Document 5 :

    DG communication de la Commission européenne, europa.eu (en ligne), l’UE, 21 mai 2008 (consulté le 5 novembre 2012), Le programme Erasmus reçoit le«Prix d’excellence pour l’intégration des jeunes sur le marché du travail, disponible sur www.europa.eu/rapid/press-release_IP-08-776_fr.htm?locale=FR

  • Document 6 :

    Magali Ballatore, en co-tutelle avec le professeur Thierry Blöss ( université d’Aix Marseille), L’expérience de mobilité des étudiants ERASMUS : Les usages inégalitaires d’un programme d’échange (en ligne), 18 décembre 2007 ( consulté le 8 octobre 2012), page 322, les projets scolaires et professionnels des étudiants Erasmus 2004-2005, disponible sur http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/20/47/95/PDF/magalithese.pdf

  • Document 7 :

    Magali Ballatore, en co-tutelle avec le professeur Thierry Blöss ( université d’Aix Marseille), L’expérience de mobilité des étudiants ERASMUS : Les usages inégalitaires d’un programme d’échange (en ligne), 18 décembre 2007 ( consulté le 8 octobre 2012), page 173, Indépendances résidentielles et « satisfaction » des étudiants Erasmus, disponible sur http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/20/47/95/PDF/magalithese.pdf

  • Document 8 :

    Guylaine Chouissa, Bilan 2008, Programmes mobilité internationale des jeunes, Région Franche-comte, publié en 2010, pages 13 à 17.

  • Document 9 :

    Interview réalisée par Boiteux Anne-Lise et Raymond Ferréoline, en collaboration avec Brahim Berroubache et Laura Pillot, le 4 décembre 2012.

  • Document 10 :

    Kevin Poireault, Erasmus et ses destinations de rêve (en ligne), tiré de Un abécédaire Erasmus vu par un étudiant !, 13 novembre 2012 ( 20 novembre 2012), disponible sur www.meltycampus.fr/#!un-abecedaire-erasmus-vu-par-un-etudiant-a139735.html