Les jeunes français ont-ils un besoin de se différencier par leur propre langage ?

Le langage est une capacité d’exprimer une pensée et de communiquer à l’aide de parole ou de gestes avec les personnes qui nous entourent. Le langage est important dans la société mais il contribue à unir ou à diviser la population. L’union est importante pour pouvoir vivre ensemble, communiquer et transmettre ses traditions. La division de la société permet de renforcer la diversité des langages pour définir un facteur culturel. Les hommes sont donc à la fois unis et divisés. Cette division est visible principalement entre les jeunes (pré-adolescent, adolescent, « jeune adulte ») et les adultes dans leur langage. Continuer la lecture

Jeunesse et quartiers populaires

     Depuis le début des années 1980, «la question des banlieues » est au cœur de l’actualité. D’avantage touchés par les inégalités et le chômage, les jeunes des quartiers sont considérés par les institutions et les politiques comme une véritable fracture sociale. Ainsi l’incivilité et la délinquance des jeunes remet en cause les sociabilités les plus élémentaires.
On peut alors se demander en quoi les jeunes des « quartiers » ont une identité et une culture spécifiques par rapport aux autres jeunes.
Après avoir défini le terme de « jeunes des cités », nous nous pencherons sur la dimension essentielle de leur identité entre sentiment d’appartenance et clivage masculin et féminin. Puis nous nous intéresserons à la culture des banlieues.

Au coeur de la banlieue, image disponible sur https://www.youtube.com/watch?v=l1kHqIFsLVA

« Jeunes des cités », une dénomination complexe

Pour une majorité de Français, la représentation de la conception ordinaire du  « jeune de banlieue » reste floue. La vision réductrice des quartiers populaires comme étant des zones d’insécurité, de délinquance, de trafic de drogue stigmatise une jeunesse peu diplômée, fragilisée par le chômage et les contrats précaires …

En effet, cette désignation ne correspond pas à un groupe d’individus parfaitement déterminé. Bien que la représentation populaire et médiatique du « jeune de banlieue » soit relativement négative, il est difficile de réaliser une catégorisation. La jeunesse des quartiers populaires est fréquemment confondue avec des groupes de jeunes en extrême difficulté et en rupture avec la société, qui ne représentent pourtant qu’une minorité. Tous les quartiers populaires se sont pas nécessairement en difficulté et toutes les banlieues ne sont pas populaires.

« La cité, une dimension essentielle de leur identité, entre sentiment d’appartenance et d’attachement »  

Le quartier a beau être un lieu de stigmatisation et de ségrégation, il donne lieu aussi à un très vif sentiment d’attachement. Le quartier représente une communauté soudée formant un refuge protecteur contre le monde extérieur. Pour les jeunes, il représente leur racine, leur histoire, leur expérience. « Ici on se connait tous, on n’est jamais tout seul. Quand je serai plus vieille, j’espère bien rester dans mon quartier. C’est là où je me sens le mieux, même si je sais qu’on a mauvaise réputation » Arwen, 14ans, Journal Le Parisien. Cet attachement particulier témoigne d’une grande sociabilité, spécifique des adolescents des cités. Il est décrit comme un lieu unique dominé par la solidarité et la protection. En effet d’après le sociologue Serge Pagaum, ce quartier, même stigmatisé les protège. C’est un refuge où le lien social est très fort. Aussi les adolescents transforment l’espace public de leur cité en un véritable espace privé. Le quartier constitue donc un point d’ancrage à leur identité : figure de protection mais aussi d’enfermement.

Le Tag au sein de la culture urbaine, image disponible surhttps://pxhere.com/fr/photo/1409055

Le Tag au sein de la culture urbaine, image disponible surhttps://pxhere.com/fr/photo/1409055

 

« Un clivage masculin/féminin »

Au sein des banlieues, les filles et les garçons n’occupent pas la même place. Le statut des jeunes filles dans les quartiers est donc problématique. Elles subissent en effet les violences sexistes, les agressions verbales voire mêmes physiques. Le quartier prônant un territoire de protection et d’assurance, les garçons manifestent publiquement et ouvertement leur masculinité renforçant ce clivage masculin/féminin.  Cette séparation des espaces et des sexes constitue un enjeu de pouvoir. Les filles à l’image « non irréprochable », qui ne collent pas « aux normes » imposées par les garçons subissent une violence quotidienne et injures verbales.

« Jeunesse et culture urbaine »

     La vie dans les cités est rythmée par la présence de diverses formes culturelles. La culture Hip- Hop est née à New-York aux Etats Unis dans un contexte socio-économique précaire ciblant les populations Afro et Latino-Américaines. L’art en musique était la solution pacifique pour faire passer des messages politiques. Aujourd’hui dans les banlieues, il est à l’origine d’un véritable mouvement culturel. Le hip-hop devient, dans l’imaginaire collectif, le porte-parole d’une culture des banlieues, le mode d’expression des quartiers pauvres, bien que diffusé à l’échelle de la société. Le rap, en particulier, est un vecteur identitaire par sa dimension contestataire qui trouve son origine dans la colère et le sentiment de discrimination.

Ademo et N.O.S, les deux frères rappeurs constituant le groupe PNL, image disponible surhttps://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2b/Pnl_wikipedia.png

Ademo et N.O.S, les deux frères rappeurs constituant le groupe PNL image disponible sur https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2b/Pnl_wikipedia.png

 

 

Le monde de la cité tel que le décrit Thomas Sauvadet, sociologue pourrait être vu tantôt comme une « jungle » – marquée par la désorganisation sociale, le chômage, la précarité, la déstructuration familiale –, tantôt comme un « village » – avec ses réseaux d’alliance, de solidarité et sa culture –, tantôt comme un business où règnent les lois d’un capitalisme sauvage et brutal, où l’on ne se fait aucun cadeau.

Par Lanfumey Anaïs et Tirole Bérénice

Bibliographie : 

Aquatias, Sylvain. Jeunes de banlieue, entre communauté et société [en ligne]. Publications de la Sorbonne, 15 octobre 1997, mise à jour le 15 janvier 2003 [date de consultation 05 janvier 2018]. Disponible sur  http://journals.openedition.org/socio-anthropologie/34#bibliography

Avenel, Cyprien. Les adolescents et leur cité, dans les « quartiers ». Enfances & Psy [en ligne], avril 2006, n°33 [consulté le 3 octobre 2017]. Disponible sur  https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2006-4-page-124.htms.

Avenel, Cyprien. La construction du « problème des banlieues » entre ségrégation et stigmatisation [en ligne]. Journal Français de Psychiatrie, avril 2009, n°34 [consulté le 14 novembre 2017]. Disponible sur https://www.cairn.info/revue-journal-francais-de-psychiatrie-2009-3-page-36.htm

BIER, Bernard, BOURGEOIS, Frédérique, FLUCKIGER Cédric, KEBABZA, Horia, THIN, Daniel, VULBEAU, Alain. Adolescents et jeunes des quartiers : construction de soi, rapport à l’autre [en ligne]. Ressources jeunesse, décembre 2011 [consulté le 17 octobre 2017]. Disponible sur http://www.ressourcesjeunesse.fr/IMG/pdf/lesechos8_mail.pdf

Dortier, Jean-François. Les jeunes « guerriers » des cités. Sciences Humaines [en ligne], février 2007, n°179 [consulté le 10 octobre 2017]. Disponible sur https://www.scienceshumaines.com/travail-je-t-aime-je-te-hais_fr_278.htm

Hatzfeld, Marc. « La culture dans les banlieues » mise en ligne le 27 octobre 2006 et mise à jour le 12 mars 2017, consulté le 6 janvier 2018
http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/11/les-jeunes-des-cites-n-ont-pas-grand-chose-a-perdre_5092987_3232.htm

Mateus, Christine. Banlieue : les enfants et les adolescents voient leur quartier comme un refuge. Journal Le Parisien [en ligne], 29 novembre 2016 [consulté le 22 novembre 2017]. Disponible sur http://www.leparisien.fr/societe/leur-quartier-leur-refuge-29-11-2016-6388260.php

 Menegaux, Charlotte. « L’identité de certains jeunes se résument à leur territoire ». Journal Le Figaro [en ligne], 6 avril 2011 [ consulté le 17 octobre 2017 ]. Disponible sur  http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/04/06/01016-20110406ARTFIG00564-l-identite-de-certains-jeunes-se-resume-a-leur-territoire.php

PNL. Simba, clip vidéo [vidéo en ligne]. YouTube [en ligne]. PNLmusik, mise en ligne le 20 mars 2015 [consulté le 15 décembre 2017]. 1 clip vidéo de 4min23. Disponible sur  https://www.youtube.com/watch?v=6NonS60QIJA

Richez, Jean-Claude. Jeunes des quartiers populaires [en ligne]. Réseau injep, décembre 2012, mis à jour décembre 2012 [consulté le 3 octobre 2017]. Disponible sur: http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/fr13_quartiers_popu.pdf

 

 

 

 

Les jeunes et la discrimination en milieu scolaire

Le terme discrimination vient du mot latin discriminis, signifiant « séparation ». A l’origine neutre, il prend une connotation péjorative lorsqu’il concerne un sujet d’ordre social. Il désigne le fait de séparer et traiter un individu / groupe d’individus différemment par rapport à un ensemble plus large, souvent moins bien. Cette discrimination est fondée sur un critère prohibé par la loi : le sexe, l’origine, l’apparence physique, l’état de santé ou handicap, l’orientation sexuelle, la situation de la famille… Si cette « distinction » prend la forme d’une violence de nature physique ou verbale, et est répétitive, on parle alors de harcèlement discriminatoire.                                                                                                                                                      

C’est dans les établissements scolaires que la discrimination est la plus présente et la plus dévastatrice. Elle peut causer des conséquences plus ou moins graves, à court terme comme à long terme. Nous allons donc nous demander en quoi la discrimination envers les jeunes dans les établissements scolaires se répercute-t-elle sur leur future vie sociale et professionnelle ?

 

La discrimination à l’école

Le harcèlement peut procéder de différentes façons, sur différentes caractéristiques, chez des victimes diverses. Dans la cour d’école, les discriminations ont parfois des conséquences dramatiques, qui peuvent aller d’une gêne, d’un mal être, à des dépressions et des tentatives de suicide. Le harcèlement peut être physique (se faire pousser, taper), verbale (intimidation, insultes, menaces) ou indirecte (se faire manipuler).

 

En 2013, Matteo, un collégien de Bourg-Saint-Maurice victime de harcèlement scolaire, se suicide au domicile de ses parents. Pour quelle raison ? Être roux. Le jeune homme a eu ces derniers mots dans une vidéo YouTube : « Il y a aussi la discrimination, oui je le crie fort, j’en ai beaucoup souffert, mais il n’y a pas que moi. La vie est une lutte, il faut résister »

A l’école, il ne fait pas bon d’être trop différent

Selon un rapport confidentiel que Le Monde s’est procuré, en matière de racisme, d’antisémitisme et de xénophobie, on constate « une prise de conscience progressive, mais une banalisation des injures et des actes ». A l’adolescence, la quête identitaire est très forte. C’est une période fondamentale dans le développement physique et mental de l’individu et de la transition entre l’enfance et la vie d’adulte. C’est aussi une période à risque, d’où le risque d’enclencher une dynamique pernicieuse qui entraine exclusion, stigmatisation et harcèlement envers ceux qui sont différents.

 

Dans la cour de récréation, Pierre subit les moqueries et les bousculades de trois de ses « camarades » de classe depuis plusieurs mois. Il mange moins, dort mal, mais ne dit rien, pensant ainsi pouvoir s’intégrer… Mais il est stressé. Et les conséquences de ce harcèlement sur son développement ainsi que sur sa santé psychique et physique pourraient être graves.

 

Des chiffres914_harcelement_scolaire

Pseudonyme : Superuser – Harcèlement à l’école : le gouvernement se ridiculise encore [caricature] – Actuchomage – publié le 26 janvier 2012 [consulté le 04/01/18] – Disponible sur : http://www.actuchomage.org/forum/index.php?f=6&t=55642&rb_v=viewtopic&start=45

 

« 1 jeune sur 10 est victime de harcèlement scolaire », de l’ordre de 700 000 élèves d’après la dernière enquête menée en 2015 par la Direction de l’évaluation, la prospective et la performance. Et cela touche n’importe quel type d’élève, que ce soit son niveau scolaire, son apparence physique, sa couleur de cheveux.                                                                                                                                                                                                                                                A l’école, le harcèlement débute généralement vers le CE2. D’après l’UNICEF et l’Observatoire International de la Violence à l’Ecole, 12% des écoliers de CE2, CM1 et CM2 sont victimes de harcèlement, dont 3 % de harcèlement sévère. Au collège, 10 % des enfants sont victimes de harcèlement, dont 7 % de harcèlement sévère. Au lycée, 3,4 % des élèves sont victimes de harcèlement. Les chiffres diminuent avec le temps. Il est à noter que le cyber-harcèlement touche 4,5 % des collégiens.

Selon Nicole Catheline, auteure du livre « Le harcèlement scolaire », les garçons sont plus nombreux que les filles à être agresseurs, mais ces dernières sont plus affectées par le harcèlement, surtout s’il s’est déroulé pendant l’enfance. Un enfant harcelé en primaire a 4 fois plus de chances d’avoir un comportement suicidaire au cours de son adolescence, et de faire de la dépression à l’âge adulte. Les personnes ayant subi un mauvais traitement entre 8 et 10 ans courent plus de risques de présenter des syndromes psychotiques par incapacité à agir socialement et par dégradation de l’image de soi.

 

Ses répercussions sur la santé physique et mentale

Conséquences à court, moyen et long terme

Les conséquences de la discrimination peuvent être d’ordre scolaire, sociale, physique ou psychologique.

A court terme (6 premiers mois) :

  • Des difficultés scolaires (absentéisme, chute des notes, problèmes de concentration, décrochage), voir une déscolarisation
  • Un isolement relationnel, qui perturbe le développement des compétences scolaires, sociales
  • L’impression d’être abandonné, par ses camarades et le corps enseignant (qui poussera la victime à se renfermer sur elle)

A moyen terme (2 ou 3 ans après) :

  • Stress, maux de ventre ou de tête avant d’aller en cours, perte de confiance en soi, dépression
  • Troubles du métabolisme : anorexie, boulimie, faiblesse du système immunitaire, sommeil perturbé
  • Troubles du comportement : violence, idées suicidaires

A long terme (5 ans et la vie durant) :

  • Troubles psychiques : dépression, tentatives de suicide, addiction
  • Troubles de la socialisation : phobie sociale ; une faible estime de soi, une vulnérabilité relationnelle, peuvent entraîner des difficultés d’adaptation dans le contexte relationnel et professionnel.

 

Stress chronique, syndrome post-harcèlement à l’âge adulte…

Le harcèlement pendant l’enfance et l’adolescence est une forme de stress chronique chez la victime. Il résulte d’une exposition prolongée et répétée à des situations provoquant du stress. Il affaiblit le corps et l’esprit, il peut mener à des problèmes de santé (fatigue, dépression, troubles du sommeil, alimentaire…). L’organisme n’arrive plus à retrouver un état normal, d’équilibre. Les taux de certains hormones et neuromédiateurs peuvent s’en trouver perturbés, et conduire à des maladies (inflammation des tissus, maladies cardio-vasculaires…).

Tous ces troubles vécus par les enfants victimes de leurs camarades, sur une longue période, pourrait même avoir un effet sur leurs gènes. On parle d’épigénétique, discipline qui s’intéresse à la modulation des gènes sous l’influence de facteurs environnementaux. Ceci pourrait expliquer la persistance des séquelles pendant des décennies.

 

Des recherches menées par Ellen Walser deLara, thérapiste à l’Université de Syracuse dans l’Etat de New York, mettent en évidence l’impact des conséquences du harcèlement à l’âge adulte. Celle-ci a interviewé plus de 800 personnes âgées de 18 à 65 ans et a pu définir un groupe de symptômes, nommé APBS (syndrome post-harcèlement à l’âge adulte).                                                                                                                                                                         Elle estime que globalement, plus d’un tiers des personnes qui ont été harcelées sont affectées par ce syndrome. Cependant, il s’agit pour l‘instant d’une théorie et non d’un diagnostic précis.De plus, selon elle on peut rapprocher le APBS du PTSD (syndrome de stress post-traumatique), retrouvé chez des personnes ayant subi des expériences très traumatisantes, comme la maltraitance.

« Ce type de séquelles persistantes a déjà été démontré pour les victimes de maltraitance. Il n’est pas surprenant de parvenir aux mêmes observations pour le harcèlement scolaire », estime le pr Louis Jehel, chef du service de psychiatrie du CHU de Martinique.

 

Des possibles conséquences « bénéfiques »

La thérapiste Ellen Walser deLara citée auparavant, s’est aperçue que les victimes de harcèlement pourraient en tirer des « bénéfices ». Elle a pu observer que 47% des patients qu’elle a suivi ont développé un sentiment de force intérieur, d’indépendance, une plus grande empathie ou un fort désir de réussir leur vie, à chaque fois en lien avec l’expérience douloureuse qu’ils ont vécu.

 

Reconstruction de soi et prévention

Certaines victimes de ce genre de sévices arrivent à se reconstruire, d’autres non…

Christophe Lemaitre, champion d’Europe d’athlétisme, a été interviewé par Le Figaro en 2013.                                                                                             Durant ces années de collège, il a été victime de harcèlement moral sur son physique : « J’ai de grands doigts, je zozote un peu… […] À la base, j’étais réservé, dans mon monde. Ça ne m’a pas aidé à m’ouvrir aux autres. Il n’y a pas eu trop de conséquences sur ma scolarité. J’étais un élève lambda. »   Puis il est entré au lycée, dans une autre ville, où personne ne le connaissait – « j’ai commencé le sport. Et forcément, quand on fait des performances, les gens vous voient autrement. J’ai commencé à avoir confiance. »

Autre témoignage d’une femme victime de harcèlement scolaire, sous le pseudonyme de « elween », publié sur le magazine féminin en ligne madmoiZelle : « En sixième, les brimades sont devenues quotidiennes à cause de deux filles qui ont fait de moi leur bouc émissaire. » « elle [l’année de sixième] a détruit mon estime de moi, elle m’a enlevé une grande partie de ma joie de vivre et m’a donné plus d’une fois l’envie de mourir pour que tout s’arrête. » « Aujourd’hui, je vais mieux mais tout est loin d’être réglé. Ma dépression est guérie, je peux dire merci à ma fille chérie qui m’a enfin redonné goût à la vie. L’anorexie est plus ou moins en rémission. Mon estime de moi n’est toujours pas terrible, même si j’ai appris à le cacher. Je reste une personne anxieuse qui évite au maximum les situations angoissantes. »

Les conséquences du harcèlement sont également visibles chez les auteurs, dont on parle moins mais qui en souffre aussi : difficultés scolaires, comportements délinquants, violences familiales… Il existe une forte corrélation entre le fait de maltraiter ses camarades à l’école et de connaitre des problèmes avec la loi à l’âge adulte. Les témoins de harcèlement peuvent également être touchés, le fait de voir mais ne rien faire peut faire naitre un sentiment de culpabilité.

la-violence-scolaire-touche-250-000-enfants-chaque-annee-en-france-photo-darek-szuster

Popelin Pascal – S’attaquer concrètement à la violence à l’école [photographie] – In Blogger [en ligne] – publié le mercredi 26 septembre 2012 [consulté le 04/01/18] – Disponible sur : http://pascalpopelin.blogspot.fr/2012/09/

Ne pas garder le silence…

La grande majorité des victimes de harcèlement choisissent de garder le silence. Elles ont trop honte pour le dire à leur entourage, ne veulent pas les inquiéter ou ne veulent pas renvoyer l’image d’une personne faible. Bien souvent, les victimes n’arrivent pas à se défendre, sont seules, sans amis, ce qui accentue d’autant plus la souffrance.                                                                                                                                                                                                                    La victime peut se sentir coupable ; si ses camarades s’en prennent à elle, peut-être qu’il y a une raison. La victime peut être amenée à se persuader qu’elle est elle-même le problème, donc à accepter cette situation, qu’elle n’évoquera pas à son entourage. On suppose que la gravité des conséquences présentes à l’âge adulte est proportionnelle à la souffrance restée silencieuse pendant l’enfance.

D’après le professeur Louis Jehel du CHU de Martinique : « On observe les conséquences les plus importantes chez les enfants qui ont tu leur harcèlement ou qui ont peu bénéficié du support familial et éducatif qui aurait pu les aider à développer des stratégies de lutte contre l’adversité ».

 

L’école doit apprendre à repérer les enfants harcelés

Toutes ces petites agressions discriminantes ne sont pas nécessairement graves lorsqu’elles sont prises isolément, mais peuvent devenir préoccupantes prises ensemble, parce que répétées.

Pour prévenir et lutter contre le harcèlement, des mesures ont été appliquées dans les établissements scolaires. De nombreuses campagnes de prévention sont mises en place, pour inciter les jeunes victimes ou témoins de discrimination à en parler. « Les enseignants, les parents et les législateurs doivent avoir conscience que ce qui se passe dans la cour d’école peut avoir des répercussions à long terme pour ces enfants » affirme le Pr Louise Arseneault, psychiatre et chercheur au King’s College à Londres.

Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Education nationale, avait mis en place des outils pour mieux détecter le harcèlement, comme des formations pour enseignants, une journée de sensibilisation ou encore un prix « Mobilisons-nous contre le harcèlement ».

 

Pour conclure

Devenues adultes, les personnes victimes de harcèlement à l’école ont plus de risques d’avoir des problèmes de santé physique, mentale, voir financiers, que les autres. Ces risques peuvent mettent en péril leur vie sociale et professionnelle. Le harcèlement scolaire ne doit pas être pris à la légère. Il peut être perçu comme de simples chamailleries entre camarades par le corps enseignant, mais cacher en vérité quelque chose de bien plus grave, qui pourrait entrainer de lourdes conséquences.

 

Le harcèlement scolaire est de plus en plus décelé et combattu. Mais une nouvelle forme apparait, dû à l’émergence des TIC (Technologies de l’information et de la Communication) et NTIC (N pour Nouvelle) : le harcèlement virtuel ou cyber-harcèlement. Il est plus diffus, plus difficile à combattre et sera un des enjeux majeurs de prévention dans les années à venir.

 

MALOU Enzo et HUSY Julia

Bibliographie

 

L’autonomie chez les jeunes d’aujourd’hui

Au jour d’aujourd’hui le système français ne pousse pas les jeunes à l’autonomie. Les inégalités sont toujours présentes entre les élèves du aux différences d’origines sociales cependant l’éducation est un pilier fondamental de l’accès à l’autonomie. Néanmoins l’éducation n’est pas le seul élément à prendre en compte afin que les jeunes accèdent à l’autonomie, chez les jeunes Français, elle repose en grande partie sur la famille.
Le système français à beaucoup de faiblesses notamment une obsession du classement ainsi qu’une tendance à aider les familles plutôt que les jeunes Y.


Les différences intergénérationnelles en France

  • La génération X est en fonction

La Génération X est née dans les années 1960 à 1980. Elle est aussi connue sous le nom de génération « Baby Bust » en raison du faible taux de natalité par rapport à la génération qui les précèdes qui sont la génération baby-boom.

Cette génération X a connu deux chocs pétroliers, la crise, le chômage, l’arrêt de la croissance, le communisme.

Cette génération a vécu un creux au niveau professionnel, trouvant difficilement des emplois stables et bien rémunérés car le chômage à commencer en 1973 après le choc pétrolier.
Pour éviter de connaître le chômage ou subir des contrats précaires, les employés de cette génération ont tendance à garder leur emploi et à rester attaché à un poste.

Cette génération à le besoin d’apprendre, de se développer et de se donner des défis. Le salaire n’est pas l’élément principal de leur motivation pour aller au travail. Cette génération s’épanoui au travail et situe le travail au premier plan de leur préoccupations. C’est la première génération qui à l’accessibilité à l’école quel que soit leur niveau de vie.

  • La génération Y est en prévision

La génération Y ou génération digitale.En France, la génération Y regroupe environ 13 millions de personnes soit près de 21% de la population française. Il s’agit de la génération la plus importante depuis la génération du Baby-boom.

Elle a grandi avec des écrans d’ordinateurs, des consoles de jeux vidéo et ont été plongé directement dans le monde d’Internet. Ils jugent plus important leur santé mentale ou physique, que se détruire au travail. Ils sont donc à la recherche d’une bonne qualité de vie. Pour cela ils sont prêts à quitter leur région voire leur pays ou passer d’entreprises à entreprises.
Les 35 heures sont idéals pour cette génération. Ils n’hésitent pas à se former afin de pouvoir évoluer tout au long de leur carrière. Le changement de travail ou de taches à réaliser ne leur fait pas peur au contraire ils aiment cela.

La génération Y est celle qui rencontre le plus de problèmes au niveau du chômage de la  précarité et  de la pauvreté, cela est dû au chômage de la France qui laisse pas de chance aux jeunes qui veulent entrer sur le marché de l’emploi.

  • La génération Z est en amélioration

La génération Z, née après 1995 est considérée comme la génération silencieuse. Elle a grandi avec les réseaux sociaux et est connectée en permanence. Elle vit des nouvelles technologies et ne devrait sûrement pas connaître de difficultés à trouver un emploi car la génération du baby-boom prend petit à petit sa retraite et devrait laisser sa place sur le marché du travail.
Néanmoins on ne peut pas encore affirmer cela car l’économie française peut bouleverser le marché de l’emploi. Pour le moment cette génération ne se trouve pas sur le marché du travail.

La génération Z est ambitieuse et semble avoir le sens du travail. 80% préfère avoir un bon travail plutôt qu’une bonne relation sentimentale. Cette génération pense qu’avoir beaucoup d’argents est un indicateur de réussite. Les jeunes Z semblent motivés à travailler dur à condition que l’on puisse rester connecté en permanence. 70% des jeunes déclarent communiquer plus en ligne que dans la vie réelle

generation-x-y-z1

« l’ABC des génération X, Y et Z», source familleeger, http://familleegger.blogspot.fr/2015/06/labc-des-generations-x-y-z.html


Stop aux ravages du chômage

  • Les études sont rudes

 Les jeunes d’aujourd’hui sont confrontés dans toute l’Europe aux mêmes évolutions : l’allongement de la durée des études liée à la nécessité de mieux se former et plus longtemps afin de trouver une place dans le monde du travail qui est en constante évolution. Mais les jeunes issus de la génération Y augmentent également leur nombre d’années d’études pour retarder leur arrivée sur le marché du travail dû à la crise.

De ce fait, la France comporte aujourd’hui l’une des jeunesses les plus diplômées d’Europe mais l’école française ne parvient pas à freiner les inégalités entre les élèves, liées aux différences d’origines sociales. L’éducation constitue un des piliers fondamentaux de l’accès à l’autonomie.

En France dans les années 1960, les enfants issus des classes populaires (père ouvrier ou employé peu qualifié) étaient très peu nombreux à continuer leurs parcours au-delà de l’enseignement primaire du aux faibles ressources financières. Aujourd’hui, 25% d’entre eux accèdent aux cycles d’études supérieures. Toutefois les élèves issus des milieux sociaux les plus favorisés sont bien représentés dans les filières les plus prestigieuses. Cependant l’Etat n’est pas totalement absent, il finance des bourses ou des allocations logement pour les étudiants mais un grand nombre d’entre eux – environ 50% – travaillent afin de financer leurs études.

Selon une enquête réalisée par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) la France est le pays dans lequel l’origine sociale pèse le plus sur la réussite scolaire.
C’est également dans notre pays que le diplôme exerce une emprise particulièrement forte sur l’ensemble de la carrière.
Concernant l’accès à l’autonomie chez les jeunes français, elle repose en grande partie sur la famille et l’éducation.études sont rudes

« La génération Y de plus en plus attirée par l’art en ligne »,  source Hiscox blog,  https://blog.hiscox.fr/generation-y-attiree-art-ligne/

  • La génération Y dans le monde du travail

Les jeunes de la génération Y se considèrent comme plus polyvalents, plus compétents, plus efficaces et plus motivés que leurs aînés. Cela s’explique par l’effet d’âge (enthousiasme et motivation de la jeunesse) mais aussi par le fait que cette génération est plus diplômée que la précédente.

Les Y sont de jeunes actifs remettant en cause l’autorité, capables de passer rapidement d’un univers à un autre et ayant une forte capacité d’adaptation aux nouvelles technologies. La génération Y est souvent méprisée par leurs collègues de plus de 30 ans car ils sont considérés comme étant plus individualiste et ambitieux.
Malgré ce que pense les précédentes générations, les jeunes Y apportent une richesse aux entreprises compte tenu de leurs connaissances et compétences nouvelles desquelles les autres salariés sont dépourvus.

Mais les Y font face à des difficultés lors de leur entrée sur le marché de l’emploi, avec des salaires en baisse et des premiers emplois précaires comme des CDD (Contrats à Durées Déterminées). Ainsi, l’âge moyen du premier CDI (Contrat à Durée Indéterminée) est d’environ 30 ans. Les jeunes sont les premières victimes de la crise : en 2009 par exemple le chômage des moins de 25 ans a augmenté de 23,1% en un an.

Or l’un des avantages de cette génération est le fait que celle-ci soit plus diplômée que les précédentes, ce qui reste la meilleure défense contre le chômage. Toutes les expériences professionnelles réalisées (stages, apprentissage) tout au long des études permet à la génération Y d’être la génération la plus expérimentée en tenant compte de sa jeunesse.

Chômage des 15-24 ans en 2009

« Taux de chômage chez les 15-24 ans en 2009 », source Alternatives Economique, https://www.alternatives-economiques.fr/chemins-de-lindependance/00042339#


L’indépendance c’est tendance

  • L’autonomie et ses compromis

Le système de formation Français ne pousse pas les jeunes à l’indépendance. Ce modèle français a des faiblesses et notamment une obsession du classement ainsi qu’une tendance à aider les familles plutôt que les jeunes.

Dans les pays du Nord de l’Europe, la jeunesse se caractérise par un parcours long et mobile mais les jeunes accèdent à une indépendance assez tôt dû à une allocation directe et universelle de l’ordre de 800 € favorisant la transition entre les études et l’emploi.

En Angleterre, la société favorise des parcours plus courts avec un accès rapide sur le marché du travail afin de rembourser les crédits bancaires qui ont été réalisés pour financer les études des jeunes. L’objectif est d’acquérir une indépendance économique vis à vis de la famille.

Dans les pays méditerranéens, c’est la famille qui est un « modèle » d’accès à l’autonomie. La cohabitation avec les parents est « obligatoire » à moins d’avoir acquis une de ses trois conditions soit un emploi stable, être marié ou avoir un logement.

En France, les jeunes de la génération Y font partis des jeunes qui commencent et finissent le plus vite leurs études. Les Y ne sont pas ou peu incités à rechercher des expériences professionnelles et à gagner de l’indépendance tout en continuant leurs études.
Cette génération est dépendante vis-à-vis de leurs familles. Les familles bénéficient d’aides de l’Etat tel que les allocations familiales versées jusqu’à l’âge de 20 ans. Toutefois, les jeunes peuvent percevoir des aides comme l’allocation logement ou des bourses. Pourtant 50% des étudiants français sont forcés de devoir travailler afin de financer leurs études.

Alors comment devenir autonome lorsque l’on dépend financièrement de ses parents ?

« Sondage réalisé sur 100 élèves de l’ENIL de Besançon-Mamirolle », décembre 2017

  • Du point de vue des parents c’est différents

Les parents de cette génération Y font parti de la génération X. Ils ont beaucoup de problèmes à comprendre le mode de vie ou les choix réalisés par les jeunes Y.
Contrairement à la génération Y, les parents ont eu accès à vie active plus prématurément. Cette génération est plus engagée dans leur poste et se sent concerné par l’entreprise ou le client pour lesquels ils travaillent. Ils ne comptent pas leurs heures, car leur objectif personnel est de satisfaire leur supérieur.
Néanmoins le stress de la hiérarchie est bien moins important que celui de l’utilisation des nouvelles technologies.

La nouvelle génération est en quête de nouveauté, ils changent régulièrement de poste, d’employeur et n’hésite pas à quitter leur région afin de trouver un emploi qui les intéresse. Cette génération préfère collaborer au sein d’une équipe. Elle se sociabilise plus facilement afin de devenir amis entre collègues.


Pour conclure ,

Avec les différents points que nous avons évoqués, nous pouvons dire que l’autonomie chez les jeunes de la génération Y est un élément difficile à acquérir.
En premier temps par la hausse du chômage du à l’automatisation ou à la délocalisation des entreprises.
En second lieu en France nous avons un gros problème vis-à-vis de l’aide versé aux parents plutôt qu’aux étudiants, si les aides seraient versées aux étudiants ils seraient plus autonome et seraient plus indépendant.

 


Article rédigé par Flavie ROGER et Valentin BAUER


Bibliographie

  1. ALET, Claire et PECH, Thierry. Les chemins de l’indépendance (dossier : génération galère). Alternative Economique, publiée le 01/03/2011, n°300, p.59-61.
  2. BYS, Christophe. La génération Y ? Lucide et capable de faire des concessions, selon une étude de l’Apec [En ligne]. Usine Nouvelle, publiée le 21/04/2017 [Consultée le 29/11/2017]. Disponible sur : https://www.usinenouvelle.com/article/la-generation-y-lucide-et-capable-de-faire-des-concessions-selon-une-etude-de-l-apec.N529559
  3. GOMBERT, Guirec. De quelle entreprise rêve la génération Y ? [En ligne]. Régionjob, publiée le 22/01/2016 Consultée le 30/12/2017]. Ce site comporte des chiffres où la validité n’est pas certaine car ce sont des pronostics. Disponible sur : https://www.regionsjob.com/actualites/entreprise-reve-generation-y.html
  4. KREMER, Pascale. Frustrée, la jeunesse rêve d’en découdre [En ligne]. Le Monde, publiée le 25/02/2014 [Consultée le 19/12/2017].
    URL : http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/02/25/frustree-la-jeunesse-francaise-reve-d-en-decoudre_4372879_1698637.html
  5. LAROUR, Laurence. Des jeunes « Tanguy », « boomerangs » ou « sacrifiés ». L’Eco [Périodique]. Publiée le 12/02/2016. N°309, p.2-3.
  6. PEUGNY, Camille. La France s’sacrifie-t-elle sa jeunesse ? [En ligne]. Alternatives économiques, publiée le 20/04/2017 [Consultée le 29/11/2017]. URL : https://www.alternatives-economiques.fr/france-sacrifie-t-jeunesse/00078462
  7. PEUGNY, Camille. Favoriser l’autonomie des jeunes [En ligne]. Observatoire des inégalités, publiée le 03/11/2017 [Consultée le 19/12/2017]. URL : https://www.inegalites.fr/Favoriser-l-autonomie-des-jeunes
  8. OUDGHIRI, Rémy. Pourquoi la ‘’Génération Y’’ d’aujourd’hui ce n’est pas simplement ‘’les jeunes ‘’ d’hier [En ligne]. Huffingtonpos, publiée le 3/03/2017 [Consultée le 19/12/2017]. URL : http://www.huffingtonpost.fr/remy-oudghiri/pourquoi-la-generation-y-aujourdhui-est-pas-les-jeunes-d-hier_a_21897734/
  9. Sondage réalisé sur 100 élèves de l’ENIL de Besançon-Mamirolle.
  10. Emploi des jeunes – La génération Y face à la crise. In Ressources Humaines via siapartners [en ligne]. Ressources Humaines via siapartners, 2012, publiée le 11 septembre 2012 [consulté le 29 décembre 2017]. Disponible sur : http://rh.sia-partners.com/emploi-des-jeunes-la-generation-y-face-la-crise

 

L’influence du mannequinat chez les jeunes

Depuis quelques années l’apparence devient un sujet qui fait polémique. Internet et les journaux nous renvoient constamment l’image d’un physique soit disant parfait. Les magazines féminins sont souvent basés sur la beauté et les régimes. L’adolescent se cherchant lui-même, à accès grâce aux réseaux sociaux, qui est un moyen de communication du quotidien des jeunes, aux images des modèles à qui ressembler pour rentrer dans les « critères de beauté » que le monde de la mode veut bien leur transmettre. De nos jours de plus en plus de jeunes sont obnubilés par l’apparence et rêve de célébrité. Le chemin du mannequinat leur parait idyllique mais l’est-il vraiment ? Nous allons donc démontrer en quoi la mode et le mannequinat influencent-ils les jeunes dans la société d’aujourd’hui ? Tout d’abord nous allons traiter le sujet des réseaux sociaux et en second temps nous allons voir les conditions physiques qui sont « idéales » pour être mannequin et pour finir nous dévoilerons les coulisses de ce milieu.

 

L’influence des réseaux sociaux 

 

  • Les réseaux sociaux : 

Le monde du mannequinat à bien changé comme l’explique Alice PFEIFFER dans son article dans le journal Le Monde. Les mannequins publient des dizaines de photos par jour et sont suivies par des millions de personnes du monde entier, elles publient leur quotidien, leur vie pour crée des liens avec leurs « followers » et crée une plus grande communauté qui leurs permettent une plus grande visibilité. Cette visibilité leur permet d’attirer des grandes marques de luxe et de se faire connaitre dans le monde de la mode. Elles se vendent elles-mêmes grâce aux réseaux sociaux et aux photos qu’elles publient. Publier des photos sur les réseaux est accessible à tous. Cette célébrité créée par les réseaux sociaux est motivant pour les jeunes. Ces derniers  sont donc un moyen facile pour diffuser une information ou se faire connaître, les mannequins qui réussissent vraiment à percer ont déjà un « pied » dans ce milieu. Cela n’est pas aussi facile qu’ils veulent nous le faire croire.

 

  • Retouche photos :

On a tous déjà entendu parler de Photoshop, très présent dans les magazines et les photos publiées. Donc on reçoit des photos modifiées, des physiques retouchés, des complexes supprimés pour avoir une image parfaite en apparence mais pas en réalité. L’image donnée aux jeunes qui  s’associent à ces mannequins ou autres sont donc fausses. Les jeunes rêvent de ce corps parfait mais qui en réalité n’existe pas. Un décret photo à été donc mis en place pour se battre contre cette fausse apparence physique. La mention « photographie retouchée » est donc obligatoire aujourd’hui pour lutter contre ces complexes physiques qui peuvent nuirent à la santé.

 

http://www.puretrend.com/article/mode-et-maigreur-quand-les-podiums-flirtent-avec-l-anorexie_a72057/1

 

Un rêve qui se transforme en cauchemar

 

  • Recrutement :

Le recrutement est sélectif tout le monde ne peut pas devenir mannequin du jour au lendemain. Les critères sont précis comme : mesurer plus d’1m72 et avoir une taille maximum 34. Les mannequins recrutés d’aujourd’hui sont de plus en plus jeunes. Toutefois, la loi oblige que les filles doivent avoir plus de 16 ans pour faire du mannequinat un travail. Les recruteurs cherchent de nouvelles têtes pour avoir plus d’influence sur elles et d’en faire des « objets ». Pour autant, les jeunes modèles se soumettent aux règles et aux conditions physiques. Seulement ces règles peuvent emmener certaines d’entre elles à un mal être phycologique et de gros problèmes de santés comme l’anorexie

« La jeunesse à une certaine pureté » Marc JACOBS 

  • Anorexie :

L’anorexie est un problème de santé qui touche beaucoup de mannequins. Pour rentrer dans les normes des agences, certaines filles se prives de manger ou se nourissent d’une alimentation peu equilibrée. Dans certain cas les modèles n’ont même plus l’énergie nécessaire pour travailler. Elles tombent gravement malade comme la dépression ou alors décèdent d’épuisement comme le montre l’article de Paul Parant « une mannequin Russe qui meurt d’épuisement » due a de grave problème de santé non traités à cause du travail.

 

L’envers du décor 

 

  • Alcool, drogue, prostitution :

De plus en plus de mannequins sont droguées à leurs insu comme l’explique Nikki DuBose qui a subi les pressions de son directeur en demandant du sexe en échange de travail. Ces abus peuvent mener à des tentatives de suicide ou à des poursuites juridiques. La drogue peut aussi être utilisée pour forcer les mannequins à faire des choses qu’elles ne voulaient pas, comme poser nues. Les mannequins toujours dans la recherche de notoriété participent à des soirées avec des inconnus du milieu, finissent alcoolisées et le lendemain c’est le drame… Plus aucuns souvenirs et des preuves d’abus sexuel. Un réseau de prostitution c’est constitué dans le milieu. Certains mannequins reçoivent des demandes particulières de réalisateurs ou photographes en échange d’argent.

 

 PELLISSIER, Pauline. Les confessions d’une recruteuse de mannequins. GRAZIA/new et société ( en ligne) 01/04/2014. Disponible sur https://www.grazia.fr/news-et-societe/news/les-confessions-dune-recruteuse-de-mannequins-635438

 

CONCLUSION

Le milieu du mannequinat est beau en apparence mais avec un côté sombre. Le luxe a toujours fait rêver et encore plus particulièrement les jeunes qui sont dans la société d’aujourd’hui à la recherche de célébrité. La vie de mannequin n’est faite que de strass et de paillettes en apparance. Les jeunes toujours à la recherche d’un physique parfait sont donc les cibles idéales pour les magazines et les réseaux sociaux. Cette image d’un quotidien parfait que reflète le mannequin est souvent fausse. Les jeunes sont donc de plus en plus touchés par ce monde de la mode qui peut être dangereux et néfaste pour leurs santés.

 

Bibliographie

 

TRAPET Sarah, LAMBERT Charlotte